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Actualités sur les sectes en septembre 2006

Scientologie L'Église de Scientologie pourrait aider Tom Cruise
Témoins de Jéhovah Foi contre loi
Raël Raël revient à la charge
Sectes Sectes et mineurs : reprise des travaux de la commission parlementaire
Graal Deux ex-homéopathes nordistes, proches d'une secte, condamnés pour non assistance à personne en danger
Coup de Gueule Pour divers sujets par A. Kircher
Raël La secte Rael tenterait de récupérer les crop circles
Aum Le gourou de la secte Aum clame son innocence
Sectes Les sectes s'engouffrent dans le soutien scolaire
Religions Ecoles hassidiques illégales - L'Etat doit être ferme
Communion de Satonnay Un faux évêque condamné en appel pour escroquerie
Scientologie Les affiches des scientologues inquiètent l'ex-maire du XII ème
Témoins de Jéhovah Des anti-Témoins de Jéhovah entendus par la police
Aum Le gourou de la secte Aum condamné définitivement à la pendaison
Maison de Yahve La fin du monde remise à plus tard
Actualités diverses Culture de la mort
Aum La secte Aum perquisitionnée après la condamnation à mort de son chef
Scientologie Le député Michel Hunault et la scientologie
Sectes Quand Paris écoute les belges
Coup de gueule M° Goth
Sectes Assemblée Nationale - Question - Eric Raoult - Satanisme
Laïcité Loi de 1905 sur la laïcité : la commission Machelon a remis son rapport
Laïcité Communiqué de presse de Jacques Myard - Financement des lieux de culte, la porte ouverte à toutes les dérives
Laïcité Nicolas Sarkosy : Il est "juste" que chacun puisse pratiquer son culte
Moon Le révérend Moon n'est pas le bienvenu aux Iles Cook
Coup de Gueule A propos de la position prise par le ministre des cultes Mr Sarkosy sur la laïcité
Laïcité Un rapport préconise le financement public des lieux de culte
Laïcité Communiqué de presse de Jean-Pierre Brard
Scientologie La faute du député Hunault
Soins Psy (*) 22/09/2006 Analyse transactionnelle et reparentage
Soins Psy (*) 22/09/2003 Enquête sur les affaires MATRIX
Laïcité Communiqué de presse de Jean-Pierre Brard
Laïcité Sarkosy égratigne de nouveau la laïcité
Sectes Kazakhstan : les sectes en ligne de mire
Religions Mgr Milingo défie de nouveau la Vatican
Sectes La commission parlementaire sur les sectes soutient le député Huneault
Religions Mgr Milingo archevêqie excommunié défend le mariage des prêtres
Sahaja Yoga Une secte qui s'en défend
Laïcité (*) 28/09/2006 Le rapport Machelon, une offensive sans précédent contre la laïcité ( URL)
Mission de l'Esprit Saint Des résultats scolaires catastrophiques
Eglise internationale du Christ Les enfants de Mme Gettliffe privés de contact extérieur, selon M. Gruzelle

(*) Articles et documents qui, compte tenu de leur taille, ne sont pas ci-dessous, mais sur une page particulière ou sur le Web


Etats-Unis : Scientologie

L'Église de Scientologie pourrait aider Tom Cruise

Le cinéma, 1er septembre 2006

[Texte intégral]

L'Église de Scientologie a offert à Tom Cruise de financer ses futures productions cinématographiques.

Cette décision survient à la suite de la rupture de contrat entre la société Cruise/Wagner Productions et Paramount Pictures.

Rappelons que le studio hollywoodien a décidé de mettre fin à l'entente de partenariat qui liait les deux sociétés depuis 14 ans.  Cette entente permettait à Tom Cruise et sa partenaire, Paula Wagner, de bénéficier d'énormes budgets de production.

Selon la chaîne MSNBC, l'Église de Scientologie serait prête à endosser Cruise/Wagner Productions si elle n'arrivait pas à trouver un autre bailleur de fonds.

Cette information a cependant été niée par un porte-parole de la société de production.


Canada : Témoins de Jéhovah

Foi contre loi

Radio Canada , 3 septembre 2006

[Texte intégral]

Une adolescente de 15 ans, témoin de Jéhovah, ira en cour cette semaine afin d'obtenir le contrôle de ses traitements médicaux. Elle compte obtenir le droit de refuser une transfusion sanguine, préconisée pour traiter la maladie de Crohn, dont elle est atteinte.

En tant que témoin de Jéhovah, la jeune fille désire ne pas recevoir de transfusions sanguines, car, selon le mouvement, certains passages de la Bible interdiraient l'injection de sang.

La Cour d'appel du Manitoba devra déterminer si la jeune fille peut être ou non considérée comme mineure mature. Le juge devra surtout statuer si la plaignante doit se retrouver ou non sous la juridiction des Services à l'enfance et à la famille, qui la contraint d'accepter tout traitement que son équipe médicale jugera nécessaire.

L'affaire a débuté en avril dernier, quand l'adolescente, alors âgée de 14 ans, a été hospitalisée en raison d'une poussée de sa maladie de Crohn, une maladie chronique qui touche tout le système gastro-intestinal.

Après que la jeune fille eut refusé, avec l'accord de ses parents, une transfusion sanguine, un juge de la Cour du Banc de la Reine a ordonné aux Services à l'enfance et à la famille de prodiguer à l'enfant les soins nécessaires au traitement médical, incluant des transfusions sanguines ou l'administration de produits sanguins, sans le consentement de l'adolescente ou de ses parents.

Selon Me Shane Brady, l'avocat de l'adolescente, les lois manitobaines reconnaissent déjà que des mineurs âgés de moins de 16 ans peuvent prendre des décisions médicales éclairées. Ces décisions sont toutefois rendues au cas par cas et les personnes sont alors déclarées mineurs matures.


Canada : Raël

Raël revient à la charge

Cyberpresse , 5 septembre 2006 par Gatineau

[Texte intégral]

Raël revient à la charge dans la cause l'opposant au chroniqueur du quotidien Le Droit, d'Ottawa, Denis Gratton.

Après avoir perdu sa cause pour diffamation, le 21 juin dernier, Raël, alias Claude Vorhilon, demande que sa requête soit reportée en appel devant la Cour supérieure.

Dans sa chronique du 23 janvier 2003, M. Gratton avait demandé que l'attention médiatique cesse autour de celui qu'il qualifiait de «clown» et d'«escroc de la pire espèce». Pour ces quelques lignes, celui qui dit avoir rencontré des Elohim (extra-terrestres), en 1973, a intenté une poursuite de 85 000 $ contre le chroniqueur et Le Droit.

«L'appel devrait être entendu dans deux ans», a indiqué Me Raymond Doray, qui représente Le Droit dans cette affaire. L'avocat de Raël, Me Pierre Fournier, n'a pas voulu commenter la nouvelle.

