Actualités sur les sectes en septembre 2001

MoonPourquoi le Vatican tient tant à Mgr Milingo ?
ScientologieUne argumentation fallacieuse
Communauté Vuma Deux ans de prison contre le responsable d'une secte
Tvind - Humana - UFFLe fondateur d'Humana recherché... et localisé sur une île de millionnaires en Floride
Tvind - Humana - UFF (*)B A BA pour un gourou
ScientologieLa Maire s'en prend à une goupe "religieux"
SectesLes évêques contre les dérives sectaires
SectesUn train missionnaire orthodoxe revient d'un voyage en Sibérie
Témoins de Jéhovah (*)Les témoins de Jéhovah et le service militaire
ScientologieLa juge Moracchini de nouveau montrée du doigt
Le MandaromLa statue du Mandarom en voie de démolition
ScientologieLa juge Moracchini dénonce une démarche "en dehors du champ judiciaire"
Le Mandarom"Les adeptes du Mandarom intellectuellement dangereux"
Le Mandarom "C'est comme en Afghanistan", estime le Mandarom
Le MandaromLe Mandarom revendique 400 "aumistes" dans le monde
Le MandaromRobert Ferrato, l'écolo contre les "aumistes"
Le MandaromLa secte du Mandarom en quelques dates
FalungongLa secte du Falun Gong va tenter de saisir la justice américaine contre Pékin
Le MandaromCosmo-proximité
Le MandaromFeu le Messie cosmoplanétaire
AnthroposophieRelaxe en appel du président de la commission d'enquête sur les sectes

Le Mandarom

La statue géante du Mandarom a été démolie
Le MandaromBoum !
FalungongParis souhaite que les trois Chinois puissent vivre normalement en France
SectesLes Alpes-de-Haute-Provence terre de prédilection des sectes
Raël (*)Communiqué du gourou au sujet des "talibans de la science"
AnthroposophieLa Fédération des écoles Steiner satisfaite des attendus de la Cour d'appel
AnthroposophieSatisfaction des associations médicales anthroposophiques
SectesEtape parisienne pour des religieux hindouistes en tournée mondiale
OMCT Un gourou devant les assises pour viol et agressions sexuelles
FalungongArrivée à Lyon des trois adeptes chinois du Falungong interpellés en Chine
SectesDécouverte d'une secte bouddhiste "illégale" dans le nord du Vietnam
SectesAlain Vivien de retour à la Réunion
SectesEncore plus de vigilance face aux sectes
FalungongLes adeptes grenoblois du Falungong affirment avoir été dénoncés
Sectes et religionSectes au Congo (ex-Zaïre)
ScientologieLa Scientologie se fait de la pub
SectesLe FLIP s'exile en Afghanistan
Groupes diversL'Armée du Salut est interdite à Moscou
KrishnaDu thé, du riz et quelques légumes
FalungongDes adeptes du Falun Gong ont entamé une grève de la faim en Suisse
OMCTLe gourou "venu d'ailleurs" condamné à 17 ans de réclusion
RaëlUn quadragénaire mis en examen pour le viol d'une fillette
RaëlDes raëliens français ne sont plus d'accord !
Lobbies des sectes (*)Les accointances du Docteur Erik Dietrich
Raël (*)Ordre des anges de Rael : mais où sont passés les femmes et les homosexuels élohims ?
Raël (*)Réflexions sur la géniocratie
OMCTLe gourou vosgien envisage de faire appel
RaëlCauchemar scientifique
ScientologieLes affiches parrainées par les scientologues dénoncées
ScientologieDeux mois ferme pour une bombe placée à l'église de scientologie d'Angers
Rose-Croix d'OrLes Rose-Croix en force dans la vallée
RaëlRaël pète les clones
Témoins de JéhovahJugement à Rouen
Témoins de JéhovahLes témoins de Jéhovah dans leur bon droit
Sectes6000 Réunionnais dans les sectes
SectesRéponse à la recommandation 1412 (1999) de l'Assemblée parlementaire
SectesLe Webmestre arrêté défendait aussi les sectes
FalungongDes adeptes de Falungong morts en détention
Raël (*)L'épreuve de la "fausse révélation"
ScientologieLa juge Moracchini ne peut se constituer partie civile
Témoins de JéhovahL'"élan de solidarité" des TJ
Témoins de JéhovahLes témoins de Jéhovah dans leur bon droit (suite.......)
ScientologieCommuniqué de l'ADFI Nord, Pas-de-Calais, Picardie
Témoins de Jéhovah - ScientologieCommuniqué de presse de l'ADFI Midi-Pyrenées
SectesBush nomme un ambassadeur itinérant pour la liberté religieuse
Témoins de Jéhovah (*)Extraits de l'Annuaire des TJ

(*) Articles ou documents qui, compte tenu de leur taille, ne sont pas ci-dessous, mais sur une page particulière ou sur le Web. 




   Cité duVatican : Moon

Pourquoi le Vatican tient tant à Mgr Milingo ?

RFI ,1er septembre 2001 par Laurent Morino

[Texte intégral]

Le mariage puis la séparation entre l'archevèque zambien, Mgr Milingo, et une médecin adepte de la secte Moon a constitué le feuilleton de l'été en Italie. Un vaudeville sur fond de rivalité très sérieuse entre l'église catholique et les sectes.

Négociations secrètes, filatures, messages télévisés, conférences de presse. L'affaire Milingo, digne d'un film à suspense, aura durant tout l'été fourni aux chroniqueurs italiens matière à un feuilleton peu ordinaire. Un Archevêque africain, connu pour ses dons d'exorciste, qui se marie sous la bénédiction du révérend Moon puis décide, après une audience chez le Pape, de revenir au bercail : le scénario ne manquait pas, il est vrai, de piquant.

Les quotidiens italiens ont ainsi pu suivre, au jour le jour, les tribulations de ce couple insolite. D'un côté Mgr Emmanuel Milingo, 71 ans, ancien archevêque de Lusaka, suivi depuis des années par des milliers de fidèles troublés par ses dons d'exorciste. De l'autre Maria Sung, une coréenne de 43 ans, médecin, choisie par le révérend Moon pour devenir l'épouse de l'archevêque. Le 27 mai dernier, les noces étaient célébrées en grande pompe à New York ; ce n'était que le début de la saga.

Menacé d'excommunication, Milingo réapparaissait le 6 août près de Rome, à CastelGandolfo, la résidence d'été du Pape. Jean Paul II le recevait le lendemain matin. Deux heures d'audience, alors que le prélat africain avait demandé en vain, pendant des années, à être reçu. C'est dire si les hauts responsables du Vatican prenait cette affaire au sérieux, mobilisant les ambassadeurs des pays concernés.

Le Vatican se sent menacé par les sectes en Amérique latine et en Afrique
Mais le repentir et le retour de Milingo allaient aussitôt déclencher une vive offensive médiatique des "moonies". Maria Sung, venue à Rome implorer le Pape de lui laisser voir son archevêque, commençait alors une grève de la faim. Chaque matin, elle se rendait, à l'aube, sur la Place St Pierre pour prier. Les lieutenants de Monn, omniprésents autour de la coréenne, multipliaient les conférences de presse.

Mercredi 29 août, après de frénétiques et discrètes négociations, les deux époux ont pu finalement se rencontrer dans un hôtel proche du Vatican. Une rencontre d'adieu, Mgr Milingo signifiant à Maria Sung, devant une dizaine de témoins des deux parties, sa décision de revenir à ses premières amours : l'Eglise.

Au Vatican, l'embarras succède à l'agacement depuis le début de cette affaire. D'autant que la stratégie médiatique de la secte Moon a eu pour effet de faire apparaître la haute hiérarchie de l'Eglise comme retenant Mgr Milingo dans une retraite secrète, n'étant pas libre de ses mouvements. Ni plus ni moins que Maria Sung, l'épouse éplorée dont la presse italienne a révélé par ailleurs qu'elle aurait déjà été mariée en Italie, à Naples où elle a vécu durant deux ans.

Tout laisse penser, derrière cette burlesque telenovela, à un véritable bras de fer entre Moon et le Vatican. On sait combien l'Eglise catholique, très présente en Amérique Latine, est confrontée à une multiplication des sectes qui menacent son audience. Mgr Milingo a pu, à cet égard, apparaître comme un pion décisif pour un combat similaire en terre africaine. En raison de l'audience du prélat zambien pour ses dons et son attachement à certaines pratiques traditionnelles. En raison aussi de la sensibilité particulière du clergé africain sur la question du célibat. Moon a-t-il envisagé de faire de Milingo le symbole d'un schisme africain? L'analyse circule avec insistance.




   Danemark : Scientologie

Une argumentation fallacieuse

Berlingske Tidende ,1er septembre 2001 transmis par Roger Gonnet

[Texte intégral]

 

Copenhague - L'action intentée devant le tribunal municipal par trois anciens membres scientologues contre l'église de scientologie peut avoir de grands effets.

Ces trois dames veulent que l'argent versé pour des cours pris en scientologie leur soit rendu. Cela représente en tout plus d'un demi-million de couronnes (environ 500000 F, ndt). Mais la scientologie risque davantage: si elle perd, il risque d'y avoir d'autres sommes plus importantes qui lui seront réclamées par d'autres.

D'après les avocats des plaignantes, elles sont justifiées à réclamer l'argent versé, du fait des mesures extrêmes de persuasion qu'elles ont subies, mesures ayant obéré leur volonté propre. "Constater comment ils se conduisent est bouleversant. Si vous refusez de continuer leurs cours, ils vous mettent la pression jusqu'à ce que vous abandonniez et que vous preniez le cours suivant.

L'église de scienologie est une entreprise commerciale, dont le but principal consiste à exploiter financièrement les gens. Carlo Siebert, faisant référence à un procès norvégien gagné par le plaignant, indique: "On les a vraiment pressurées." Les trois dames ont déjà reçu de l'argent de la scientologie. Quand elles ont quitté l'organisation, elles ont demandé l'argent du dernier cours qu'elles avaient pris, et l'ont obtenu. D'après les règles internes scientologiques, toute personne peut obtenir son remboursement, pourvu de le demander dans les trois mois.

L'église de scientologie estime pour sa part que ce procès n'est que l'expression de leur rapacité. "Leur seul but, c'est de faire de l'argent, et dans leur rapacité, elles sont allées au point de se faire décrire comme incapables de manier leurs propres affaires. Cette seule circonstance d'avoir été jusqu'à lancer ce procès démontre qu'elles ssont finalement capables de prendre leurs décisions, " explique la chef porte-parole de l'église, Annette Refstrup. [autrement dit: si une personne se fait avoir par un escroc, et qu'ensuite elle porte plainte contre l'escroc, cela prouverait qu'elle était capable de ne pas se faire avoir par l'escroc, et que donc, si elle porte plainte, c'est quasiment de l'escroquerie de sa part]

Lorsque les trois plaignantes ont été remboursées de leur dernier cours, elles ont aussi signé une déclaration disant qu'elles n'avaient plus le droit de demander d'autre remboursement. Pour pouvoir gagner leur procès, il leur faut démontrer que cette déclaration est invalide. Les manoeuvres d'introduction du litige toournent largement autour de cette question. Carlo Siebert ne pense pas qu'elles puissent être jugées indépendemment du reste, mais croit qu'il faudra les estimer à la lumière de l'ensemble, tandis que l'avocat de l'église, Carsten Brink, estime que ces déclarations sont essentielles. "C'est vraiment bizarre. Elles signent d'abord en disant qu'elles n'ont plus à se plaindre de rien, puis elles reviennent à la charge et redemandent de l'argent. Sur le plan légal, c'est très simple, et l'issue du tribunal ne fait aucun doute", dit-il.

