Actualités sur les sectes en avril 2001
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Etats-Unis : Scientologie
Une déclaration de guerre de la secte au gouvernement français et à ses législateurs.
Site de Roger Gonnet, 1er avril 2001
[Texte intégral traduction Roger Gonnet]
Message passé par un "ponte" d'OSA, les services secrets scientologiques, à divers scientologues. -
Sujet: URGENT: de quoi nous avons besoin pour la Liberté Religieuse en France. C
Chers amis,
Je tiens à vous mettre au parfum quant à la situation française et à vous demander de l'aide. Mais laissez-moi vous rappeler en premier lieu le premier point du "Code de l'Honneur" [un des nombreux "codes " publiés par Hubbard, gourou de la secte, ndt]: "Ne laissez jamais tomber un camarade dans le besoin, le danger ou les ennuis". C'est parce que nos camarades européens font face à des problèmes que je vous l'ai rappelé. Merci par conséquent de faire suivre ce message à d'autres, après y avoir répondu.
Depuis la dernière croisade et le Marathon de l'année passée en France, bien des évènements ont eu lieu. [ndt: la "croisade" en question était cette manifestation de quelques 1100 sectaires le 23 octobre 2000, Place de la Bastille]. Tout d'abord, nous avons lancé une critique externe et interne de la France, contre de la législation About-Picard proposée contre les minorités religieuses. Le point d'orgue de ces critiques peut se lire dans le 'méchant' Rapport annuel sur les droits de l'homme émis par le département d'Etat américain, le 26 février, [rapport qui critique une fois encore les français, avec de fausses données provenant de la désinformation essentiellement d'origine scientologue , ndt] ainsi que dans les enquètes engagées par le Comité des affaires légales du Parlement Européen à propos de discrimination religieuse française.
Enfin, les religions majeures ont aussi rompu le silence et exprimé leur inquiétude. Pas de doute sur le fait que la raison pour laquelle ce projet de loi n'ait pas passé immédiatement, réside dans notre travail de fond auprès des communautés inter-religieuses ou s'occupant des droits de l'homme. Et l'on me charge de vous faire savoir que votre aide à ce sujet a été très grandement appréciée.
Le climat est cependant encore très inquiétant en France. Quel niveau d'inquiétude doit-on avoir? Exemple: la semaine passée, l'Association des Editeurs Français, organisatrice de la foire aux livres de Paris, a refusé un stand à Bridge Publications [ndt: Bridge Publications est une société commerciale d'édition 100 % scientologue, et n'éditant que les ouvrages de la secte]. Par conséquent, une équipe d'enquèteurs a été envoyée pour rendre compte. L'équipe se composait de Hans Janitscheck, Président de la Société des Ecrivains des Nations Unies, de Bill Hanks, chef des écrivains de la Guilde des écrivains d'Harlem à New-York, et de Lord Mc Nair, anglais [ce Lord est un scientologue connu, ndt]. Lorsqu'il les aperçut, le responsable général de la Foire, qui travaille avec l'Association, ordonna à ses gardiens de les escorter (de force) hors de la foire. L'équipe a évidemment déposé plainte en justice, et utilise cet incident pour augmenter encore la pression sur la France vis à vis de sa censure évidente des ouvrages de L. Ron Hubbard. Ensuite, c'est à dire le lendemain du refus de participation à la Foire et quatre jours seulement avant l'ouverture de la nouvelle Exposition "Qu'est-ce que la Scientologie", il y eut d'autres harcèlements. La police française a mené des raids contre l'église de scientologie de Paris, le Centre des Célébrités de Paris, et les domiciles de nombre d'individus. Le raid faisait soi-disant suite à une plainte en justice antérieure, mais cela concernait en réalité une situation qui n'existait même plus. [à ma connaissance, il n'a pas été question de tout cela dans la presse française, généralement plutôt rapide à réagir sur la scientologie, ndt]
Aussi, en effet, la France est encore un sale pays. Et c'est un fait que le Parlement revient en séance après une interruption de six semaines, ce qui signifie que le projet de loi peut revenir sur le tapis à n'importe quel moment! Nous savons que certains Suppressifs [ndt: ce terme est hautement injurieux en scientologie, il désigne des "ennemis de l'humanité"] du Parlement sont très actifs pour faire passer le projet de loi. Les batailles [sic] qui ne sont pas encore gagnées doivent s'engager sur bien des fronts et je vous signale ici un nouveau front [sic], et vous demande donc à nouveau votre aide.
Tandis que le champ de cette affaire est européen, c'est à Washington D.C. que se trouve le gouvernement le plus influent au monde. La Fondation pour la Tolérance Religieuse, qui travaille avec le Département Droits de l'Homme d'OSA International [OSA: bureau des affaires secrètes scientologues, ndt], est une fois encore en première ligne pour défendre les droits de l'homme de toutes les religions. Deux évènements essentiels se produiront les 25 et 26 avril [2001].
Le 25, une manifestation spéciale patronnée par l'association Internationale des Scientologues [IAS] se tiendra au Capitol Hill; on y entendra entre autre ce brillant médaillé de l'IAS, Chick Corea [ce musicien de jazz apporte son aide à la secte depuis fort longtemps, ndt]. Des représentants du Congrès et autres dignitaires américains ou européens feront parties des invités choisis. Afin d'aider l'IAS et l'OSA, la Fondation pour la Tolérance religieuse prépare une autre manifestation le lendemain, à l'Eglise Fondatrice de Scientologie de Washington, DC, afin d'unifier les chefs religieux amricains et européens. Cela mobilisera ces autres religions, et les engagera dans l'action à l'encontre de la persécution religieuse européenne, qui a surtout lieu en France et en Allemagne. Et pour que ces chefs religieux membres de minorités religieuses de ces pays puissent aider, on les amènera en avion à Washington, pour qu'ils racontent leurs histoires personnelles. [ndt: c'est ici l'essentiel de cette manifestation: la scientologie va faire voyager à ses frais des gens d'imùportance on ne peut plus mineure sur le plan religieux ou sectaire, comme le chef de Tabitha's Place, ou le chef du groupuscule "ITN" - Institut théologique de Nïmes. Ces soi-disant "chefs religieux" vont diffamer la France comme je les ai déjà entendus le faire lors de réunions similaires tenues en Europe, ce qui provoquera de nouvelles accusations calomnieuses de quelques responsables américains, et de nouvelles possibilités d'enquètes ou de critiques par des associations comme la Fédération d'Helsinki, qui ont partie liée avec les USA.]
Après le rassemblement, ces chefs religieux et les scientologues qui auront fait le voyage de Washington D.C, y compris un groupe de "Croisés pour la Tolérance Religieuse" entraînés par nos soins - vous êtes invités à vous joindre à ces Croisés - rencontreront des représentants du Congrès et leur adjoints afin de les renseigner sur ce qui se passe en Europe. Pourquoi faire? Simplement, pour obtenir [qu'ils fassent passer] une Résolution du Congrès condamnant la persécution religieuse d'origine gouvernementale en Europe Occidentale, en particulier en France. C'est donc ici le coeur de l'affaire.
Afin d'aider IAS et l'OSA, la Fondattion a d'urgence besoin de votre participation et de votre aide financière (et en fait, votre présence à Washington serait plus que bienvenue). Appelez la Fondation pour en savoir plus. Elle a lancé une campagne pour accueilir des membres. Ca ne coute que 400 dollars annuels [3000 F, ndt!], qui vous fourniront un avantage: être tenus au courant des dernières nouvelles du front [sic] de liberté religieuse. Il va falloir de l'argent pour organiser ce type de choses et payer le voyage de ces chefs religieux vers Washington, les loger, organiser la manifestation et l'invasion [sic] du Capitole qui s'ensuivra! [sic] Je sais que les scientologues peuvent faire des dons pour de multiples secteurs, tous importants. Mais ici, il s'agit de quelque chose d'extraordinaire.