Lors du procès, Raël avait raconté sa rencontre avec des extra-terrestres alors qu'il se trouvait dans le cratère d'un volcan d'Auvergne, en France.

Dans son jugement défavorable au demandeur, le juge Maurice Laramée avait laissé tomber son verdict en disant: «Si ça ressemble à un canard, que ça marche comme un canard et que ça cancane comme un canard, il y a de fortes chances que ce soit un canard. Or, cette Cour est d'avis que, au nom d'une certaine lucidité, Raël lui a menti sans gêne lorsqu'il a témoigné de ses aventures.»


France : Sectes

Sectes et mineurs : reprise des travaux de la commission parlementaire

AFP , 5 septembre 2006

[Texte intégral]

La commission d'enquête parlementaire sur les sectes et les mineurs, qui a repris mardi ses travaux, compte dresser un état des lieux notamment dans l'enseignement, a expliqué son président le député Georges Fenech (UMP, Rhône).

"Notre commission a pour but de faire un état des lieux, savoir comment l'éducation, la santé, la moralité des enfants sont protégées", a déclaré M. Fenech à l'AFP, rappelant que des estimations fixent entre 60 et 80.000 le nombre d'enfants concernés par le phénomène sectaire.

"On s'aperçoit aujourd'hui du manque de contrôle sur l'enseignement par correspondance et par internet", a-t-il poursuivi. "Notre but est d'informer les pouvoirs publics et l'opinion en général et probablement de faire des propositions de réforme législative".

La commission, constituée le 28 juin, a débuté ses auditions le 12 juillet et rendra son rapport mi-décembre. Mardi, elle entend Chantal Lebatard, une responsable de l'Union nationale des associations familiales (Unaf), la présidente de l'association Alerte faux souvenirs induits (Afsi) Claude Delpech et le président du Centre de documentation, d'éducation contre les manipulations mentales (CCMM) Daniel Grocolas.

Outre des représentants d'associations françaises et européennes, des avocats, des magistrats, des psychiatres et pédopsychiatres, la commission interrogera les ministères concernés (Justice, Intérieur, Education nationale, Jeunesse et Sports, Santé..). Elle auditionnera aussi des personnes ayant appartenu à des sectes quand elles étaient mineures.

Parallèlement, la Coordination des associations et particuliers pour la liberté de conscience a emboîté le pas à l'Eglise de Scientologie, qui avait jugé "bidon" la commission d'enquête, en juillet. Dans un communiqué mardi, la CAPLC a dénoncé "l'absolue inutilité" de cette commission et son poids sur le contribuable.


France : Graal

Deux ex-homéopathes nordistes, proches d'une secte, condamnés pour non assistance à personne en danger

Nouvel Obs, 7 septembre 2006

[Texte intégral]

LILLE - Deux ex-médecins homéopathes nordistes, qui appartenaient au mouvement du Graal, une secte d'inspiration chrétienne, ont été condamnés jeudi à deux ans de prison avec sursis pour non assistance à personne en danger après le décès en 1997 d'un cancer du sein d'une de leurs patientes, a-t-on appris de source judiciaire.

Le tribunal a prononcé leur interdiction définitive d'exercer la médecine, une sanction qui frappait déjà le Dr Michel Saint-Omer depuis 1997. Ils devront en outre verser plus de 111.000 euros de dommages et intérêts aux membres de la famille de la victime, mère de deux jeunes enfants à l'époque.

Les ex-docteurs Gérard Guéniot, 60 ans, et Michel Saint-Omer, 59 ans, ont été relaxés des poursuites d'homicide involontaire d'Evelyne Marsaleix, morte à 31 ans des suites d'un cancer soigné selon certaines théories philosophiques du Graal qui ont sévèrement critiquées par l'accusation lors du procès des 12 et 13 juin derniers.

La jeune femme avait notamment suivi au domicile d'un couple, membre de la secte, un jeûne au cours duquel elle ne devait boire que de l'eau.

Joseph et Françoise Ohl, qui avaient hébergé la patiente à Tourcoing (Nord), ont été condamnés à six mois de prison avec sursis pour non assistance à personne en danger.

L'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (UNADFI), qui lutte contre les sectes, a été jugée recevable dans sa partie civile, mais déboutée de ses demandes. Le mouvement du Graal, qui s'était également porté partie civile dans ce dossier contre les deux médecins, a été déclaré irrecevable.


France : Coup de gueule

Pour divers sujets

Courriel, 8 septembre

2006 par A. Kircher

[Texte intégral]

Lu dans la presse une théorie du complot pour expliquer le 11 septembre, incluant une mise en scène de l'effondrement des tours, commanditée en réalité par le pouvoir politique.

A rapprocher de la théorie du complot pour expliquer les morts de l'Ordre du Temple Solaire : l'OTS aurait été présentée comme étant une secte pour camoufler en suicide sectaire un règlement de compte politico maffieux !

Nos contemporains sont en train de perdre l'Orémus, comme aurait dit ma grand-mère !

Dans la même presse on apprend que les américains fabriquent pour leurs enfants des poupées qui récitent des versets de la Bible. Parions que les satanistes fabriqueront des poupées munies d'une résistance
chauffante pour leur progéniture !

A. Kircher


Suisse : Raël

La secte Rael tenterait de récupérer les crop circles

RTL be , 8 septembre 2006

[Texte intégral]

Cet été, un champ près de Waterloo a fait beaucoup parler de lui. Des cercles gigantesques avaient en effet été laissés dans ce champ de blé en juillet dernier. Durant deux mois, ces crop circles ou agroglyphes avaient attirées de nombreux visiteurs mais aussi la secte Rael.

Depuis plusieurs jours, des tracts sont distribués à propos des agroglyphes, invitant les lecteurs à une conférence le 22 septembre sur le sujet, comme à chaque fois que ces cercles apparaissent dans le monde. Mais les autorités ont décidé d'annuler cette conférence de la secte.

Une enquête administrative est en cours depuis la mi-juillet mais les auteurs des agroglyphes ne sont toujours pas connus. Toutefois, la police évoque une tentative de récupération de la secte Rael.


Japon : Aum

Le gourou de la secte Aum clame son innocence

AFP, 8 septembre 2006

[Texte intégral]

TOKYO, - Shoko Asahara, le gourou fondateur de la secte Aum Vérité Suprême, condamné à mort pour l'attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en 1995, a clamé son "innocence" en apprenant le rejet d'un de ses multiples recours, rapporte dimanche la presse nippone.

"Je suis innocent. J'ai été piégé", a déclaré Shoko Asahara après avoir été informé en prison du rejet d'un de ses appels contre sa condamnation à mort en février 2004, rapporte le quotidien Yomiuri.