Les cours délivrés par l'église de scientologie ont trait au développement spirituel et intellectuel. Si on les continue, on devient finalement "clair" mais les cursus est excessivement long, pense Carlo Siebert. "On donne sans cesse l'impression aux gens que tout ira bien quand ils prendront le cours suivant, ce qui est illusoire, et ces cours sont de plus en plus chers. Il est presque impossible d'en sortir car l'église construit une dépendance qu'elle exploite ensuite", dit-il.

Siebert utilisera les services d'un psychanalyste expérimenté en matière de dépendance des membres vis à vis de cette secte durant le procès. "'J'ai l'intention de lui faire expliquer les méthodes utilisées par la scientologie envers les gens". Du fait des discussions complexes entre les parties, il ne pense pas que le procès aura lieu avant janvier 2002.

 

  Allemagne : Communauté Vuma

BULLES n° 71, 3ème trimestre 2001.

Le tribunal correctionnel de Lure a condamné par défaut, le 22 juin, à deux ans de prison Dudan Damjano-vic, 61 ans, naturophathe de nationalité croate et gourou de la secte Vuma, propriétaire de 1995 à 1998 du châ-teau de Fallon en Haute-Saône. Un mandat d'arrêt a été délivré contre lui. Deux autres dirigeants ont également été condamnés par défaut à 18 mois de prison.

L'organisation organisait des stages de méditation [Vuma est, à l'origine, une dissidence de La Méditation Transcendantale] destinés à des disciples allemands. Les dirigeants ont été condamnés pour avoir construit sans permis "une usine d'oreillers" dans une bâtisse répertoriée "monument historique". De plus, la secte avait commencé à" dépecer" le château en mettant en vente cheminées, boiseries et parquets dits "de Versailles". Les dirigeants de Vuma auraient fondé en Basse Bavière, ainsi qu'en Croatie, une nouvelle communauté, Save the Future. (D'après Le Monde, 25.06.2001)




   Danemark : Tvind - Humana - UFF

Le fondateur d'Humana recherché...
et localisé sur une île de millionnaires en Floride

BULLES n° 71, 3ème trimestre 2001.

Le danois Mogens Amdi Petersen, fondateur de l'empire financier Tvind et des magasins Humana en Europe est en fuite. Un mandat d'arrêt a été délivré contre lui et quatre de ses collaborateurs, "pour fraude et abus de confiance". Depuis plusieurs années, des plaintes ont été adressées à la justice danoise par des jeunes "qui avaient été embrigadés via le réseau d'écoles Tvind". Croyant coopérer à des projets de développement, ils s'étaient retrouvés exploités. C'est sur le terrain financier que la police danoise a frappé, en perquisitionnant huit écoles et bureaux de Tvind. L'opération était dirigée contre 200 à 300 professeurs qui auraient versé l'équivalent de 400 millions de francs belges au "Trust for the support of humanitarian purposes". Ces "salariés" de Tvind demandaient ensuite une déduction de leurs impôts "pour don à une organisation charitable". Mais, en fait, le fonds alimentait les entreprises et magasins gérés par Tvind.

En Belgique, l'argent récolté par la vente de vêtements subventionne également des sociétés privées appartenant à Tvind. Dans ce pays, le Parquet enquête sur Humana pour blanchiment d'argent sans que cela aboutisse à une instruction judiciaire. (D'après Le Soir, 09.06.2001)


30 octobre 2001 : le journal danois Jyllands Posten donne des nouvelles de Amdi Petersen. Il va bien, il mène une vie de star sur l'île de Fisher Island, près de Miami (Etats-Unis). Son appartement est évalué à 50 millions de francs. Ses ressources financières continuent d'affluer des écoles TVIND-Humana, dont les responsables ne se posent pas de questions sur son train de vie : "c'est sa vie privée", ou "ce ne sont que des rumeurs"... Ces écoles reçoivent toujours des cas sociaux, dont les séjours sont facturés aux communes. (source : Les nouvelles sur le monde des sectes, par Cyril Malka)



   Angleterre : Scientologie

La Maire s'en prend à une goupe "religieux"

BBC ,1er septembre 2001

[Texte intégral]

Le Maire a interdit à l'église de scientologie de faire un rallye dans Trafalgar Square, rallye destiné à aider son programme anti-drogues "bidon", programme dont nombre de professionnels des drogues s'étaient émus.

Les scientologues voulaient supporter leur campagne au moyen de témoignages de gens disant avoir été guéris de leur toxicomanie grâce aux méthodes inventées par M. Hubbard, fondateur de la scientologie. On dit qu'il y aurait 100 000 scientologues en Grande-Bretagne et huit millions dans le monde, dont les stars John Travolta et Tom Cruise. M. Livingstone a précisé avoir refusé la permission de se servir de Trafalgar Square pour la campagne anti-drogues, car leur procédé n'a pas reçu d'aval médical et, me dit-on, pourrait s'avérer dangereux.

Le square servira à nombre de manifestations politiques ou rallyes avec lesquels je suis en désaccord, mais rien dans les activités de ce groupe ne me permet de penser que ce rallye n'ait d'autre but que promouvoir cyniquement le crédo de la scientologie. "Je conseillerais aux londoniens de ne pas se laisser avoir par leurs campagnes publicitaires coûteuses." Mais un porte-parole de "l'église" de scientologie a répondu en disant "S'il parlait avec certains de ceux qui ont fait le programme, et voyait comme ils ont changé, il penserait différemment."



  France : Sectes

Les évêques contre les dérives

Bulles , n°71 3ème trimestre 2001

[Texte intégral]

Le Conseil permanent des évêques de France vient d'annoncer la création d'un Service accueil-médiation pour la vie religieuse et communautaire.

Cette instance, composée de onze membres comprend des prêtres, des laïcs et enfin des représentants des congrégations religieuses.

L'association Vie religieuse et famille (Avref) se réjouit de cette initiative mais regrette de ne pas être représentée au sein du Service. Au-delà du travail d'écoute et de médiation, le service pourrait décider de sanctions à l'égard de certains groupes. Dans ce cas, le service saisira les autorités compétentes, la plupart du temps l'évêque du lieu, "seul maître dans son diocèse". C'est ainsi que le 15 mars, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, a décidé de suspendre l'activité de la communauté Nazareth à Villecroze.



   Russie : Sectes

Un train missionnaire orthodoxe revient d'un voyage en Sibérie

AFP , 2 septembre 2001 par Victoria Loguinova

[Texte intégral]

MOSCOU - Chants religieux, baptêmes dans le lac Baïkal, pièces de théâtre patriotiques et discussions avec des adeptes de sectes religieuses, tel était le programme du train de missionnaires orthodoxes qui reviennent d'un voyage à travers la Sibérie et l'Extrême Orient russe. Ce train de missionnaires est arrivé samedi à Moscou, après avoir parcouru pendant près d'un mois plus de 15.000 km pour contribuer à la renaissance dans les régions isolées de la foi orthodoxe, qui subit la concurrence de sectes religieuses. "La Sibérie est la région qui a le plus souffert de l'athéisme forcé" à l'époque soviétique, a affirmé le prêtre Sergui Popov, qui dirigeait l'expédition, interrogé par l'AFP sur le quai de la gare de Iaroslavl, dans le centre de Moscou.

"Dans les régions éloignées, il y a très peu d'églises et certains habitants n'ont jamais entendu de chants religieux ou eu accès à la littérature religieuse", a souligné le prêtre. Après la chute de l'URSS en 1991, lorsque la nouvelle législation a proclamé la liberté de conscience, "les Russes ont voulu retrouver la foi en Dieu, mais ont été pris au piège des sectes", a-t-il regretté. "Notre objectif lors de ce voyage était de montrer aux gens la beauté de la religion orthodoxe", a expliqué le père Sergui, ajoutant que les missionnaires ont eu "de très vives discussions avec les pentecôtistes et les adeptes de la secte russe de Vissarion". Ce dernier, ancien policier, se prend pour une réincarnation du Christ.

Le train missionnaire, composé de quatre wagons dont l'un avait été transformé en une somptueuse chapelle, est parti de Moscou le 7 août, accroché à un train de passagers. "Ce wagon que nous avons transformé en chapelle en octobre dernier est un don du ministère des Chemins de fer, qui nous a beaucoup aidé dans le projet", explique le père Sergui. Une trentaine de missionnaires au total, dont des prêtres orthodoxes, des séminaristes, des choristes et des acteurs ont participé à ce voyage béni par le patriarche orthodoxe russe Alexis II. Ils ont visité des hôpitaux, des écoles, des orphelinats, des maisons de retraite et des prisons. Plus de mille Russes ont été baptisés dans la foi orthodoxe au cours de ce voyage. "Plus de 100 personnes ont été baptisées dans les eaux du lac Baïkal. C'était très spectaculaire", a raconté l'actrice russe Natalia Piarn, qui a participé au voyage avec la troupe de trois acteurs de son théâtre "Dialogue". "Nous avons présenté deux spectacles, l'un consacré à la Deuxième guerre mondiale et l'autre à la vie et l'oeuvre d'Alexandre Pouchkine. Ce voyage était une union harmonieuse de culture et de spiritualité", s'est réjouit Mme Piarn. "A l'époque soviétique, le prosélytisme religieux était interdit par la loi. Avant la révolution de 1917, il existait déjà des trains missionnaires et nous voulons aujourd'hui faire renaître cette tradition", a conclu le père Sergui.

C'est le troisième voyage du train missionnaire depuis octobre dernier, mais les deux précédent, effectués dans la région d'Arkhangelsk et en Carélie, dans le nord-ouest de la Russie, n'ont duré chacun qu'une dizaine de jours. Depuis l'arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine en mars 2000, la foi orthodoxe joue un rôle croissant dans la société russe et fait presque figure de religion d'Etat.



   France : Scientologie

La juge Moracchini de nouveau montrée du doigt

Europe infos, 4 septembre 2001

[Texte intégral]

La juge Marie-Paule Moracchini, chargée du dossier de la Scientologie de 1988 à 2000, est accusée aujourd'hui par la partie civile de "faux et deni de justice".

Elle dénonce une démarche "en dehors du champ judiciaire". La polémique continue d'entourer le procès de l'église de Scientologie

Elle aurait menti et produit de faux documents à propos d'un dossier sur l'église de Scientologie dont elle avait la charge. C'est en tout cas ce que lui reprochent les victimes de la secte. La juge Marie-Paule Moracchini a défendu les intérêts des anciens adeptes de la Scientologie de 1988 à 2000 mais ses clients lui reprochent aujourd'hui d'avoir voulu favoriser un arrangement financier au lieu de poursuivre l'instruction jusqu'au bout et de ne pas mettre tout son coeur à l'ouvrage.

Fait plus marquant de cette longue instruction, en 1998, deux pièces maîtresses du dossier de la Scientologie avaient mystérieusement disparues du Palais de Justice de Paris. L'enquête menée par l'Inspection générale des Services judiciaires a conclu à une "disparution frauduleuse".

A la suite de cette affaire, la juge Moracchini a fait l'objet d'une procédure disciplinaire et doit comparaître dans quelques semaines devant le Conseil Supérieur de la Magistrature.

Aujourd'hui, Me Olivier Morice, représentant plusieurs parties civiles dans le dossier de la Scientologie, porte plainte contre l'intéressée pour "faux en écriture publique, usage de faux et déni de justice".

L'avocat affirme que la juge a produit devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel un faux document faisant état de l'existence de 2 dossiers sur la Scientologie qui n'ont jamais été rendus publics ni joints à l'ensemble des pièces. L'intéressée accuse en retour Me Morice de rechercher "l'écho médiatique" et de ne pas "exercer les voies de recours qui existent". Elle a également menacé de porter plainte contre Me Morice "pour dénonciation calomnieuse".