Le destin de la religion en Europe est entre nos mains. Des évènements extraordinaires exigent des efforts extraordinaires. Aussi, même si vous donnez déjà à divers secteurs, envoyez aussi de l'argent à la Fondation. Achetez, renouvelez ou augmentez votre adhésion, ou faites une donation. S'il vous plaît, quel que soit le montant, appelez-les aujourd'hui, dites que vous avez lu cet e-mail, et offrez votre aide. Vous pouvez nous joindre à Los Angeles, au 323 661 1196. Appelez, et expédiez votre don à la Fondation pour la Tolérance Religieuse, 1332 L.Ron Hubbard Way, Los Angeles, Californie 90027.
Merci de votre attention, et s'il vous plaît, faites passer ce courrier à vos amis. Sincèrement, Trevor Meldal-Johnsen ?
Note personnelle à ceux qui nous connaissent : ma femme française Corinne, qui fut la porte-parole de la Croisade Marathon en France l'an passé, est devenue citoyenne américaine la semaine dernière! Elle estimait ne plus pouvoir apporter son allégeance à la France en raison des actions suppressives de son gouvernement envers notre religion et d'autres minorités. Aussi est-elle vraiment satisfaite et fière d'être américaine. Mais elle désire néanmoins continuer à ouvrir les yeux de la France et à inverser la trajectoire à reculons, car il faut vraiment y parvenir. Sur cette petite planète, nous ne pouvons pas laisser les Suppressifs prendre le contrôle où que ce soit, et moins encore, là où notre présence est vraiment forte. La France est donc un autre champ de bataille où nous pouvons et devons rester debout. [sic]
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Suisse : Ordre du Temple Solaire
Michel Tabachnik persiste et signe
SWISSINFO, 1er avril 2001
[Texte intégral]
Le chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik nie avoir été le numéro 3 de la secte l'Ordre du Temple solaire.
Inculpé dans cette affaire en France, il affirme au "Journal du Dimanche" qu'il n'assistera pas à son procès qui doit s'ouvrir le 17 avril à Grenoble.
Agé de 59 ans, Michel Tabachnik est poursuivi pour "participation à une association de malfaiteurs".
Le musicien reconnaît avoir fréquenté les gens de l'OTS et avoir "assisté avec eux à une cérémonie où il a porté une cape". Mais il affirme "qu'il n'était pas inscrit en tant que membre du temple solaire lui-même".
Le chef d'orchestre affirme qu'il n'a "rien à faire sur le banc des accusés" lors du procès qui doit s'ouvrir à Grenoble.
La justice française lui reproche notamment d'avoir participé en 1994 à des réunions avec les principaux membres de l'OTS, dont le "gourou" Joseph Di Mambro. Michel Tabachnik annonçait dans des propos ésotériques obscurs, la fin de l'ordre "et l'étape irréversible du retour vers le père".
Quelques jours plus tard, les 4 et 5 octobre 1994, 48 adeptes trouvaient la mort à Cheiry (FR) et Salvan (VS). Au total, 74 personnes ont péri lors de "suicides collectifs" présumés de membres de l'OTS, en octobre 1994 en Suisse et au Canada, puis en décembre 1995 en France et en mars 1997 au Canada.
En Suisse, la justice a classé l'affaire.
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Etats-Unis : Raël
Clone ou clown ? - On peut en rire ou en pleurer
La Presse , 1er avril 2001 par Pierre Gravel
[Texte intégral]
Mais à moins d'être irrémédiablement envoûté par ce gourou, on hésite entre le fou rire, la gêne ou l'inquiétude devant le spectacle loufoque de Claude Vorilhon, dit Raël, vantant les mérites du clonage humain à des parlementaires américains.
Ayant manoeuvré pour être entendu, en tant qu'associé à un projet en ce sens, par un sous-comité du Sénat, ce dernier n'aura, en tout cas, rien fait pour aider à la crédibilité de cette hypothèse scientifique. Au contraire.
En la reliant à ses élucubrations habituelles sur la dimension religieuse de la science et sur la conformité de cette expérience avec les soi-disant enseignements de Elohims, Vorilhon n'aura finalement qu'apporté un peu plus d'eau au moulin de ceux qui se méfient ou du moins prônent la plus grande prudence face à cette expérience. Et qui s'opposent à la tentation de transposer immédiatement chez des humains le fruit de recherches qui ne sont pas encore concluantes chez les animaux.
À vrai dire, nul n'est en mesure de dire aujourd'hui avec un minimum de sérieux où s'arrêtera la science. Ni à partir de quand ce qui apparaît impensable maintenant sera devenu monnaie courante. Exactement comme nos ancêtres, pas si lointains, auraient sans doute poussé des hauts cris horrifiés si on leur avait annoncé qu'un jour leurs descendants pourraient profiter de transplantations du coeur ou d'à peu près tout autre organe. Sauf que ces progrès n'ont pas été réalisés pour se conformer aux directives d'une quelconque race supérieure qui, d'une autre planète, enseignerait aux pauvres humains la marche à suivre pour enfin échapper à la mort. Ni encore moins pour soulager la douleur de parents effondrés, mais aussi et surtout fortunés, prêts à payer un demi million de dollars pour tenter de faire revivre leur bambin mort à dix mois à la suite d'une erreur médicale...
Aussi spectaculaires soient-ils, en bout de ligne, les progrès réalisés en médecine ou en biologie ne l'ont été qu'au terme de longs tâtonnements, d'erreurs coûteuses et au terme d'expériences répétées et rigoureuses chez les animaux. Avec, en arrière-plan, un constant souci de prudence avant d'autoriser la transposition de ces opérations chez des êtres humains.
Avec, en corollaire, la plus grande sévérité pour les illuminés qui, dans le plus profond secret ou à l'ombre des fours crématoires en Allemagne nazie, en prenaient à leur aise avec la dignité humaine en transformant en vulgaires rats de laboratoires des otages incapables de se défendre.
En donnant des allures de cirque à ce débat fort important, Claude Vorilhon n'a pas fait avancer les discussions sur le clonage.
Il a tout au plus montré son vrai visage: celui d'un clown dont il est, pour l'instant, difficile de savoir s'il est surtout lamentable ou dangereux.
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France : Au coeur de la communication (ACC)
La secte voulait faire craquer les salariés
Le Parisien, 2 avril 2001 par Cécile Beaulieu
[Texte intégral]
VILLENEUVE-LA-GARENNE. Les salariés de l'entreprise Essor ont obtenu gain de cause en démontrant que leur société était infiltrée par une secte. La Cour d'appel de Versailles vient de reconnaître le caractère " abusif " du licenciement de neuf employés de la société d'optique Essor de Villeneuve-la-Garenne qui avaient dénoncé une infiltration sectaire dans leur entreprise.
Déboutés au mois d'avril 2000 par le conseil des prud'hommes de Nanterre, les neuf commerciaux ont enfin obtenu gain de cause devant la cinquième chambre sociale de la cour d'appel qui reconnaît qu'Essor est bien infiltré par la secte Au coeur de la communication (ACC).
Les plaignants ont, en outre, obtenu des dommages et intérêts dont les montants - de 20 000 F (3048 euro) à 200 000 F (30489euro) - ont été fixés par la cour d'appel en fonction de leur ancienneté dans l'entreprise.
Licenciés en 1998 parce qu'ils avaient refusé de se rendre à un séminaire professionnel, au Canet-en-Roussillon, les commerciaux d'Essor avaient immédiatement porté l'affaire devant la justice, affirmant être victimes des pratiques sectaires de leur directeur Sam Cohen et de son épouse Claire Nuer, aujourd'hui décédée. " Nous avons vécu de véritables scènes organisées de destruction psychologique, confie l'un des salariés. On nous faisait culpabiliser, craquer devant tout le monde. Bref, nous servions de cobayes chargés d'expérimenter les méthodes prônées par ACC et Sam Cohen qui souhaitait changer nos schémas mentaux . "
Au Coeur de la communication , fondée en 1989 par Claire Nuer sous le nom de Clarté et confusion avant d'être rebaptisée en 1991, a, en outre, été sévèrement épinglée par le rapport parlementaire consacré aux sectes.
