MOSCOU, 3 février - Olga Lipitch, RIA Novosti. Une Association des centres d'étude des nouveaux mouvements religieux et des sectes a été créée en Russie, a annoncé vendredi le professeur Alexandre Dvorkine, président de la nouvelle Association et en outre directeur du Centre Saint-Irénée de Lyon pour l'étude des religions pour Moscou.
"L'Association se fixe comme objectif de contrôler les activités des sectes et des nouveaux mouvements religieux, ainsi que de mener des recherches et des travaux d'analyse. L'Association accordera une assistance consultative aux organes du pouvoir fédéraux, régionaux et municipaux, aux ONG et aux médias", a noté M.Dvorkine.
L'Association a notamment l'intention d'organiser des expertises indépendantes et de créer ses propres médias électroniques et classiques.
Les dirigeants et les collaborateurs des centres d'information et d'étude des religions ont décidé de former une Association au cours d'une conférence tenue dans le cadre des 14èmes Lectures de Noël de Moscou.
La conférence a réuni des experts de grandes villes russes dont Moscou, Saint-Pétersbourg, Novossibirsk, Tver, Ekaterinbourg, Oufa, Saratov, Toula et Petropavlovsk-Kamtchatski.
MADRID - Un bébé de deux mois a été retiré à ses parents
allemand par la police espagnole sur demande urgente de la justice allemande en
raison de l'appartenance de ce couple à une secte dangereuse, a-t-on annoncé
vendredi de source officielle.
La police espagnole a indiqué avoir reçu le 31 janvier par Interpol la
demande "très urgente" de la justice allemande de localiser le bébé, supposé en
"grave danger étant donné que ses parents appartiennent à une secte cataloguée
comme très destructrice".
La justice allemande avait déjà retiré trois autres enfants au couple,
identifié seulement par les initiales de leurs noms, R. et M. H., qui avaient
fui l'Allemagne pour éviter que leur soit retiré le bébé, selon le communiqué de
la police.
Le couple a été localisé en quelques heures sur l'île de Gran Canaria et le
bébé retiré à ses parents pour être confié à d'autres membres de sa famille en
Allemagne, alors que le couple se préparait à fuir au Canada, selon un
porte-parole de la police, qui n'a pu préciser le nom de la secte en question.


France : Satanisme
Les prêtres exorcistes formés à décrypter le monde des satanistes
AFP, 3 février 2006 par Anne-Laure Mondesert[Texte intégral]
LYON - Une centaine de prêtres exorcistes ont reçu une
formation sur les mouvements satanistes ou gothiques et leurs modes
d'expression, par la musique ou sur internet notamment, lors d'une session de
travail qui s'est achevée vendredi à Lyon.
Les prêtres exorcistes, âgés en moyenne d'une soixantaine d'années, "avaient
besoin d'être informés sur ce phénomène de société (...) touchant les
générations de 13 à 25 ans", a expliqué Mgr Philippe Gueneley, évêque de Langres
(Haute-Marne), "chargé d'accompagner les exorcistes catholiques en France".
Un historien des religions, Jacky Cordonnier, et un prêtre, Benoît Domergue,
sont intervenus "pour donner des clés de lecture" aux exorcistes, en leur
apprenant par exemple à déchiffrer des messages subliminaux ou en leur montrant
des scènes de satanisme. "On a découvert tout ce qui se cachait derrière un monde qu'on ignore", a
affirmé le père Maurice Bellot, un exorciste d'Ile-de-France, lors d'un point
presse à l'issue des trois journées de session, qui a rassemblé la
quasi-totalité des exorcistes catholiques de France.
Les participants se sont plongés dans l'univers des sectes satanistes, qui
sont "plus d'un millier" en France selon eux, et dans le rock tendance gothique
de Marilyn Manson, s'inquiétant de l'influence du chanteur américain sur les
jeunes.
"Marilyn Manson a un langage qui attaque Dieu. Tous les jeunes qui écoutent
Marilyn Manson ne sont pas satanistes, mais il faut savoir discerner, dans tel
ou tel cas", a estimé Mgr Gueneley. "Je suis étonné par la fascination des jeunes pour le mal... (pour eux),
tout ce qui est destructeur est intéressant", a renchéri le père Bellot.
"Ce qui m'a frappé, ce sont les liens entre ces courants et les courants
néo-nazis (...) Il y a des choses qu'on n'a pas envie de voir revenir à la
surface", s'est également alarmé Mgr Gueneley.
Les exorcistes ne sont quasiment jamais confrontés aux adeptes de sectes "lucifériennes". La plupart des gens qui ont recours à eux sont des personnes
qui souffrent de maladies mentales et ne sont pas réellement possédées par le
diable, selon les participants à la session.
Pour pratiquer un exorcisme, les prêtres disposent d'un rituel, comportant
des psaumes, une prière adressée à Dieu, une autre adressée au diable et une
prière d'action de grâce, détaille le père Bellot. Ce rituel, réservé à l'évêque
et à l'exorciste, remet à jour le précédent qui datait de 1614, du temps de
l'Inquisition. Mais les exorcismes "solennels", qui suivent tout le rituel, sont
extrêmement rares.
"Quand on pense à l'exorcisme, on pense immédiatement au film. Mais on n'a
jamais vu ces personnes dont la tête tourne et qui crachent des ectoplasmes! On
est en plein délire. En réalité le travail est beaucoup plus serein, beaucoup
plus en profondeur", explique Mgr Gueneley.
Chaque diocèse français compte en général un exorciste, nommé par l'évêque.


France : Témoins de Jéhovah
Ils voulaient remettre le violeur sur le droit chemin
La Nouvelle République du centre , 4 février 2006 par Caroline Devos -[Texte intégral]
De notre rédaction de Tours
Un couple proche des Témoins de Jéhovah avait recueilli un ami condamné par la cour d'asssises de Maine-et-Loire à une peine criminelle pour viol. Mais l'homme en a profité pour agresser leur fillette, âgée de huit ans, sans que les parents dénoncent les faits.