Pour le Yomiuri, cette déclaration prouve que le gourou est lucide contrairement à ce qu'affirment ses avocats, qui le présentent comme un déséquilibré mental et donc incapable d'assurer sa défense lors d'un éventuel nouveau procès. Une expertise psychiatrique a en outre conclu que le gourou simulait la folie. La Haute cour de Tokyo a rejeté fin mai un deuxième recours de M. Asahara qui peut encore se pourvoir en cassation devant la Cour suprême du Japon, ultime voie de recours avant que sa condamnation ne devienne définitive.

Shoko Asahara a été reconnu coupable d'un attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo (12 morts et 5.500 blessés) en 1995 ainsi que de 15 autres homicides.


France : Sectes

Les sectes s'engouffrent dans le soutien scolaire

Le progrès , 12 septembre 2006 par Yves Picard

[Texte intégral]

Selon le président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes), 50 000 à 60 000 jeunes sont exposés au risque de dérive sectaire, par le biais d’activités scolaires ou parascolaires. En décembre, une commission présidée par le député UMP Georges Fenech rendra ses conclusions. Selon l’ADFI Lyon, il existe dans la région une trentaine d’écoles dont le caractère sectaire est attesté par des témoignages.

Les sectes aiment les enfants sans doute trop. « Aujourd'hui le phénomène sectaire s'est beaucoup dilué et les enfants ne sont à l'abri sur aucun point du territoire », explique Jean-Michel Roulet président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes).

En effet, les grandes enseignes multinationales du sectarisme religieux ont toujours pignon sur rue, mais dans les campagnes des gourous amateurs, apprentis-sorciers font aussi florès. Ces épiceries du bricolage ésotérique cultivent leur emprise. Dans la région, elles sont dans des villages reculés de l'Ain ou de l'Ardèche, ou encore dans la banlieue lyonnaise. Le phénomène prend une telle ampleur qu'une commission d'enquête parlementaire « relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs » ait été mise en place le 29 juin dernier. Présidée par Georges Fenech, député UMP du Rhône, cette commission, qui a déjà commencé ses auditions, rendra son rapport en décembre. 50 000 à 60 000 jeunes sont exposés au risque de dérive sectaire. Quelques milliers, difficiles à évaluer, par le biais d'activités scolaires ou parascolaires.

Vide juridique pour le télé-enseignement par internet

En cette période de rentrée, à l'heure où l'angoisse de l'échec scolaire est à son comble chez les parents, le chiffre peut faire réfléchir. « Dans une logique purement marketing les grandes organisations de type sectaire investissent dans des filiales de soutien aux devoirs. L'accompagnement scolaire dans les cités se fait aussi sur le lit d'un communautarisme exacerbé », témoigne Catherine Picard présidente de l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu. Les enseignements sous contrat et hors contrat sont en principe contrôlés et doivent être conformes au programme établi par l'Éducation nationale pour « former l'esprit critique et faire des enfants de futurs citoyens ». « Mais il existe actuellement un vide juridique pour le télé-enseignement par internet, dont les bases arrières sont souvent situées ailleurs qu'en France.

C'est l'un des points que va creuser la commission parlementaire mise en place, explique le président de la Miviludes. Une grande partie de ces organismes scolaires ou parascolaires appartient à la mouvance évangéliste protestante. « Il en est même qui proposent des cours d'anglais gratuit. Certaines se placent sur le terrain de l'éveil musical et l'intégration dans des chorales », témoigne Catherine Picard présidente de l'Unadfi. L'Église de scientologie, qui compte quelque 2 000 adeptes en France n'a pas craint d'ouvrir en juillet dernier deux centres de soutien scolaire à Paris. La mairie a répliqué par une cellule de vigilance spécifique. « En France, comme en Belgique, il existe un unanimisme, face à la pensée totalisante sectaire » constate Jean-Michel Roulet.

Une trentaine d'écoles dans la région

Selon l'ADFI Lyon, il existe dans la région une trentaine d'écoles dont le caractère sectaire est attesté par des témoignages. Quelques-unes auraient pignon sur rue, mais la plupart n'auraient pas d'adresse pour s'évanouir plus facilement dans la nature. Elles porteraient pour certaines des noms aussi fantaisistes que école de l'intuition, école de décodage biologique, école de l'éveil ou école de l'intuition du toucher de la lumière.
Certaines auraient été créées de toutes pièces par l'Église de scientologie, comme Juniors School situé à Lyon dans le 8e arrondissement.

Epinglée par le rapport de la Miviludes, cette école n'est plus sous contrat de l'Éducation nationale depuis qu'un contrôle exercé par l'Inspection académique a mis en lumière le fait, que la directrice ou certains professeurs ne possédaient pas les diplômes requis. Le rapport note aussi « que l'association qui gère l'école semblait être infiltrée au moins par un membre de l'Église de scientologie. »


Canada : Religions

Ecoles hassidiques illégales - L'Etat doit être ferme

Le Devoir, 13 septembre 2006

Yves Casgrain
Consultant en mouvements sectaires et en nouvelles religions et auteur du blogue «Le journal d'un antisectaire» (http://lantisectaire.spaces.live.com)

Dans des reportages saisissants, la Société Radio-Canada a mis au jour l'existence d'«écoles» religieuses illégales, dont une est intégrée au sein des murs d'une institution scolaire d'enseignement primaire tout à fait légale. Ces pseudo-institutions scolaires sont fréquentées par environ 800 jeunes entre 13 et 16 ans.

Selon Radio-Canada, les jeunes hassidiques qui fréquentent l'«école» Toldos Yakov n'apprennent presque rien d'autre que les lois de la Torah et le Talmud, livres religieux juifs. Pas de sciences, pures ou humaines. Pas de nouveaux cours d'histoire des religions. Exit le français. Exit l'anglais. Exeunt les cours optionnels. Pour expliquer cette situation, le directeur de l'école Toldos Yakov affirmait sereinement, comme s'il s'agissait là d'une vérité universelle, que la philosophie religieuse importe plus que tout le reste !

Ces «écoles» parallèles fonctionnent au su et au vu du gouvernement depuis plusieurs années. Étonnant ? Pas vraiment ! Les personnes qui suivent de près l'évolution des relations entre les religions, sectaires ou non, et l'État québécois savent à quel point les fonctionnaires et les élus sont incapables d'avoir une pensée logique en cette matière. Pourquoi ? Une des raisons de cette absence de cohérence réside sans aucun doute dans la peur. Peur du pouvoir politique de ces mouvements et des communautés qui les appuient. Peur de brimer leurs libertés accordées par la Charte québécoise des droits et libertés.

Peu de réactions

Certes, le gouvernement clame à qui veut bien l'entendre que cette situation est inacceptable et que tous doivent obéir à la Loi sur l'instruction publique, qui stipule à l'article 14 que tout enfant qui est résidant du Québec doit fréquenter une école jusqu'à l'âge de 16 ans. Pour que la communauté hassidique respecte cette loi, le gouvernement préfère le dialogue à la répression. Cette démarche a semble-t-il été à la base de l'ouverture d'écoles primaires privées ayant un permis délivré par le ministère de l'Éducation.