ACC a expérimenté ses méthodes au sein de l'entreprise Essor-Optique, peut-on lire.
Les dirigeants utilisaient des techniques de développement personnel pour inciter les salariés à procéder à de véritables confessions publiques (...). ACC, révèlent plus loin les auteurs, commercialisait également un élixir, le 714 X, vendu 1 000 F (152 euro) la bouteille. C'est sur ce même rapport que s'appuie, dans ses attendus, le jugement de la cour d'appel, mais également sur les témoignages de dernière minute d'un ancien directeur d'Essor, à qui la société avait fait subir un véritable stage d'endoctrinement aux Etas-Unis, et de deux ex-secrétaires de l'entreprise rudement éprouvées par les méthodes sectaires de Sam Cohen.
En première instance, au mois d'avril 2000, le conseil des prud'hommes de Nanterre n'avait pas reconnu les licenciements abusifs des commerciaux, mais il avait néanmoins condamné l'entreprise à payer à ses ex-employés plusieurs milliers de francs de dédommagement, considérant que le motif de " faute grave " invoqué par Essor n'était pas valable.
Aujourd'hui, les plaignants ont obtenu gain de cause sur tous les plans et la décision de la cour d'appel pourrait faire jurisprudence.
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France : Sectes
Lutte contre les sectes : Alain Vivien en guadeloupe
Web , 3 avril 2001
[Texte intégral]
Le président de la mission interministérielle anti sectes est de passage dans notre département pour y rencontrer tous les acteurs locaux de ce combat
De passage pour 4 jours dans le département, le président de la mission interministérielle de lutte contre les sectes est arrivé dimanche à l'aéroport Pôle Caraïbes.
Alain Vivien multiplie sur place les réunions de travail et les rencontres de terrain. Dès ce lundi, il a rencontré le président de l'association des maires de Guadeloupe, Albert Dorville, à la préfecture à Basse-Terre. Il a ensuite présidé la "cellule de vigilance" édifiée pour observer et préparer d'éventuelles ripostes aux dommageables conséquences de l'endoctrinement de certains esprits malléables par les nombreuses sectes qui sévissent en Guadeloupe.
Une grande rencontre est prévue ce mardi avec l'ensemble des fonctionnaires des services de l'Etat concernés par ce brûlant sujet. Alain Vivien poursuivra ensuite sa mission en Martinique.
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France : Scientologie
L'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie d'Ile-de-France en correctionnelle
AP, 3 avril 2001
[Texte intégral]
Un juge parisien, Mr Renaud Van Ruymbeke, a renvoyé l'Association spirituelle de l'Eglise de Scientologie d'Ile-de-France devant le tribunal correctionnel de Paris pour publicité mensongère et tentative d'escroquerie, a-t-on appris mardi de source judiciaire. ''C'est la première fois que l'Eglise de scientologie est renvoyée devant un tribunal en tant que personne morale'', a expliqué Me Olivier Morice, avocat de l'Union nationale des associations pour la défense des familles et des individus (UNADFI), partie civile qui va demander la ''dissolution'' de cette association. [........]. Le magistrat a également renvoyé un membre de l'Eglise de Scientologie pour publicité mensongère et tentative d'escroquerie devant le tribunal correctionnel.
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France : Scientologie
La section Ile-de-France de l'Eglise de Scientologie a été renvoyée en correctionnelle
AFP, 3 avril 2001
[Texte intégral]
PARIS, - La section Ile-de-France de l'Eglise de Scientologie a été renvoyée en correctionnelle en tant que personne morale, ainsi que son président Marc Walter, pour notamment "tentative d'escroquerie", a-t-on indiqué mardi de source proche de l'enquête. Le juge d'instruction parisien Renaud van Ruymbeke, en charge de cette affaire, a signé le 28 mars son ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel de Paris.
La section IDF de l'Eglise de Scientologie et son président étaient poursuivis pour "tentative d'escroquerie", "publicité mensongère", "traitement d'information nominative concernant une personne physique malgré l'opposition de celle-ci", et "entrave à l'action de la CNIL" (Commission nationale informatique et liberté).
L'enquête avait été ouverte après le dépôt d'une plainte d'un ancien adepte qui continuait à recevoir les publications de l'organisation en dépit de ses demandes d'être retiré du fichier. "C'est une grande victoire pour nous et un coup dur porté à la Scientologie", a indiqué à l'AFP Me Olivier Morice, avocat de l'UNADFI (Union nationale de la défense de la famille et de l'individu), partie civile dans ce dossier. "C'est la première fois que l'Eglise de Scientologie est renvoyée en correctionnelle, en tant que personne morale, pour tentative d'escroquerie. De plus, le juge démontre dans son ordonnance que "la personne morale a été créée pour commettre ces infractions", a-t-il ajouté.
Interrogé par l'AFP Me Mourad Oussedik, avocat de la Scientologie, a minimisé ce renvoi. "C'est le tribunal qui tranchera. C'est une affaire sans importance, entre différentes parties, à la suite de la plainte d'un individu", a-t-il estimé.
La section IDF de l'Eglise de Scientologie, la plus importante de France, rassemble environ 20.000 membres sur un total de 50.000 dans le pays. L'Eglise de Scientologie a été fondée en 1954 par l'Américain Ron Hubbard (1911-1986), écrivain de science-fiction.
Ces dernières années, plusieurs de ses membres ont été condamnés par la justice française. En novembre 1999, cinq d'entre eux avaient été condamnés pour "escroquerie" à Marseille. Ils étaient accusés d'avoir usé de méthodes frauduleuses pour vendre des services très coûteux de la secte, tels que des cours de "Dianétique" définie comme une "science du mental" supposée "supprimer les maladies et les sensations indésirables". Trois ans plus tôt, lors d'un procès retentissant, à Lyon, six scientologues avaient été condamnés, notamment pour escroquerie, à des peines de prison avec sursis par la cour d'appel.
Une information judiciaire, ouverte en 1989 pour "escroquerie", est par ailleurs toujours en cours d'instruction à Paris. Une enquête a été ouverte après la disparition de plusieurs pièces d'instruction.
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Chine : Falungong
Sur la voie du grand réveil!
Construire, n°14, 3 avril 2001 par Elisabeth Gilles[Texte intégral]
Pourquoi ça marche?
Le Falun Gong, c'est une technique corporelle et un texte fondateur plutôt déroutant. Il est interdit en Chine. En Suisse, quelques centaines de personnes le pratiquent.Notre reportage
Il fait encore nuit, les lampadaires sont allumés. Le parc des Bastions, à Genève, regorge d'humidité: il a beaucoup plu ces jours derniers. Sous le kiosque, qui, en été, fait office de café, trois personnes sont assises: deux hommes et une femme aux cheveux gris. Il est 5 h 55. Et si c'était une secte? A 6 h 25, ils seront une centaine. Mais pour l'instant, les pratiquants du Falun Gong arrivent par petites vagues, silencieux. L'affluence, aujourd'hui, est exceptionnelle. Les habitués, Occidentaux pour la plupart, sont particulièrement nombreux. Petit à petit, des dizaines d'hommes et de femmes, venus du monde entier, vont les rejoindre. En début de semaine, ils sont venus manifester contre la terrible répression dont ce mouvement fait l'objet en Chine. C'était à l'occasion d'une réunion de la Commission des droits de l'homme, à l'ONU (le 19 mars dernier). C'est leur dernier jour en Suisse, la plupart d'entre eux repartent aujourd'hui, d'ailleurs, certains sont là avec leurs valises.