La lecture de la Bible ne suffit pas à empêcher un malade de céder à ses pulsions déviantes. C'est sans doute l'amère leçon des déboires d'un couple d'un village du nord du département, condamné hier par le tribunal, pour ne pas avoir dénoncé les agressions sexuelles commises sur leur fille. « Nous avons voulu aider cet homme pour ne pas qu'il retourne en prison, nous avons été naïfs », avouait la femme hier. Naïfs, c'est le moins que l'on puisse dire.
Car lorsqu'en mai 2003, C...... a été recueilli chez le couple, son passé judiciaire n'était pas un mystère. Témoins de Jéhovah, vivant comme l'indiquait Me Renard, l'avocat de la partie civile « dans un monde autarcique », sans télévision ni journaux, le mari et la femme ont simplement voulu faire « une démarche de bonté ». « Vous saviez pourtant qu'il avait été condamné pour viol sur une handicapée ? », interrogeait la présidente du tribunal, Monique Goix, faisant référence à la peine de sept ans de prison infligée à l'homme par la cour d'assises de Maine-et-Loire. « Oui, mais je ne pensais pas qu'il était pédophile », répliquait cette mère de deux enfants. Et d'ajouter : « je ne savais pas que de simples attouchements étaient répréhensibles » (sic).
En tout cas, C...... n'a pas tardé à jeter son dévolu sur la fillette de la famille, âgée de huit ans. En l'absence de ses parents, il lui fait subir des attouchements répétés, couvrant l'enfant de cadeaux tout en lui intimant de garder le secret.
Un sifflet pour prévenir !
Mais un jour, la fillette interpelle sa mère en lui disant que « C.......lui fait du mal ». La femme ne préviendra son mari que le lendemain pour « ne pas le déranger pendant qu'il s'occupe d'informatique ». Et l'ami restera bienvenu dans la maison. Pour toute protection, les parents donneront à leur fille un sifflet pour les prévenir en cas de danger !
Et quand la présidente insiste pour que la mère avoue qu'elle a demandé à sa fille de se taire, celle-ci se rebiffe. Avant de fondre en larmes en expliquant qu'elle a elle-même subi des agressions du même genre dans son enfance.
« Chez cette femme, commentait le procureur, Anne Bilhou-Nabéra, l'investissement religieux est supérieur à l'intérêt de ses enfants ». Quant à l'avenir de C....., la représentante du parquet s'avouait « pessimiste ».
« Il est primaire, immature, frustré, ajoutait l'avocat du prévenu. Mais c'est d'abord un malade qui souffre de problèmes sexuels. Il faut le traiter comme un malade. »
Le tribunal a condamné les parents de la jeune victime à huit mois de prison avec sursis chacun. C...... a écopé pour sa part de quatre ans de prison ferme ainsi que d'un suivi sociojudiciaire d'une durée de huit ans. L'homme sera également inscrit au fichier des auteurs d'agressions sexuelles.


France : Satanisme
En Bretagne, les croisés du satanisme courent toujours
Libération, 6 février 2006 par Jean-Louis Guillaume
[Texte intégral]
Calvaires et cimetières vandalisés, chapelle incendiée dans le Finistère et le Morbihan.
Ce week-end, Satan a encore visité la Bretagne. C'est la cinquième fois en dix jours. Les traces de son passage ont été retrouvées. Ici sur un calvaire, là dans un cimetière, ailleurs sur les murs d'une chapelle. Le diable et ses adeptes agissent en rase campagne dans un rayon d'une trentaine de kilomètres entre le Finistère et le Morbihan. Hier, c'est la chapelle de Saint-Guénaël, à Guiscriff, village du Morbihan, qui a été retrouvée une croix brûlée, un vitrail brisé et, sur les murs, des croix à l'envers et la fameuse inscription «666», signature du diable, dessinée au marqueur. A la recherche d'une «piste satanique», le capitaine de gendarmerie François Bernard et ses enquêteurs ont demandé aux maires des communes alentour de surveiller leurs édifices religieux pour signaler d'éventuelles dégradations.
Triple six. La tournée de Lucifer a connu son apothéose la semaine passée dans le village de Saint-Tugdual (Morbihan), avec l'incendie de la chapelle Saint-Guen dans la nuit de dimanche à lundi dernier. «I fuck your life for...», a-t-il été écrit sur le mur sud de la nef, les derniers mots de la proclamation ayant disparu, rongés par les flammes. Des croix de Saint-André ont été renversées et graffitées dans les niches. Sous l'autel, la plus grande a été signée du triple six. «C'est sans doute le bruit de l'éclatement des ardoises qui m'a réveillé. J'ai appelé les pompiers, raconte Pascal Le Corre, l'agriculteur qui a donné l'alerte en pleine nuit. Il y avait tellement de fumée que personne n'a vu tout de suite les statues renversées. Je me demande encore comment ils ont pu lancer un tel feu. Ils devaient être plusieurs. Cela fait froid dans le dos de penser à de tels sauvages à votre porte.»
La chapelle Saint-Guen, humble vaisseau de pierre qui se découpe dans le gris du ciel, avait été édifiée en 1540. Classée monument historique, elle a été littéralement décoiffée par l'incendie. Un cercle d'arbres imposants deux vieux chênes splendides, quelques châtaigniers plus malingres et deux puissants marronniers semble veiller sur la dépouille de granit. «Regardez-moi ce Saint-Michel ! Il n'a pas été touché ! Il a survécu à Lucifer ! Avec lui, nous allons relancer la légende et réécrire l'histoire !» s'exclame Guy Jaouët, 70 ans, maire de Saint-Tugdual. L'édile était si fier d'avoir réussi à monter le budget de réfection de cette charmante chapelle. «On avait calé une date pour l'inauguration : le 7 juillet. Les nouveaux vitraux étaient entreposés dans la sacristie, ils ont fondu. Il nous manque aussi une statue. Deux autres ont été partiellement calcinées. Mais le Saint-Joseph à l'enfant, nous allons le mettre sous verre, le transformer en relique, pour inscrire dans l'histoire cet incendie funeste.» Un message de Nicolas Sarkozy est arrivé à la mairie le lundi, au lendemain de l'incendie : «On va vous la refaire votre chapelle, et les coupables seront châtiés», cite de tête le maire Guy Jaouët.