 



   France : Le Mandarom

La statue du Mandarom en voie de démolition

TFI, 4 septembre 2001

[Texte intégral]

Les forces de l'ordre, accompagnées d'un huissier, ont investi à l'aube la cité du Mandarom, près de Castellane, pour y établir un périmètre de sécurité préalable à la démolition d'une statue de 33 mètres de haut déclarée illégale par la justice.

Cette statue représente le défunt gourou de la secte Aum. Après des années de démêlés avec la justice, la secte Aum va perdre son symbole. Les forces de l'ordre ont pénétré à l'aube dans la "cité sainte" du Mandarom, près de Castellane, à la demande de la préfecture des Alpes-de-Haute-Provence. Objectif de l'opération : l'établissement d'un périmètre de sécurité préalable à la démolition d'une statue haute de 33 mètres de haut représentant le défunt gourou de la secte, et déclarée illégale par la justice en juin 2000 par la Cour de cassation.

Leur action a toutefois été entravée par un adepte qui a grimpé à la statue pour s'y enchaîner. Un huissier s'était d'abord présenté à six heures aux portes de la cité pour signifier aux occupants qu'allait être appliquée la décision de justice autorisant le préfet à procéder à la destruction de la statue du messie cosmoplanétaire Gilbert Bourdin.

Le membre de la secte qui l'a reçu ayant refusé d'ouvrir, les forces de l'ordre ont été sollicitées. Celles-ci ont alors coupé la chaîne du portail de la cité et pénétré dans le "siège mondial de l'aumisme". Le juge des référés de Digne-les-Bains avait donné à la préfecture jusqu'au 15 septembre pour faire procéder à la démolition de la statue.

Les "aumistes" se battent depuis 1993 pour conserver leur statue de 33 mètres de haut, la plus monumentale d'une série consacrée aux différents "visages de Dieu".



   France : Scientologie

La juge Moracchini dénonce une démarche "en dehors du champ judiciaire"

AFP, 4 septembre 2001

[Texte intégral]

PARIS - La juge d'instruction parisienne Marie-Paule Moracchini, visée par une plainte déposée par un avocat de parties civiles dans un dossier sur l'église de Scientologie dont elle a eu la charge, a estimé mardi que cette démarche se situait "en dehors du champ judiciaire". "Je trouve choquant et scandaleux qu'un avocat donne un tel écho médiatique à sa plainte contre un magistrat. On est complètement en dehors du champ judiciaire", a déclaré Mme Moracchini dans un entretien à l'AFP. "J'observe simplement que Me Morice (à l'origine de la plainte, NDLR) n'exerce pas les voies de recours qui existent - en l'occurrence un éventuel pourvoi en cassation - mais préfère donner un écho médiatique à sa démarche", a-t-elle ajouté. "Sur le fond, je refuse de débattre sur la place publique et entends rester strictement sur le terrain judiciaire", a-t-elle expliqué, soulignant qu'elle était "tenue à un devoir de réserve en tant que juge d'instruction".

Me Morice, qui représente plusieurs parties civiles dans le dossier de la Scientologie, a déposé lundi à Paris une plainte avec constitution de partie civile pour "faux en écriture publique, usage de faux et déni de justice" visant Mme Moracchini.

L'avocat, qui avait réclamé et obtenu il y a un près d'un an le dessaisissement de la magistrate, estime que cette dernière a produit devant la chambre de l'instruction de la Cour d'appel un faux document et que d'autre part elle "n'a jamais fait diligence pour procéder au règlement des dossiers". "S'il est exact que Me Morice a déposé une plainte contre moi, je déposerai une plainte en dénonciation calomnieuse", a indiqué Mme Moracchini. Interrogée sur la procédure disciplinaire dont elle fait l'objet devant le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), la juge d'instruction a indiqué qu'elle attendait le 14 novembre - date à laquelle son affaire sera examinée - "avec impatience". "J'ai demandé une audience publique et, à ce moment-là, j'expliquerai tout ce qui est en cause depuis un an dans cette affaire", a-t-elle expliqué. "Il s'agit d'une entreprise majeure de déstabilisation et si ce n'est pas une atteinte à l'indépendance des magistrats, je ne sais comment il faut l'appeler", a-t-elle conclu.



   France : Le Mandarom

"Les adeptes du Mandarom intellectuellement dangereux"

AFP, 6 septembre 2001 par Michel Henry

[Texte intégral]

Le procureur de Digne-les-Bains Jean-Martin Jaeglé a estimé mercredi à Castellane que les adeptes du Mandarom "sont des gens en apparence physiquement calmes mais intellectuellement dangereux", qui ont subi selon lui "un lavage de cerveau".

Gilbert Bourdin, le gourou de la secte décédé en 1998 à 74 ans, "a été mis en examen pour viol, mais il est mort avant de comparaître devant les assises", a rappelé le magistrat venu à Castellane où les forces de l'ordre sont entrées dans la "cité sainte" à la première heure pour préparer la démolition de la colossale statue du gourou.

"Notre région, par sa nature, la beauté de ses paysages et son isolement, se prête à l'installation de sectes qui peuvent oeuvrer en toute quiétude hors des yeux du public", a souligné le procureur en rappelant que le parquet avait mis en place, avec la préfecture, "un groupe d'observation des phénomènes sectaires" locaux. "Nous avons ainsi pu empêcher l'installation de la secte Sahaja Yoga (d'obédience hindouiste) à Jausiers, grâce aussi à la détermination de la population de la vallée de l'Ubaye", s'est-il félicité. "Les lois existantes suffisent largement pour combattre le phénomène sectaire et notamment pour protéger les enfants qui se retrouvent souvent pieds et poings liés à cause de leur parents", a-t-il conclu.



   France : Le Mandarom

"C'est comme en Afghanistan", estime le Mandarom

AFP, 5 septembre 2001

[Texte intégral]

CASTELLANE (Alpes-de-Haute-Provence) - La secte du Mandarom a comparé mercredi la démolition programmée de sa monumentale statue du "messie cosmoplanétaire" à la destruction en mars des statues de Bouddha pré-islamiques par les taliban en Afghanistan. "C'est comme en Afghanistan", a estimé Christine Amory, présidente de l'association du Vajra Triomphant et porte-parole de la secte.

"Le pouvoir politique décide de manager le religieux. En Afghanistan, un régime religieux s'est attaqué à une minorité religieuse. En France, un régime républicain sectaire s'attaque à une minorité religieuse qui dérange", a affirmé Mme Amory, jointe par téléphone. "Il n'y a pas de liberté de religion en France", a poursuivi Mme Amory, qui en appelle à la communauté internationale. "Qu'est-ce que les milliards de gens sur la planète vont penser de la France, d'un gouvernement qui vient détruire un édifice religieux dans un monastère", a-t-elle demandé. "On tient bon", a poursuivi la porte-parole de la secte, ajoutant qu'"on peut bien détruire la statue, il reste 22 livres et les disciples".

Des dizaines de gendarmes mobiles sont entrés mercredi à la première heure dans la "cité sainte" du Mandarom, près de Castellane, pour y préparer la démolition à l'explosif, sous 48 heures au plus tard, de la colossale statue à l'effigie du gourou de la secte, érigée illégalement, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le Mandarom ou "ordre des chevaliers du lotus d'or" est répertorié dans le rapport parlementaire sur les sectes de décembre 1995.



   France : Le Mandarom

Le Mandarom revendique 400 "aumistes" dans le monde

AFP, 5 septembre 2001 par Laurence Boutreux

[Texte intégral]

CASTELLANE (Alpes-de-Haute-Provence) - La secte du Mandarom, qui revendique 400 adeptes dans le monde et une vingtaine à Castellane, cultive la "religion de l'unité des visages de Dieu", synthétisant hindouisme, bouddhisme et catholicisme et fondée sur "la répétition du son aum, le son du bonheur". C'est à la fin des années 60 qu'un ancien fonctionnaire du ministère des Finances, Gilbert Bourdin, élabore la doctrine de "l'aumisme", qui professe que la première parole de Dieu fut "aum". Pour "unir les religions d'Orient et d'Occident", il concocte un cocktail de religions, relevé du souci de "repousser les forces du mal extra-terrestres".

Aujourd'hui, 25 initiés, selon la secte, vivent encore au milieu des temples et statues bariolées de la "cité sainte du Mandarom Shambhasalem" ("montagne sacrée" en sanskrit) qu'il fonda en 1969 à Castellane où les adeptes "méditent les enseignements de sa sainteté le seigneur Hamsah Manarah ("Dieu parmi les hommes") qui quitta son véhicule de chair en 1998". Autrement dit Gilbert Bourdin, mort à l'hôpital à 74 ans.

En décembre 1995, le rapport parlementaire sur les sectes évaluait le nombre des initiés à plus de 2.000 en France. "Nous sommes de moins en moins nombreux, après tant de persécutions", explique leur porte-parole, Christine Amory, en manipulant le "vajra, symbole d'illumination" qu'elle porte autour du cou.

Gilbert Bourdin, le "messie cosmoplanétaire" qui avait "terrassé l'anti-Dieu", n'aura pas pu repousser les offensives judiciaires. Le conseil d'Etat a annulé en 1995 le permis de construire de l'immense temple-pyramide que la secte voulait bâtir sur la colline. Le 10 juillet 2001, la chambre civile du tribunal de Digne-les-Bains a donné raison au fisc, qui réclamait 4 millions de F (610.000 EUR) d'impôts à la secte. Et le gourou n'aura échappé qu'en mourant à un procès pour "viols, tentatives de viols et agressions sexuelles", intenté par d'anciennes adeptes. "Ce qui dérange le plus en France, c'est l'idée que Dieu s'incarne", dit Christine Amory, docteur en physique vêtue de pourpre, "pourtant, moi-même, quand j'aurai beaucoup travaillé, dans des milliards d'années, je pourrai aussi incarner le messie". Le visiteur de Castellane est invité à lire le "Périple d'un yogi et initié d'Occident".

Le gourou, qui y apparaît baigné d'une lumière orangée, à genoux sur une peau de bête, y écrivait qu'en "cas de guerre, le messie allège la population astrale de la pression considérable des forces belligérantes. Exemple: pour la guerre du Golfe, renvoi de dix milliards de lémuriens et de trois milliards d'atlantes".



   France : Le Mandarom

Robert Ferrato, l'écolo contre les "aumistes"

AFP, 5 septembre 2001 par Sophie Huet

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Dans sa hâte, Robert Ferrato, 57 ans, a troué son pantalon en accourant, de nuit, aux préparatifs de démolition de la statue du "messie cosmoplanétaire" de la secte du Mandarom, pour laquelle il milite depuis près d'une décennie. Défenseur du Verdon, aussi ardent que controversé, cet écologiste opiniâtre et hyper-procédurier croise le fer avec la secte du Mandarom depuis qu'en 1992, il a découvert les projets pharaoniques des "aumistes" sur la colline de la Beaume, à Castellane.

Robert Ferrato, qui ne dédaigne pas la médiatisation, jubile devant sa "double victoire" pour le Verdon, "débarrassé d'une verrue monstrueuse", et "pour les anciens adeptes" de la secte. Pourtant, la population locale n'est pas forcément derrière ce Marseillais qui fréquente le Verdon depuis l'âge de 2 ans et a créé en 1978 une "association de protection des lacs et sites du Verdon".

"Quand, dans le pays du Verdon, vous dites Ferrato, vous voyez sortir les couteaux", affirme Jean-Pierre Clair, maire (SE) de Rougon et vice-président du parc naturel régional, qui s'est frotté à ce "jusqu'au-boutiste" à propos d'un camping municipal.

