Sarkosy veut un "juge pour les victimes" et une prescription plus longue
AFP , 3 juillet 2006
[Texte intégral]
GIF-SUR-YVETTE (Essonne), 3 juil 2006 (AFP) - Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a souhaité lundi la création d'un "juge pour les victimes" et un allongement de la durée de prescription pour les crimes en estimant "trop rapide" l'actuelle période de dix ans.
Pour qu'elles soient "mieux considérées dans la procédure judiciaire, je demande la création d'un juge pour les victimes", a annoncé M. Sarkozy qui s'exprimait à l'occasion de la 6e rencontre avec les victimes et leurs associations, au Centre national de formation de la police nationale de Gif-sur-Yvette.
"Vous êtes la priorité de notre politique", a lancé le ministre de l'Intérieur aux représentants de ces associations, en jugeant que les victimes, après leur "drame", avaient "le sentiment que tout le monde s'(en) moque et que, de surcroît, elles gênent".
Ce juge dédié aux victimes serait "chargé de veiller à la pleine et entière exécution de la condamnation, de suivre la victime, l'assister dans son processus de reconstruction, voire parfois de réinsertion dans une vie normale", a expliqué M. Sarkozy.
Il s'est également dit hostile, en la jugeant trop courte, à la prescription de dix ans en vigueur pour la plupart des crimes.
"Je ne suis pas pour la prescription des crimes par dix ans, elle est beaucoup trop rapide, alors que certains délits financiers sont devenus imprescriptibles", a-t-il relevé.
"Il ne s'agit pas de rendre tous les crimes imprescriptibles, comme le sont ceux contre l'humanité, a-t-on précisé à l'AFP dans son entourage, mais d'en allonger la durée en la faisant passer à 20 ans par exemple".
Le ministre a annoncé son intention d'entreprendre une démarche en ce sens, en s'appuyant sur "les progrès de la science, notamment grâce à l'ADN" qui rend possible la confusion d'un criminel longtemps après les faits, a-t-il précisé.
Il a également réitéré sa volonté de voir se mettre en place "un mécanisme de peines minimales en cas de récidive", ainsi que de supprimer "l'excuse systématique de minorité" dans les mêmes conditions.
Ainsi, "le Syndicat de la magistrature pourra protester", a-t-il ironisé, avant de s'en prendre "à ceux qui se préoccupent des droits de l'Homme pour les délinquants et qui oublient les (mêmes) droits pour les victimes".
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(1) cet article est classé dans cette rubrique car il doit également s'agir des victimes de sectes
L'ADFI proteste contre la location du stade Bollaert aux Témoins de Jéhovah
AFP , 3 juillet 2006
[Texte intégral]
LILLE - L'Association pour la défense des familles et de l'individu (ADFI) a protesté lundi contre la location du stade Bollaert de Lens (Pas-de-Calais) du 21 au 23 juillet aux Témoins de Jéhovah pour un rassemblement devant réunir environ 20.000 personnes.
"Nous exprimons notre totale désapprobation par rapport à l'utilisation du stade Bollaert pendant trois jours par la secte des Témoins de Jéhovah", a déclaré à l'AFP Charline Delporte, présidente de L'ADFI Nord-Pas-de-Calais Picardie.
"Ils se réunissaient depuis plusieurs années à Douai (Nord), mais Lens les a repris cette année", a-t-elle ajouté, soulignant qu'il était "triste que les politiques ne prennent pas leurs responsabilités".
"Dès que nous avons appris l'existence de cette réunion, nous avons tout de suite écrit à Guy Delcourt (le maire PS de Lens, ndlr), nous avons sensibilisé les élus, mais M. Delcourt nous a dit qu'il ne pouvait rien faire parce que le stade est loué au Racing Club de Lens", a déclaré Mme Delporte.
Les Témoins de Jéhovah, qui revendiquent 250.000 adeptes en France, ont été considérés comme une secte dans plusieurs rapports de l'Assemblée nationale.
Une association s’oppose à la venue des Témoins de Jéhovah à Bollaert
La Voix du Nord , 4 juillet 2006 par Edouard Wayolle
[Texte intégral]
Hier, l’ADFI (Association pour la défense des familles et de l’individu) a tenu une conférence de presse au stade Bollaert, enceinte qui accueillera des milliers de Témoins de Jéhovah les 21, 22 et 23 juillet. Un rassemblement qui suscite sa désapprobation
.L’ADFI Nord - Pas-de-Calais – Picardie est bien seule dans son combat contre la venue dans la mythique enceinte de Bollaert de milliers de fidèles des Témoins de Jéhovah pendant trois jours. L’association créée en 1975 « pour étudier les méthodes d’endoctrinement des groupes sectaires, informer et aider les adeptes désireux de sortir d’une secte », ne baisse pas les bras pour autant. Elle sait que son action matérialisée par la distribution de tracts intitulés « À Lens, oui à la fête à Bollaert, non à la secte », n’entravera pas au déroulement de la manifestation. Mais elle a tenu à intensifier le volet prévention via une conférence de presse.
Dans une salle du stade du Racing-club de Lens, mise gracieusement à sa disposition, la présidente de l’ADFI, Charline Delporte, a déclaré hier que les Témoins de Jéhovah « représentent 45 % de l’activité de l’association. Nous ne sommes pas les ennemis de la croyance, précise la présidente, mais nous intervenons sur les méfaits des associations une fois que l’individu a été manipulé. »
Elle a aussi fait part de sa désapprobation aux élus régionaux par courrier. Guy Delcourt, maire, lui témoigne son soutien mais estime qu’un « siège » permanent de la place Beauveau à Paris aurait sans doute plus de poids dans la balance : « Le fait est que les différents gouvernements, de gauche comme de droite, ont manqué de courage concernant le "classement" des Témoins. En outre, des différences existent entre les Témoins d’Amérique et les Européens, moins "durs". Il faut donc se contenter de respecter la loi. En l’occurrence, on ne peut pas s’opposer à la tenue d’une réunion. Le combat doit être mené ailleurs, à un autre niveau. »
Quant au Racing-club de Lens, par la voix du directeur de « Bollaert Développement » (société en charge de la gestion du stade), Jean-Marie Bomba, il a rappelé que « le club a répondu favorablement à la demande d’une association ». Comme le note le directeur, cette opération commerciale « n’est pas une nouveauté ». Il y a quelques années, les Témoins de Jéhovah étaient déjà venus tenir des assemblées au stade Bollaert. L’association cultuelle s’est ensuite dirigée vers une salle du Douaisis avant de signer cette année son retour à Lens. « La convention porte sur un an », poursuit Jean-Marie Bomba qui précisé que
« cela ne veut pas dire que l’an prochain, on ne le refera pas ».
« On n’est pas là pour juger »
Société en charge de la gestion du stade, Bollaert Développement, par l’intermédiaire de son directeur, déclare avoir répondu à une simple « demande » en mettant à disposition l’enceinte aux Témoins de Jehovah.
En réponse à la désapprobation de l’ADFI, le directeur de Bollaert Développement, Jean-Marie Bomba, est catégorique : « On n’est pas là pour juger. Nous avons répondu à la demande d’une association. » Visant le profit qui découlera de l’opération, dont il n’a pas révélé le montant, il a mis le stade Bollaert à disposition de l’association cultuelle les 21, 22 et 23 juillet.
« C’est une décision que j’ai prise avec Gervais Martel et les dirigeants du Racing », rappelle Jean-Marie Bomba. À l’occasion du rassemblement, le stade dans son intégralité sera prêté aux Témoins de Jéhovah, sous l’œil du service de prévention et de sécurité de la société lensoise. Seront ouvertes les tribunes Delacourt, Lepagnot et peutêtre Marek, ainsi qu’une partie de la pelouse.
Repères :
Les Témoins de Jéhovah :
Ils comptent plus de six millions de pratiquants dans 235 pays. Présents en France depuis le début du XX e siècle, ils revendiquent 250 000 fidèles. Ils sont connus pourleur évangélisation de porte à porte ou dans les rues,annonçant l’instauration proche du paradis sur la Terre grâce au Royaume de Dieu. Ils refusent de briguer des charges politiques, de voter, d’accomplir un service militaire, de recevoir des transfusions sanguines ainsi que de célébrer plusieurs fêtes comme Noël, l’anniversaire de naissance ou la Fête nationale.