Cependant, le dialogue entre le gouvernement et les communautés hassidiques perdure depuis de très nombreuses années. Le gouvernement et la société doivent se montrer plus fermes devant cette volonté de sectarisme et d'isolement manifestée par certains groupes religieux.

À cet égard, il est symptomatique que très peu d'intervenants du monde de l'éducation, de sociologues, de religiologues et de syndicalistes se soient manifestés afin d'apporter leur contribution à la réflexion suscitée par l'existence de ces écoles parallèles. Dans une société qui se veut laïque et ouverte sur le monde, une telle situation aurait normalement dû susciter un torrent de réactions diverses.

Au lieu de cela, on se contente de suivre de loin les actualités en spectateurs, comme si le fait que près de 800 jeunes hassidiques de 13 à 17 ans ne reçoivent qu'un enseignement religieux n'était qu'un vulgaire fait divers. Il est dès lors facile de comprendre pourquoi les familles hassidiques et leurs leaders ne soient pas pressés de changer certaines de leurs coutumes qui sont en décalage complet par rapport aux exigences de notre société laïque et ouverte sur le monde.

Une vision de l'éducation

La position du directeur général de l'Association des écoles juives, Charley Lévy, illustre d'ailleurs très bien ce décalage. Le site Internet de Radio-Canada rapportait ainsi sa réaction dans ce dossier : «Est-ce qu'il y a éducation malgré tout ? Est-ce qu'il y a une éducation poussée et quand même de qualité ? Je crois qu'on devra convenir que oui.»

À l'évidence, M. Lévy possède une autre vision de l'éducation que celle du ministère de l'Éducation. En effet, sur son site Internet, ce dernier écrit : «L'école doit aider l'ensemble des jeunes à développer les habiletés qui leur permettront d'être des individus cultivés, des citoyens engagés, des travailleurs compétents, et ce, tout en continuant de leur donner accès aux savoirs des générations précédentes.»

Le refus des communautés hassidiques d'accorder à leurs adolescents la même éducation que celle reçue par ceux qui fréquentent les institutions scolaires québécoises prouve leur fermeture. Le fait que les jeunes adultes hassidiques éprouvent de la difficulté à se trouver un emploi (ils ne possèdent pas les exigences nécessaires) et qu'ils préfèrent travailler au sein d'entreprises juives, comme le révélait un sondage effectué en 1997 dans les communauté hassidiques, est une autre preuve que l'éducation dans ces «écoles» ne répond pas à ce que la société et le gouvernement demandent aux écoles reconnues.

Vie en parallèle

Dans toute cette affaire, d'une très grand importance, il ne faut pas perdre de vue un point fondamental : des écoles parallèles permettent à des microsociétés parallèles de survivre. Et c'est justement ces microsociétés qui font éclore des sentiments d'incompréhension, voire de haine.

Si notre société a le devoir sacré de respecter les différentes cultures qui forment la nation québécoise, ces mêmes cultures doivent à leur tour faire du respect des lois et des coutumes de la nation un devoir sacré. Pour y arriver, le gouvernement et la société québécoise doivent affirmer sur toutes les tribunes ce qui constitue pour eux des piliers que personne ne doit abattre sous peine de voir s'écrouler la culture québécoise. Ils doivent également se montrer intraitables devant les gens qui forment leurs enfants à devenir des citoyens d'une société parallèle !

Et le meilleur moyen de contrer les propagandistes sectaires est la création d'un État pleinement laïque et respectueux des différentes cultures, y compris religieuses. Bien que catholique et pratiquant, je crois fermement qu'il n'y a pas d'autres issues viables et démocratiques pour sauvegarder la paix mondiale, déjà fortement affaiblie par les visées antidémocratiques de sectaires qui n'hésitent pas à se servir de la violence pour arriver à leurs fins.

***

M. Casgrain participe au congrès mondial «Les religions après le 11 septembre 2001», qui se déroule au Palais des congrès de Montréal du 11 au 15 septembre 2006.


France : Communion de Satonnay

Un faux évêque condamné en appel pour escroquerie

AFP, 13 septembre 2006

[Texte intégral]

Un faux évêque condamné à 20.000 euros d'amende en appel pour escroquerie

DIJON - Un faux évêque, responsable de la secte "La communion de Satonnay" et condamné en février dernier à un an de prison ferme pour avoir escroqué des "fidèles", a vu mercredi sa peine réduite au paiement
d'une amende de 20.000 euros par la Cour d'appel de Dijon.

Marc Arbinet, 51 ans, qui contestait les faits, a été reconnu coupable d'avoir recueilli quelque 169.000 euros auprès de personnes âgées principalement, entre 2000 et 2003, pour des oeuvres qu'il avait fondées, en
invoquant sa qualité de prêtre de l'Eglise catholique romaine. Seuls les dons supérieurs à 5.000 francs ou 762 euros ont été retenus par la justice.

Aucune des victimes présumées ne s'était constituée partie civile pour obtenir des dommages et intérêts.
M. Arbinet avait affirmé avoir utilisé ces fonds notamment pour réparer une église dont il est propriétaire et dont il voulait faire don à "La communion de Satonnay".

Ce prêtre intégriste, excommunié par l'Eglise catholique, était responsable de cette association, créée en 1988 et recensée comme secte dans un rapport parlementaire en 1995.

M. Arbinet avait coutume de rassembler dans la commune de Saint-Maurice-de-Satonnay (Saône-et-Loire) entre 200 et 250 "fidèles", venus principalement de l'est de la France, le troisième dimanche de mai, date à
laquelle la Vierge Marie lui serait apparue, ainsi qu'en août et en octobre.

Il avait déjà été condamné pour escroquerie à dix mois de prison avec sursis, en novembre 1997, par le tribunal correctionnel de Mâcon, peine confirmée en appel. La justice lui reprochait à l'époque d'avoir recueilli plus de deux millions de francs (304.898 euros) auprès de 14 personnes, entre 1989 et 1993.

Après avoir été novice dans plusieurs monastères, Marc Arbinet avait été ordonné prêtre à Rome en 1976 selon le rite de Pie V par l'évêque dissident Mgr Ngo Tinh Duc, puis consacré évêque peu après. Dès 1977, il avait été excommunié par l'archevêché d'Autun, condamnation confirmée ultérieurement par Rome.


France : Scientologie

Les affiches des scientologues inquiètent l'ex-maire du XII ème

Le Parisien, 14 septembre 2006

[Texte intégral]

Elles sont collées sur des vitrines de commerces fermés ou bien sur les vitres intérieures de boutiques. Elles annoncent une conférence sur le thème de « Découvrir sa vie passée », puis invitent à un « cocktail de jus de fruits »... Le nouvel appât discret de l'Eglise de scientologie dans le quartier de la gare de Lyon émeut l'ancien maire du XIIe et conseiller de Paris, Jean-François Pernin.