Brasier. Brigitte Prédeval était seule avec sa fille cette nuit-là dans le manoir de ses parents, sur le coteau. Elle a filmé la chapelle en feu. Elle montre les images qui passent du noir à la couleur, un brasier du diable en haut de la colline. On l'entend pleurer : «Mais qu'est-ce qu'ils font les pompiers ? La chapelle est perdue !» Les gendarmes ont saisi une copie du document. Henri Goyalon, recteur de Saint-Tugdual, visage mangé par une barbe broussailleuse, pommettes rougies par le givre, l'oeil malicieux sous son béret basque, piétine les planches calcinées sur le sol : «C'est incroyable ! Seul l'ossuaire n'a pas brûlé ! C'est un signe. L'histoire perdure, et saint Michel nous ouvre l'avenir.»
Les seigneurs de Kersalic et de Kerminisy avaient édifié cette chapelle sur leurs terres. Leurs restes sont rassemblés dans cet ossuaire resté intact, modeste appentis accolé sur la face sud de la chapelle, petit cimetière entouré d'un muretin où ne subsistent que quelques tombes. L'une d'elles porte une croix blanche : un résistant de 17 ans a été enterré ici, sous cette dalle, où les satanistes ont posé la statue d'un saint, la tête en bas. «Ils sont complètement bidons, ces enfumeurs. Ils n'ont rien compris, commente Henri. Nous, le diable, on le convoque dans l'église, provoque-t-il. Pour mieux le tourner en dérision avant de l'affronter.»
Avant cette nuit de Saint-Tugdual, du 29 au 30 janvier, les satanistes avaient rôdé çà et là. D'abord quelques tombes retournées à Mellac (Finistère), puis des sépultures graffitées dans le village d'à côté, Saint-Thurien, cité de 900 habitants perchée sur une boucle de la rivière Isole. Ici, 63 pierres tombales sur 432 ont été marquées d'une croix de David renversée. Et encore, un «666» sur l'angle d'une tombe. «Inadmissible, incompréhensible, nous n'avons jamais eu de problème de vandalisme dans la commune», s'indigne le maire, Joël Derrien, 57 ans. Jean-Louis, paysan rebelle, ne comprend plus : «On n'a jamais vu autant de képis dans le coin. Trois brigades : c'est ça qu'ils cherchent les satanistes ! La remilitarisation de la Bretagne ! Et ce monde au cimetière, mieux qu'à la Toussaint, on peut dire qu'ils ont réussi leur coup !»
Marqueur. Mais, pendant que les familles se précipitaient pour vérifier si leurs sépultures étaient intactes, le diable continuait sa virée. Avec des inscriptions au marqueur retrouvées vendredi sur les murs de l'église de Lanvénégen (Morbihan), dont un carreau a été cassé. Et un calvaire brisé à Rosporden (Finistère), avec une croix noire peinte à l'envers.
Dans le Morbihan, sur les ruines calcinées, le curé de Saint-Tugdual invite le visiteur à aller jusqu'au village voisin de Kernascléden, où l'église recèle une fresque datant sans doute du XIIIe siècle. L'enfer y est illustré par une danse macabre, où tout le monde est invité. Rois, papes et évêques compris, dans un énorme chaudron, le jour du Jugement dernier.


France : Témoins de Jéhovah
Les Témoins de Jéhovah sortent deux par deux
L'Asniérois, 6 février 2006[Texte intégral]
On se rappelle que notre ville a accordé aux Témoins de Jéhovah un permis de construire pour une Salle du Royaume... Manuel Aeschlimann, député-maire UMP d'Asnières-sur-Seine, ayant accordé le permis sans ciller, la construction a été menée tambour battant et on peut découvrir désormais ses premiers effets.
Depuis quelques semaines on a vu apparaître dans les lieux les plus fréquentés de la ville, station de Métro, gare SNCF, des Témoins de Jéhovah proposant aux passants leurs publications.
Jamais seuls, toujours par deux, les Témoins de Jéhovah distribuent leurs nombreuses revues. Loin de la salle fraîchement construite dédiée au culte...
On comprend pourquoi en consultant le site de l' UNADFI . Pour les témoins de Jéhovah la distribution et le commentaire des revues de l'association sont deux activités majeures. Chaque adepte actif se doit d'être un proclamateur, ce qui exige de prêcher et diffuser les nombreuses publications. Chaque adepte fait l’objet d’une fiche individuelle qui le suivra, dès son baptême, tout au long de sa carrière dans l’organisation. Cette fiche individuelle reprend l'activité de l'adepte poste par poste, mois par mois : nombre d’heures passés «dans le champ » (porte à porte) ; nombre et nature des publications placées ; nombre de « visites » effectuées, nombre « d’études » conduites. Ces statistiques sont regroupées par congrégations, circonscriptions, districts, filiales … jusqu’à Brooklyn qui édite chaque année des statistiques mondiales. Selon l'organisation, la France comptait, en 2004, 113 000 témoins de Jéhovah répartis en 1491 congrégations. Ces publications sont également la base du parcours jéhoviste. La vie des adeptes est marquée par une succession de réunions au cours desquelles seules les publications de l’organisation sont commentées par un système de questions/réponses. Chaque paragraphe génère une ou plusieurs questions pré-imprimées, les réponses devant être soulignées à l’occasion d’une préparation préalable faite à la maison (« à l’aide d’un crayon et d’une règle » précisent très sérieusement les recommandations) pour être ensuite lues au cours de la réunion.
Les Témoins de Jéhovah sévissaient déjà à Asnières dans les années soixante. Des lecteurs d'Asnierois.org se rappellent très bien qu'à cette époque des responsables de la secte habitaient dans une rue proche de l'actuelle station de Métro... Il n'était pas rare, pour les habitants de ce quartier, d'être visités par des groupes de deux Témoins qui cherchaient à diffuser les publications et à recruter de nouveaux adeptes. Puis on ne les a plus vus, jusqu’à l’implantation récente de la Salle du Royaume.
L'histoire n'est qu'un éternel recommencement, rien n'a changé... les mêmes méthodes au service des mêmes objectifs, une Salle du Royaume en plus…
Afin d’en savoir plus, Asnierois.org lance un appel aux vieux Asniérois, afin de reconstituer, l’histoire des TJ dans notre ville.