Li Hongzi, le fondateur
Les premiers arrivés sont déjà assis en lotus. Ils ont posé de petits tapis sur le sol de ciment. Ils ferment les yeux. Doucement, une musique chinoise monte dans l'obscurité, diffusée à bas volume par un petit enregistreur. Et puis, on entend, sur la cassette, la voix de Li Hongzi. Il vit actuellement aux Etats-Unis. Cet ancien fonctionnaire du régime est le fondateur du Falun Gong (ou Falun Dafa), créé en 1992 en Chine.
Les textes de son enseignement, on peut les charger sur Internet. "Gratuitement", insistent les pratiquants. Histoire de se débarrasser du soupçon qui pèse sur ce qu'ils considèrent, eux, comme une "pratique spirituelle". Pas d'argent en cause, donc. Tout au plus une participation minime à la location des salles (quand elles ne sont pas prêtées). Pas d'inscription pour les cours, pas de liste de noms... (et si ce n'était pas une secte?) Libre à chacun de cultiver "la vérité, la compassion et la tolérance", comme le prescrit maître Li Hongzi... Un maître? (mais alors, si...)
"Un travail sur l'énergie" "Cela n'a pas de sens péjoratif pour moi. C'est plutôt une référence", précise Daniel Holliger, 45 ans, enseignant de théâtre à Genève. Séduit par les principes de non-violence, de vertu et de tolérance, cet ancien élève du clown Dimitri pratique depuis une année. Aujourd'hui, il arrive un peu en retard. Qu'à cela ne tienne, il commencera avec la première des quatre séries de mouvements qui, après l'assise, se pratiquent debout. "Ces exercices aident à se centrer par un travail sur l'énergie. Cela est très important pour les comédiens", explique-t-il avant de partir trouver une place au milieu des autres. Pendant ce temps, Jean Piaget, sur son socle, regarde l'université. Le magnolia explose de ses lourdes fleurs roses. Un corbeau croasse, un tram passe, c'est presque le premier. La rumeur de la ville va bientôt monter. Jusque-là, c'était le silence et l'immobilité. Mais une cinquantaine d'autres participants sont arrivés. Les bruits de sacs en plastique qu'on ouvre pour en sortir de quoi poser ses pieds déchaussés ne réveilleront pas l'homme qui dort là, entouré sans le savoir d'une centaine de personnes. Les nouveaux venus se mettent en place avec une sorte de fluidité. Tout le monde est debout maintenant, le bas du corps immobile, le haut en mouvement. Le groupe des "locaux", à gauche, est en "tenue de ville". Les "étrangers", à droite, ont presque tous une veste d'un jaune solaire portant l'inscription "Falun Dafa" (tiens, une secte qui s'affiche le plus publiquement du monde!)
Le jour s'est levé, les lampadaires du parc s'éteignent. Passent un joggeur, un travailleur, un jeune homme à vélo et un camion de la ville. Le brouhaha alentour commence à bourdonner, les bruits de moteur deviennent omniprésents - les voitures existent, on les avait oubliées. Les mouvements des pratiquants se font un peu plus rapides (enfin, tout est relatif, ils restent quand même très lents). Chacun se rechausse et repart vers sa journée, une heure et demie a passé. Mais il faudra bien, à un moment donné, se pencher sur les textes fondateurs (il y en a deux): pas de "cultivation" digne de ce nom, sinon.
Cultivation?
C'est la formule consacrée. Ce drôle de mot est à prendre au sens horticole de "faire pousser, épanouir" les vertus en question. "Les exercices sont importants mais ce qui est primordial, c'est l'étude des textes, explique Jean-Pierre Marville, prof de maths de 54 ans. Elle conduit à une réflexion sur sa propre vie. A l'amélioration de la condition physique, rapide et évidente, que procure la pratique, correspond une ouverture de l'intellect, mais surtout, c'est le principal, une ouverture du cœur. Cela constitue un tout, d'une richesse inouïe, pour qui éprouve le désir d'évoluer."
Un texte bric-à-brac
Evoluer, et qui plus est vers la bonté, on n'est pas contre. Mais il faut bien dire que, vue de l'extérieur, la "richesse" du texte a des allures de bric-à-brac: un salmigondis où se mêlent civilisations englouties, troisième œil, démons, molécules et autres merveilles paranormales. Une vision superficielle? C'est vrai. Davis Ownby, un historien canadien, a, lui, étudié longuement la question (sans être lui-même pratiquant). Il a donné sur le sujet une conférence passionnante à la Rice University, à la fin de l'année passéePour ce chercheur, le Falun Gong est une religion. Un terme utilisé faute de mieux pour décrire ce genre de phénomènes d'un point de vue académique occidental. Il y en a aussi pour penser qu'on a affaire au discours plutôt délirant (mais non malveillant) d'un illuminé, lui même dépassé par les événements.
Vers la fin des années 80, de très nombreux mouvements de ce type ont fleuri en Chine, alternativement autorisés puis interdits, dans une période de changements politiques et économiques qui en a laissé plus d'un désorienté. Des maîtres qui avaient tiré la quintessence de diverses traditions et en proposaient la meilleure forme, il y en avait beaucoup.
Une cause de tragédie
L'ambassade de Chine en Suisse déclare, elle, que "le Falun Gong est une secte hérétique qui contrôle l'esprit des individus. Interdite depuis 1999, elle est la cause de tragédies pour des millions de familles. Nous espérons que cela ne surviendra pas en Suisse." Quant au sociologue lausannois Roland Campiche (auteur de Quand les sectes affolent), il considère ce drôle d'objet plus ou moins bien identifié comme "un mouvement religieux d'obédience bouddhique". Nous voilà rassurés. Mais soudain, au détour d'un récent Mise au point (TSR), on apprend de la bouche de François Bellanger, avocat spécialiste des sectes, que bien que ne présentant pour l'instant aucun danger, les risques de dérive existent et qu'il faut avoir ce mouvement à l'œil. Cette déclaration a plutôt l'air d'amuser Dominique Nardin: "Ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a ni prosternation, ni dévotion à quiconque, ni prières. J'ai plutôt appris à observer le mécanisme de mes pensées." Entre ses deux passions, la haute montagne et une activité artistique, cette infirmière de 39 ans a une vie bien remplie. "Mais j'ai trouvé dans le Falun Gong une dimension spirituelle qui me manquait." Plutôt pragmatique, elle juge cette méthode "adaptée à notre époque, simple et très efficace. La meilleure manière de la mettre en pratique est de coller à la réalité, d'être en prise directe avec sa vie sociale et familiale."
"Tout est compassion"
Une méthode qu'appliquent quelque 500 personnes en Suisse, quitte à se lever, parfois, à 5 heures du matin. "Nous sommes des gens pacifiques, assure Sue Chan (62 ans et pas une ride) en quittant les lieux. Regardez cet arbre, regardez... tout est compassion." C'est vrai qu'elles sont belles, ces branches noires qui se détachent sur le ciel bleu des Bastions... (décidément, non, ce n'en est pas une, de secte).
Tout le monde est parti maintenant. Finis, le silence et la musique chinoise. Evanouis, les fleurs de magnolia roses sur fond d'aube naissante et tous ces visages immobiles, aux yeux clos. La ville a repris ses droits. Un bus passe. Sur son flanc gauche, une grande affiche indiquant "www.falun.dafa"... et patatras, pour faire cela, il faut beaucoup d'argent, c'en est une, sûrement. "La campagne de pub Falun Dafa? elle a coûté 3800 francs pour vingt-huit jours", répond-on à l'agence. Ah, bon, seulement? Tout compte fait peut-être que non, alors. Mais qui sait?