L'élu UMP a donc écrit une lettre ouverte à la mairie de Paris, où il propose l'édition « d'une brochure destinée aux commerçants pour les mettre en garde contre cette secte qualifiée de dangereuse par un rapport parlementaire ».

Réponse de la mairie : « Pourquoi pas ? réagit Lyne Cohen Solal, adjointe chargée du commerce à la mairie de Paris. Mais, sinon, il est difficile d'interdire des affiches si le contenu ne pousse pas à la violence et ne relève pas de la pornographie. Tout ce que la police peut faire, c'est enlever celles qui relèvent de l'affichage sauvage. Pour les autres, c'est de la responsabilité du commerçant.»


Japon : Aum

Le gourou de la secte Aum condamné définitivement à la pendaison

AFP, 15 septembre 2006

[Texte intégral]

TOKYO - La Cour suprême japonaise a définitivement condamné à la pendaison Shoko Asahara, le gourou fondateur de la secte Aum Vérité Suprême, responsable d'un attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo en
1995, en rejetant vendredi son dernier appel.

La Cour a refusé de prendre en considération les arguments de la défense qui arguait que le condamné est un déséquilibré mental avec lequel il est impossible de communiquer, selon les médias.

Une récente expertise psychiatrique a conclu que le gourou simulait la folie.

Fin mai, la cour d'appel de Tokyo avait rejeté le deuxième recours déposé par Shoko Asahara contre sa condamnation à mort qui s'était ensuite pourvu devant la Cour suprême, la plus haute instance judiciaire du Japon. "Je suis innocent. J'ai été piégé", a déclaré Shoko Asahara après avoir été informé en prison du rejet d'un de ses appels, selon des déclarations récemment rapportées par la presse.

Agé de 51 ans, le fondateur de la secte Aum (rebaptisé Aleph) avait été condamné à mort en février 2004 pour un attentat au gaz sarin dans le métro de Tokyo (12 morts et 5.500 blessés) en 1995 ainsi que pour 15 autres homicides. Il avait été arrêté dans la communauté qu'il dirigeait, près du mont Fuji, deux mois après le massacre commis dans la capitale.

En janvier dernier, le gouvernement japonais avait décidé de prolonger de trois ans la mise sous surveillance de la secte Aum, rebaptisée "Aleph", sur les recommandations de l'Agence de sécurité nationale.

Dans un rapport, l'Agence avait affirmé que la secte comptait encore quelque 1.650 fidèles et 28 établissements, et qu'elle représentait toujours un danger.


Kénia : Sectes

La fin du monde remise à plus tard

BBC AFRIQUE, 15 septembre 2006

[Texte intégral]

La secte, appelée la Maison de Yahvé (un des noms donnés à Dieu), avait pourtant été formelle, annonçant la fin du monde avant le 12 septembre.

Les membres du groupe avaient construit des abris fortifiés pour s'y réfugier durant la guerre nucléaire annoncée dans le Livre de Yahvé, leur "bible".

Mais le monde n'a pas disparu. En revanche, les dirigeants de la Maison de Yahvé, eux, ont déguerpi. L'un d'eux, avant de partir, a accusé les médias d'avoir "détruit leur image de marque".

"Des charlatans" Un correspondant de la BBC, Noel Mwakugu, s'est rendu dans le village, à 300 km de Nairobi. Selon lui, certains habitants de la région ne cachaient pas leur frayeur pendant qu'ils attendaient la date fatale.

Une fois le délai passé, constatant qu'ils étaient toujours là, ils ont éclaté de rire.

Un habitant, Duncan Mbugua, déclare maintenant: "nous savions bien que ces types étaient des charlatans".

Selon notre correspondant, les dirigeants de la Maison de Yahvé ont été arrêtés, puis libérés sous caution, après s'être engagés à ne plus semer la peur parmi la population locale.

Nouvelle prédiction Les dirigeants de la secte ont maintenant disparu, mais Noel Mwakugu a pu s'entretenir au téléphone avec l'un deux, Eliasu Kamotho.

Eliasu Kamotho, loin de reconnaître une quelconque supercherie, ou d'admettre qu'il s'était trompé, a déclaré que la fin du monde était toujours imminente. Mais il s'est refusé, cette fois, à donner une date...

Comique? A certains égards, peut-être. Mais les autorités kenyanes suivent attentivement les activités de cette Maison de Yahvé. Car ce genre d'affaires peut prendre parfois un tour tragique: en Ouganda (un pays voisin) par exemple, une autre secte avait elle aussi prédit la fin du monde. Il y a six ans, des centaines de ses membres avaient été tués quand ses prédictions ne s'étaient pas matérialisées.

A noter enfin que la Maison de Yahvé est la dernière en date de toute une série de sectes apparues au Kenya, où plus d'une centaine de mouvements religieux sont inscrits sur les registres officiels.


Canada : Actualités diverses

Culture de la mort

voir rev0609.htm#18a

Le Devoir , 15 septembre 2006 par Paul-André Deschesnes

[Texte intégral]

Édition du vendredi 15 septembre 2006

Après la fusillade au Collège Dawson, tous les ténors de la politique et des médias ont répété la même cassette: félicitations aux forces policières qui ont limité les dégâts, condoléances aux familles éprouvées, soutien psychologique aux étudiants, contrôle des armes à feu, amélioration de la sécurité dans les établissements, etc.

Pourtant, à peu près personne n'a parlé de la principale cause de cette tuerie : la nourriture haineuse et morbide dont se gavait le meurtrier en question.

«Le heavy métal vaincra», lit-on sur son site Internet. Il adorait le groupe Megadeth. Tous ces groupes très populaires qu'on acclame à guichets fermés au Centre Bell et qui sont souvent interdits de séjour dans beaucoup de pays répandent un flot de messages violents et haineux à profusion : haine raciale, sexisme, homophobie, haine de la police, haine de l'humanité, amour des armes, du sang, des balles, des carnages, du chaos social et de la mort. Leur espoir, c'est souvent de mourir criblés de balles. De plus, Kimveer Gill semblait beaucoup apprécier la fréquentation des groupes gothiques à saveur satanique, de plus en plus actifs au Québec avec tous leurs rites extrêmement violents (on vole des têtes de mort dans les cimetières ou les salons funéraires) et qui font l'apologie de la violence extrême et de la mort.

Dire non !

Ne serait-il pas temps, comme société, de dire non à cette culture de la mort ?

La permissivité et la liberté individuelle ont des limites. Il faut arrêter de nourrir ces monstres en interdisant les machines qui les alimentent.

 

Nous ne pouvons plus être complices de ces groupes ignobles qui chantent la mort et la violence horrible, ni de ces sites Internet qui banalisent les carnages.