France : Satanisme
Profanations en série : les villages bretons s'inquiètent
Le Figaro, 7 février 2006 par Sophie Ravenel[Texte intégral]
«Lorsque je suis arrivé sur les lieux, à 3 heures du matin, j'ai été saisi d'effroi devant la mise en scène, éclairée par la fournaise.» Une semaine après la destruction et la profanation de la chapelle de Saint-Guen, Guy Jaouët est encore bouleversé. Les mots ne sont pas faciles à trouver. Le maire du petit village de Saint-Tugdual, dans le Morbihan, portait «à bout de bras» et depuis quatre longues années, la restauration de la chapelle du XVIe siècle qui devait être inaugurée le 7 juillet prochain.
Dimanche après-midi avec quelques centaines de personnes, il était sur place, autour des murs noircis et des tombes abîmées. Le mot d'ordre avait circulé d'autant plus rapidement dans les églises et par le biais de la presse locale que, la veille, des inscriptions sataniques avaient été retrouvées, une croix brûlée et un vitrail brisé dans une chapelle de Guiscriff, à trente kilomètres de là.
En une dizaine de jours et dans un rayon d'une cinquantaine de kilomètres, plusieurs dégradations d'édifices religieux ont été commises dont des profanations de tombes avec inscriptions sataniques. Dans cette région rurale isolée, la tension est palpable, selon le maire de Saint-Tugdual. «C'était horrible de voir les statues sorties de la chapelle, fichées la tête en terre ou renversées contre les tombes abîmées, avec ces trois 6 dessinés, et ces étoiles à cinq branches. Les gens ont peur, surtout les personnes âgées.» Guy Jaouët admet du bout des lèvres que «s'il s'agissait de jeunes de la région, ce serait très grave».
Seule une statue de saint Michel - l'ange qui terrasse Lucifer - est restée en place sur le pignon est. Il est devenu «le symbole de la renaissance de cette chapelle» qui sera assurée par l'Association des amis de Saint-Guen.
Peu d'indices sur les lieux
Pour l'instant, la gendarmerie aidée des RG poursuit son enquête sur les lieux. Le procureur de Lorient, Jean-Michel Fretigny, «ne privilégie pas la piste néonazie». Peu d'indices ont été laissés sur les lieux en dehors des symboles qui, selon lui, «se rapprochent des milieux sataniques et go thiques». Auteurs d'un ouvrage sur ces milieux (1), le père Benoît Domergue précise que «le chiffre 666 est celui que l'on retrouve dans le livre de l'Apocalypse pour désigner la «Bête», l'antéchrist que certains adorent en attendant son retour». Quant à l'étoile à cinq branches, «il s'agit du pentacle dans lequel était représentée la tête du bouc émissaire envoyé dans le désert avec le péché du monde sur son dos, voué au diable Azazel».
MgrRaymond Centène, évêque de Vannes, conseille la prudence face à ces «actes de barbarie» et s'interroge «sur leur nature religieuse, liée au culte satanique». Il était sur place, dimanche, pour conduire la prière des fidèles. Nicolas Sarkozy lui a écrit une lettre pour déplorer ces profanations : «Un outrage inacceptable, qui enfreint le respect dû à la foi.» Mgr Centène prévient : «S'il s'agit de jeunes, il faudra en tirer les leçons.» «On ne leur apprend pas à être des héritiers, ils vont se transformer en barbares.»
(1) Culture jeune et ésotérisme. Éditions Bénédictines.


France : Sectes
Assemblée nationale - questions/réponses - Philippe Vuilque - Gurdjieff
JO, 7 février 2006
[Texte intégral]
12ème législature
Question N° : 70741 de M. Vuilque Philippe ( Socialiste - Ardennes ) QE
Ministère interrogé : intérieur et aménagement du territoire
Ministère attributaire : intérieur et aménagement du territoire
Question publiée au JO le : 26/07/2005 page : 7298
Réponse publiée au JO le : 07/02/2006 page : 1315
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : groupes Gurdjieff. statut
Texte de la QUESTION : M. Philippe Vuilque appelle l'attention de M. le ministre d'État, ministre de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, sur les agissements des « groupes Gurdjieff ». Penseur du début du xxe siècle, mort en 1949, ayant influé sur nombre de personnes, dont des intellectuels, Gurdjieff a donné naissance à de multiples groupes dans le monde se réclamant de sa doctrine. Toutefois, il semble que de nombreux groupes qui éclosent en France tout en s'en réclamant connaissent des dérives sectaires graves. Il lui demande de bien vouloir faire le point sur ces groupuscules et les dérives dont les services de police peuvent avoir connaissance.
Texte de la REPONSE : La mouvance Gurdjieff s'est développée autour de thèses prétendant établir un modèle d'étude du comportement humain, utilisé comme un outil de découverte de soi et des autres, et censé apporter une certaine liberté intérieure et comprendre les secrets du fonctionnement des individus. Quelques associations se réclament de cette doctrine en France. D'anciens disciples ont certes dénoncé le caractère humiliant des exercices qui leur ont été imposés pour permettre l'acquisition de la « conscience de soi-même ». Toutefois, à ce jour, aucune dérive sectaire n'a été signalée à l'encontre de ces associations.
AFP, 9 février 2006
[Texte intégral]
BRASILIA - Un entrepreneur brésilien a lancé une boisson
gazeuse baptisée "Judea" (Judée), du nom d'une région de Palestine associée à la
vie du Christ, afin d'étancher la soif des 45 millions de fidèles des églises
évangéliques au Brésil.
En guise de slogans publicitaires, Moises Novais Magalhais, membre de
l'Eglise Universelle, a recours aux psaumes, rapporte le magazine IstoE
Dinheiro. "Heureuse la nation dont Dieu est le Seigneur", peut-on ainsi lire sur
les boissons.
L'entrepreneur a passé un accord avec la chaîne de supermarchés Dia, qui dépend du distributeur français Carrefour, pour vendre son "soda de la foi",
sans rencontrer le succès escompté, selon la revue.
Il a tout de même réussi à placer des "Judea" au goût de cola, d'orange, de
guarana (fruit d'Amazonie) ou de raisin dans les banlieues d'importantes
métropoles, notamment à Sao Paulo et Rio de Janeiro.
Et les ventes mensuelles atteignent 6 millions de bouteilles par mois, pour
un investissement initial de 150.000 dollars.