L'avis de l'historien David Ownby
Mais au fait, ils racontent quoi, les textes fondateurs du Falun Gong (dont le principal est intitulé "Zhuan Falun")? L'historien David Ownby souligne leur caractère profondément chinois - dont les racines plongent dans de très anciennes traditions populaires ainsi que dans le bouddhisme et le taoïsme primitifs. Mais qu'est-ce qui fait que des milliers d'Occidentaux s'y intéressent? Trois éléments sont fondamentaux, selon le chercheur. La dimension profondément morale du discours. "Chinois ou non, nombreux sont les humains qui aspirent à être de bonnes personnes. Le Falun Gong leur en donne l'opportunité." Une vision relativisée de la valeur de la science. Avec des explications de ce qui lui échappe (traces mystérieuses dans les Andes et ce genre de choses) et qui relève des "para-sciences". La possibilité d'acquérir des pouvoirs surnaturels - vision à distance, clairvoyance, lévitation (ou simple capacité à améliorer sa santé). Ce ne sont que quelques exemples. Il y aurait plus de dix mille de ces pouvoirs - (mais les pratiquants, en général, n'en demandent pas tant) - qui ne sont accessibles qu'à ceux qui cultivent la vérité, la compassion et la tolérance.
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France : Sectes
Vigilance renforcée
Maxi-Mini, 4 avril 2001
[Texte intégral]
Guadeloupe - Le président du comité interministériel anti sectes (Mission interministérielle de lutte contre les sectes - MILS (Ndwm) préconise un renforcement de la lutte contre la vingtaine de sectes recensées localement.
Alain Vivien est formel : les sectes portent atteinte aux Droits de l'Homme et menacent l'équilibre social des régions où elles s'implantent. Le président du comité interministériel de lutte contre les sectes, de passage en Guadeloupe où il rencontre l'ensemble des acteurs publics de ce combat de longue haleine, considère les Antilles françaises comme des lieux très favorables au développement du phénomène sectaire.
Il a rappelé qu'une vingtaine de mouvements sévissaient en Guadeloupe, notant que la proximité géographique du Canada et des Etats-Unis constituait un facteur aggravant de recrudescence de tels phénomènes, notamment sur l'île franco-hollandaise de Saint-Martin, où la permissivité du gouvernement néerlandais vis-à-vis de tels mouvements ne facilitait guère la vigilance des autorités françaises impliquées dans cette lutte.
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France :Témoins de Jéhovah
Rémi, témoin de Jéhovah, refuse toute transfusion sanguine
ADFI, Communiqué de l'ADFI Nord, Pas-de-Calais, Picardie
[Texte intégral]
Rémi, un jeune homme de 21 ans risque de mourir d'une leucémie aigüe parce que la secte des Témoins de Jéhovah a réussi à le persuader qu'il est de son " devoir " de refuser toute transfusion de sang.
Or , dans ce cas précis, une transfusion sanguine pourrait sauver ce jeune homme.
Le père de Rémi qui n'est pas membre de la secte appelle au secours et a alerté l'ADFI Nord, Pas-de-Calais, Picardie enfin de faire le maximum pour sauver son enfant.
Cependant, sitôt que la secte totalitaire en a pris connaissance, elle a transféré le jeune homme de la clinique de Boulogne-sur-Mer (dans le Pas-de-Calais) jusqu'en Allemagne, pour soi-disant, lui administrer un traitement en naturopathie. En attendant, les jours passent et les chances de survie de Rémi s'amenuisent. Peut-on rester les bras croisés et dire que c'est son choix ?
Il convient de s'interroger sur les conditions de persuasion idéologique et morale pratiquée par la secte dans laquelle des gens, comme Rémi, sont amenés à prendre de telles décisions.
En réalité, Rémi n'a pas le choix : soit accepter une transfusion et, de ce fait, se sentir gravement coupable et être automatiquement exclu de sa communauté, soir obéir aux commandements de la secte et mourir.
Les conseilleurs ne sont pas les payeurs dit-on parfois, mais dans une telle situation, il est légitime de se demander si une organisation qui enseigne à ses membres que le refus de toute transfusion sanguine est un commandement divin ne porte pas une lourde responsabilité dans les décès qui peuvent s'en suivre.
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France : Sectes
Mission à Saint-Martin
Outre-Mer, 4 avril 2001
[Texte intégral]
Saint-Martin, - Alain Vivien, le président de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes effectue actuellement une visite aux Antilles.
Il était de passage ce mercredi à Saint-Martin, "pour dénoncer l'implantation de certaines sectes dans l'île du Nord", du fait notamment de l'influence toute proche des Etats-Unis qui "sanctuarisent les sectes".
Selon Alain Vivien, "il s'agit d'un voyage important, parce que la nature des organisations contre qui nous luttons aux Antilles ne correspond pas forcément au profil classique de celles qui prolifèrent en métropole".
Cette visite était la première du président de la Mission sur l'île. La MILS a constaté la présence d'une dizaine de sectes présumées dans les îles du Nord, "mais il nous faut encore vérifier des points précis avant d'affirmer qu'il s'agit réellement de sectes", a ajouté Alain Vivien.
Sa visite de l'année dernière ne concernait que la Martinique, la Guyane et la Guadeloupe, où une vingtaine de sectes sévissent. Selon un rapport remis au gouvernement, il y a un an, "25 % des habitants des départements d'outre-mer sont membres d'une secte".
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Pologne : Sectes
Les polonais se penchent sur les mouvements anti sectes
Web, 5 avril 2001
[Texte intégral]
Les polonais se penchent sur les mouvements anti sectes après les plaintes des minorités religieuses
Le gouvernement polonais réorganise sa campagne contre les nouveaux mouvements religieux après les plaintes pour harcèlement en provenance des minorités religieuses. Krzysztof Wiktor, de l'Equipe Inter-ministérielle de la Pologne pour les Nouveaux Mouvements Religieux à déclaré à l'agence de presse Kelton le 26 février, que la police nationale est sur le point de subir des remaniements importants qui lui permettra d'éviter les accusations de violer les libertés religieuses.
Un dirigeant subalterne de l'église adventiste du pays vient de démissionner sous ce prétexte. Des mouvements religieux, après avoir annoncé leur intention de dissoudre l'équipe actuelle pour la remplacer par une "nouvelle équipe inter-ministérielle pour l'examen des groupes de manipulation", accusent le gouvernement de soutenir la candidature de l'église catholique romaine en position dominante.
Wiktor a dit à Keston que les mouvements neo-religieux avaient été considérés comme la cible principale de son équipe créée en 1997. Mais il a ajouté que les membres de son équipe ne s'intéressaient plus aux groupes "qui offraient simplement un choix de religion différente".
"On avait donc besoin d'une équipe inter-ministérielle, car le phénomène sectaire est trop diversifié et trop difficile à appréhender pour être traité comme les autres pathologies".déclara t-il . "Mais nous ne sommes pas intéressés par les activités de telle ou telle église. Nous pensons qu'il y a dans le pays de plus en plus de problèmes avec les thérapies, les groupes d'amélioration de la santé et les associations politiques qui n'ont rien à voir avec la religion. On freinera leur expansion en les connaissant mieux et en les encadrant".
L'équipe inter-ministérielle de la Pologne a avoué, dans un document de juin 2000 que les sectes religieuses représentaient" un danger sérieux pour la société" et ont interpellé les institutions d'état (administratives) sur la façon d'agir avec les sectes. Un représentant, porte-parole de la justice Pawel Biedzak, a avoué, en novembre dernier, que les représentants de la loi agissaient sous la pression des responsables de l'église catholique romaine, et il a confirmé que le savoir-faire des groupes anti-sectes catholiques avait été utilisé pour la formation des groupes d'officiers de police locaux.
Dans le même temps, le secrétaire général de l'église Adventiste, comprenant 9000 membres, Andrzej Sicinski, a affirmé que des centres d'information catholiques avaient également donné des stages de formations sur les sectes à des enseignants et des directeurs d'établissement. Lors d'un interview de Keston, le 8 mars, Sicinski a laissé entendre qu'on s'attendait à la dissolution de l'équipe interministérielle, en ajoutant qu'il émettait des doutes au sujet de la nouvelle équipe qui ne survivrait pas à l'effondrement de la droite centriste après les élections de l'automne 2001.