Japon : Aum

La secte Aum perquisitionnée après la condamnation à mort de son chef

AFP, 16 septembre 2006

[Texte intégral]

TOKYO - Les forces de sécurité japonaises ont perquisitionné samedi des locaux de la secte Aum Vérité Suprême au lendemain de la confirmation de la condamnation à mort de son gourou Shoko Asahara, promis au gibet pour un attentat au gaz dans le métro de Tokyo en 1995.

"Après la confirmation de la sentence de mort, nous craignons que ses fidèles puissent préparer quelque chose d'illégal", a indiqué un porte-parole de l'Agence de sécurité nationale, précisant que des adeptes de la secte étaient interrogés par la police.

Les chaînes de télévision ont montré des dizaines d'agents en train de pénétrer dans des bureaux de la secte, dont le bâtiment qui lui sert de quartier général à Tokyo.

Environ 250 agents ont perquisitionné 25 bureaux à travers le pays, soit la plus grande opération visant l'organisation, a précisé le porte-parole. "Des livres et des enregistrements sur disques de ses discours ont été trouvés dans la plupart des locaux", a indiqué le directeur adjoint de l'Agence de sécurité nationale, Mikinao Kitada, pendant une conférence de presse. "Nous avons une nouvelle fois confirmé que ses adeptes vénèrent toujours le leader du culte", a-t-il ajouté.

[...]


France : Témoins de Jéhovah

Des anti-Témoins de Jéhovah interrogés par la police

AFP, 13 septembre 2006

[Texte intégral]

NANCY) - Deux responsables d'une association militant contre la construction d'une "Salle du Royaume" à Deyvillers (Vosges) par les témoins de Jéhovah ont été interrogés "pendant plusieurs heures" par la police
et la gendarmerie, a indiqué vendredi le président de cette association.

"La fédération nationale des témoins de Jéhovah avait porté plainte avec constitution de partie civile contre X pour dommages prétendus contre deux de leurs bâtiments" dans les Vosges et en Meurthe-et-Moselle, a déclaré à l'AFP Hubert Sylvestre, le président de l'association de défense de l'Environnement de Deyvillers (Aded).

"Dans leur déposition, ils ont mentionné qu'ils avaient des problèmes avec l'Aded. J'ai donc été entendu par le SRPJ (Service régional de police judiciaire) de Nancy le 24 août (...) et par la gendarmerie de Bruyères (Vosges) le 9 septembre", a poursuivi M. Sylvestre.

Le premier vice-président de l'Aded, Frédéric Lejeune a quant à lui été convoqué par le SRPJ de Nancy le 29 août dernier, de même source.

"A Nancy, chacun d'entre nous a été entendu pendant deux heures, pour trois lignes de déposition. A Bruyères, ça a duré trois quarts d'heure", a raconté le président de l'Aded, pour qui ces auditions relèvent de "la méthode de harcèlement judiciaire" des Témoins de Jéhovah.

En même temps que cette plainte, les Témoins de Jéhovah avaient déposé le 17 janvier une notification en dissolution de l'Aded car, selon les Témoins, l'association vosgienne "dépasse le cadre légal de la liberté d'expression" en orchestrant "une campagne de dénigrement systématique" et en menant "des actions de nature discriminatoire pour empêcher la construction d'un édifice de culte".

L'Aded avait apporté le 18 janvier à l'Assemblée nationale une pétition signée par 800 personnes réclamant le soutien des députés contre un projet de construction d'une "Salle du Royaume" des Témoins de Jéhovah à Deyvillers.

La pétition demandait également aux députés d'intervenir auprès du ministre des Finances pour exiger des Témoins de Jéhovah le règlement de l'intégralité de leur dette fiscale représentant 45 millions d'euros, à la suite d'une décision de la Cour de cassation du 5 octobre 2004.


France : Scientologie

Le député Michel Hunault et la Scientologie

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Le Monde , 17 septembre 2006 par Patrick Roger

[Texte intégral]

Membre de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les mouvements à caractère sectaire, créée le 28 juin, Michel Hunault, député (UDF) de Loire-Atlantique, doit se laver du soupçon de frayer avec l'Eglise de scientologie. A l'origine de cette rumeur, un reportage sur l'organisation fondée par Ron Hubbard, qui doit être diffusé le 19 septembre sur La Chaîne parlementaire pour illustrer les travaux de la commission.

Les images ont été enregistrées le 12 juillet à l'occasion d'un colloque organisé à la Maison des polytechniciens, à Paris, par le Comité citoyen des droits de l'homme (CCDH), appendice de la scientologie.

Parmi l'assistance, environ quatre-vingts personnes, figurait la chanteuse lyrique Julia Migenes-Johnson : l'Eglise aime s'entourer de célébrités du show-biz, comme Tom Cruise, John Travolta ou le jazzman Chick Corea. Une autre de ses pratiques consiste à approcher élus et responsables politiques ou hauts fonctionnaires le mouvement se sert ensuite des traces qu'il archive pour établir sa respectabilité.

Piégé, M. Hunault ? Les journalistes de LCP filment la fin de la conférence en attendant de s'entretenir avec le président du CCDH, Michel Grossmann. Lorsque celui-ci descend de la tribune, il se dirige vers le fond de la salle où se trouve M. Hunault. Ils échangent une poignée de main et engagent une brève conversation. Le député, tournant la tête, aperçoit la caméra. Il s'en va. La scène ne dure que quelques secondes. Elle est également enregistrée à l'aide d'un caméscope par un membre du mouvement.

L'"affaire" commence à enfler dans les couloirs du Palais-Bourbon. "Je trouve fort désagréable de devoir me justifier sur des liens supposés avec un mouvement sectaire, a assuré au Monde M. Hunault. En tant que membre de la commission juridique et des droits de l'homme du Conseil de l'Europe, je reçois des tas d'invitations. Ce jour-là, je suis passé à la Maison des polytechniciens pour prendre de la documentation sur ce CCDH. A l'accueil, on m'a dit que le responsable, je ne sais qui, voulait me voir pour me saluer. C'est tout." "Par mes votes et mes actions, j'ai toujours combattu les sectes", affirme le député.


France : Sectes

Quand Paris écoute les belges

Libre Belgique , 18 septembre 2006 par Roalnd Planchar

[Texte intégral]

Le président du CIAOSN invité à prendre la parole à l'Assemblée nationale.
L'expérience de «notre» Centre d'observation et d'avis intéresse une commission.

La France, c'est partout admis, compte parmi les pays les plus en pointe dans la lutte contre les organisations sectaires nuisibles. Or elle vient de s'intéresser officiellement aux travaux belges en la matière, car notre pays progresse lui-même sur ce terrain.

L'Assemblée nationale française a en effet invité, mardi dernier à Paris, le président du Centre d'information et d'avis sur les organisations sectaires nuisibles (CIAOSN), lui-même établi à Bruxelles à la suite de recommandations d'une commission d'enquête belge, en 1997.