Bête noire des élus locaux, l'écologiste à l'oeil vif et bleu, aux cheveux blancs dégarnis, tire sur tout ce qui touche au Verdon : barrages EDF, projets immobiliers, paillotes, ligne à très haute tension. Même s'il conteste sa "légitimité", Michel Carle, maire DVD de Castellane, reconnaît que son action à l'égard du Mandarom a été "très positive".

"gris-gris". En 1992, un homme plutôt mystérieux se présentant comme "un naturiste en vacances" lui révèle que la secte du Mandarom, qui a déjà érigé la statue à l'effigie de son gourou Gilbert Bourdin, s'apprête à construire un gigantesque temple-pyramide, raconte-t-il. Robert Ferrato engage la bataille judiciaire pour obtenir l'annulation de ce projet, entérinée en 1995 par le Conseil d'Etat, et la démolition de la statue de 33 mètres. Cadre commercial chez Alcatel, aujourd'hui en pré-retraite, il enquête sur la secte et conclut que le "petit peuple monstrueusement asservi" de Gilbert Bourdin masque une "société secrète" appuyée sur des "réseaux d'influence". L'écologiste dit avoir subi des "persécutions de toutes sortes", "du harcèlement téléphonique jusqu'au vaudouisme", avec une "tête de mouton et des gris-gris" retrouvés chez lui ou des témoignages d'anciens adeptes parlant de "magie noire" à son encontre. Il avoue lui-même avoir failli perdre la boule : lorsque deux de ses enfants sont tombés gravement malades, il a tracé une croix de sang de lapin mélangé à du gros sel devant la porte de la secte. "J'ai mangé le lapin, ironise-t-il aujourd'hui. C'était très difficile. J'ai failli tomber dans le panneau des manipulations". Fabulations, répliquent ses détracteurs.

"Je ne lui ai jamais téléphoné. Il a beaucoup d'ennemis partout", déclare Christine Amory, porte-parole de la secte.



   France : Le Mandarom

La secte du Mandarom en quelques dates

AFP, 5 septembre 2001

[Texte intégral]

- 1967: un Français né en Martinique, Gilbert Bourdin, crée à 44 ans "l'association des chevaliers du lotus d'or". Sa doctrine, fondée sur la répétition du son "aum", mélange toutes les religions d'Orient et d'Occident, pour "sauver la terre et le cosmos de l'autodestruction"
- 1969: le gourou s'installe à flanc de colline, au-dessus du village de Castellane, où sera bâtie la "cité sainte du Mandarom"
- 22 août 1990: Gilbert Bourdin s'autoproclame "messie cosmoplanétaire", après avoir fait poser par hélicoptère une tiare dorée sur une immense statue le représentant
- 1992: première campagne de protestations contre la construction d'un temple-pyramide que la secte veut bâtir sur la colline. Le permis de construire délivré par le maire de Castellane sera annulé par le conseil d'Etat en 1995
- 1993: l'association pour la protection des lacs et sites du Verdon porte plainte pour faire annuler le permis de construire de l'immense statue du "messie cosmoplanétaire". La cour de Cassation ordonnera sa démolition en septembre 2000
- 12 juin 1995: Gilbert Bourdin, soupçonné de "viols, tentatives de viols et agressions sexuelles" sur une ancienne adepte, est mis en examen et écroué pendant 17 jours à Digne-les-Bains. Il est remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire en raison de son âge et de son état de santé
- mai 1996: le gourou est de nouveau mis en examen à la suite d'une plainte pour viol d'une autre ancienne adepte
- 19 mars 1998: Gilbert Bourdin, atteint de diabète et de la maladie de Parkinson, meurt en mars à l'hôpital de Grasse à 74 ans
- 6 avril 1998: l'Etat, qui craint que la cité du Mandarom devienne un sanctuaire, refuse que le gourou y soit enterré. Les autorités le font inhumer dans un cimetière isolé où personne n'avait été enterré depuis 1949, près du lac de Castillon
- 30 juillet 1998: le tribunal correctionnel de Digne-les-Bains ordonne la destruction de la statue géante du "messie cosmoplanétaire". La cour d'appel d'Aix-en-Provence, puis la cour de Cassation, confirment


    Etats-Unis : Falungong

La secte du Falun Gong va tenter de saisir la justice américaine contre Pékin

AFP, 6 septembre 2001

[Texte integral]

NEW YORK - La secte chinoise du Falun Gong, interdite et poursuivie en Chine, va tenter de poursuivre devant la justice américaine les responsables de cette répression, a indiqué mercredi son bureau new-yorkais.

Adam Montanaro, l'un des porte-parole de la secte aux Etats-Unis, a indiqué à l'AFP que le but était de parvenir à intenter devant un juge américain des poursuites en principe rendues possibles par le système judiciaire des Etats-Unis, qui permet à un magistrat de se saisir de faits commis en dehors des Etats-Unis par des individus n'ayant rien à voir avec ce pays. Pour cela, le "Falun Dafa Information Center", basé à New York, lance un appel "à tous les adeptes du Falun Gong, en Chine et à l'étranger et à toutes les personnes détenant des informations, partielles ou totales".

La secte cherche ainsi à collecter "toute information sur les criminels impliqués dans la planification, la direction, la supervision, l'application et/ou l'assistance apportés à la persécution du Falun Gong et de ses adeptes". Elle demande également la collaboration de ceux qui pourraient détenir des informations sur les voyages à l'étranger à venir de personnes impliquées dans la répression. La loi américaine précise en effet que pour être valide ce genre de poursuite doit être mis en route par la remise en main propre d'une assignation à la personne poursuivie. Des survivants du massacre de la place Tienanmen tentent ainsi actuellement de poursuivre devant un juge américain le numéro deux chinois Li Peng.

Le magistrat n'a pas encore fait savoir s'il acceptait d'ouvrir un procès.



   France : Le Mandarom

Cosmo-proximité

Le Temps, 5 septembre 2001 par Agnès Wuthrich

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Jour de rentrée en France, mercredi. Pain béni pour le journal de treize heures de TF1, qui tente d'ériger la proximité en langage médiatique. C'était un peu Noël: le Conseil des ministres s'est fendu le même jour d'une décision concernant le système de santé, autre sujet permettant aux reporters du 13 Heures d'aller rencontrer la France, en l'occurrence la France hospitalisée.

Et pourtant. Ces deux sujets furent relégués bien au-delà des 13 h 10. Le responsable: Gilbert Bourdin, alias le "Messie cosmoplanétaire" de la secte du Mandarom. Ou plutôt sa statue, hymne gigantesque au mauvais goût planté pour quelques heures encore dans les paysages idylliques du Var. TF1 avait préparé pas moins de trois reportages où l'on apprenait qu'ils n'étaient plus que 25 mercredi à protester contre le dynamitage de leur idole. Et que les citoyens de la région ont tourné la page depuis longtemps, sauf peut-être les voisins, un peu gênés par l'ombre grotesque.

Deux sujets relégués au rang de prétexte par le troisième, consacré au passé de la secte: quelques costumes étranges filmés à la lueur des bougies, un prophète disparu avant son procès pour pédophilie, il n'en fallait pas plus pour que le cosmoplanétaire, fût-il de béton, prenne l'avantage sur la France profonde.



   France : Le Mandarom

Feu le Messie cosmoplanétaire

Libération, 6 septembre 2001 par Michel Henry

[Texte intégral]

La statue érigée par la secte Mandarom doit être détruite aujourd'hui.

"Ce qui compte, ce sont les conséquences sur les consciences. On est toujours rattrapé par ce qu'on fait. La France se prend un mauvais karma sur ce coup-là." Vedhyas Vishti, chef de la secte

Prise d'assaut hier à l'aube, la bête résiste. Avec ses 33 mètres de hauteur et ses plusieurs centaines de tonnes de béton et de fer, la statue du "Messie cosmoplanétaire" n'a pas l'intention de se laisser faire. Et Bernard Lemaire, le préfet des Alpes-de-Haute-Provence, a beau arborer des tigres sur sa cravate, il doit reconnaître, hier après-midi, qu'on a sous-évalué la tâche: "On découvre cette structure dont on n'avait que de vagues plans, on ne pourra pas l'abattre aujourd'hui." La statue reproduisant trait pour trait "l'Avatar lumineux de synthèse", ainsi que le gourou Gilbert Bourdin s'était baptisé, a donc droit à vingt-quatre heures de sursis. L'abattage final est prévu pour cet après-midi, et les esprits qui n'y avaient vu qu'une enflure de l'ego peuvent méditer cet écrit du maître: "Il n'y a pas de culte de la personnalité; celle-ci est déjà grillée au feu de l'ascèse et de l'union avec l'Essence."

Dans ce site idyllique, à 1200 mètres d'altitude, au cœur de cette "cité sainte" où, depuis son installation en 1969, "s'opère un raclage des éléments négatifs du subconscient", les "Om om om" récités à longueur de temps par les adeptes ont laissé la place, depuis hier matin, au bruit des marteaux-piqueurs chargés d'affaiblir les pylônes et de forer les niches où l'on viendra glisser l'explosif. Ce feu d'artifice à un million de francs, facturé sans grand espoir de paiement à la communauté du Mandarom, doit amener la statue à se coucher comme un arbre, sur le dos, avant d'être dépecée et jetée aux gravats comme un vulgaire tas de pierre. Suprême attention à un être qui ne l'est pas moins, on a construit, hier, un coussin de terre pour que la tête du Messie ne rebondisse pas une fois à terre. C'est dire si les autorités sont prévenantes. Pas assez, toutefois, aux yeux des adeptes "assoiffés de lumière", qui comparent l'affaire à la destruction des bouddhas par les taliban en Afghanistan, et qui comptent bien prendre leur revanche: "Ce qui compte, ce sont les conséquences sur les consciences. On est toujours rattrapé par ce qu'on fait. La France se prend un mauvais karma sur ce coup-là", explique Vedhyas Vishti, alias Christine Amory, chercheuse au CNRS, qui a pris la suite de Sa Sainteté lorsque celle-ci a quitté son "véhicule de chair", en 1998.

Moine enchaîné. Evidemment, face à une telle puissance spirituelle, la puissance terrestre a dû y mettre les moyens. Forcément, ça pouvait paraître démesuré, ces dizaines de gendarmes mobiles pénétrant à la suite de l'huissier, forts de la décision du tribunal de grande instance de Digne qui, le 6 juillet, les autorisait à procéder à l'évacuation temporaire et à créer, pendant quarante-huit heures, un périmètre de sécurité afin de procéder à la destruction. Surtout que les 25 adeptes du mouvement, catalogué comme secte par le rapport parlementaire de 1995, n'ont pas opposé de résistance, à part un moine qui est allé momentanément s'enchaîner à la tête du gourou. "Ils ont pensé qu'il fallait nous opposer la prière plutôt que la force", a commenté le préfet. Ils étaient un peu surpris, aussi, car ils pensaient que les autorités attendraient que la justice se prononce, le 10 septembre, sur le sursis à exécution demandé par la secte. Mais comme la procédure n'est pas suspensive, le préfet a préféré agir. Après bien des louvoiements, "l'Etat devait s'affirmer sur ce territoire", a expliqué le préfet. En 1990, la statue a été construite sans permis, comme ses deux voisines, le Bouddha primordial (22 mètres) et le Christ cosmique (17 mètres). Ces deux œuvres ont été régularisées a posteriori, pas celle du Messie cosmoplanétaire, dont la justice a déclaré la construction illégale, le 15 juin 1999, en appel. Comme les adeptes n'ont pas procédé à la destruction ordonnée, le préfet a pris le relais.