Le marché des boissons non alcoolisées au Brésil pèse 5,5 milliards de
dollars.
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NB : je tiens à préciser qu'il de saurait être question, à la lecture de cet article, de conclure que toutes les églises évangéliques doivent être considérées comme étant des sectes en les assimilant à l'Eglise Universelle du Royaume de Dieu.
AFP, 9 février 2006
[Texte intégral]
MÂCON - Un faux évêque, responsable de la secte "La
communion de Satonnay", a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de
Mâcon à un an de prison ferme pour avoir escroqué des "fidèles".
Une peine d'au moins un an de prison ferme avait été requise à l'encontre de
Marc Arbinet, 51 ans, qui conteste les faits. Il a annoncé son intention de
faire appel de sa condamnation.
Il était poursuivi pour avoir recueilli quelque 169.000 euros auprès de
personnes âgées principalement, entre 2000 et 2003, pour des oeuvres qu'il avait
fondées, en invoquant sa qualité de prêtre de l'Eglise catholique romaine. Seuls
les dons supérieurs à 5.000 francs ou 762 euros ont été retenus par la justice.
Aucune des victimes présumées ne s'est constituée partie civile pour obtenir
des dommages et intérêts, avait fait valoir sa défense, lors de l'audience du 11 janvier.
M. Arbinet a affirmé avoir utilisé ces fonds notamment pour réparer une
église dont il est propriétaire et dont il voulait faire don à "La communion de
Satonnay".
Ce prêtre intégriste, excommunié par l'Eglise catholique, était responsable
de cette association, créée en 1988 et recensée comme secte dans un rapport
parlementaire en 1995.
M. Arbinet avait coutume de rassembler dans la commune de
Saint-Maurice-de-Satonnay (Saône-et-Loire) entre 200 et 250 "fidèles", venus
principalement de l'est de la France, le troisième dimanche de mai, date à
laquelle la Vierge Marie lui serait apparue, ainsi qu'en août et en octobre.
Il avait déjà été condamné pour escroquerie à dix mois de prison avec
sursis, en novembre 1997, par le tribunal correctionnel de Mâcon, peine
confirmée en appel. La justice lui reprochait à l'époque d'avoir recueilli plus
de deux millions de francs (304.898 euros) auprès de 14 personnes, entre 1989 et
1993.
Ce n'est pas l'usage de titres religieux qui constitue une infraction, mais
l'usage frauduleux de la qualité d'ecclésiastique pour se faire remettre des
fonds.
Après avoir été novice dans plusieurs monastères, Marc Arbinet avait été
ordonné prêtre à Rome en 1976 selon le rite de Pie V par l'évêque dissident Mgr
Ngo Tinh Duc, puis consacré évêque peu après. Dès 1977, il avait été excommunié
par l'archevêché d'Autun, condamnation confirmée ultérieurement par Rome.
Courrier international, n° 797 - 9 févr. 2006 par Pawel Siennicki, Amelia Lukasiak, Luiza Zalewska, Newsweek Polska
[Texte intégral]
On trouve dans la nouvelle équipe dirigeante de nombreux membres de
l’“Œuvre de Dieu”, l’institution catholique la plus influente
de notre époque. Enquête sur une minorité de plus en plus agissante.
Le Premier ministre Kazimierz Marcinkiewicz nous a déclaré ne pas
être membre de l’Opus Dei, ajoutant aussitôt qu’il trouvait
très positif qu’un individu travaille sur son développement
spirituel et que, de son point de vue, l’appartenance à l’Opus
Dei était une affaire privée. Mais est-ce vraiment une affaire
privée lorsqu’il s’agit d’un ministre ? Le numéraire* Alberto
Lozano Platonoff, au ministère des Finances, nous a déclaré, sans
entrer dans les détails : “Nous, les membres de l’Opus Dei, nous
voulons – comme jadis les jésuites ou les Juifs – changer la face du monde.”
Plus généralement, les membres de l’institution expliquent, en
citant leur fondateur, Josemariá Escrivá de Balaguer, qu’il
s’agit d’“introduire le Christ dans tous les domaines des
activés humaines”. Mais il s’agit là de généralités assez
floues. L’Opus Dei, qui compte de nombreux membres au sein du
gouvernement, ne projette-t-il pas d’exercer une influence sur la
vie politique du pays et sur la construction du nouvel
Etat ? Pour le
moment, il n’y a pas de preuves.
L’Opus Dei fonctionne en Pologne depuis 1989, mais, pour pouvoir
compter ses membres en public, il a fallu attendre la messe de
béatification du fondateur, qui a eu lieu le 6 octobre 2002, à Rome.
La délégation polonaise était assise discrètement sous la
colonnade de Saint-Pierre, loin des caméras de télévision. Ce qui
est habituel : l’Opus Dei reste toujours à l’écart des
projecteurs. D’autant que le mouvement ne cherche pas à devenir une
organisation de masse. On ne peut d’ailleurs pas s’y inscrire.
C’est l’institution qui choisit elle-même les personnes qui sont
invitées à ses réunions.
En Pologne, parmi ses 350 membres et son millier de sympathisants, on compte surtout des politiciens, des juristes, des chefs d’entreprise et des hommes d’affaires. Un groupe de personnes liées à l’Opus Dei a acheté des terrains à Józefów, près de Varsovie, afin d’y construire un ensemble de logements réservés aux membres. Le recrutement est constant, mais discret. L’Œuvre prend pour cela position dans le système éducatif. A l’université, ses membres ont mis en place un MBA. Et ils ouvrent des écoles et des maternelles.
Un juriste connu, dont
l’enfant fréquente une de ces écoles, a déjà été invité
plusieurs fois à participer à des réunions de réflexion. Il a
décliné avec élégance. L’école a aussi organisé une excursion.