Henri de Cordes était prié d'intervenir sur les conséquences des pratiques sectaires sur la santé physique et mentale des mineurs d'âge, ce qui est le thème qu'aborde ces temps-ci une commission d'enquête de cette Assemblée. M. de Cordes a donc rapporté au député (UMP) Georges Fenech, qui préside cette commission, au rapporteur, le député (socialiste) Philippe Vuilque déjà lui-même entendu au Parlement belge, et à leurs collègues le résultat des travaux du CIAOSN sur le sujet.

S'il a cité les cas extrêmes mais rares des meurtres d'enfants (dont un de moins de trois mois, poignardé à vingt reprises avant d'avoir le thorax transpercé par un pieu en bois, dans l'«Ordre du Temple Solaire»), il a également modéré le propos en évoquant des rumeurs malignes qui évoquent trop souvent, par exemple, de soi-disant rituels sataniques sacrificiels.

La réalité commune est tributaire de l'attitude des sectes à l'égard des enfants, a expliqué M. de Cordes, mais qu'elles les englobent dans leur réseau ou qu'elles les perçoivent comme gênants, ils sont le plus souvent victimes du caractère totalitaire des sectes, ne fut-ce qu'à cause de la modification comportementale des parents.

Des risques bien réels

Les risques, pour leur santé ? M. de Cordes a d'abord cité celui des sévices sexuels, plus grand dans les communautés fermées, où leur dénonciation est rendue difficile en raison de l'isolement géographique, d'une réglementation interne ou des deux. Parfois, l'abuseur sexuel peut même penser remplir son «devoir»...

Le Belge a aussi évoqué le refus de soins, dont la transfusion sanguine. Il a détaillé la loi qui permet au ministère public de prendre des mesures de protection contraignantes et celle sur le droit du patient, qui la limite. La grossesse et la petite enfance peuvent également poser problème, surtout dans les mouvements dont le fonds de commerce est soi-disant le bien-être. Ils proposent souvent des traitements «révélés» sans efficacité réelle. Enfants à naître, nouveau-nés et jeunes enfants peuvent en subir les dommages. Les troubles psychologiques étaient aussi au menu, de même que, parmi bien d'autres, la scolarité, les deux étant parfois liés dans les conséquences d'un rapt parental, d'une rupture avec le monde libre, d'un enseignement religieux radical, etc.

Mais les députés français, faisant montre d'une connaissance inattendue des réalisations et des problèmes spécifiques à la Belgique, ont posé plusieurs questions intéressantes à M. de Cordes, de la difficulté de définir une organisation sectaire nuisible aux contacts entre autorités belges et françaises en la matière, en passant par la compétence des différentes instances intervenantes (CIAOSN, Sûreté de l'Etat, etc.) ou la prévention.

Le fait même qu'il soit désormais question d'une visite française à Bruxelles montre, en tout cas, un intérêt partagé bien réel. Et aussi que le CIAOSN reste le fer de lance belge, bien que certainement trop isolé, de la lutte contre les sectes nuisibles.


Canada : Coup de gueule

Maître Goth

voir rev0609.htm#15c

Cyberpresse, 18 septembre 2006 par Mathieu Marcotte

[Texte intégral]

L'auteur est avocat à Montréal.

Bon j'en ai assez, la coupe est pleine.

Encore la faute des gothiques, de la musique et des médias. Sérieusement, est-ce que vous pensez réellement toutes ces balivernes ? Messieurs les journalistes, arrêtez de chercher des sensations fortes qui feront vendre votre journal. Messieurs les politiciens, arrêtez de chercher des boucs émissaires. Les réponses sont beaucoup plus près que vous ne voulez bien l'admettre.

Kimveer Gill était un jeune troublé et visiblement mal dans sa peau. Bien entendu, il n'est pas le seul dans cette situation, alors on cherche à savoir pourquoi, lui, a pris trois armes à feu et a sauvagement attaqué ses semblables ? Est-ce que c'est à cause de la culture gothique ? Ces jeunes habillés en noir qui tiennent des discours macabres quand ils ne vénèrent pas Satan ? Non!

Je suis moi-même gothique. Je m'habille en noir, j'ai les cheveux teints et j'aime bien ce qui est lugubre et sombre. Je suis également un bon père de famille et un avocat et mes collègues de travail vous diront que je suis plutôt sain d'esprit (pour un avocat). J'aide les mères à monter leur poussette en haut des marches dans le métro (ce que bien peu de personnes font), je donne de l'argent aux mendiants et j'aide ma grand-mère à sortir ses vidanges. Kimveer Gill n'avait de gothique que l'habillement et les fréquentations. La philosophie gothique se rapproche beaucoup plus du vivre et laissez vivre. «Laissez-moi vivre ma souffrance en paix et je vous laisserai vivre la vôtre» serait probablement plus exact.

Ce que vous ne voulez pas admettre, c'est que c'est nous, en tant que société, qui avons échoué. Qu'il ait été diagnostiqué ou non, Kimveer Gill était probablement paranoïaque, tel que son journal le révèle : «Je me demande pourquoi ma maison est surveillée par les autorités depuis maintenant six ans. Oh vous vous demandez comment je sais ? (...) Tout ce que chacun dit ou fait contre moi est révélé dans mes rêves. Je vois tout, vous maudits singes. Vous les humains êtes si inférieurs.»

Ce jeune homme, qui avait lancé une foule de messages, d'appels à l'aide et d'avertissements, avait en sa possession pas une mais trois armes à feu et ne s'en cachait même pas. Pourtant, personne ne lui est venu en aide, personne ne l'a même remarqué. Même son nom d'usager sur le site gothique industriel Vampirefreak.com, «fatality666» révélait son état d'âme.

Les questions que nous devons nous poser ne sont pas de savoir si ce sont les paroles violentes de la musique de Megadeth, les gothiques ou les films violents qui sont la cause des tristes événements survenus au collège Dawson. Plutôt, nous devons nous demander : Où en sommes-nous en tant que société pour que personne n'ait réagi aux agissements de ce jeune homme en détresse ?

Comment se fait-il qu'il ait eu si facilement accès à des armes à feu ? Qu'il ait pu les exhiber fièrement sans que quiconque ne s'interroge ou ne réagisse ? Comment se fait-il que notre société n'entende plus les appels à l'aide ? Telle sont, selon moi, les vraies questions.