En chiffres
20 000 - L’estimation par l’ADFI du nombre de Témoins de Jéhovah qui investiront le stade Bollaert courant juillet.
8 000 - L’estimation toujours par l’ADFI du nombre de Témoins de Jéhovah dans le Nord -Pas-de-Calais.
50 - Le nombre d’années du bail emphytéotique signé entre la Ville de Lens et le Racing-club de Lens.
Assemblée Nationale - Réponse - Jean-Luc Warsmann - kinésiologie
JO , 4 juillet 2006
[Texte intégral]
12ème législature
Question N° : 76088 de M. Warsmann Jean-Luc ( Union pour un Mouvement Populaire - Ardennes ) QE
Ministère interrogé : santé et solidarités
Ministère attributaire : santé et solidarités
Question publiée au JO le : 18/10/2005 page : 9675
Réponse publiée au JO le : 04/07/2006 page : 7118
Rubrique : santé
Tête d'analyse : traitements
Analyse : kinésiologie. bilan et perspectives
Texte de la QUESTION : M. Jean-Luc Warsmann attire l'attention de M. le ministre de la santé et des solidarités sur le statut de la kinésiologie. En effet, il semblerait que puisse être dissociée de la pratique donnant lieu à des dérives sectaires une kinésiologie dite « appliquée », institutionnalisée et reconnue par les autorités de divers États. En conséquence, il le prie de bien vouloir lui donner des indications sur la situation réelle, ainsi que sur ses intentions en la matière.
Texte de la REPONSE : La kinésiologie est un mouvement qui se qualifie de « thérapie énergétique », apparu aux États-Unis dans les années soixante. La kinésiologie, proche de la chiropraxie, reposant sur le concept d'énergie vitale, s'est développée en France en recrutant notamment auprès de professionnels de santé et d'adeptes de médecines parallèles. Elle délivre des prestations très coûteuses, présentées comme qualifiantes par leurs promoteurs, mais elle n'est ni définie ni reconnue dans le cadre du code de la santé publique. À diverses reprises, la mission interministérielle chargée de la vigilance et de la lutte contre les dérives sectaires a appelé l'attention sur la kinésiologie. Il importe de souligner que toute personne qui prend part à l'établissement d'un diagnostic ou au traitement de maladies réelles ou supposées, par des actes personnels, consultations verbales ou écrites, ou par tout autre procédé quel qu'il soit, sans être titulaire d'un diplôme exigé pour l'exercice de la profession de médecin ou sans être bénéficiaire des dispositions relatives aux actes qui peuvent être pratiqués dans le cadre des professions paramédicales, est passible de poursuites pour exercice illégal de la médecine, aux termes de l'article L. 4161-1 du code de la santé publique. En outre, avant de reconnaître les bienfaits d'une thérapie, il est indispensable de définir les pathologies auxquelles celle-ci s'adresse et d'en apprécier l'efficacité. En effet, l'article L. 4127-39 du code de la santé publique (code de déontologie médicale) précise que « les médecins ne peuvent proposer aux malades ou à leur entourage comme salutaire et sans danger un remède ou un procédé illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite ». À ce jour, aucune étude sérieuse n'a été réalisée quant au respect de ces exigences dans le cadre de la kinésiologie, qu'elle soit dite « appliquée » ou désignée différemment. Ainsi, aujourd'hui, aucun élément probant ne permet, dans une perspective de protection contre des risques éventuels pour la santé des personnes, d'établir des distinctions fondées entre les divers praticiens et les diverses pratiques se réclamant de la kinésiologie.
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Tradition, Famille, Propriété, une secte influente
Journal Chrétien , 5 juillet 2006 par Bruno Leroy
La TFP dispose d’un personnel réduit mais dévoué, constitué par des militants engagés à vie (comme des moines ou des soldats).
La TFP a pour objet d’assurer la défense, dans les domaines culturel et civique, des principes fondamentaux de la Civilisation chrétienne et d’éclairer l’opinion sur l’influence délétère, dans la législation et la vie sociale, des principes de la Révolution libérale et égalitaire, ainsi que du communisme et du socialisme que celle-ci a engendrée.
Le fondateur de la T.F.P. (Tradition-Famille-Propriété), le Professeur Plinio Correa de Oliveira, est né au Brésil, à Sao Paulo, le 13 décembre 1908.
Avocat à 22 ans, député à 24 ans, professeur à l’Université de Sao Paulo (où il tenait la chaire d’Histoire de la Civilisation), puis professeur à l’Université Pontificale de Sao Paulo (Chaire d’histoire moderne et contemporaine), le Docteur Plinio s’est illustré au Brésil par son intense activité littéraire et ses combats contre la Révolution française, contre la " Réforme agraire " au Brésil, contre l’État communiste, contre le socialisme auto-gestionnaire en France, contre le transbordement idéologique et contre le silence ou la compromission de l’Église catholique dont il se voulait l’ardent défenseur en lançant son - appel aux Évêques silencieux ".
En 1960, Plinio Correa de Oliveira fonde - l’association brésilienne Tradition-Famille-Propriété " qui essaime rapidement et - propage ses idéaux successivement dans toute l’Amérique du Sud, aux Etats-Unis et au Canada ". Pour contrecarrer la campagne qui s’était déclenchée en Europe contre les T.F.P. et qui empêchait la T.F.P. de s’y implanter, Plinio envoie en France " l’un de ses collaborateurs les plus expérimentés ", grâce auquel sera fondée, le 21 janvier 1977, - l’association Française pour la défense de la Tradition, de la Famille et de la Propriété ".
Doctrine
Dans son livre - Révolution et Contre révolution -, Plinio développe la doctrine et la mission politico-religieuse de la TFP : " Nous assistons à la phase finale de la grande révolution globale dont le communisme, le socialisme scientifique et marxiste a constitué la troisième étape -. Il s’agit donc d’engager une véritable lutte en faveur de la restauration de la Civilisation chrétienne, dont les trois piliers sont la Tradition, la Famille et la Propriété et un véritable combat contre le marxisme, socialisme, communisme, qui mènent actuellement une guerre psychologique révolutionnaire dans le monde, offensive d’autant plus dangereuse qu’elle est essentiellement une guerre de propagande non sanglante."
Dans ses statuts, déposés à la Préfecture de Police de Paris, la TFP française définit ainsi le but de son association : " La TFP a pour objet d’assurer la défense, dans les domaines culturel et civique, des principes fondamentaux de la Civilisation chrétienne et d’éclairer l’opinion sur l’influence délétère, dans la législation et la vie sociale, des principes de la Révolution libérale et égalitaire, ainsi que du communisme et du socialisme que celle-ci a engendrée."
Organisation
Au service de cette mission, la TFP met en place, partout dans le monde, une stratégie musclée : publication et diffusion massive des œuvres de Plinio (livres, communiqués, manifestes), campagnes de propagande sur la voie publique (manifestations dans les rues, en uniforme, avec oriflammes, slogans), pétitions (avec recueil de signatures), communiqués dans la presse publicitaire. Création de camps ou d’écoles de recrutement et de formation.
La TFP dispose d’un personnel réduit mais dévoué, constitué par des militants engagés à vie (comme des moines ou des soldats), des coopérateurs, des correspondants, des bienfaiteurs...
Implantation
La TFP est implantée en Argentine (1967), en Afrique du Sud (1983), en Bolivie (1973), au Canada (1975), au Chili (1967), en Colombie (1973), en Espagne (1971), aux Etats-Unis (1974), en Équateur (1973), en France (1977), au Pérou (1983), au Portugal (1974), en Uruguay (1967) et au Vénézuela (1974).
Activités
En France, en 1977, la TFP avait créé une école, " l’École Saint-Benoït " (dans le Berry) qui fut son premier échec retentissant. En effet, les parents d’élèves, les professeurs, les prêtres ayant découvert que cette école n’était ni plus ni moins qu’un centre de recrutement et d’endoctrinement, l’école fut fermée deux ans après sa création.