Il n’a pu s’empêcher de penser qu’il ne s’agissait pas
exclusivement de renforcer les liens familiaux… “nous n’avons pas de secrets, tout est sur internet”
Ceux qui espèrent obtenir un passeport pour entrer dans certains
cercles de la politique ou du monde des affaires en participant à des
réunions du mouvement sont souvent déçus. “J’avais remarqué
que des limousines stationnaient parfois devant le siège de l’Opus
Dei à Varsovie. Et j’ai demandé à l’une de mes relations de
m’y introduire”, raconte un politicien de Droit et justice. “Je
pensais que cela allait être comme dans les clubs anglais, avec du
whisky et des cigares. J’ai été horrifié de découvrir que
j’étais tombé sur une séance de recueillement, avec une heure de
messe suivie d’un débat sur l’éducation des enfants. En plus, je
n’ai rencontré personne de connu ou d’intéressant. J’y suis
encore allé une fois, par politesse, puis je n’ai plus répondu aux SMS.” Si les réunions sont consacrées à la prière, pourquoi les
entourer d’un tel mystère ?
Pourquoi les membres que nous avons
contactés tiennent-ils à garder l’anonymat ou bien refusent-ils de
nous rencontrer ? Le surnuméraire* Jerzy Polaczek, ministre des
Infrastructures et de l’Equipement, a d’abord accepté de nous
parler, puis s’est récusé. “Je veux être jugé sur mes actes,
et non sur mon appartenance à l’Opus Dei”, nous avait-il dit lors
de notre premier appel. Pourquoi l’Opus Dei ne communique-t-il pas
les noms de ses membres ? “Les philatélistes et les chasseurs ne le font pas non plus”, argumente le père Piotr Prieto, vicaire
régional de la prélature. “Nous n’avons pas de secrets. Tout est dit, par exemple, sur notre site Internet [www.opusdei.org].” Sauf
que les portes des immeubles qui abritent l’Opus Dei sont
dépourvues de plaque indiquant sa présence. Et que les écoles et
les maternelles qu’il contrôle sont animées par une association
qui porte un autre nom.
L’Œuvre s’est adressée une nouvelle fois aux élites économiques du pays en novembre 2005, lors de l’inauguration en
grande pompe d’une filiale de l’école de commerce IESE de
Barcelone (où l’actuel vice-ministre des Finances, Cezary Mech, a
obtenu son doctorat). Cette école est elle-même une filiale de
l’université Navarre, que l’Opus Dei possède à Pampelune. La
cérémonie a réuni les membres de l’organisation qui siègent au
gouvernement, à commencer par Zbigniew Derdziuk, ministre à la
chancellerie du Premier ministre. Le chef du gouvernement a pour sa
part envoyé une lettre de félicitations, qui a été lue par le
ministre Polaczek. Dans les couloirs, on pouvait entendre dire que,
dans six mois, les diplômés de l’école trouveraient à coup sûr
des postes dans les ministères ou dans les conseils
d’administration des grandes entreprises d’Etat…
Alberto Lozano Platonoff est conseiller de la ministre des Finances,
Teresa Lubinska [qui vient de perdre son poste]. Ce Mexicain de 37
ans est venu s’installer en Pologne il y a dix ans, à la demande de
ses supérieurs. Après avoir obtenu un doctorat en gestion à
Cracovie, il a cherché à implanter l’Opus Dei à Szczeczin en
travaillant à l’université de la ville et en élaborant – sous
la direction de Teresa Lubinska – le plan de redressement des
chantiers navals. Le décor de son bureau au ministère des Finances
est ascétique : un crucifix sur le bureau et une image de la Vierge
sur le mur. Sur la table basse, des cigarettes. “Je préfère fumer
que crier. Je suis dur avec mes collaborateurs parce que je suis
responsable de leur carrière.” Il explique qu’il ne fait pas de
prosélytisme, mais qu’il ne cache pas non plus son appartenance à
l’institution. “Je ne tiendrais pas une journée sans prier.
Lorsque je commence à prier, je m’élève tel un aigle. Hier,
j’ai sorti mon chapelet à la réunion de la Commission européenne à Bruxelles. J’ai prié pour eux”, sourit-il.
Même s’il ne s’agit que d’une croisade spirituelle, les menées
de l’Opus Dei n’échappent pas aux soupçons – y compris dans
les milieux qui lui sont favorables. Les frères Kaczynski, par
exemple, s’en méfient. Tout en étant actuellement favorables à la
nomination d’autres membres du mouvement à des postes importants,
ils surveillent d’un œil ces croisés des Temps modernes… car ils
auront peut-être un jour à leur dire “Stop” !
* Les membres laïcs de l’Opus Dei se partagent en deux
catégories : les “numéraires”, qui se sont voués au célibat,
et les “surnuméraires”, qui sont mariés.


France : Sectes
Sénat - Question - Jacques Siffre - contentieux - recouvrement Témoins de Jéhovah
SENAT
Recouvrement des sommes dues par les Témoins de Jéhovah 12 ème législature
Question écrite n° 21611 de M. Jacques Siffre (Bouches-du-Rhône - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 09/02/2006 - page 337
M. Jacques Siffre attire l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le montant des versements d'ores et déjà intervenus dans le cadre du recouvrement des sommes dues par les Témoins de Jéhovah. En effet, dans son intervention du lundi 24 octobre lors de la discussion de l'amendement n° 244 au projet de loi de finances pour 2006 et relatif à la mise en recouvrement des droits, pénalités et intérêts de retard dus par l'association des Témoins de Jéhovah pour des dons non déclarés, le ministre délégué au budget a indiqué que « les garanties immobilières, consistant en des prises d'hypothèques sur des immeubles appartenant à l'association ont été prises par le comptable » et que « plusieurs versements sont d'ores et déjà intervenus ». Comme indiqué par M. le ministre délégué lui-même, les voies de recours en droit interne sont épuisées puisque la Cour de cassation a tranché le 5 octobre 2004. En conséquence, il lui demande de bien vouloir lui indiquer le montant des versements d'ores et déjà intervenus dans le cadre du recouvrement des 45 millions d'euros que les Témoins de Jéhovah sont condamnés à verser à l'Etat.


France : Kryeon (Enfants indigo)
Les enfants indigo doivent être isolés car ils sont appelés à gouverner le monde !
[Texte intégral]
Parce que la pollution peut être aussi dans l’esprit
De nombreuses personnes ayant approché ce mouvement commencent à témoigner de toutes parts dans les médias. En général ce sont des personnes qui ont été en état de dépression qui se font entraîner dans le mouvement. On demande aux mères de ces enfants dit « indigo » d’isoler leurs enfants du monde basique.