"Dix ans de bataille". Il y a donc là un retour à la loi, dans ce site remarquable du Verdon, que saluait hier Robert Ferrato qui fut à l'origine de bien des procédures contre le Mandarom: "Dix ans de bataille", résumait-il. Mais il y a plus, comme les adeptes l'ont bien senti: "Si on abat le Mandarom, on abat le symbole des sectes", dit Vedhyas Vishti. Comme le remarquait Jean-Martin Jaeglé, le procureur des Alpes-de-Haute-Provence, présent hier, "les temps ont changé. Cette statue ne pourrait plus être construite aujourd'hui. Il y a dix ans, un type qui se promenait avec des clochettes, on trouvait ça rigolo. Aujourd'hui, on sait tout ce qu'il y a d'intellectuellement dangereux dans ces sectes, en termes d'emprise sur la conscience des individus". C'est pourquoi, dès hier, Robert Ferrato lançait "un appel au gouvernement pour qu'il interdise le Mandarom", rappelant que les plaintes pour viols d'anciennes adeptes contre le gourou, incarcéré pendant dix-sept jours en 1995, ne se sont éteintes qu'avec sa mort, à l'âge de 74 ans. Les autorités ont aussi tenté de frapper le Mandarom au portefeuille. Début juillet, le tribunal de Digne a annulé le transfert de certains biens au Liechtenstein et a donné raison au fisc, qui réclame 4 millions de francs à la secte.

Soixante-huitarde."Dix ans de calomnie", déplore Vedhyas Vishti. Les adeptes seraient passés, sous l'effet de ces "persécutions", de 1 200 à 400 dans le monde. "Et ce n'est pas fini, poursuit Christine Amory. Tout ça pourquoi? Parce qu'on dérange. Mais si on élimine les gens qui ne pensent pas comme vous, où va-t-on? Moi, je suis de gauche. J'ai fait Mai 68, j'y ai cru. Mais la gauche au pouvoir s'attaque aux minorités religieuses et empêche les gens de vivre leur foi." Les adeptes n'entendent pas craquer pour autant. Ils ont l'éternité pour eux. "Un homme sans patience est une lampe sans huile", disait le gourou.



   France : Anthroposophie

Relaxe en appel du président de la commission d'enquête sur les sectes

AFP, 6 septembre 2001

[Texte intégral]

Le président de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes Jacques Guyard (PS), poursuivi pour avoir qualifié de "secte" l'anthroposophie, a été relaxé jeudi par la Cour d'appel de Paris.

M. Guyard avait été condamné à 20.000 francs (3.058 EUR) d'amende le 21 mars par le Tribunal correctionnel de Paris, et il devait payer un total de 90.000 francs (13.720 EUR) de dommages-intérêts à trois associations pratiquant l'anthroposophie.

Contrairement au Tribunal, la 11ème chambre de la Cour d'appel a jugé que les affirmations diffamatoires de M. Guyard n'étaient pas punissables car elles étaient justifiées par l'excuse de "bonne foi". Le député n'était pas poursuivi pour le contenu du rapport de la commission d'enquête mais pour la présentation qu'il a faite de celui-ci lors du journal télévisé de France 2 le 17 juin 1999. M. Guyard présentait comme une secte "l'anthroposophie" (sagesse de l'homme), fondée par le philosophe et pédagogue autrichien Rudolph Steiner.

Le Tribunal avait mis en doute le sérieux de l'enquête. A tort, selon la Cour d'appel, car "le sérieux de l'enquête ne peut être mis en doute puisque la commission d'enquête a recueilli pendant six mois témoignages et documents sur le mouvement sectaire, notamment sur l'anthroposophie". La Cour ajoute que ce mouvement est "d'ailleurs considéré comme une secte non seulement par la commission d'enquête française, mais aussi par une commission d'enquête belge, un rapport des Renseignements généraux de 1997 et les spécialistes du mouvement sectaire". Il était "légitime pour M. Guyard de présenter le rapport d'une commission d'enquête qu'il présidait", explique la Cour, qui relève que l'expression de M. Guyard, commentant l'émergence de cette nouvelle secte, était "prudente" et dépourvue d'animosité.

En mars, le Tribunal avait estimé que l'enquête n'était pas suffisamment solide pour permettre de telles affirmations. Il jugeait que le député n'était "pas en mesure de justifier d'une enquête sérieuse". Les trois associations anthroposophiques : la fédération des écoles Steiner, qui regroupe 17 écoles "différentes", la société financière de la NEF, établissement financier qui fait appel à l'épargne pour financer des projets d'économie sociale, et le Mercure fédéral, réunissant des médecins pratiquant la médecine anthroposophique, ont été déboutées par la Cour d'appel.



   France : Sectes

La statue géante du Mandarom a été démolie

Le Parisien (AFP), 6 septembre 2001

[Texte intégral]

Les artificiers ont fait exploser jeudi à 17H20 la statue géante du Mandarom, dans la "cité sainte" de la secte à Castellane.

En milieu d'après-midi comme prévu, le colosse de béton de 33 mètres de haut à l'effigie du gourou Gilbert Bourdin, coiffé d'une tiare, a vacillé un instant puis s'est effondré dans un grand fracas et un nuage de poussière sous l'action des 15 kilos de dynamite dont il avait été truffé.

Explosant l'une après l'autre en 275 millisecondes seulement dans un mitraillage inaudible à l'oreille, 86 charges ont mis fin à huit années de bataille judiciaire en sectionnant les trois derniers appuis de béton laissés au "messie cosmoplanétaire" par le travail de sape préalable d'un brise-roche hydraulique. Respectant la trajectoire prévue selon les experts, la statue s'est fracturée à hauteur de la tête, mais le reste du corps est resté quasiment intact. Le géant, qui posait depuis 1990 son regard bleu sur les eaux émeraude du lac artificiel de Castillon, s'est effondré sous le regard de quelques curieux seulement, voisins ou touristes venus moins nombreux que les journalistes également tenus à distance, et sous les applaudissements des ouvriers qui avaient préparé la chute du "messie" depuis mercredi.

Parmi les spectateurs, le fer de lance de la lutte contre le Mandarom dans la région, Robert Ferrato, a salué "la victoire de la loi sur le monde sectaire" et "la disparition d'une monstrueuse verrue qui défigurait le somptueux paysage du parc naturel du Verdon". Puis il s'est installé au pied de la statue et a sabré le champagne.

Les préparatifs de la démolition s'étaient accélérés dans la matinée avec l'intervention du brise-roche requis par le préfet Bernard Lemaire, inquiet d'un éventuel dépassement du délai de 48 heures imparti par la justice pour mener à bien l'opération. L'opération aura pris un peu de retard, a concédé le préfet, mais il s'agissait de vérifier le périmètre mis en place autour de la statue, "la sécurité étant la première des obligations". Sous la maîtrise d'ouvrage d'une entreprise marseillaise qui compte plus de 200 dynamitages à son actif, des ouvriers avaient fini le travail du brise-roche avant le dynamitage, en découpant au chalumeau quatre barres métalliques servant d'armature à la statue.

 



   France : Sectes

Boum!

Manoucratie, 6 septembre 2001

 


    Chine : Falungong

Paris souhaite que les trois Chinois puissent vivre normalement en France

AFP, 6 septembre 2001

[Texte integral]

Le gouvernement a souhaité jeudi que les trois adeptes chinois du mouvement spirituel Falungong, tous membres d'une même famille, puissent "reprendre une vie normale en France", a indiqué le porte-parole du quai d'Orsay François Rivasseau.

Interpellés le 7 août en Mongolie intérieure, les trois Chinois résidant à Grenoble, sont "autorisés à quitter la Chine et sont attendus en France" le 10 septembre, selon leur comité de soutien à Grenoble. "Le problème des billets d'avion est réglé, ils doivent partir le 10 septembre et arriver le même jour en France", a indiqué Vincent Lamande, membre du comité de soutien. Jian Chi est chercheur à Grenoble depuis 1992. Son épouse, Fenglong Sun, l'a rejoint en 1996 et a ouvert un restaurant asiatique en 1999. Yifan, considérée comme surdouée, a rejoint ses parents en 1998 et doit rentrer en classe de seconde. "S'agissant de la famille Chi, sa nationalité chinoise ne lui permet pas de bénéficier de notre protection consulaire. Les autorités chinoises nous ont cependant fourni un certain nombre d'informations concernant le sort de cette famille", a pour sa part indiqué le porte-parole français. "Je rappelle que la France et ses partenaires européens ont attiré l'attention des autorités chinoises sur le sort des membres du mouvement Falungong, lequel est interdit en Chine depuis août 1999", a-t-il ajouté.



   France : Sectes

Les Alpes-de-Haute-Provence terre de prédilection des sectes

L'Est Républicain, 7 septembre 2001

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Les Alpes-de-Haute-Provence sont une terre de prédilection pour les sectes, ce qui a conduit les pouvoirs publics à créer une " cellule de vigilance " départementale pour surveiller au plus près leurs activités. Vingt-trois organisations suspectes, dont le Mandarom, ont été répertoriées par la préfecture. Six d'entre elles avaient été épinglées par le rapport parlementaire sur les sectes de décembre 1995. Dix sont considérées comme dangereuses. Elles sont tout particulièrement surveillées par la cellule créée en 1999 (Education nationale, DDASS, police, gendarmerie, Equipement, répression des fraudes et fisc).

Celles qui scolarisent des enfants en interne sont les plus contrôlées. L'Education nationale y a mené une dizaine d'inspections à ce jour, sans résultat. La secte bouddhiste OKC (O'Guyen Kunzang Choling) du " Château de Soleil " à Castellane est particulièrement visée. Son gourou belge, Robert Spatz, soupçonné du viol de deux adeptes alors mineures, a pris la fuite dans son pays et fait l'objet d'un mandat d'arrêt international.

Un médecin et un membre influent d'OKC doivent comparaître en fin d'année pour avoir laissé mourir une adepte atteinte d'un cancer.

Les investissements réalisés à l'étranger sont aussi étudiés de près. Le Mandarom, également implanté au Liechtenstein, a été épinglé par le procureur d'Innsbruck (Autriche) pour blanchiment d'argent. En matière d'urbanisme, l'installation de la secte Sahaja Yoga (d'obédience hindouiste) à Jausiers, au château des Magnans, inscrit à l'inventaire des monuments historiques, a été contrecarrée. " Le permis de construire d'un temple-pyramide, redéposé par le Mandarom après une première annulation par le Conseil d'Etat en 1995, va faire l'objet d'une étude poussée ", avertit le magistrat.

A défaut, les autorités pourraient prendre un arrêté d'interdiction de poursuite des travaux.



   France : Anthroposophie

La Fédération des écoles Steiner satisfaite des attendus de la Cour d'appel

AFP, 6 septembre 2001

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La Fédération des écoles Steiner (FES), qui pratique l'anthroposophie, s'est réjouie vendredi des attendus de la Cour d'appel de Paris qui l'a cependant déboutée jeudi de son procès en diffamation contre le député PS Jacques Guyard, président de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes.

La Cour d'appel a estimé en effet qu'elle ne pouvait pas apprécier le travail d'une commission d'enquête parlementaire. Elle a cependant considéré que les accusations de sectarisme portées contre le mouvement anthroposophique étaient diffamatoires. La FES "se réjouit que la diffamation reconnue en première instance ait été confirmée en appel". Elle en déduit que la Cour a "confirmé que les écoles Steiner-Waldorf sont innocentes des accusations de pratiques illégales gravement attentatoires aux libertés individuelles".

La Cour d'appel ne s'est cependant pas prononcée sur le caractère sectaire ou non du mouvement anthroposophique. Elle n'a émis aucune appréciation à ce sujet. M. Guyard n'avait d'ailleurs pas tenté juridiquement de prouver cette affirmation contenue dans le rapport de la commission d'enquête parlementaire qu'il a présenté au journal de France 2 le 17 juin 1999.