Les autres activités de la TFP française furent des campagnes d’opinion : " campagne contre le socialisme auto-gestionnaire " (1981-1984), - campagne contre les films sacrilèges - (1985 et 1988), " campagne pour la Famille et l’Enfance - (1986), campagne ’Année Fatima’ " (1987), - campagne contre la Révolution culturelle " (1989).
Mais la plus célèbre activité qui allait déclencher de très vives réactions d’hostilité contre la TFP, fut la création de l’association - Avenir de la Culture -, en 1986.
Cette association qui a pour objet ", la promotion, la mise en valeur et la défense du patrimoine culturel européen et occidental " (art. 2 des statuts), a lancé plusieurs campagnes contre la dégradation des mœurs à la télévision et dans les médias : - campagne" TV-Plébiscite ", - campagne" Explosion en chaîne des consommateurs mécontents ", " campagne marée noire " - "campagne contre les préservatifs ", " campagne contre le bi-centenaire ".
Le moyen utilisé est la technique du mass-mailing : envoi en nombre par la poste de plus de trois millions de lettres personnalisées contenant tract, bulletin de vote, liste d’adresses à fournir, bulletin d’adhésion et de souscription, au besoin enveloppes et timbres pour la réponse. Puis, de manière inattendue, les personnes qui avaient reçu la correspondance d’Avenir de la Culture, vont recevoir, par le même procédé, la propagande de la TFP, avec appels financiers. Les unes ne verront pas la différence, tandis que d’autres réagiront vivement contre de telles méthodes, comprenant qu’Avenir de la Culture servait de tremplin, de paravent ou de masque pour la T.F.P.
MISES EN GARDE
D’innombrables demandes de renseignements furent adressées aux associations luttant contre les sectes, aux Églises, aux associations familiales, etc. Plus d’une centaine d’articles de presse parurent sur le sujet, des mises en garde de différentes Églises, en France ou au Brésil, des prises de position émanant de différentes associations culturelles ou familiales, des anciens adeptes, un important dossier rédigé par les parents, professeurs, prêtres de l’École Saint-Benoît, dénoncèrent les méthodes et les principes d’action de la T.F.P.
Le Tribunal de Châteauroux, dans le procès qui opposait les responsables de la TFP au propriétaire des locaux de l’École Saint-Benoït, reconnut que - le personnel d’encadrement de l’interne composé pour la plupart de Brésiliens exerçait sur les jeunes élèves une sorte d’action psychologique les incitant... à devenir les adeptes militants d’une certaine association étrangère... trompant ainsi délibérément les bailleurs et ayant à leur égard un comportement fautif ". (jugement rendu par le Tribunal de grande instance de Châteauroux, le 25-08-1982).
Les principaux griefs contre la TFP portent sur l’escroquerie intellectuelle, l’endoctrinement, la destruction de la personne des adeptes et l’éloignement de leur famille, le culte rendu à la personne du fondateur, la critique systématique et destructrice de tout ce qui existe, également sur les finances... et l’inefficacité de telles campagnes d’opinion.
Affaire Gettliffe - les enfants retrouvés et remis à leur père
Le Figaro , 5 juillet 2006 par Bruno Leroy
[Texte intégral]
Les enfants de Nathalie Gettliffe, cette Française détenue depuis le 11 avril au Canada pour avoir soustrait ses deux enfants à son ex-mari, ont été retrouvés chez un couple de cousin et remis mercredi par la justice française à leur père.
Maximilien, 12 ans, et sa sœur Joséphine, 11 ans, ont été retrouvés à Albertville en Savoie, cachés chez une sœur de leur mère, Nathalie Gettliffe. Les deux enfants étaient cachés sur le territoire français depuis le 23 mai. C'est à cette date que leur grand-mère, qui jouit de l'autorité parentale depuis que Nathalie Gettliffe est en prison au Canada, s'était vu notifier une décision de justice lui ordonnant le retour des enfants au Canada.
Scott Grant, le père canadien des deux enfants, s'est rendu dans la soirée à Albertville où ses enfants lui ont été remis. Son avocat, Me Kaddour Haboudou, a déclaré qu’il ''souhaite préserver les enfants, qui ont été suffisamment utilisés et mis en avant dans cette affaire''. Le couple qui cachait les enfants a été placé en garde à vue.
Nathalie Gettliffe risque dix ans de prison
Le compagnon de Nathalie Gettliffe, Francis Gruzelle, en garde à vue depuis mardi pour ''outrage'' à gendarmes et ''menace'' envers l'ex-mari de Nathalie Gettliffe, sera présenté jeudi au parquet de Privas (Ardèche) dans le cadre d'une information judiciaire pour soustraction par un tiers des deux mineurs cachés par la famille.
Nathalie Gettliffe, 35 ans, avait quitté le Canada en 2001 avec ses deux enfants, afin selon elle, de les soustraire à l'influence de leur père, Scott Grant, qui fréquente ''l'Eglise Internationale du Christ'' répertoriée comme une secte en France mais pas au Canada.
Après de multiples rebondissements et des tentatives de médiation dans cette affaire complexe de garde d'enfants, Nathalie Gettliffe, enceinte, s'était rendue au Canada le 10 avril dernier dans le cadre, selon elle, d'une médiation internationale avec son ex-mari. Mais le 11 avril elle avait été arrêtée par la justice canadienne pour le non respect d'une décision de garde prise en 2001. Elle doit être jugée à l'automne et risque jusqu'à dix ans de prison en vertu de la législation canadienne.
Pékin volerait des organes
Radio Canada , 7 juillet 2006 par David Kilgour
[Texte intégral]
Le régime chinois pratiquerait des prélèvements d'organes sur des prisonniers exécutés du mouvement interdit Falun Gong pour ensuite les vendre à prix fort à des personnes en attente d'une transplantation.
C'est ce qu'allègue un rapport publié par deux Canadiens, jeudi, à la suite d'une enquête de deux mois.
David Matas, avocat spécialiste des droits de la personne, et David Kilgour, ancien député et ministre libéral fédéral, estiment qu'entre 2000 et 2005, il y a eu 41 500 transplantations dont la source reste inexpliquée.
« Je ne sais pas si c'est une politique ou de la corruption, mais c'est un phénomène répandu », a indiqué David Matas. De son côté, M. Kilgour a affirmé que des Canadiens sont au nombre des étrangers qui se sont rendus en Chine afin de recevoir ces dons d'organes illégaux.
Les deux hommes, qui n'ont pas pu obtenir de visa pour mener leur enquête en Chine, affirment avoir recueilli des témoignages au Canada, aux États-Unis, en France et en Australie et consulté des sites Internet de centres de transplantation chinois.
Ils soutiennent aussi avoir rassemblé des retranscriptions de conversations téléphoniques dans lesquelles des responsables de centres de détention ou d'hôpitaux indiquent à des interlocuteurs qu'ils pourraient disposer rapidement d'organes prélevés sur des membres du Falun Gong.
Ils citent notamment l'ex-femme d'un chirurgien chinois, selon laquelle celui-ci aurait prélevé des cornées sur 2000 prisonniers du Falun Gong.
MM. Matas et Kilgour admettent cependant ne pas disposer de preuves incontestables car, affirment-ils, les victimes sont tuées et leurs corps sont incinérés.
Le rapport formule un certain nombre de recommandations. Il demande notamment à l'ONU d'examiner la situation en Chine et aux gouvernements du monde entier d'interdire l'entrée sur leur territoire aux médecins chinois voulant acquérir une formation en matière de transplantation d'organes.
Les deux hommes affirment avoir mené leur enquête bénévolement, à la demande d'un organisme américain qui examine la persécution contre le Falun Gong. Ils soutiennent que leur recherche a été effectuée de manière indépendante de cette coalition et de toute autre organisation ou gouvernement.
Réagissant par voie de communiqué, l'ambassade de Chine à Ottawa a rejeté les conclusions du rapport, affirmant qu'il s'agit d'une campagne « sans fondement et partiale » commanditée par le Falun Gong, sur la base de « rumeurs et de fausses allégations ».