La formule de la nouvelle équipe a été clairement mise en place pour permettre à Mr Wiktor et à son équipe de rester un peu plus longtemps, précisa Sicinski, dont l'église est reconnue parmi les 15 de Pologne avec leur propre administration et leurs particularités. Mais je pense qu'il s'agit d'un faux-semblant. La nouvelle équipe travaillera comme ses prédécesseurs, en ménageant l'église catholique et en utilisant des critères qui feront que l'étiquette "secte" sera attachée à tous les catholiques ne faisant pas partie de l'église romaine. Les minorités chrétiennes de Pologne ont souvent dénoncé cette pression de l'église romaine. L'église catholique représente en fait au moins 95% des 39 millions de citoyens polonais.
Dans son interview, Wiktor a mentionné que les "propos critiques" des Adventistes et autres églises avaient été pris en compte dans la préparation de la nouvelle équipe en ajoutant qu'il y avait eu des cas dans lesquels les autorités "ont montré de l'intérêt pour les églises qu'ils ne voulaient pas laisser isolées". Sicinsky, bien sûr, rejetant la réforme, a déclaré que la nouvelle équipe devrait avoir à se justifier son existence en montrant que les sectes présentant un danger étaient actives et nécessitaient une surveillance continue.
La constitution polonaise permet la liberté religieuse sous des conditions bien précises et bien définies. Il n'est fait mention nulle part de manipulation mentale ou psychique. Sicinski a déclaré à Kreston "L'argent du gouvernement est utilisé dans une campagne à long terme contre les églises qui ne sont pas catholiques. La police et les éducateurs reçoivent des renseignements au frais du contribuable par les organisations catholiques". Un expert de l'église catholique romaine, l'évêque Zygmunt Pawlowicz, a dit à Keston, début février, qu'il croyait que les effectifs des sectes s'élevaient au plus à 20 000 en Pologne. Il a également déclaré que son église continuerait à "coopérer" avec l'Etat "pour mettre en garde la société"." Les constitutions nationales s'appliquent aussi bien aux sectes qu'aux églises catholiques, orthodoxes et protestantes, poursuivit l'évêque".
Mais les lois individuelles posent aussi des limites à la liberté religieuse pour maintenir l'ordre public et les biens familiaux et matrimoniaux.
Les membres de la commission familiale du parlement polonais ont fait pression sur le gouvernement, le 15 février, pour que soient mis en place immédiatement des séminaires de formation sur la manipulation mentale pour les enseignants, la police, les juges et les victimes.
Dans son interview, KRYSSZTOF Wiktor a déclaré que les directives sur les "groupes de manipulation" commencent à circuler dans les services du gouvernement. Il a ajouté que la Pologne avait à faire face à de nouvelles menaces de groupes politiques extrémistes à base pseudo-religieuse.
Il a refusé de citer des exemples et de préciser l'ampleur du problème.
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France : Tabitha's Place
19 membres de la secte Tabitha's place condamnés à 3 mois de prison avec sursis
AFP, 5 avril 2001
[Texte intégral]
PAU - Le Tribunal de grande instance de Pau a condamné jeudi dix-neuf membres de la secte Tabitha's place à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 2.000 francs d'amende pour soustraction aux obligations légales des parents, notamment refus de scolarisation et de vaccination, a-t-on appris de source judiciaire.
La communauté de l'Ordre apostolique Tabitha's place, installée à Sus (Pyrénées-Atlantiques), est forte d'une centaine d'adultes et de quelques dizaines d'enfants de plusieurs nationalités. Considérée comme une secte par l'Association de défense de la famille et de l'individu (ADFI) et le centre Roger Ikor de recherche et d'action contre les manipulations mentales (CCMM) ainsi que par les Renseignements généraux, la communauté Tabitha's place compte plusieurs centaines d'adeptes dans son pays d'origine, les Etats-Unis. Ses membres vivent de la production d'objets d'artisanat et affirment respecter à la lettre les préceptes de la Bible, adoptant notamment des patronymes hébraïques.
L'éducation des enfants, scolarisés au sein de la communauté y est stricte, avec des châtiments corporels.
Le 22 mars, deux membres de Tabitha's place, Michel Ginhoux, 40 ans, et son épouse, Dagmar, née Zoller, une Allemande de 38 ans, avaient été reconnus coupables d'avoir volontairement privé d'aliments ou de soins leur fils Raphaël, âgé de 19 mois, au point d'entraîner la mort, ont également été privés de leurs droits civiques et de leur autorité parentale pendant 5 ans.
La mère a toutefois fait appel du jugement de même que le Parquet général.
Toute l'affaire devra donc être rejugée dans un délai de deux ans, mais par une autre cour d'assises qui sera désignée par la Chambre criminelle de la Cour de Cassation.
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France : Ordre du Temple Solaire (OTS)
Procès Temple solaire: questions pour cinq massacres
L'Express, 5 avril 2001 par François Koch
[Texte intégral]
Du 17 au 30 avril, le tribunal correctionnel de Grenoble s'interrogera sur le rôle joué par le chef d'orchestre Michel Tabachnik, soupçonné d'avoir été un cadre de la secte Les cinq massacres de l'Ordre du temple solaire (OTS) ont gardé une part de mystère.
La mort de 74 adeptes, entre 1994 et 1997 au Canada, en Suisse et en France, avait montré jusqu'où la folie de gourous peut mener une secte.
Du 17 au 30 avril, le tribunal correctionnel de Grenoble va faire revivre cette tragédie avant de juger un seul homme, le chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnik, accusé d'avoir participé à "une association de malfaiteurs constituée en vue de commettre des assassinats". Il s'agirait en effet, selon le juge d'instruction Luc Fontaine, de "crimes à huis clos", sans tueur extérieur.
Et le massacre du Vercors a eu lieu quatorze mois après celui qui avait emporté les deux gourous, Jo Di Mambro et Luc Jouret, en 1994. Quatorze mois au bout desquels le conditionnement qu'ils avaient exercé sur leurs adeptes se serait montré suffisamment actif pour provoquer un nouveau massacre, terrible, extravagant. `
Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1995, 13 adeptes de l'OTS emmitouflés dans des combinaisons de ski, accompagnés de 3 enfants âgés de 19 mois, 4 ans et demi et 6 ans, empruntent un chemin enneigé du massif du Vercors jusqu'à 1 200 mètres d'altitude, dans une cuvette de la forêt de Saint-Pierre-de-Chérennes, entre Grenoble et Romans-sur-Isère.
Tous, sauf l'architecte André Friedli et le policier Jean-Pierre Lardanchet, absorbent un produit à effet abrutissant, s'allongent sur le sol en formant un cercle, la tête recouverte d'un sac en plastique. Friedli et Lardanchet tirent une quarantaine de balles avec deux pistolets 22 LR à un coup. D'interminables minutes. Dans un ultime sursaut, deux femmes, demandant sans doute que leurs enfants soient épargnés, reçoivent de terribles coups au visage. Friedli et Lardanchet arrosent les corps d'essence, les recouvrent de branchages, mettent le feu, se tirent une balle dans la bouche avec un 357 Magnum avant de tomber dans le brasier.
La reconstitution de cette scène va alimenter les pires cauchemars du juge Fontaine. Comment ces 13 adultes membres de l'OTS ont-ils pu marcher délibérément vers la mort? La psychose créée par Jo Di Mambro et Luc Jouret chez les adeptes de leur secte, qui en compta près de 600, aurait-elle réussi à résister à l'épreuve du temps?
L'imminence de l'Apocalypse était pour eux obsessionnelle. Comme l'urgente nécessité de quitter la Terre pour rejoindre le paradis de la planète Sirius. "Cette dynamique morbide conduisant au massacre du Vercors provient de la doctrine de l'OTS", confirme le psychiatre Jean-Marie Abgrall. Cet expert près la Cour de cassation a convaincu le juge Fontaine que les écrits de Michel Tabachnik constituaient le fondement théorique du "transit", la phase ultime de l'endoctrinement.