La commission d'enquête avait conclu que par des pratiques financières et thérapeutiques, par des méthodes pédagogiques, le mouvement anthroposophique fondé par le philosophe et pédagogue autrichien Rudolph Steiner, devait être classé parmi les sectes. La Cour a précisé qu'en présentant ce rapport à la télévision, M. Guyard n'était plus couvert par une immunité parlementaire et qu'il pouvait donc être poursuivi. Mais elle a ajouté que l'autorité judiciaire n'avait pas qualité pour "porter une appréciation quelconque sur la qualité des investigations entreprises et leur caractère contradictoire, sur la pertinence des opinions émises et d'une manière générale sur le contenu du rapport" qui lui, est couvert par l'immunité parlementaire. Les magistrats ajoutent que M. Guyard doit être relaxé car il a repris les "accusations figurant dans un rapport officiel" sans en dénaturer le contenu et sans utiliser des termes ou un ton qui manifesteraient une animosité personnelle.



   France : Anthroposophie

Satisfaction des associations médicales anthroposophiques

AFP, 7 septembre 2001

[Texte intégral]

La fédération des associations médicales anthroposophiques de France "se félicite" des attendus du jugement de la cour d'appel de Paris dans le procès qui l'avait opposé au député Jacques Guyard, dans un communiqué publié vendredi.

Tout en relaxant le député PS pour des propos concernant le mouvement anthroposophique tenus à la télévision le 17 juin 1999 en tant que président de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes, la cour d'appel a cependant estimé jeudi que ces propos étaient diffamatoires, souligne la fédération.

Celle-ci, qui affirme regrouper en France un millier de médecins inscrit à l'Ordre des médecins, avait porté plainte pour diffamation contre Jacques Guyard en même temps que la fédération des écoles Steiner (FAS) et la Nouvelle économie fraternelle (NEF), les deux autres branches du courant inspiré de la philosophie de Rudolph Steiner. La Cour d'appel ne s'est pas prononcée sur le caractère sectaire ou non du mouvement anthroposophique. Elle n'a émis aucune appréciation à ce sujet.



   France : Sectes

Etape parisienne pour des religieux hindouistes en tournée mondiale

AFP, 9 septembre 2001

[Texte intégral]

Sept religieux hindouistes de haut rang accompagnés de la chanteuse indienne Anuradha Paudwal ont fait étape dimanche à Paris dans le cadre d'une tournée organisée par le conseil mondial des hindous de l'étranger sur le thème "le monde est une seule famille", a constaté l'AFP.

Après l'Amérique et le Royaume-Uni -où vit une importante communauté hindoue- ces religieux, qui ont participé à une réunion publique au théâtre du gymnase à Paris, devaient ensuite se rendre en Allemagne, au Portugal, en Europe du Nord et en Russie, ont indiqué les organisateurs. Ils ont précisé à l'AFP que l'idée de cette tournée, la première regroupant autant de courants de l'hindouisme, est née lors du dernier "Maha Kumbha Mela", grand pèlerinage hindou qui a lieu tous les 12 ans dans la région d'Allahabad (nord de l'Inde), qui a rassemblé 80 millions de personnes en janvier dernier et auquel est venu assister le dalaï-lama.

L'un de ces religieux, Swami Chidanand Saraswati, a souligné que la conception hindouiste d'un dieu aux diverses apparences avait pour corolaire l'acceptation de toutes les traditions religieuses. Les tensions entre musulmans et hindous en Inde sont liés à "des conflits politiques", a-t-il ajouté.

En France vivent quelques communautés hindouistes originaires d'Inde ou du Sri-Lanka, qui organisent chaque début septembre à Paris un défilé de chars à l'occasion de la fête de Ganesh. Cependant Claude Emeriau, un Français converti sous le nom de Nitaï, président de l'association Mandir, a regretté que l'hindouisme ne soit pas encore reconnu à l'égal des autres religions. Des associations hindouistes "d'une grande richesse spirituelle", comme les dévôts de Khishna, "sont considérées comme des sectes et frappées de suspicion", a-t-il affirmé. Claude Emeriau a également cité la communauté gujarati (originaire du Gujarat), "qui a des milliers de disciples dans le monde et a construit un grand temple à Londres inauguré en présence du prince Charles".

Il y a trois ans, cette communauté voulait construire un temple à Montreuil (Seine St-Denis) mais le maire a fait jouer son droit de préemption sur le terrain qu'elle voulait acheter, selon lui.



   France : Ontologie Méthodique Culture et Tradition (OMCT)

Un gourou devant les assises pour viol et agressions sexuelles

AFP, 10 septembre 2001 par Cécile Azzaro

[Texte intégral]

La cour d'assises des Vosges à Epinal jugera mercredi et jeudi le gourou d'une secte basée à Ban-de-Sapt, près de Saint-Dié (Vosges), poursuivi pour viol et agressions sexuelles sur plusieurs mineurs qui lui étaient confiés.

Jean-Pierre Barthelet, "directeur d'étude" de l'association OMCT (Ontologie méthodique culture et tradition), classée comme secte par la commission parlementaire, est accusé d'agressions sexuelles sur deux jeunes filles, âgées de 14 et 10 ans, et de viol sur un garçon âgé de 11 ans au moment des faits.

Le gourou, qui avait créé l'OMCT en 1967, pratiquait ce qu'il appelait des "initiations au corps" sur les jeunes enfants que les parents lui avaient confiés dans le cadre d'un enseignement philosophico-religieux. Il les obligeait à se déshabiller et leur prodiguait notamment des caresses intimes. Circonstances aggravantes, l'homme exerçait une forte emprise sur ses victimes, qui le considéraient comme un "guide" leur dispensant des cours particuliers, et qui n'hésitait pas à les menacer en cas de désobéissance, leur promettant qu'ils seraient foudroyés ou que "le monde irait à sa perte" s'ils refusaient.

Mariés "dans une autre vie".
Il légitimait également les faits par des explications religieuses ou spirituelles, et avait par exemple réussi à persuader une de ses victimes qu'elle était "la seule à pouvoir sauver le monde", et que, dans une autre vie, "il était marié avec elle". L'homme, âgé de 64 ans, avait été interpellé et écroué en mars 1999 après qu'un médecin de la protection maternelle et infantile eut dénoncé les faits, qui se déroulaient dans les locaux de la secte.

Au cours de l'enquête, les gendarmes ont découvert que plusieurs autres enfants, ainsi que ses nièces, avaient également subi des agressions et viols, au cours d'apprentissages particuliers et de séances initiatiques. Ces faits sont cependant désormais prescrits. Jean-Pierre Barthelet avait dans un premier temps reconnu les faits, notamment les agressions sexuelles sur les deux jeunes filles, expliquant qu'il était investi d'une mission. Il avait aussi reconnu avoir pris des photos d'elles nues. Il avait également avoué avoir commis des agressions sexuelles sur deux jeunes garçons. L'un des jeunes garçons a nié les faits, mais le deuxième a reconnu avoir été victime, en 1984, d'agressions sexuelles et d'un viol commis par le gourou, à qui il avait été confié pour un mois. Il avait d'abord nié le viol en expliquant que les faits n'avaient pas été réalisés "dans un esprit de sexualité". Il avait ensuite déclaré qu'il ne s'était pas rendu compte de ce qu'il faisait, avant d'affirmer qu'il ne pouvait pas avoir commis ce viol, en raison d'une malformation sexuelle, qui n'a pas été confirmée par les médecins.

L'homme, qui sera défendu par Me Jean-Pierre Joseph, du barreau de Grenoble, et Me Pierre Leroy, du barreau d'Epinal, n'est pas considéré par les experts comme un malade mental, mais comme un pervers sexuel, qui reste accessible à une sanction pénale.


    Chine : Falungong

Arrivée à Lyon des trois adeptes chinois du Falungong interpellés en Chine

AFP, 10 septembre 2001

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Les trois adeptes chinois du mouvement spirituel Falungong résidant à Grenoble et interpellés le 7 août en Mongolie intérieure, sont arrivés lundi après-midi à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry en provenance de Pékin, via Paris, a constaté l'AFP.

Visiblement émus mais très souriants, Jian Chi, 46 ans, son épouse Fenglong Sun, 45 ans et leur fille de 15 ans, Yifan, ont été accueillis à 17H30 par une vingtaine de membres du comité de soutien et de collègues de l'université Pierre Mendès-France où M. Chi est chercheur. "Ca va, ça va, je suis très content de retourner en France, merci pour ce chaleureux accueil", a déclaré Jian Chi, aux nombreux journalistes qui le pressaient de questions. "J'éprouve beaucoup de soulagement après avoir passé des jours difficiles en Chine", a-t-il ajouté, évoquant la "pression" psychologique. "Je reviens juste à temps", a déclaré souriante la jeune Yifan, qui doit rentrer en classe de seconde à Grenoble. A ses côtés, sa mère s'est également dit "bien contente d'être revenue".

Cinq adeptes du Falungong, venus de Paris pour l'occasion, avaient déployé une banderole sur laquelle était inscrit "bienvenue à nos amis du Falungong". Fondé en 1992 par le gourou Li Hongzhi, un ancien soldat qui vit en exil à New York, le Falungong combine foi bouddhique et exercices physiques et de méditation, est vivement réprimé par Pékin, qui le considère depuis 1999 comme une secte "malfaisante".

M. Chi, qui doit donner mardi une conférence de presse à Grenoble, s'est toutefois refusé à expliquer les raisons et les circonstances de son interpellation ainsi que les conditions de son assignation à résidence. "On en parlera plus tard", a-t-il répété à plusieurs reprises, se bornant à reconnaître que cela avait été "difficile, mais pas trop éprouvant". "Je n'étais pas vraiment emprisonné, le soir je dormais à la maison, mais il n'était pas possible d'appeler au téléphone, car tout était contrôlé", a-t-il dit. "Je pensais que ma libération allait être beaucoup plus longue", a reconnu Jian Chi qui estime avoir "eu de la chance, avec l'aide de leurs amis". Jian Chi est chercheur à Grenoble depuis 1992. Son épouse, qui l'a rejoint en 1996, a ouvert un restaurant asiatique en 1999. Leur fille, considérée comme surdouée, a rejoint ses parents en 1998.


    Viet-Nam : Sectes

Découverte d'une secte bouddhiste "illégale" dans le nord du Vietnam

AFP, 10 septembre 2001

[Texte integral]

HANOI - Une secte bouddhiste officiellement "jugée d'illégale" par les autorités communistes a été découverte dans la province de Thai Binh (nord) où elle a attiré des milliers d'adeptes, a annoncé lundi la police locale.

Cette secte, baptisée "Thien Co" (Opportunité de Dieu), a été établie depuis 1991 dans le district de Thai Thuy par Mme Nguyen Thi Noi, a précisé à l'AFP la police de la commune de Thuy Tan où cette femme de 51 ans, ancienne employée sanitaire, s'est prise pour une "Bouddha". Cette femme a clandestinement publié depuis, plusieurs poèmes et textes écrits par elle-même et ayant des "contenus défiant les autorités" pour les propager auprès de ses fidèles qui sont en majorité des paysans incultes, a-t-on expliqué de même source. "Elle a dénigré le bouddhisme en créant une secte extrêmement bizzarre et cruelle qui demande aux malades de se soigner en faisant des prières et en buvant de l'eau sale sans prendre de médicaments", a encore indiqué un policer local.

Selon lui, les activités de cette secte ont été à l'origine de la mort d'au moins 3 villageois, dont une fille de 12 ans, et cette femme a reçu des "avertissements" des autorités locales. "Face à ses violations répétées de la loi, nous allons demander à nos supérieurs d'ordonner l'arrestation de cette femme afin d'éviter les troubles sociaux causés par cette secte récemment découverte dans notre localité", a affirmé la police de Thuy Tan.