Le Falun Gong
Mouvement international apparu en Chine, le Falun Gong consiste à la base en un travail sur la circulation de l'énergie dans le corps. D'une pratique physique, le Falun Gong est progressivement passé à un système de croyances reposant sur le leader Li Hongzhi. Pratiqué par des millions d'adeptes en Chine et dans le monde, le Falun Gong est interdit depuis 1999 en Chine. Les adeptes du mouvement se disent persécutés depuis par l'administration chinoise.
Le Falun Gong accuse la Chine d'avoir notamment tué près de 75 % de ses 6000 adeptes qui étaient détenus dans un « camp de concentration » situé dans le district de Shijiatun, et d'avoir utilisé leurs organes pour des transplantations.
Pékin, qui nie s'en être pris aux membres du mouvement, accuse le Falun Gong d'être une secte qui porte de graves atteintes à la société, en prêchant notamment le culte du gourou ainsi qu'en exerçant un strict contrôle spirituel sur les adeptes et en s'appropriant leurs biens.
La LDH met en garde contre des initiatives de la Scientologie
Voir les communiquée de presse de la LDH et de l'UNADFI
AFP , 7 juillet 2006
[Texte intégral]
PARIS - La Ligue des droits de l'Homme (LDH) met en garde vendredi dans un communiqué contre des initiatives de la secte de la scientologie en matière de droits de l'Homme.
La LDH juge "surprenante", la manière dont la scientologie "disserte sur les droits de l'Homme", soulignant que grâce à la liberté d'expression, la secte "peut donc aussi s'emparer de ce thème".
Elle précise qu'une "organisation dénommée +Youth for human Rights International+ (Association internationale des jeunes pour les droits de l'Homme) et parrainée par la Scientologie organise le 8 juillet 2006 à 14H00, au Trocadéro, sur le parvis des droits de l'Homme, un atelier d'éducation sur les droits de l'Homme destiné aux jeunes".
La LDH "entend simplement souligner qu'il ne suffit pas de faire référence aux droits de l'Homme pour les défendre dans la réalité".
Dans un autre communiqué, l'Union nationale des Associations pour la Défense des Familles et de l'Individu victimes de Sectes (UNADFI) relève que "+l'atelier d'éducation" prévu au Trocadéro présente "la France comme un pays de violation des droits fondamentaux".
L'Unadfi souligne que "le discours tenu par la scientologie, récupérateur de causes nobles et légitimes, sert en réalité à cacher les atteintes portées à ces mêmes droits fondamentaux par tous les groupes sectaires, ce que démontrent amplement les témoignages de leurs victimes".
Dans son rapport 2005, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) insistait sur le fait que la crise des banlieues en France en novembre a attiré des sectes, dont l'Eglise de scientologie, sous couvert d'aide humanitaire.
En avril, le Conseil supérieur de l'audiovisuel avait alerté les médias au sujet de messages réguliers provenant d'une association dite humanitaire, "l'Association internationale des jeunes pour les droits de l'homme", "liée à l'Église de scientologie".
Report d'une audience sur la remise en liberté conditionnelle de Mme Gettliff
AFP , 7 juillet 2006
[Extrait]
VANCOUVER (Canada) - Un juge de Vancouver a décidé jeudi
que le procès de la française Nathalie Gettliffe détenue au Canada depuis le 11
avril dans une affaire de garde d'enfants serait bilingue, mais une audition sur
son éventuelle remise en liberté conditionnelle a été reportée à plus tard.
Le Juge Duncan Shaw a décidé que le procès de la française de 35 ans, prévu
en octobre, se déroulerait en français et en anglais. "J'entends respecter le
désir de l'accusée d'être entendue en français dans la mesure du possible",
a-t-il dit.
Une audience avait été convoquée jeudi devant un tribunal de Vancouver, sur
le côte ouest canadienne, pour se prononcer sur la demande de Mme Gettliffe et
de son avocate que le procès soit conduit en français ou au minimum dans les
deux langues.
Une autre audience, qui devait être consacrée jeudi à l'examen d'une
éventuelle remise en liberté conditionnelle de la jeune femme, a toutefois été
reportée car la première a pris plus longtemps que prévu, a indiqué son avocate
Me Deanne Gaffar.
Aucune date n'a pour le moment été fixée pour une nouvelle audience. "Cela
dépendra de la disponibilité du juge", a dit Me Gaffar, qui a exprimé des
inquiétudes sur la santé de Mme Gettliffe, enceinte de plus de cinq mois.
"Elle a des difficultés en prison à cause de sa grossesse et j'ai des
inquiétudes sur sa santé", a déclaré l'avocate à la sortie du tribunal.
Elle a ajouté qu'elle envisageait de faire en sorte que Mme Gettliffe ne
comparaisse plus lors de prochaines audiences afin de préserver sa santé.
Au cours de l'audience, Mme Gettliffe vêtue d'un sweat-shirt et d'une jupe,
est apparue fatiguée.
Elle avait été interpellée par la police en avril, lors de son arrivée au
Canada, qu'elle avait fui en 2001 pour la France en compagnie de ses deux
enfants, Maximilien et Joséphine, aujourd'hui âgés de 12 et 11 ans.
[.........]
Western municipal dans le 9-2
Marianne 1-7 juillet 2006
[Larges extraits]
Le 5 novembre 2003, un tract anonyme intitulé « Danger secte » est distribué dans les boites aux lettres de la ville et sur les pare-brise. Il prétend que l'Ahru ZAC Métro est manipulée par la Fondation Ostad Elahi, pourtant reconnue d'utilité publique en 2000 et destinée à honorer ce philosophe spiritualiste iranien dont l'œuvre est centrée sur la notion d'éthique. Il se clôt par la dénonciation nominale de 17 personnes, dont un membre de l'équipe municipale. Olivier Chazoule, et un avocat membre du conseil économique et social de la ville, François Ameli.
Huit jours plus tard, le 13 novembre 2003, la municipalité reprend à son compte ces accusations dans une lettre diffusée à 40 000 habitants et annonce que le conseil municipal a retiré sa délégation à Olivier Chazoule, maire adjoint responsable de la culture..
Conséquence : quatre plaintes pour diffamation déposées par François Ameli, l'Ahru ZAC Métro et la Fondation Elahi. Le 6 septembre 2005, la dernière de ces procédures aboutit, pour la quatrième fois, à la condamnation de l'équipe Aeschlimann, via celle de l'adjoint au maire Francis Delage, la « plume » de la majorité muncipale. Le 7 septembre, au lendemain de ce jugement qui met l'équipe Aeschlimann en difficulté, apparaît une note publiée sous l'en-tête « DCRG » (Direction centrale des renseignements généraux). Un document hallucinant qui reprend la totalité des accusations proférées par la mairie. Pour cette dernière, en effet, les associations qui s'opposent aux projets immobiliers de la ville seraient sous l'influence de la Fondation Elahi, d' « inspiration soufis '? La note des RG signale même que les membres de la supposée secte multiplient « les acquisitions d'immeubles » dans la ville. En réalité, la formule désigne principalement le pavillon de Bahram Elah' (le fi ls d'Ostad) et son épouse, ainsi que celui de Marc Piévic, le délégué général de la fondation.
Le philosophe Elahi est, certes, spiritualiste, même si la fondation se revendique laïque. Certains de ses écrits peuvent apparaître obscurantistes. Mais ladite fondation, dirigée par le fils du philosophe, Bahram Elahi, n'est guère assimilable à une secte. C'est d'ailleurs, en substance, l'avis d'expert que s'apprêtent à remettre au président de la cour d'appel de Versailles les spécialistes de la Miviludes, la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires.
Par ailleurs, les documents de la DST et des RG sont troublants à plus d'un titre.
1 - Le contenu des deux notes des RG est totalement à charge; elles comportent des informations fausses aisément vérifiables ; elles ne font à aucun moment état du conflit qui oppose l'équipe Aeschlimann à certains conseillers municipaux d'Asnières et aux associations d'habitants.
2 - La date de publication de la première note intrigue ; le 7 septembre 2005, soit au lendemain du jugement hostile à la municipalité, comme s'il s'agissait de « fabriquer » un document susceptible de déclencher une contre-offensive médiatique pour annuler l'effet délétère de la décision judiciaire pour l'équipe municipale.