En tant que président de la fondation Golden Way, qui regroupait l'élite de la secte sous l'appellation d' "Ecole des mystères", le chef d'orchestre avait la responsabilité de l'enseignement et décryptait les messages de l'au-delà. "L'Ecole des mystères conduisait l'adepte à accepter l'idée de sacrifice, dans un premier temps de manière purement symbolique, puis progressivement, insidieusement, il est conditionné pour accepter l'idée d'une mort provoquée comme l'aboutissement du cheminement initiatique", écrit le juge dans son ordonnance de renvoi.
Pour le chef d'orchestre - "Un bouc émissaire", s'offusque son avocat Me Francis Szpiner - rien n'était camouflé derrière les symboles qu'il utilisait dans ses écrits et ses discours. Et Michel Tabachnik accuse: "Di Mambro m'a trahi. Pourquoi a-t-il trahi son meilleur ami? Cette question me torture. Il a tué la mère de mes enfants [décédée dans l'un des massacres d'octobre 1994]." Mais Di Mambro et Jouret ne trouvaient-ils pas leur inspiration et leurs directives auprès de sommités ésotériques? L'enquête du juge Fontaine était quasi impossible: derrière une hiérarchie visible, les ordres templiers camouflent des "maîtres secrets", inconnus de la plupart des adeptes.
Le magistrat s'est intéressé à Raymond Bernard . Raymond Bernard, 78 ans, ancien grand maître et légat suprême de l'Amorc (Ancien et mystique ordre de la Rose-Croix) a été, en 1970, le président fondateur de l'Ordre rénové du temple (ORT), puis en a démissionné deux ans plus tard. Selon Fontaine, Bernard a installé un "homme de paille" à la tête de l'ORT, futur OTS, avant que le médecin homéopathe Jouret en devienne le grand maître, en 1983. Bernard se dit totalement étranger à l'OTS de Di Mambro.
Le procès de Grenoble éliminera-t-il une part des zones d'ombre? "Le rôle des deux policiers, membres de l'OTS, décédés dans le Vercors reste énigmatique, regrette Me Joëlle Vernay, pour l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu [Unadfi]. Comme ce que trafiquait Di Mambro en Australie ou ce qu'est devenu le patrimoine de la secte." Au nom de l'Association des victimes de l'OTS, Me Jacques Barillon remet, lui, en question la conclusion du juge Fontaine de "crimes à huis clos": "La mise en scène invraisemblable à Saint-Pierre-de-Chérennes rend impossible l'absence d'aide extérieure."
Mais pour quel mobile? Qui avait intérêt à favoriser l'élimination de quelques adeptes survivants, Di Mambro et Jouret ayant emporté avec eux les secrets qu'ils détenaient sans doute sur des réseaux franco-africains d'argent sale? Devant le tribunal correctionnel de Grenoble, le juge Luc Fontaine et le commandant de police judiciaire Gilbert Houvenaghel, cités par Me Vernay, défendront l'enquête - 50 000 pages de PV - qu'ils ont réalisée... bien seuls et dans un climat détestable.
Gilbert Houvenaghel a curieusement obtenu très peu de moyens et de soutien de sa hiérarchie. Un paradoxe pour une affaire si emblématique. Et pour un procès qui, s'il n'apporte pas de grandes révélations, devrait au moins avoir une fonction pédagogique, en informant le public des dangers des sectes apocalyptiques.
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France : Sectes
Alain Vivien achève sa visite dans l'île
RFO, 6 avril 2001
[Texte intégral]
MARTINIQUE Après trois jours passés en Martinique, le président de la mission interministérielle de lutte contre les sectes, Alain Vivien, repart vers Paris vendredi soir. Durant son court séjour, le " Monsieur secte " du gouvernement a pu s'entretenir avec de nombreuses personnalités de l'île : il a ainsi rencontré le maire de Fort-de-France, Serge Letchimy, et celui de Sainte-Marie, Guy Lordinot, ainsi que les représentants de la ligue des droits de l'Homme, l'Union des femmes et le Conseil général de la Martinique.
Devant le rectorat et les chefs d'établissements jeudi, il a tenu à rappeler les droits de l'enfant et le devoir de prévention qui incombe aux enseignants et aux parents d'élèves :
" l'enfant a des droits particuliers qui ne se confondent pas avec ceux de ses parents ", explique-t-il. Droit à la vie, droit aux soins, droit à l'instruction, autant de droits " qui ne peuvent être menacés par quiconque ", poursuit Alain Vivien. Des droits inaliénables selon la déclaration des droits de l'enfant de 1989, pourtant mis à mal quotidiennement, notamment par les sectes.
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Etats-Unis : Raël
Dépôt d'un projet de loi au Sénat américain interdisant le clonage humain
Web, 6 avril 2001
[Texte intégral]
Un parlementaire américain a déposé jeudi au Sénat un projet de loi interdisant le clonage humain aux Etats-Unis, et pressé le Congrès d'agir rapidement dans ce domaine. "J'estime que le temps est venu d'imposer maint enant une interdiction du clonage humain avant que les recherches n'ouvrent des portes que nous ne pou rront jamais fermer", a déclaré le sénateur républicain du Colorado, Ben Nighthorse Campbell, le seul membre du Sénat d'origine indienne.
Le projet de loi interdirait toute activité de clonage humain, qu'elle soit financée avec des fonds publics ou privés. Il imposerait des amendes pouvant aller jusqu'à dix millions de dollars, ainsi que jusqu'à dix années d'emprisonnement pour toute personne qui serait en contravention.
L'administration Clinton avait décrété en 1997 un moratoire de cinq ans sur les expériences de clonage humain financées par l'argent public, mais rien n'interdit un financement privé. Ce n'est pas la première fois qu'une telle législation est présentée devant le Congrès, mais elle est toujours restée lettre morte.
Des initiatives similaires sont en cours à la Chambre des représentants. Le dépôt d'un nouveau projet de loi intervient dans la foulée d'une audition au Congrès fin mars sur le clonage humain, où plusieurs intervenants avaient évoqué leurs travaux en cours ou à venir pour cloner un humain.
Un consortium international de scientifiques di rigé par un gynécologue italien Severino Antinori, une scientifique française, membre de la secte des Raëliens, ainsi qu'un médecin de Chicago, Richard Seed, sont dans la course pour cloner un être humain.
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France : Scientologie
Quand Google fait de la pub aux Scientologues
TRANSFERT, 6 avril 2001 par Arnaud Gonzague et Sylviane Stein
[Texte intégral]
Tapez "drogue" dans Google. Des encarts de publicités pour l'Église de la Scientologie apparaissent soudain. La mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie enjoint le moteur de recherche de faire le ménage. Le test, révélé par des lecteurs du magazine en ligne Abondance, pourrait faire sourire, s'il ne portait sur des questions si graves.
Allez sur le moteur de recherche Google. Tapez "drogue", "lutte contre la drogue" ou "anti drogue". Surprise : à la droite des sites rapportés par Google, se profilent de petits encarts publicitaires. L'un de ceux-ci annonce "Scientologie, l'exposition" avec un lien vers le site de L'Église de Scientologie.
D'autres sont moins explicites : l'internaute peut ainsi tomber sur un anodin "Test de personnalité" ou un autre demandant : "Problèmes de drogues ? Aidez vous-mêmes ou d'autres", et qui mènent tous deux vers des pages de la secte (classifiée comme tel par le rapport parlementaire contre les sectes de 1999 et celui de la mission interministérielle de lutte contre les sectes de 2000).
Désinformation et contre-vérités Cette opportune récupération du problème de la toxicomanie et cette captation potentielle d'un public "fragile", les narco-dépendants, peut scandaliser. En tout cas, la très officielle mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) n'a pas du tout apprécié que ces encarts côtoient le site qui est le sien.