France : Sectes

Assemblée Nationale - Question - Eric Raoult - Satanisme

JO , 19 septembre 2006

[Texte intégral]

12ème législature
Question N° : 103895  de M. Raoult Éric ( Union pour un Mouvement Populaire - Seine-Saint-Denis ) QE 
Ministère interrogé :  justice 
Ministère attributaire :  justice 
Question publiée au JO le : 12/09/2006 page : 9518 
 
Rubrique :  ésotérisme 
Tête d'analyse :  sectes 
Analyse :  lutte et prévention 
Texte de la QUESTION :  M. Éric Raoult attire l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur les méfaits sur la jeunesse de la pratique du satanisme. En effet, cette nouvelle forme de pratique sectaire, prend une ampleur inquiétante chez de nombreux jeunes fragiles. Contactés dans les écoles ou à la sortie des concerts, par des annonces dans des publications spécialisées, ces jeunes sont soumis à une très forte pression pour rejoindre la mouvance sataniste. Les parents sont souvent désarmés, car mal ou non informés des risques graves encourus par leurs enfants. Il serait donc important que les pouvoirs publics concernés par la jeunesse puissent se mobiliser activement face à cette pratique, pour concurrencer une campagne d'information et de dénonciation de cette pratique. Il lui demande donc de bien vouloir lui préciser ce qu'il compte faire sur cette question. 
Texte de la REPONSE :  
UMP 12 Ile-de-France N


France : Laïcité

Loi de 1905 sur la laïcité : la commission Machelon a remis son rapport

AFP , 20 septembre 2006

[Texte intégral]

PARIS - La commission de réflexion juridique sur la loi de 1905 sur les relations des cultes avec les pouvoirs publics, présidée par le professeur de droit Jean-Pierre Machelon, a remis son rapport mercredi matin à Nicolas Sarkozy, ministre de l'Intérieur, chargé des Cultes, indique le ministère dans un communiqué. La commission avait reçu mission de "toiletter" la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l'Etat, pour prendre en compte l'évolution de la société depuis le début du XXe siècle, notamment avec la prise en compte de l'Islam qui était peu présent alors. Le rapport de la commission compte 86 pages et les travaux ont été menés avec un grand souci de clarté, a indiqué Jean-Pierre Machelon à l'AFP, qui pourrait commenter ultérieurement les conclusions de son rapport. La commission avait été mise en place en octobre 2005. Dans sa lettre de mission adressée à M. Machelon, professeur de droit public à l'université René Descartes-Paris V et directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, Nicolas Sarkozy se déclarait "convaincu de la nécessité d'apporter aujourd'hui un certain nombre d'amendements au corpus des textes" régissant la laïcité française.


France : Laïcité

Financement des lieux de culte, la porte ouverte à toutes les dérives 

Courriel , 20 septembre 2006

[Texte intégral]

Communiqué de presse de Jacques Myard - Député UMP - Président du cercle Nation et République

     Jacques Myard a eu connaissance des conclusions du rapport Machelon qui proposerait que les communes puissent financer les lieux de culte. 

            Il est catégoriquement et fermement opposé à ce qui est une faute majeure, une atteinte au principe de laïcité ainsi qu’une porte ouverte à toutes les dérives. 

-         Il n’existe pas de problème économique pour toute personne, toute communauté qui acquière elle-même un lieu de culte. En effet, il suffit de transformer un entrepôt en lieu de culte. De nombreuses églises chrétiennes –évangéliques notamment- le font à peu de frais. 

-         Par ailleurs, il est très difficile de déterminer ce qu’est une religion, personne ne le sait véritablement. Ce que nous qualifions de secte, par exemple la Scientologie, prétend pour sa part être une religion. Allons-nous devoir la financer ? 

-         Pour ce qui concerne les religions institutionnelles, comme l’Eglise catholique ou les églises protestantes, il certain que le financement par l’Etat ou les communes constituera une perte d’autonomie dont elles pourraient se mordre les doigts. 

Pour toutes ces raisons, il faut mettre un terme à ces billevesées qui constituent un grave risque pour la cohésion nationale en faisant entrer de plain pied les querelles religieuses dans la sphère publique.  C’est une faute sans appel !


France : Laïcité

Nicolas Sarkosy : Il est "juste" que chacun puisse pratiquer son culte

AFP , 20 septembre 2006

[Texte intégral]


PARIS, 20 sept 2006 (AFP) - Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy estime qu'il est "juste" que chacun puisse pratiquer son culte, en commentant dans La Croix le rapport Machelon sur la laïcité.
Ce rapport propose notamment que les communes financent la construction de lieux de culte.

Selon Nicolas Sarkozy, "il n'est pas juste que les fidèles des confessions en expansion récente sur notre territoire, l'Islam sunnite et le christianisme évangélique, rencontrent des difficultés pour pratiquer leur culte".
"Ma République, dit-il encore, c'est une République vivante, faite de chair de coeur et de couleurs, une République multiple, riche de sa diversité (...) qui reconnait le droit de croire ou de ne pas croire".
"Ce qui importe, c'est qu'il n'y ait pas en France de citoyens de seconde zone qui seraient +moins égaux+ que les autres et qui par contrecoup se replieraient vers leur communauté. Une identité humiliée, c'est une identité radicalisée. Pour lutter contre l'intégrisme et le communautarisme, il faut que toutes celles et tous ceux qui ont la foi puissent la vivre et la pratiquer en toute égalité (...) à condition de respecter l'ordre public", ajoute le
ministre.

Deux rapports sur la laïcité ont été remis mercredi à Nicolas Sarkozy. Jean-Pierre Machelon, professeur de droit public à l'université René Descartes-Paris V, et directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, a présidé la commission de réflexion sur l'adaptation de la loi de 1905 sur les relations entre les Cultes et l'Etat.

André Rossinot, co-président du Parti radical, a travaillé sur "la laïcité dans les service publics". Il recommande l'adoption d'une "charte de la laïcité dans les services publics", ainsi que l'enseignement de "la laïcité et du fait religieux" à l'école.


Iles Cook : Moon

Le révérend Moon n'est pas le bienvenu aux Iles Cook

ABC , 20 septembre 2006

[Texte intégral]

L'Eglise de l'Unification du révérend coréen Moon Sun-myung ne sera pas accueillie à bras ouvert aux îles après les délibérations du cabinet ministériel.

Le chef de l'Eglise de l'Unification a en effet proposé d'effectuer un nouveau périple dans le Pacifique Sud avec une escale aux îles Cook. Une escale prévue au mois entre septembre et fin octobre.

Le Secrétaire du cabinet ministériel, Grover Lee Harmon, indique les autorités ont consulté le Conseil consultatif religieux pour prendre une décision informée. Le gouvernement a ensuite pesé le pour et le contre en fonction des recommandations du Conseil consultatif tout en prenant en compte les intérêts des îles Cook en tant que pays chrétien.

Le gouvernement a maintenant décidé d'envoyer un message qui stipule fermement que l'Eglise de l'Unification du révérend coréen n'est pas la bienvenue.


Canada : Coup de gueule

A propos de la position prise par le ministre des cultes Mr Sarkosy sur la laïcité.

Courriel, 21 septembre 2006 par A. Kircher

[Texte intégral]

La position prise par le ministre des cultes Mr Sarkosy sur la laïcité me semble en rupture totale avec la tradition française