Qui est l'auteur des trois documents ?
Le journaliste Frédéric Charpier, auteur d'un livre-enquête qui comporte quatre chapitres sur Asnières*, n'a pas trouvé la moindre référence à la société Mayetic dans le document de la DST qu'il s'est procuré. Quant aux notes des RG, certains membres de la hiérarchie policière doutent de leur authenticité.
Quoiqu'il en soit, l'auteur de la note ne semble pas être un policier implanté localement. Ce que Manuel Aeschlimann confirme d'ailleurs puisqu'il reconnaît que les RG locaux ne partagent pas cette vision et que ce sont ceux du Loir-et-Cher, où a été érigé un monument à la mémoire de la sœur d'Ostad Hahi, qui auraient lancé l'enquête sur la « dérive sectaire de la Fondation Elahi » aboutissant aux notes des RG.
[......]
Communiqués de la LDH et de l'UNADFI
COMMUNIQUE DE LA LIGUE DES DROITS DE L'HOMME
7 juillet 2006
La Scientologie, les jeunes et les droits de l'Homme
Communiqué LDH
Chacun est libre de disserter sur les droits de l’Homme, fût-ce de manière surprenante. La Scientologie peut donc aussi s’emparer de ce thème.
C’est ainsi qu’une organisation dénommée « Youth for human Rights International » et parrainée par la Scientologie organise le 8 juillet 2006 à 14 heures, au Trocadéro, sur le parvis des droits de l’Homme, un atelier d’éducation sur les droits de l’Homme destiné aux jeunes.
La LDH entend rappeler que la liberté d’expression qui prévaut dans notre pays implique que même la Scientologie puisse s’approprier le thème des droits de l’Homme en direction des jeunes.
Elle entend simplement souligner qu’il ne suffit pas de faire référence aux droits de l’Homme pour les défendre dans la réalité.
COMMUNIQUE DE L'UNADFI
Paris, le 7 juillet 2006
Communiqué de presse UNADFI (Union Nationale des Associations pour la Défense des Familles et de l’Individu Victimes de Sectes)
130, rue de Clignancourt – 75018 Paris
01 44 92 35 92 – http://www.unadfi.org
Après avoir voulu faire croire qu’elle était à l’origine du retour au calme dans les banlieues françaises et au moment où le Parlement met en place une Commission d’enquête sur la situation des enfants dans les sectes, la scientologie organise le samedi 8 juillet, un « atelier d’éducation » au Trocadéro sur le thème de la
« promotion et du respect des droits de l’homme » en présentant cette fois la France comme un pays de violation des droits fondamentaux.
L’UNADFI (Union Nationale des Associations de Défense des Familles et de l’Individu Victimes de Sectes) souligne que le discours tenu par la scientologie, récupérateur de causes nobles et légitimes, sert en réalité à cacher les atteintes portées à ces mêmes droits fondamentaux par tous les groupes sectaires, ce que démontrent amplement les témoignages de leurs victimes.
Catherine Picard
Présidente de l’UNADFI


Suisse : Raël
Carton plein pour la Pride lausannoise
AFP , 5 juillet 2006
[Extrait]
Tentative de récup raélienne
Contrairement à Sion en 2001 ou Lucerne en 2005, il n’y a pas eu à Lausanne de religieux fondamentalistes pour protester contre le défilé.
A l’inverse c’est une vingtaine de raéliens maquillés, vêtus de tenues sexy blanches et arborant ostensiblement les symboles de la secte qui ont vu leur accès au défilé bloqué par les forces de l'ordre. Soucieux de ne pas voir la secte (qui tente de se développer en direction des milieux homos) parasiter la marche, les organisateurs avaient en effet écarté leur demande de participation.
Outrés par cette «atteinte à la liberté d'expression et de religion», les adeptes de sa sainteté Raël ont promis de contre-attaquer et ont dénoncé l’«intolérance» des organisateurs. Avec un certain opportunisme, ils s’avouaient toutefois bien content de la publicité que pourrait leur fournir l'incident...


France : Moon
Madame Moon : pas de retour
Lexis Nexis JurisClasseur , 10 juillet 2006
[Texte intégral]
Le juge des référés refuse de prononcer les mesures permettant à Mme Moon d'entrer en France pour une durée de quarante-huit heures à l'effet de participer à un service spécial à l'occasion du 40e anniversaire de l'Église de l'Unification en France.
Certes, si le signalement d'une personne au Système d'information Schengen (SIS) est susceptible de fonder légalement un refus d'entrée sur le territoire national, il ne dispense pas l'autorité compétente d'examiner, au cas où le demandeur s'en prévaut ou même d'office, la possibilité qu'il soit dérogé au principe de nonadmission « pour des motifs humanitaires ou d'intérêt national ou en raison d'obligations internationales » - ces dernières obligations peuvent découler de la mise en oeuvre d'engagements internationaux relatifs à la protection des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En l'espèce, M. et Mme Moon, ressortissants de la république de Corée, se sont vu opposer le 31 octobre 2005 puis le 31 mai 2006 des décisions de refus d'entrée sur le territoire français, au motif que M. Moon fait l'objet d'un signalement au SIS. Il peut sans doute être fait grief à l'autorité administrative d'avoir formellement motivé le refus d'entrée qu'elle leur a opposé en se fondant sur le signalement dont M. Moon fait l'objet à l'initiative des autorités allemandes et de n'avoir pas recherché si les motifs de la venue en France de Mme Moon étaient susceptibles de justifier l'usage du pouvoir de dérogation dont dispose l'autorité nationale. Mais aussi bien l'intéressée que son époux font l'objet d'une mesure de signalement aux fins de non-admission, qui n'est pas devenue caduque. Au demeurant, le Conseil d'État statuant au contentieux a, par une décision du 2 juin 2003, rejeté les requêtes dirigées par l'intéressée contre des décisions de la Cnil et du ministre de l'Intérieur ayant refusé de faire procéder à la rectification du signalement la visant (V. CE, 2 juin 2003, n° 194295 : Juris-Data n° 2003-065481). En outre, la décision contestée ne porte pas d'atteinte « grave » aux libertés qu'elle invoque (libertés de pensée, d'expression, d'opinion, d'aller et venir) et spécialement à la liberté de religion.
M.-C. R
Source
CE, ord. réf., 29 juin 2006, n° 294649, Moon : Juris-Data n° 2006-070373
Sera mentionné aux tables du Lebon
JCP A 2006, act. 599
Les sectes influencent de plus en plus de mineurs
Le Figaro , 12 juillet 2006 par Sophie de Ravinel .
[Texte intégral]
Une commission de députés se penche sur l'investissement des sectes dans le soutien scolaire et l'enseignement à distance.
«Plusieurs dizaines
de milliers» de jeunes sont exposés au risque de dérive sectaire par le biais d'activités scolaires ou parascolaires. Un chiffre
«en très nette augmentation ces dernières années», selon le président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, la Miviludes. Jean-Michel Roulet souligne que
«l'emprise est difficile à quantifier du fait que les groupes ne se vantent pas du nombre de mineurs accueillis».
Mais le phénomène semble suffisamment préoccupant pour qu'une commission d'enquête parlementaire
«relative à l'influence des mouvements à caractère sectaire et aux conséquences de leurs pratiques sur la santé physique et mentale des mineurs» soit créée le 29 juin. Présidée par le député UMP du Rhône, Georges Fenech, cette commission, qui fait suite à celles de 1995 et de 1998, commence ses auditions publiques aujourd'hui. Elle prévoit de rendre son rapport en décembre.
Structures d'enseignement hors contrat
«Nous sommes en dehors d'une actualité brûlante du type du drame du Temple solaire en 1995», explique le député, ancien juge d'instruction.
Notre inquiétude porte sur le développement croissant des cours par correspondance sur ces mineurs sortis du système scolaire classique pour être éduqués dans des structures hors contrat.»
Depuis 1998, précise Georges Fenech, une loi prévoit des inspections académiques dans les établissements hors contrat ainsi que des injonctions de scolarisation en cas de carences. Sans douter que les contrôles existent, il
«souhaiterait mieux connaître leur ampleur» et appelle à de nouvelles mesures législatives.