La province de Thai Binh, à 100 km au sud-est de Hanoi, avait été le théâtre de violentes manifestations paysannes en 1997 en raison de la corruption des cadres locaux et ces troubles avaient fortement ébranlé les dirigeants du Parti communiste vietnamien. Selon les autorités, de nombreuses sectes bouddhistes "illégales", dont certaines ont des "contenus anti-régime", ont été demantelées ces dernières années dans plusieurs provinces vietnamiennes où elles avaient provoqué des décès parmi les croyants.



   France : Sectes

Alain Vivien de retour à la Réunion

Clicanoo, 11 septembre 2001 par.Juliane Valéama

[Texte intégral]

Religion : Le président de la commission interministérielle de lutte contre les sectes, le député Alain Vivien, arrive à la Réunion lundi prochain.

Il vient faire le point sur l'évolution des mouvements sectaires dans l'île après l'état des lieux dressé lors de son dernier passage, en janvier 1999.

Outre des rencontres avec divers interlocuteurs, il va également dispenser une formation aux élèves de l'IUFM afin de les sensibiliser aux problèmes de sectarisme.

Les élèves des première et deuxième années de l'IUFM vont accueillir un professeur hors du commun la semaine prochaine... C'est en effet Alain Vivien, ancien ministre, député honoraire et président de la commission interministérielle de lutte contre les sectes qui leur dispensera des heures de modules. Au programme : les problèmes de sectarisme. La Réunion est le département-pilote dans lequel va être initiée cette formation, en accord avec le ministère de l'Education nationale. Ces futurs instituteurs seront à même d'informer, de sensibiliser les élèves à leur tour. Ils pourront même détecter des cas chez les marmailles mais aussi chez leurs collègues instituteurs eux-mêmes.

L'école est un terrain de prédilection pour le sectarisme et la vigilance doit être de mise.

Mais Alain Vivien ne vient pas que pour cela. Il sera à la Réunion dès lundi pour faire le point avec les services de la préfecture - dont la cellule de vigilance -, les élus (l'Association des maires notamment) et d'autres personnalités sur le sectarisme-pays.

La dernière mission remonte en 1999. " En l'an 2000, Alain Vivien s'était rendu aux Antilles seulement et il a tenu absolument à venir à la Réunion cette année ", explique son entourage. Il s'agit également -pour lui-de rendre visite aux personnes qui œuvrent dans la lutte contre les sectes à la Réunion, notamment les membres du Centre de documentation, d'information et d'éducation contre les manipulations mentales. Lors de sa dernière visite en janvier 1999, Alain Vivien avait recensé une trentaine de mouvement sectaires à la Réunion, dont certains dangereux. Ce qui lui avait fait dire que le mouvement sectaire était plus grave à la Réunion qu'en métropole du fait de la localisation géographique de l'île et de la complexité des cultures. Alain Vivien arrive lundi. Il ne vient pas seul. Il sera accompagné d'un conseiller diplomatique et de Claire Barbereau, chargée de mission pour les DOM, la presse et les questions législatives à la commission interministérielle. Ils quitteront la Réunion jeudi 20 septembre prochain et remettront leur rapport au Premier ministre Lionel Jospin avant la fin du mois de décembre.

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NB : l'ADFI, Association de Défense des Familles et de l'Individu a également une antenne à La Réunion - Mathieu Ph. Cossu



   France : Sectes

Encore plus de vigilance face aux sectes

La Dépêche , 11 septembre 2001 par L.B

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L' ADFI a créé, à Burlats (81), une antenne opérationnelle pour les deux départements
L'ADFI Midi-Pyrénées (Association de défense contre les phénomènes de nature sectaire) a ouvert une antenne opérationnelle sur les départements du Tarn et de l'Aveyron. Elle est située sur la commune de Burlats, près de Castres. Selon les statuts des ADFI, " l'antenne est chargée de la démultiplication des actions d'accueil, d'information et de prévention sur le territoire imparti ". Elle ne dispose d'aucune existence juridique, le fonctionnement administratif et financier restant sous la responsabilité de l'ADFI Midi-Pyrénées, association loi 1901, fédérée à l'UNADFI et reconnue d'utilité publique et agréée auprès des ministères de l'Education et de la Jeunesse et des Sports.

" Perte de liberté "
Selon Gérard Fodor, le président régional de l'ADFI, la création de cette antenne favorise " la démultiplication de nos actions. Nous organisons des permanences en fonction des besoins. Notre objectif est d'être le plus près possible des problèmes. Nous ne faisons pas uniquement de l'information mais aussi de l'accueil. Nous devons être à l'écoute des phénomènes sectaires et quadriller au mieux le territoire ".

La philosophie de l'ADFI se résume à cette formule: " notre action ne va pas contre les organisations sectaires mais plutôt quand leurs comportements sortent des lois de la République ", indique Gérard Fodor. Il précise sa méthode pour démasquer les sectes: " on peut parler de mouvements sectaires dès le moment où ce qu'ils font entraînent une perte de liberté de l'individu, parfois à son insu ". Selon Gérard Fodor, l'action sectaire " s'est modifiée avec les rapports parlementaires. Auparavant, il y avait chez les sectes une certaine impudeur à se montrer publiquement. Aujourd'hui, les sectes, comme la scientologie, se font plus discrètes. Elles agissent souvent par associations interposées. Et il y a de moins en moins d'écrits mais de plus en plus de consignes orales et internes ". Selon Gérard Fodor, " les grandes sectes essaient de se normaliser ". Le phénomène sectaire s'il est plus prégnant dans un grand département comme la Haute-Garonne, n'épargne personne: " le Tarn est le département qui se manifeste le plus souvent après la Haute- Garonne ", confirme Gérard Fodor. La création de cette antenne commune au Tarn et à l'Aveyron doit également être perçue, selon l'ADFI, comme " une passerelle entre les deux départements ". Grâce au local offert par la mairie de Burlats, le Tarn et l'Aveyron bénéficient donc d'un lieu propre à augmenter leur a réactivité face au danger que représentent les sectes.


    Chine : Falungong

Les adeptes grenoblois du Falungong affirment avoir été dénoncés

AFP, 11 septembre 2001

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GRENOBLE - Le couple d'adeptes grenoblois du Falungong, Chi Jian et Sun Fenglong, arrêtés en Chine et de retour en France lundi, ont affirmé, mardi lors d'une conférence de presse, avoir été interpellés dans la région autonome de Mongolie intérieure après avoir été dénoncés.

Chi Jian, chercheur à l'université Pierre-Mendès-France de Grenoble, a expliqué avoir été arrêté après avoir évoqué le sujet du Falungong. "Nous avons évoqué ce thème dans un restaurant et été dénoncés", a-t-il indiqué. "En Chine, on gagne de l'argent pour dénoncer un adepte du Falungong, à peu près 3.000 yuans, ce qui équivaut à six mois de salaires", a affirmé pour sa part Alexis Genin, un membre de l'association Falun Dafa, qui soutient la pratique du Falungong. Selon le président du comité de soutien, Ivan Samson, Chi Jian et Sun Fenglong ont été arrêtés séparément le 7 août dans la ville de Bao Tou dans la région autonome de Mongolie intérieure. Leur fille, Yifan, 15 ans, n'était pas avec eux le jour de leur arrestation et n'a pas été inquiétée, selon la même source.

Après avoir été interrogés toute la nuit, ils ont été remis en liberté le lendemain matin et assignés à résidence après que leurs passeports et billets d'avion leur eurent été confisqués. Jusqu'à leur libération définitive le 10 septembre, ils ont été interrogés deux fois par jour pendant deux ou trois heures à chaque fois à propos de leur pratique du Falungong en France, considéré comme une secte en Chine et vivement réprimé par Pékin. "La police m'a dit qu'il ne fallait pas tout dire concrètement ou en détail à notre retour en France car ça concerne le secret d'Etat. Sinon on risque de ne plus pouvoir retourner en Chine ou notre famille là-bas risque d'avoir des problèmes", a indiqué le chercheur qui va désormais se consacrer à sa thèse d'économie sur la Mongolie. Il a cru ne pas pouvoir la soutenir: "Je pensais que ma libération allait être beaucoup plus longue", a dit M. Chi.

"C'est la première fois que des pratiquants étrangers du Falungong sont libérés si vite. D'habitude, il faut plus de six mois de négociations", a indiqué M. Genin. Le couple et sa fille ont indiqué qu'ils avaient fait une demande de naturalisation française.[........]


    Congo : Sectes

Sectes au Congo (ex-Zaïre)

Le Soir, 11 septembre 2001

[Texte integral]

Le phénomène religieux à Kinshasa ne peut laisser indifférentes les Eglises " traditionnelles " du pays.

Afin de connaître l'avis de leurs autorités, nous avons rencontré l'abbé Antoine Matenkadi (1), vicaire judiciaire de l'archidiocèse de Kinshasa (Eglise catholique), et monseigneur Bodho Pierre Marini, président national de l'Eglise du Christ au Congo (Eglise protestante).

Quelle est votre position face à la multiplication des Eglises au Congo ?
- Matenkadi : Nous n'avons pas de position officielle. Mais nous sommes préoccupés par le phénomène, cette hystérie collective, cette techno spirituelle.
- Marini : Nous constatons simplement que ce phénomène va de pair avec l'évolution de la société qui veut être libre tant du point de vue de l'expression que de la réflexion mentale ou religieuse.

Portez-vous une responsabilité dans ce succès ?
- Matenkadi : La responsabilité est partagée dans la mesure où le phénomène des sectes nous interpelle sur notre manière d'être Eglise qui ne rejoint plus les attentes du peuple de Dieu, mais il y a quand même un côté positif qui est le désir des fidèles de mieux connaître les Ecritures. Peut-être n'avons-nous pas apporté suffisamment de soin à la proclamation de la parole de Dieu.
- Marini : Oui. Nous sommes restés trop traditionnalistes dans notre adaptation du message évangélique. Ici, on n'est pas en Europe. Chez nous, quand on chante, on doit bouger. Les missionnaires n'avaient pas compris ça. Ils s'étaient contentés d'importer une forme qui ne convient pas aux Africains.

Comment jugez-vous l'utilisation qui est faite de la Bible par ces pasteurs ?

- Matenkadi : Elle est malheureuse. D'abord, ces soi-disant pasteurs n'ont pas la formation requise. Ensuite, leur interprétation n'est pas authentique puisque chacun lit la parole avec sa perception. Enfin, la Bible est devenue un fonds de commerce.
- Marini : Définissons le mot " pasteur " car il y a les vrais et les faux. Les vrais pasteurs suivent les normes de l'Eglise enseignées par le Seigneur, ils sont appelés par Dieu et reçoivent une formation qui les rend capables d'exercer leur ministère. Ici, nous avons affaire à des autoproclamations de " pasteurs " et cela conduit à une interprétation erronée de la Bible. La Bible est une chose, mais il y a un ensemble de normes à respecter, une méthodologie, l'herméneutique, etc. Ces pasteurs expliquent le contenu de la parole de Dieu selon leurs propres attentes, c'est une utilisation intéressée et abusive. Les vrais pasteurs n'ont pas l'esprit de lucre

Allez-vous passer à l'offensive contre ces Eglises ?
- Matenkadi : Nous n'allons pas inaugurer au Congo une nouvelle guerre de religion. L'Eglise catholique a toujours été tolérante. La vérité finira bien par triompher. De toute façon, leur intégrisme empêche toute forme de dialogue. Alors nous attendons...

- Marini : Oui, c'est un objectif. Il est très important pour nous de lutter contre ces déviations religieuses et de mettre de l'ordre dans les esprits. Nous préparons des réponses aux questions posées par les sectes et nous allons dénoncer ce syncrétisme.