Certaines personnes se disent capables de reconnaître ces enfants « indigo » Ils se présentent comme des psychothérapeutes, des gens ordinaires plutôt bien insérés dans la société, bien sûr formés par le mouvement. Leurs adresses sont facilement accessibles sur internet. A l’image de cette fausse famille en caméra cachée sur une grande chaîne de TV qui se présente avec un enfant et reçoit grand nombre de flatteries, le tout pendant un rendez-vous sur une terrasse de café. On en arrive même à la théorie que c’est un enfant extra-terrestre. On peut récupérer d’autres informations bien plus sérieuse chez « infos sectes aquitaines ». En France plus exactement en Gironde une douzaines de psychothérapeutes s’intéresseraient à ces enfants dit surdoués. D’après certains avocats bordelais, on menace la famille, ces psychothérapeutes iraient jusqu’à dire à ces familles que si l’on ne suit pas leurs « traitements » l’enfant serait incompris, pire encore qu’ils pourraient se suicider !
Pourquoi, dès qu’un enfant réagit différemment et sort un peu de la norme, il faut tout de suite trouver une explication et le faire appartenir à une catégorie à part ?
C’est une façon d’étiqueter nos enfants.
Toutes ces thèses ont été confirmées dans un rapport parlementaire remis au Premier Ministre en 2003. Il détaille point par point les dérives du mouvement.
La santé des enfants et les risques psychologiques et physiques auxquels ils sont exposés. Dans une lettre publiée sur le net, le fondateur se défend d’être un gourou. D’après lui cette organisation apporterait l’amour et le bien-être par l’énergie. En France il s’est même associé à d’autres groupes qui développent ses techniques par des stages et des conférences, et bien sûr la plupart sont payants. Le coût d’un stage d’une semaine pour la modique somme de 1000€. Comme quoi l’amour ça paye.
On dit bien que la psychologie est l’art de dominer l’autre avant qu’il ne vous domine. Dans ce domaine cette sorte de communication tiendrait plus de la manipulation que de la communication. On arrive pas encore à estimer le nombre de famille touchées en Europe et il est encore difficile d’en évaluer les conséquences.
Pour l’instant c’est à Bordeaux, Grenoble et Marseille que l’on aurait recensé le plus de plaintes. Amusez vous à rechercher sur le net avec un moteur de recherche SECTE+KRYEON ou SECTE+ENFANTS INDIGOS ou SECTE+LEE CARROLL, on trouve plein de choses très intéressantes.
Félicien Michaut http://evolutionnaire.free.fr/web.htm
Courriel UNADFI, 17 février. 2006
[Texte intégral]
Dans le Lander de Berlin, les Témoins de Jéhovah figureront désormais comme religion sur les feuilles de déclaration d’impôt au côté des catholiques et protestants. Un impôt sera directement prélevé sur le revenu des adeptes pour être reversé à la secte. (dw-world.de, 11.02.2006)


Belgique : HUE
M°Dang se défend d'escroquerie
[Texte intégral]
La justice bruxelloise l'accuse d'exercice illégal de la médecine
BRUXELLES Le procès de Me Dang s'est terminé devant le tribunal correctionnel. L'homme, âgé de 63 ans, est considéré comme le maître universel du mouvement SHY (Spiritual Human Yoga). La codétenue, Thi Minh Hiep Vo, 53 ans, est la trésorière en Belgique.
La justice leur reproche des faits d'escroqueries, d'exercice illégal de la médecine, de faux et d'association de malfaiteurs. Lors de son réquisitoire, le procureur a requis 5 ans de prison ferme contre chaque prévenu. Le bâtonnier Xavier Magnée a réclamé l'acquittement de Dang.
L'avocat a précisé que, contrairement à ce qu'a soutenu le magistrat de l'accusation, Patrick Carolus, son client a été un agent des services secrets sud-vietnamiens jusqu'à la chute de Saigon, en avril 1975. Il a ensuite été détenu pendant deux ans dans les camps de rééducation communiste, avant d'obtenir l'exil aux États-Unis. Là, il est devenu chevalier de l'ordre de Malte en passant au service de la CIA.
Pour la défense de Vo, Me Véronique Laurent a également réclamé l'acquittement de sa cliente.
L'avocate a contesté chaque prévention, à commencer par celle d'escroqueries. Elle a rappelé que les deux premiers niveaux d'enseignement (sur 13 au total) coûtaient quelque 32 euros et que les niveaux 3 et 4 coûtaient quelque 200 euros. Me Laurent a souligné que le SHY ne faisait pas de publicité dans la presse pour vanter ses mérites, ne comptait pas de membres et ne réclamait aucune cotisation. Selon elle, le parquet s'est trompé de procès et donc de cible.
Le conseil de Vo a contesté toute attache du SHY avec un mouvement sectaire parce que, à ses yeux, il n'y a pas de rupture avec la famille ou avec la médecine occidentale puisque les fascicules d'enseignement précisent qu'il faut absolument appeler un médecin en cas d'urgence, respecter son diagnostic et ne pas interrompre de traitement. «Par ailleurs, pour qu'il y ait rupture avec le milieu familial, il faut un lieu de séquestration, un château, une grosse ferme en Provence, avec des agents de sécurité pour barrer la route aux parents récalcitrants», a insisté l'avocate.
Le tribunal prononcera son jugement le 19 avril.
Cyberpresse, 14 février. 2006
[Texte intégral]
Rome - L'Opus Dei assure ne pas avoir l'intention d'appeler à boycotter l'adaptation cinématographique du Da Vinci Code. Mais la très conservatrice organisation catholique espère tout de même que les références qui blesseraient les catholiques seront coupées au montage final.
L'Opus Dei a publié mardi un communiqué à Rome, officiellement pour répondre à des questions fréquemment posées sur le Da Vinci Code. L'organisation y explique que le studio Sony Pictures a encore le temps de procéder à des modifications qui seraient appréciées par les catholiques particulièrement en cette période dans laquelle chacun a observé les conséquences douloureuses de l'intolérance. En cette période de polémique sur les caricatures du prophète de Mahomet, l'organisation fait valoir que Sony rendrait ainsi service au dialogue entre les cultures en montrant que la liberté d'expression est compatible avec le respect des religions.