«Il y a urgence à ce que le législateur prévoit de véritables mesures coercitives pour protéger une population particulièrement fragile.»
A l'Éducation nationale, Pierre Polivka, inspecteur général et délégué à la Miviludes, précise que
«les dérives sectaires dans le réseau sous contrat ont largement diminué depuis 1998». Mais, ajoute-t-il,
«de fortes présomptions sectaires pèsent désormais sur une floraison d'instituts privés d'enseignement à distance ou de soutien scolaire».
Entendu aujourd'hui par la commission, Jean-Michel Roulet a consacré un tiers de son dernier rapport annuel (*) à cette question des mineurs sous influence. Il dénonce notamment les pratiques de la secte Raël qui prône
«l'éducation sensuelle» des enfants, La Nouvelle Acropole qui fait la promotion de ses
«conférences philosophiques» aux abords des lycées ou encore la petite famille des Frères de Plymouth, issue du protestantisme, qui
«coupe ses enfants des influences du monde».
La Scientologie en mission dans les cités
Mais c'est l'Eglise de scientologie qui est la plus active auprès des mineurs.
«Ses membres se rendent désormais dans des banlieues parisiennes défavorisées pour proposer ouvertement du soutien scolaire aux jeunes, raconte-t-il.
Ils leur proposent aussi de signer des pétitions contre l'usage de la drogue ou pour les droits de l'homme. Des prétextes pour mieux les approcher.»
(*) Disponible sur www.miviludes.gouv.fr
Les Frères de Plymouth dans le collimateur de la MIVILUDES
Le Figaro , 12 juillet 2006 par Sophie de Ravinel .
[Texte intégral]
L'Union nationale des frères de Plymouth est furieuse d'avoir été épinglée à trois reprises dans le dernier rapport de la Miviludes. Cette minorité protestante issue du rameau évangélique et du mouvement de l'Anglais John Nelson Darby (1800-1882) scolarise ses enfants dans des écoles hors contrat ou leur fait suivre des cours d'un institut privé par correspondance. Elle n'avait jamais jusqu'ici été considérée comme un mouvement sectaire. «Comment la mission peut-elle dénoncer nos méthodes d'enseignement par correspondance dans son rapport alors que nous avons eu droit à quatre inspections académiques en cinq ans et que les conclusions ont toutes été positives ?», s'indigne le président de l'Union, Raymond-Jacques Picq. «La Miviludes ne s'est fondée que sur les dires de deux détracteurs, affirme-t-il. Nous ne voudrions pas que cette méthode prévale avec la nouvelle commission d'enquête».
Les quelque 1 500 membres des Frères de Plymouth sont disséminés dans la Drôme, la Loire, le Rhône, dans le Gard ou en banlieue parisienne, mais sont surtout présents sur le plateau du Chambon-sur-Lignon, en Haute-Loire.
«Si l'on définit la secte comme un groupe totalitaire style Temple solaire, les Frères de Plymouth n'ont rien d'une secte, explique Sébastien Fath, spécialiste du protestantisme. Mais si on définit les dérives sectaires comme des tendances à l'embrigadement ou à séparation conflictuelle avec le monde, on peut discerner quelques risques chez eux.» Sur le plateau du Chambon, un élu local ne nie pas qu'il puisse y avoir «quelques problèmes d'insertion dans le monde» chez les Frères de Plymouth. Mais, pour lui, «les assimiler sottement à une secte n'a aucun sens».
Des députés étudient comment les sectes s'intéressent aux enfants
AFP , 12 juillet 2006
[Texte intégral]
Les sectes s'intéressent aux enfants par de multiples biais, a expliqué mercredi le président de la Miviludes Jean-Michel Roulet aux députés d'une commission d'enquête sur les sectes qui entamait ses auditions à l'Assemblée nationale.
"Aujourd'hui, le phénomène sectaire s'est beaucoup dilué et les enfants ne sont à l'abri sur aucun point du territoire, qu'ils résident dans les grandes villes ou à la campagne", a-t-il dit.
La Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires avait mis l'accent dans son rapport 2005 sur ce phénomène, qui concerne des dizaines de milliers d'enfants --entre 60.000 et 80.000 avec les Témoins de Jéhovah, selon Emmanuel Jancovici, chargé de mission sur les dérives sectaires au ministère de la Santé.
La nouvelle commission est importante pour éclairer l'opinion publique et avertir les mouvements sectaires de l'intérêt maintenu des parlementaires, après "le grand retentissement" des deux premières commissions de 1995 et 1999, selon M. Roulet. Créée le 28 juin et présidée par Georges Fenech (UMP, Rhône) avec pour rapporteur Philippe Vuilque (PS, Ardennes), elle doit remettre son rapport en décembre.
"Il ne faut pas effrayer les parents en disant qu'il y a un gourou derrière chaque arbre (...), mais il faut que chacun prenne conscience que le danger existe", a dit M. Roulet. "Il n'y a rien à restreindre en matière de liberté de conscience, mais on ne peut au nom de cette liberté porter atteinte à la dignité et la santé morale et physique des personnes".
Il a incriminé "ceux qui prennent les jeunes pour cible pour les robotiser et les exploiter, en faire des +esclaves heureux+ comme disait le fondateur de la scientologie Ron Hubbard".
Les dérives sectaires peuvent surgir dès l'accouchement en passant par l'adoption, la garde maternelle, l'éducation, les séjours linguistiques, les activités artistiques mais aussi la santé ou les loisirs et surtout l'internet, a-t-il expliqué.
L'Eglise de scientologie, qui compte selon lui quelque 2.000 adeptes en France, vient d'ouvrir deux centres de soutien scolaire à Paris dans le XVIIe et le XIIe et s'implante dans les domaines de l'humanitaire et des droits de l'Homme, thèmes porteurs auprès des jeunes.
Dans la santé, outre les refus de transfusions sanguines ou de vaccinations, il a dénoncé les régimes alimentaires carencés, les groupes de guérison par la prière --deux morts en Guyane-- ou la "communication facilitée" pour les handicapés.
"Aujourd'hui de très nombreuses personnes se prétendent compétentes, il y a en réalité beaucoup de charlatans qui font courir de graves dangers à notre jeunesse", a-t-il dit. Il a souligné la prolifération des psychothérapeutes et des méthodes de "mieux être" passées de 80 il y a vingt ans à 200 aujourd'hui.
Sur la quarantaine d'enquêtes judiciaires en cours en matière de sectes, un tiers concerne des enfants, a-t-il estimé. Il a rappelé les difficultés pour saisir la justice, en raison des réticences des familles et du fait que les magistrats n'appréhendent pas forcément l'aspect sectaire de certains délits.
Il a suggéré que les délais de prescription pour les violences aux mineurs "ne courent qu'à partir du moment où ils deviennent majeurs ou ne sont plus sous emprise". Il a aussi proposé que le ministère de la Jeunesse et des Sports puisse contrôler les centres de loisirs ou de vacances en deça du seuil de sept jours, contourné par les sectes qui limitent souvent leurs séjours et stages à cinq jours.
Les petits arrangements de la réalité...
Publicblog , 13 juillet 2006 par Roger Gonnet
[Texte intégral]
Les petits arrangements de la réalité pratiqués par scientologie et compagnie
Communiqué de presse du 13 juillet 2006 , catégorie : Société
Depuis près d’un demi-siècle, la secte scientologue se cache derrière des centaines de façades et se fait aider par des groupes qu’elle abandonne ensuite. Parlons du cas du CICNS.
Désaccord avec la façade prosectaire « CICNS »
Le titre chosi par le CICNS pour attaquer la décision de nos députés de créer une 3e commission d’étude des sectes inclut un premier trucage : ces « minorités » sont très peu spirituelles.
La scientologie, par exemple, ne cesse de réclamer plus d’argent à ses membres et à en demander aux gouvernements en se cachant derrière des façades comme « Applied Scholastics ».
D’autres sectes pratiquent une charlatanerie médicale, d’autres profitent sexuellement des adeptes … etc.