Pourquoi vos fidèles vous quittent-ils ?
- Matenkadi : C'est lié à la misère matérielle, sociale, mentale. Ils ont besoin d'un salut palpable, de solutions rapides, et les sectes font miroiter l'immédiat des résultats : " vous serez riches dans peu de temps ". Les gens vont dans ces sectes pour semer et moissonner. Cette lecture est fausse car l'Eglise catholique n'est pas une moissonneuse-batteuse. - Marini : Nous avons un problème de méthodologie et de communication. Les Eglises de Réveil se sont bien adaptées aux besoins des gens d'ici mais leurs pasteurs ne leur donnent pas la bonne nourriture.

Votre Eglise a-t-elle encore un avenir au Congo ?
- Matenkadi : Politiquement, pour les grands enjeux de ce pays, nous sommes incontournables. En 1990, Mobutu a voulu nous punir pour le Mémorandum de Evêques qui fut à la base du déclenchement du processus de démocratisation. Comment ? En signant à la pelle des ordonnances de reconnaissance juridique des sectes. Ainsi ces sectes ont été représentées à la Conférence nationale...
- Marini : Oui, nous sommes ici depuis plus de 100 ans. Quant à l'Eglise, elle a plus de 2.000 ans. Cette crise n'est qu'un cycle.

(1) Le cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa, n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.



   France : Scientologie

La Scientologie se fait de la pub

Le Parisien, 12 septembre 2001 par Sandrine Binet

[Texte intégral]

FONTENAY-LE-VICOMTE (ESSONNE), . Près de 250 affiches de ce genre ont été placardées sur les murs du sud de l'Essonne et de la Seine-et-Marne par une association proche de la Scientologie.Depuis quelques jours, les murs des petits villages du sud de l'Essonne et de la Seine-et-Marne se sont couverts d'affiches un peu particulières. Au fil des rues, une grande photo noir et blanc montre une jeune femme s'apprêtant à s'injecter de la drogue ou un garçon shooté et prostré. De grands slogans clament que " la drogue détruit la culture " et " les générations futures ". Bref, des panneaux qui pourraient laisser penser à une campagne officielle contre la toxicomanie.

Le hic, c'est que ces publicités émanent d'une association proche de l'Eglise de scientologie, une congrégation dont plusieurs membres importants ont été condamnés par la justice et qui est recensée dans le rapport parlementaire sur les sectes (NDLR : document contesté par les organismes qu'il épingle comme n'ayant aucune valeur juridique).

C'est Non à la drogue, oui à la vie, une association loi 1901 " parrainée par la Scientologie ", qui a lancé cette vaste campagne de promotion. Au total, près de 250 affiches de 2,40 m de large sur 1,60 m de haut ont été collées par la société Alizé dans les deux départements du sud de l'Ile-de-France au début du mois de septembre. Elles devraient y rester trois semaines au total, pour un coût avoisinant les 100 000 F (15 245 €).

Sous couvert d'une campagne antidrogue A en croire la Scientologie, le but de cette campagne d'affichage est purement " humanitaire ". " Nous souhaitons sensibiliser les familles aux dangers de la drogue afin d'enrayer ce fléau, clame Agnès Bron, porte-parole de l'association Non à la drogue. C'est la raison pour laquelle les affiches mentionnent des numéros de téléphone, où les personnes intéressées pourront se procurer des brochures d'information. " Ce n'est pas la première fois que l'Eglise de scientologie, via son association antidrogue, placarde des affiches en Ile-de-France ou distribue des brochures, comme ce fut le cas en Seine-Saint-Denis en juin dernier et en Seine-et-Marne en février. Depuis dix ans, Non à la drogue lance régulièrement des campagnes de communication en région parisienne.

Pour l'ADFI, l'association de lutte contre les sectes, le but est clair : en s'adressant aux toxicomanes et à leurs familles, la secte cherche à recruter de nouveaux adeptes. " Il faut que les gens se méfient , prévient Maurice Bigot, le président de l'ADFI Paris . Sous couvert d'informer les gens, l'association Non à la drogue les incite à entrer en cure de désintoxication dans des centres Narconon, gérés par la Scientologie. Les drogués y entrent pour se soigner, ils en ressortent embrigadés. " Des accusations vivement récusées par l'Eglise de scientologie. " Les religions doivent intervenir dans les débats de société et lutter contre la drogue, se défend Agnès Bron. Et nous n'avons pas besoin du milieu toxicomane pour prendre de l'expansion. " Et la porte-parole de l'association de tempêter contre ceux qui dénoncent l'initiative de son association : " Tous ceux qui refusent de soutenir notre campagne contre la drogue contribuent au développement de la toxicomanie. " Un amalgame qui fait sourire les associations antisectes, lesquelles s'avouent toutefois impuissantes. Sandrine Binet Le Parisien , mercredi 12 septembre 2001, 0h00



   France : Sectes

Le FLIP s'éxile en Afghanistan

Message reçu , 12 septembre 2001

[Texte intégral]

Pour mieux comprendre la mouvance dans laquelle se situe ce site, voir la page générale d'entrée http://stcom.net/default2.htm

Je rappelle que le FLIP est organisation qui dit lutter contre la pédophilie, et qu'elle a été fondée et est animée par le Dr. Dietrich de Tours qui doit probablement en être le seul membre

Voici ce que l'on peut lire sur la page de garde du site du FLIP : http://stcom.net/flip/index.htm

LES STATUT SONT EN PLEINE REVISION SUITE A NOTRE EXIL EN AFGHANISTAN.
EN EFFET, SUITE AUX NOMBREUSES MENACES DE MORTS DONT NOUS AVONS FAIT L'OBJET ET DU FAIT QUE LES INSTITUTIONS FRANCAISES, NOUS ONT SANS CESSE HARCELES AFIN DE PROTEGER LES NOTABLES PEDOPHILES ET LES INTERETS DE CES DERNIERS, NOUS AVONS ETE OBLIGES DE DEMANDER L'ASILE POLITIQUE A L'EMIRAT ISLAMIQUE D'AFGHANISTAN. SEUL PAYS A LUTTER REELLEMENT POUR LA VERITABLE JUSTICE AU DELA DES RELATIONS ET DES INTERETS POLITICO FINANCIERS.

Nous publierons bientôt INCHAALLAH un article expliquant les raisons exactes de nos motivations. NOUS REMERCIONS VIVEMENT L'EMIRAT ISLAMIQUE D'AFGHANISTAN POUR SON AIDE ET SOUTIEN. Qu'Allah swt bénisse l'Emirat Islamique d'Afghanistan et le peuple Afghan.

Ceci est inquiétant eu égard à ce qui s'est passé aux USA aujourd'hui



   Russie : Groupes divers

L'Armée du Salut est interdite à Moscou

AFP ,12 septembre 2001

[Texte intégral]

MOSCOU - Un tribunal de Moscou a décidé mercredi la liquidation de la branche moscovite de l'Armée du Salut, selon Ria Novosti.

Le tribunal a donné raison au ministère russe de la Justice, qui avait porté plainte contre l'Armée du Salut au motif qu'elle n'était pas en règle avec une loi sur les mouvements religieux.

Cette loi, promulguée en 1997, exige de toutes les organisations religieuses qu'elles se réenregistrent auprès des autorités russes avant le 1er janvier 2001. Les organisations de l'Armée du Salut n'ont eu aucun problème à se réenregistrer dans 13 villes de Russie, mais pas à Moscou, avait indiqué en juillet dernier un responsable de l'organisation.

La presse britannique avait alors accusé l'Eglise orthodoxe russe d'être à l'origine des "persécutions" contre l'Armée du Salut, réimplantée en Russie en 1992, un an après la chute de l'URSS.

L'organisation s'était implantée en 1913 dans la Russie tsariste avant d'être liquidée en 1922 par les services secrets soviétiques.



   Belgique : Krishna

Du thé, du riz et quelques légumes

Le Soir, 13 septembre 2001 par Joël Matriche

[Texte intégral]

A Liège, haro sur Hare Krishna - Du thé, du riz et quelques légumes, distribués gratuitement qui plus est : c'est ce que se disputaient, mercredi place Saint-Paul, policiers communaux et adeptes de l'Association internationale pour la conscience de Krishna.

Depuis 1997 en effet, ces adeptes distribuent une fois par semaine assiettes végétariennes et revigorants bols de boisson chaude. Au début, on servait surtout des gens qui manquaient de tout, se souvient Yvette, une dévote qui ne réside pas au temple. Aujourd'hui, plus de 150 personnes, et pas seulement des sans-abri, ont réclamé leur assiette de nourriture.

Leur digestion fut brutalement contrariée par l'arrivée des forces de l'ordre. Un homme en civil est venu nous trouver, ordonnant que l'on range tout le matériel et que l'on déguerpisse, explique Carl en s'activant derrière un comptoir de fortune. Rapidement, un attroupement s'est formé autour du buffet, les policiers ont été injuriés puis pris à partie par quelques jeunes, visiblement plus pressés de donner le coup de poing que de se restaurer. Des membres de la secte, des dévots, insiste quelqu'un, ont été interpellés, soumis à un contrôle d'identité puis relâchés.

Nous sommes simplement ici pour donner à manger à ceux qui ont faim, s'excuse Bernard Soichet, aussitôt sa liberté recouvrée. Il y a trois semaines, pour je ne sais quelle raison, on nous a demandés d'arrêter les distributions de nourriture, poursuit-il. Nous nous sommes fait contrôler quelques fois mais jusqu'à aujourd'hui, ce n'est pas allé plus loin.

Quelqu'un, se jetant dans la mêlée, s'étonne : Pourquoi organiser ces repas dans un des quartiers les plus chics de la ville ? Et pourquoi à proximité d'une école ? On lui répond que l'endroit n'a pas d'importance, qu'ici ou ailleurs, c'est la même chose. Et que probablement, pour éviter de nouveaux pugilats, la semaine prochaine, ce sera ailleurs.·


    Suisse : Falungong

Des adeptes du Falun Gong ont entamé une grève de la faim en Suisse

Edicom, 13 septembre 2001

[Texte integral]

GENÈVE - Des adeptes du Falun Gong ont entamé une grève de la faim simultanément à Genève, Berne et Zurich. Ils protestent contre le sort réservé aux membres de la secte en Chine, où le mouvement est durement réprimé. Selon l'Association suisse du Falun Gong, 278 adeptes sont morts sous la torture depuis le début de la répression. Les manifestants doivent poursuivre leur action pendant trois jours. Ils ont exposé des photographies témoignant des sévices subis par les adeptes de la secte en Chine



   France : Ontologie Méthodique Culture et Tradition (OMCT)

Le gourou "venu d'ailleurs" condamné à 17 ans de réclusion

AFP, 13 septembre 2001 par Cécile Azzaro

[Texte intégral]

EPINAL,- Jean-Pierre Barthelet, le gourou d'un secte basée à Ban-de-Sapt, près de Saint-Dié (Vosges), poursuivi pour viol et agressions sexuelles sur plusieurs mineurs, a été condamné jeudi soir à 17 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des Vosges à Epinal.

Les jurés ont suivis les réquisitions de l'avocat général André Ribes à l'encontre du "directeur d'étude" de l'association OMCT (Ontologie Méthodique Culture et tradition), classée comme secte, qui comparaissait pour agressions sexuelles sur deux jeunes filles, âgées de 14 et 10 ans, et de viol sur un garçon âgé de 11 ans au moment des faits. Les victimes ont actuellement 19, 13 et 28 ans.

L'avocat général avait souligné la perversité et la manipulation mentale de l'accusé, tout en reconnaissant qu'il avait pu apporter pour certains adeptes "quelque chose de positif". L'homme, qui selon les membres de la secte, enseignait "une philosophie de vie", a déclar