L'adaptation cinématographique du best-seller de Dan Brown, avec Tom Hanks et Audrey Tautou, est attendue le 19 mai prochain dans les salles obscures. Réalisé par l'Américain Ron Howard, le film fera l'ouverture du 59e Festival de Cannes le 17 mai 2006.
L'Opus Dei, dépeinte comme une secte assoiffée de pouvoir qui n'hésite pas à recourir au meurtre, n'y est pas présentée à son avantage. Le Da Vinci Code, thriller ésotérique mêlé d'histoire de l'art, est bâti sur l'idée d'un complot de l'Église catholique, appuyée par des tueurs à la solde de l'Opus Dei, pour dissimuler l'existence de supposés descendants de Jésus-Christ et Marie-Madeleine.
Avant la sortie du film, l'Opus Dei a entrepris ce qui ressemble à une entreprise de relations publiques pour améliorer son image. Elle a dit ne pas appeler à boycotter le film pour suivre une approche plus «constructive». Dans son communiqué, l'organisation rappelle que le Da Vinci Code présente une image déformée de l'Église catholique et que la diffusion du livre et du film offrent une chance de montrer la réalité authentique de l'Église. Mais l'Opus Dei juge qu'il serait toutefois plus correct d'éviter d'offenser tant que c'est encore possible.


France : Sectes
Assemblée Nationale - Question - Jean Michel - contentieux - recouvrement Témoins de Jéhovah
[Texte intégral]
12ème législature
Question N° : 85500 de M. Michel Jean ( Socialiste - Puy-de-Dôme ) QE
Ministère interrogé : économie
Ministère attributaire : économie
Question publiée au JO le : 14/02/2006 page : 1432
Rubrique : impôts et taxes
Tête d'analyse : contentieux
Analyse : Témoins de Jéhovah. recouvrement
Texte de la QUESTION : M. Jean Michel souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur le non-paiement de la dette fiscale par l'organisation dite des Témoins de Jéhovah. En effet, selon les propres paroles du ministre délégué au budget devant l'Assemblée nationale le 24 octobre dernier, les Témoins de Jéhovah n'ont toujours pas payé leur redressement fiscal. Le montant de cette dette s'élevait déjà en 2004 à plus de 45 millions d'euros, impôts et pénalités comprises, lors du rejet de leur pourvoi en cassation. Cette situation est totalement injustifiée et injustifiable car en aucun cas l'État ne doit être indulgent envers une organisation classée comme secte par le rapport parlementaire de 1995. Prosélytes et adeptes de la manipulation mentale, les témoins de Jéhovah détournent à leur profit la loi de 1905 en revendiquant le statut d'organisation cultuelle poux obtenir des avantages fiscaux (exonération de taxe foncière et d'habitation, déductions fiscales pour les donateurs...). L'hétérogénéité d'interprétation des juridictions administratives en la matière leur permet de jouer d'ambiguïté et de refuser ainsi le paiement de leur dette fiscale. Il faut toutefois rappeler que le Conseil d'État s'est toujours refusé à reconnaître à l'organisation des Témoins de Jéhovah le caractère d'association cultuelle. Elle ne répond pas en effet aux critères selon lesquels une association cultuelle doit avoir pour objet exclusif l'exercice public d'un culte et le respect de l'ordre public. Par ailleurs, les Témoins de Jéhovah projettent de construire à Deyvilliers, dans les Vosges, une salle de réunion de 1 500 personnes, et ce sans permis de construire. Les frais engendrés se chiffrent actuellement à plus de 600 000 euros, inquiétant fortement les contribuables de Deyvilliers. On peut se demander en quoi ces derniers devraient supporter financièrement les activités prosélytes d'une organisation sectaire, riche de plus de 152 millions d'euros. Il lui demande donc ce qu'il entend faire pour que les dettes de cette organisation soient entièrement payées, rassurer les contribuables de Deyvilliers et s'opposer plus fermement aux abus de telles organisations.
SOC 12 Auvergne N


France : Sectes
Assemblée Nationale - Question - Mme Sylvie Andrieux - contentieux - recouvrement Témoins de Jéhovah
12ème législature
Question N° : 85691 de Mme Andrieux Sylvie ( Socialiste - Bouches-du-Rhône ) QE
Ministère interrogé : économie
Ministère attributaire : économie
Question publiée au JO le : 14/02/2006 page : 1436
Rubrique : impôts et taxes
Tête d'analyse : contentieux
Analyse : Témoins de Jéhovah. recouvrement
Texte de la QUESTION : Mme Sylvie Andrieux souhaite attirer l'attention de M. le ministre de l'économie, des finances et de l'industrie sur la question du redressement fiscal de l'organisation des Témoins de Jéhovah. Par son arrêt n° 1468 du 5 octobre 2004, la Cour de cassation a rejeté un pourvoi des Témoins de Jéhovah contre leur redressement fiscal qui s'élevait à plus de 45 millions d'euros, impôts et pénalités compris. Dans le même temps, les témoins de Jéhovah projettent de construire à Deyvilliers (Vosges) une salle de réunion de 1 500 places. Dans ce but, mais sans avoir de permis de construire, leur association régionale a acheté deux parcelles d'une surface totale de 64 310 mètres carrés, pour un montant approximatif de 600 000 euros. Cette opération paraît peu compatible avec les dires de M. le ministre du budget qui déclarait le 24 octobre dernier devant l'Assemblée nationale que la dette fiscale de cette organisation n'était pas encore payée. Cette situation choque profondément les contribuables de Deyvilliers et de ses environs. En premier lieu, il s'agit pour ces populations d'un traitement de faveur injustifié et injustifiable en cette période de recherche d'équilibre budgétaire. En second lieu, l'absence d'exécution intégrale de ce redressement fiscal est évidemment un encouragement aux dérives sectaires alors que dans sa circulaire du 27 mai dernier le Premier ministre réorganisait l'action de prévention menée dans ce domaine par les organisations, afin de fui donner plus d'efficacité. Dans ces conditions, elle souhaite avoir la confirmation de l'engagement de l'État quant au paiement effectif par l'organisation de ses dettes fiscales. Par ailleurs, elle lui rappelle que le rapport parlementaire de 1999 sur l'