Le CICNS proteste ensuite nommément contre les députés ( entre autres Philippe Vuilque, George Fenech, Jean-Pierre Brard & Martine David) qui ont obtenu la création d’un 3e commission de l’assemblée nationale destinée à mettre un frein aux ardeurs des sectaires face à l’enfance.
Cette commission a été obtenue à l’unanimité… comme presque à chaque fois que les députés ont eu à se prononcer dans les affaires de sectes; toutefois, le CICNS essaie de faire accroire qu’il n’y avait que fort peu de députés pour voter cette création – mais il omet de rappeler au public que les députés absents votent tout à faitr régulièrement par procuration : il est rarissime que tous les députés soient présents au même moment dans l’hémicycle.
Ensuite, conformément aux méthodes scientologues, le CICNS s’en prend nommément aux élus les plus en vue dans la lutte contre les mouvements sectaires. On notera qu’il se retranche alors derrière ce qu’il prétend être l’opinion des universitaires en faveur des sectes.
Si c’était vrai, pourquoi donc rencontre-t-on de moins en moins d’universitaires prèts à entamer pareille défense ? C’est sans doute qu’après les premiers textes publiés par les apologistes de ces mouvements, les faits ont démontré qu’ils n’étaient guère innocents des faits qu’on leur reprochait.
Voir pour preuve leurs démélés judiciaires : www.antisectes.net/index-law.htm
Le CICNS reproche ensuite aux députés de vouloir publier les faits. Nous serions assez curieux que tous les membres du CICNS, qu’ils soient ou non scientologues, se présentent au QG mondial de la secte (Hemet, Californie), et demandent à consulter le cœur informatique secret « INCOMM » du mouvement, ou ses archives.
On peut parier à 1000 contre un que la secte refuserait, et que si elle acceptait, les gens du CICNS cesseraient dès lors de croire en la scientologie ou de l’aider.
Roger Gonnet
Le feuilleton de Mgr Milingo refait surface
Apic , 13 juillet 2006
[Texte intégral]
Le Saint-Siège déplore les déclarations du prélat sur le célibat
Rome - Le Saint-Siège a déploré les déclarations
que Mgr Emmanuel Milingo, ancien archevêque de Lusaka (Zambie), aurait
tenues, le 11 juillet 2006, lors d'une conférence de presse à Washington
(Etats-Unis) en faveur du mariage des prêtres. C'est ce qu'indique une
déclaration du Bureau de presse du Saint-Siège, le 12 juillet.
"Le Saint-Siège n'a pas encore reçu d'informations précises sur
la finalité du voyage aux Etats-Unis d'Amérique de Mgr Emmanuel
Milingo", peut-on lire dans ce communiqué. "En tout cas, si les
déclarations qui lui ont été attribuées relatives au célibat
ecclésiastique s'avèrent exactes, elles ne seraient que déplorables,
étant donné la discipline de l'Eglise à ce sujet", conclu le communiqué.
Mgr Milingo avait disparu depuis le 20 juin de sa résidence de
Zagarolo, près de Rome. Il est réapparu le 11 juillet à Washington au
cours d'une conférence de presse au National Press Club de la capitale
fédérale. Il aurait alors réclamé la "liberté" pour les prêtres de
pouvoir se marier et aurait admis avoir repris contact avec la secte
Moon. Il aurait aussi avoué être de nouveau en compagnie de Maria Sung
qu'il considèrerait comme sa femme "jusqu'à ce que la mort (les)
sépare".
Selon la presse à Lusaka, le gouvernement zambien avait demandé
au Vatican des éclaircissements pour savoir où se trouvait Mgr Emmanuel
Milingo. Des médias de Lusaka rapportant en effet que le prélat zambien
avait "disparu de sa résidence romaine".
Le mariage puis la séparation entre l'archevêque zambien et
cette médecin adepte de la secte Moon avait constitué le feuilleton de
l'été 2001 en Italie: d'un côté Mgr Emmanuel Milingo, 76 ans suivi
depuis des années par des milliers de fidèles troublés par ses dons
d'exorciste, de l'autre Maria Sung, une coréenne de 48 ans choisie par
le révérend Moon pour devenir l'épouse de l'archevêque. Le 27 mai 2001,
les noces étaient célébrées en grande pompe à New York. Menacé
d'excommunication, Mgr Milingo réapparaissait le 6 août à
Castelgandolfo, la résidence d'été des papes. Jean Paul II le recevait
le lendemain matin. Deux heures d'audience, alors que le prélat africain
avait demandé en vain, pendant des années, à être reçu. Le Saint-Siège
prenait très au sérieux l'affaire.
Le repentir et le retour de Mgr Milingo avait aussitôt déclenché
une vive offensive médiatique des "moonies". Maria Sung, venue à Rome
implorer le pape de lui laisser voir son mari, commençait alors une
grève de la faim. Chaque matin, elle se rendait, à l'aube, sur la Place
Saint-Pierre pour prier. Les membres de la secte Moon, omniprésents
autour de la coréenne, multipliaient les conférences de presse jusqu'à
la séparation des deux "époux".
Au Vatican, à l'embarras avait succédé l'agacement. L'Eglise
catholique est confrontée à une multiplication des sectes qui menacent
son audience. Mgr Milingo a pu, à cet égard, apparaître comme un pion et
un instrument contre l’Eglise. Selon certains observateurs, en raison de
l'audience du prélat zambien pour ses dons et son attachement à
certaines pratiques traditionnelles, en raison aussi de la sensibilité
particulière du clergé africain sur la question du célibat, la secte
nord-coréenne pourrait tenter de faire de Mgr Milingo le symbole d'un
schisme africain. (apic/imedia/hy/pr)
L'archevêque Milingo parle de rupture définitive avec Rome
Apic , 13 juillet 2006
[Texte intégral]
Retour possible en Zambie avec son "épouse" Maria Sung
Washington - L'archevêque catholique Emmanuel
Milingo veut visiblement retourner en Zambie avec Maria Sung, l'épouse
choisie pour lui par la secte Moon. Il prévoit de poursuivre son
activité de prêtre et de guérisseur, comme il l'a affirmé dans la revue
américaine "National Catholic Reporter".
Le prélat zambien âgé de 76 ans rejette toutefois l'idée selon
laquelle il veut fonder une nouvelle secte chrétienne. Emmanuel Milingo
affirme qu'il ne veut pas retourner en Italie. Il l'a annoncé par lettre
au pape Benoît XVI. Il donne deux motifs pour lesquels il veut "rompre
définitivement" avec l'Eglise catholique.
D'abord, il doute fort que sa
décision de revenir dans l'Eglise et de tourner le dos au fondateur de
la secte Moon, San Myung Moon, et de l'épouse que ce dernier lui a
désignée ait été la bonne.
Deuxièmement, l'Eglise catholique l'a empêché
d'exercer sa mission d'aumônier et de guérisseur. Et cela lui a toujours
été difficile à supporter. Pour l'instant, l'archevêque Milingo veut
rester à Washington, afin de clarifier ses projets.
En 2001, il avait contracté un mariage avec la Sud-coréenne
Maria Sung lors d'une cérémonie de masse organisée par la secte Moon.
L'archevêque émérite de Lusaka avait ensuite coupé ses contacts avec la
secte et renoncé à son mariage après avoir discuté personnellement avec
Jean Paul II. Il a suivi une retraite d'une année et vit depuis lors à
Zagarolo près de Rome, sous la surveillance du Vatican, tout en
accomplissant quelques services pastoraux. Il avait disparu d'Italie
depuis quelques semaines, avant de réapparaître à Washington.
Lors d'une
conférence de presse, il s'est prononcé le 11 juillet pour la
suppression du célibat obligatoire des prêtres catholiques.
(apic/kna/hagi/bb)
Les Témoins de Jéhovah dans le collimateur du comité pour la religion
Ria novosti, 13 juillet 2006
[Texte intégral]
DOUCHANBE - Plusieurs organisations religieuses islamiques et non islamiques, dont les Témoins de Jéhovah, ne respectent pas la "Loi sur la religion" et outrepassent le cadre de leurs statuts, a déclaré jeudi le président du Comité tadjik pour la religion Mourodoullo Davlatov.
"Les Témoins de Jéhovah cherchent à imposer leurs idées aux représentants d'autres confessions, ce qui suscite l'indignation de la population. De nombreuses personnes se plaignent de cette organisation au Comité", a indiqué M.Davlatov avant d'ajouter que le Comité avait pris les activités des Témoins de Jéhovah sous son contrôle.
Le comité critique la législation nationale en matière de relations religieuses. "Cela concerne en tout premier lieu les organisations non islamiques", de l'avis du responsable.
Certaines organisations caritatives internationales, notamment "Ufuk", fondée par des Turcs, ont des activités religieuses au Tadjikistan, en violation de leurs statuts. "Selon ses statuts, cette organisation ne peut exercer d'activités religieuses, mais elle fonde des maisons de prière. Nous avons mené plusieurs discussions avec les responsables d'Ufuk", a indiqué M.Davlatov.
Outre 243 mosquées officielles et plus de 3.000 mosquées du vendredi, la république compte toujours des mosquées clandestines. Huit mosquées clandestines ont été recensées par les autorités et les documents concernant cinq autres mosquées ont été soumis à l'examen du Comité.
A l'heure actuelle, 85 organisations non islamiques fonctionnent au Tadjikistan.
Polémique sur la location du stade de Lens aux Témoins de Jéhovah
Le Monde , 17 juillet 2006 par Geoffroy Deffrennes
[Texte intégral]
Les tribunes Delacourt, Lepagnot et Marek du stade Bollaert de Lens (Nord) vont faire le plein du 21 au 23 juillet. Présentation d'un nouveau joueur ? Non. Avant la reprise de la Ligue 1, les fidèles supporters sang et or vont être devancés dans leur enceinte fétiche par 20 000... Témoins de Jéhovah (TJ). De quoi retourner le sang de Charline Delporte, présidente de l'Association de défense des familles et de l'individu (ADFI) section Nord-Pas-de-Calais-Picardie.
Dans son bureau de la place Sébastopol à Lille, cette mère de famille, engagée dans la lutte contre les sectes depuis l'adhésion de sa fille aux TJ il y a quatorze ans, ne décolère pas. Elle tend ses courriers et les réponses embarrassées de la ville de Lens, accumulés depuis le mois de mai. L'affaire a même été évoquée à l'Assemblée nationale, le 28 juin, par le député Christian Decocq (UMP, Nord), dont la permanence est voisine de l'ADFI.
Le stade de football est loué au RC Lens, et le maire, Guy Delcourt, s'affirme impuissant en ce lieu désormais privé. Selon lui, "les différents gouvernements ont manqué de courage concernant le classement des Témoins. On ne peut que respecter la loi et il est impossible de s'opposer à la tenue d'une réunion".
Pointés du doigt par la mission interministérielle de vigilance sur les dérives sectaires, les Témoins de Jéhovah demeurent néanmoins une "association cultuelle". Et le bail emphytéotique signé le 22 juillet 2002 pour cinquante ans par la municipalité et le RC Lens précise que des "manifestations non sportives à caractère culturel peuvent y être organisées".
"Commerciaux"
Jean-Marie Bomba, directeur de Bollaert Développement, ne s'est donc pas embarrassé de considérations morales. "Nous sommes des commerciaux", a-t-il répondu à Mme Delporte. "On n'est pas là pour juger", a-t-il ajouté à l'intention des journalistes. Pour preuve de la neutralité du RCL, le club a même accepté de prêter une salle du stade Bollaert à l'ADFI, afin que l'association puisse tenir une conférence de presse contre ce grand raout.
Jugés par le maire moins "extrêmes" que les Témoins d'Amérique, les Témoins de Jéhovah français suivent cependant la "campagne sans précédent" lancée par les dirigeants new-yorkais : les adeptes de 155 pays sont incités à se montrer fortement cette année.
Du 30 juin au 2 juillet, les Canadiens se sont ainsi rassemblés au Colisée Pepsi du Québec. Cet attrait pour les stades rappelle à Charline Delporte le rassemblement de la secte Moon au stade de Gerland, à Lyon, en 2005. "C'est un lieu symbolique pour les jeunes", souligne-t-elle.
Les TJ du nord de la France étaient déjà venus à Bollaert dans les années 1990, acceptés par l'ancien maire André Delelis. Puis ils s'étaient repliés à Gayant-Expo, à Douai.
Les difficultés financières ont conduit ceux de la région parisienne à renoncer à louer leur salle à Villepinte et à rejoindre ceux du Nord. Ils devraient être ainsi deux fois 10 000 dans les travées et sur la pelouse du stade de Lens.
L'ADFI affirme que le contrat a été signé pour quatre ans. Jean-Marie Bomba parle, lui, d'une "convention sur un an", mais ajoute que "cela ne veut pas dire que l'an prochain on ne le refera pas". Et il ne révèle pas le montant du contrat signé avec les TJ.
Mgr Milingo défie de nouveau le Vatican
Le Figaro , 17 juillet 2006
[Texte intégral]
Le prélat zambien, dont les frasques avaient été pardonnées par Jean-Paul II, a fui sa retraite pour retrouver son épouse et créer une association de prêtres mariés.
M
gr Emmanuel Milingo donne du fil à retordre au Vatican. L'archevêque zambien, marié il y a cinq ans à la Coréenne Maria Sung, membre de la secte Moon, et contraint par Jean Paul II de la renier et de quitter la secte, défie à nouveau sa hiérarchie. Il l'a plongée dans l'embarras en annonçant, depuis Washington, ses retrouvailles avec son épouse et la création d'une association internationale de prêtres mariés dont il compte prendre la tête.
L'archevêque relaps, âgé de 76 ans, qui avait fui fin juin la bourgade romaine de Zagarolo où il était
«assigné à résidence», a bien l'intention d'en découdre avec Rome. Il s'est déclaré prêt à être excommunié pour défendre sa cause.
«Je suis certain que l'Église catholique acceptera le mariage des prêtres car ils sont déjà 150 000 dans le monde», a-t-il expliqué.
De son côté, le Vatican a tenté de calmer le jeu en publiant un communiqué laconique commentant sa réapparition aux États-Unis et ses propos sur le mariage des prêtres. Pour le Saint-Siège, ils sont tout simplement
«déplorables», comme le rappelle la discipline de l'Église en la matière.
Au bord de l'excommunication
Guérisseur, exorciste et chanteur à ses heures perdues, M
gr Milingo avait déjà frôlé l'excommunication après son mariage lors d'une cérémonie collective
«mooniste» à New York, en 2001. Mais au cours d'une aventure rocambolesque, Jean Paul II n'avait pas ménagé ses efforts – il l'avait reçu pendant deux heures – afin de le convaincre de choisir l'Église contre son épouse. Le cardinal Joseph Ratzinger,
«gardien du dogme», appelait à moins de clémence et c'est à son bras droit d'alors, M
gr Tarcisio Bertone, qu'avaient été confiés ce dossier sensible et son suivi. L'un est aujourd'hui pape et l'autre prendra à la rentrée ses fonctions de cardinal secrétaire d'État (l'équivalent du poste de premier ministre).
M
gr Bertone avait pourtant tout fait pour le ramener à la raison. Envoyé en retraite spirituelle en Argentine, M
gr Milingo fut ensuite assigné à résidence sous la surveillance de trois religieuses. En 2002, il était autorisé à reprendre ses séances d'exorcisme. Mais pendant ce temps, il a travaillé en secret à son projet d'association de prêtres mariés avec George Stallings, un ex-prêtre catholique, autoproclamé archevêque du Temple de la congrégation catholique afro-américaine. Les deux compères avaient été mariés en même temps par le révérend Moon.
Multiplication des sectes
La situation pourrait prêter à sourire, mais elle est prise très au sérieux à Rome. L'Église catholique est confrontée à la multiplication des sectes, en particulier en Afrique. À cet égard, M
gr Milingo pourrait apparaître comme un pion de la secte Moon contre l'Église. En raison de l'audience du prélat zambien liée à ses dons et à son attachement à certaines pratiques traditionnelles, et de la sensibilité particulière du clergé africain au célibat des prêtres, la secte nord-coréenne pourrait tenter de faire de M
gr Milingo l'outil d'un schisme afin de capter des fidèles catholiques.