Vendredi 6 avril, la mission a envoyé une lettre à Google, dans laquelle elle s'indigne d'être potentiellement associée à des "messages qui (...) ne peuvent qu'entretenir des contre-vérités tant l'exposé des effets et des dangers des drogues y sont présentés de façon partiale".
Effectivement, les pages de la secte invitent les toxicomanes à rejoindre les centres "de désintoxication" Narconon. Ces centres destinés à "résoudre" les problèmes de dépendance par la "méthode Hubbard", du nom du fondateur de la Scientologie, n'ont naturellement rien de scientifiques.
Dans sa lettre, la MILDT enjoint aux responsables de "faire connaître [leurs] intentions quant au maintien en l'état de ces informations sous 72 heures". Passé ce délai, elle se réserve "le droit d'engager toute procédure permettant de lutter contre ce mode de désinformation".
Google scientologue ? Une question se pose : Google serait-il adepte du mouvement scientologue ? Que nenni. L'Église de Scientologie a tout simplement eu recours aux Adwords ou "pub self-service", ces encarts de publicité mis à la disposition des annonceurs.
L'avantage de ces self-service est qu'ils reposent sur des mots-clés fournis par l'annonceur, lesquels peuvent cibler leurs clients aux plus juste. Par exemple, si l'internaute tape "lunettes" dans le moteur de recherche, un Adword pour une marque d'opticien pourra s'afficher. Intéressant pour les publicitaires... mais aussi pour les sectes. Dans sa notice légale, Google est clair sur les Adwords : il "se réserve le droit de revoir, rejeter ou faire disparaître n'importe quelle publicité, à n'importe quel moment, quelle qu'en soit la raison, à sa seule discrétion". Mais Google vérifie-t-il la nature des publicités avant de les mettre sur son site ? Nous avons essayé de contacter les responsables juridiques du moteur en France et aux États-Unis. Sans succès. Pour l'instant, la question reste donc posée.
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France : Scientologie
Google piégé par la scientologie
Libération, 9 avril 2001 par É.LA
[Texte intégral]
Bavure publicitaire du moteur de recherche. Vendredi matin, lorsque l'on tapait "drogue" dans le moteur de recherche Google, le site renvoyait classiquement une liste d'adresses, assez peu pertinentes d'ailleurs. Mais la page de résultats comportait aussi, bien en évidence à l'écart des autres, un lien "sponsorisé" renvoyant vers... un site de l'Eglise de scientologie, avec des recettes à la Ron Hubbard pour se sortir de la toxicomanie.
Vendredi soir, le même test donnait un résultat fort différent. La pub pour la scientologie avait disparu et, en tête des adresses pêchées par le moteur, apparaissait celle du site de la très officielle Mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT).
Pourquoi ce soudain virement de bord? La MILDT, alertée par des internautes, avait entretemps contacté Google pour lui faire part de son indignation. Et menaçait, selon le site d'infos Transfert.net, "d'engager toute procédure permettant de lutter contre ce mode de désinformation".
La secte avait simplement utilisé le système de pub en self-service que Google propose sur son site. Baptisé AdWords, ce dispositif donne à ses annonceurs la possibilité de choisir un mot-clé donné puis de faire apparaître automatiquement, dès qu'un utilisateur du moteur fait une recherche sur ce mot, un petit encart de pub dans la page de résultats.
Pour l'annonceur, tout se passe en ligne: choix du mot-clé, transmission de la pub, règlement, et l'affaire est faite. Seule précaution de Google: dans ses conditions, l'entreprise prévient qu'elle se réserve le droit d'éjecter une pub qui ne lui conviendrait pas, pour quelque motif que ce soit. Mais, apparemment, les responsables du moteur ne sont guère vigilants.
L'incident est clos, et la MILDT y a gagné le privilège d'apparaître, sur Google, en tête de liste (pour un temps) des recherches sur la drogue. Mais l'affaire rappelle, une nouvelle fois, que l'aiguillage des internautes est une activité qui ne va pas sans quelque responsabilité.
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France : Témoins de Jéhovah
Après l' Harmaguédon différé... Le Mémorial à retardement !
Une note de BJ, 9 avril 2001
[Texte intégral]
On lit dans LA TOUR DE GARDE - du 1er avril 2001 à la page 32: "Les Témoins de Jéhovah vous invitent chaleureusement à vous joindre à eux pour obéir au commandement de Jésus. Cette célebration annuelle aura lieu après le coucher du soleil le dimanche 8 avril 2001, date qui correspond au14 Nisan du calendrier lunaire de la Bible. Prenez bonne note de cette date. Vous pouvez vous renseigner auprès des Témoins de Jéhovah de votre localité pour connaître le lieu et l'heure exacts de cette réunion."
Cette réunion, commémorant la céne a bien eu lieu le 8 Avril après le coucher du soleil....mais si l'on examine le calendrier hébreux qui sert d'appui aux scrupuleux Témoins...le 8 Avril... est en réalité le 15 Nisan, et non le 14. Nous conseillons à ceux qui désireraient s'en assurer de consulter www.hebrewcalendar.net/cgi-bin/calendar.cgi, il n'est jamais trop tard pour bien faire!
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Canada : Raël
Clones à vendre: quand les médias font le jeu des raéliens
Le devoir, 9 avril 2001 par Jean-Claude Leclerc (1)
[Texte intégral]
Invités à Washington à donner leur avis sur le clonage humain, le chef du mouvement raélien et son expert «scientifique» ont couronné une habile campagne de presse par une controverse propre à faire rêver tout propagandiste.
Si la plupart des médias n'ont pas manqué de signaler les idées de cette secte qui prône l'amour «libre» et un paradis de petits êtres verts, la publicité qu'ils lui ont faite à la grandeur de l'Amérique pourrait avoir des conséquences moins innocentes qu'il n'y paraît.
Certes, à peine quelques centaines de raéliens attendent encore le retour des «élohim», ces extraterrestres avancés qui auraient créé la vie humaine «en laboratoire». Mais, des milliers de gens sont prêts à payer le prix fort pour avoir une descendance recréée par Clonaid, la firme insaisissable chargée par la secte de réaliser l'exploit.
L'automne passé, une représentante de Clonaid déclarait au New York Times que cette société clonerait un bébé cet hiver. En janvier, elle disait au magazine Time qu'on allait commencer en février. Février venu, la même représentante disait à Saturday Night qu'on ferait le clone en mars (photo d'une future mère porteuse à l'appui). Quand Jan Wong, du Globe and Mail, pose la question en mars, Clonaid espère avoir un embryon à la mi-avril.
Entre-temps, un couple américain, prétend le chef raélien, a investi un million de dollars dans Clonaid, soit 40 % du capital, ce qui lui vaudra d'obtenir le premier clone gratis. Pour le deuxième clone, le prix, fixé à 200 000 dollars, pourrait grimper. Car la liste d'attente, déjà rendue à 2000 noms (un marché de 400 millions de dollars), pourrait, bébé venu, atteindre 20 000 requérants.
Pourra-t-on répondre à la demande? Le chef raélien a suggéré à l'experte responsable du laboratoire de procéder, dit-il, par «vente aux enchères». La suggestion étonne. Car des extraterrestres, a révélé ce prophète, lui ont livré le secret de la multiplication des pains. Pas de miracle là-dedans, mais de la nourriture synthétique déshydratée: un peu d'eau et voilà de quoi rassasier la foule. Ne peut-on - le savoir de ces créateurs étant fort avancé - multiplier les clones et faire autant d'heureux?
Sans compter les revenus pour Clonaid, ajouterait l'observateur malveillant.
Si les dirigeants de la secte, tant au Québec qu'en Floride, ne pratiquent aucun voeu de pauvreté, c'est à tort que certains voient dans ce mouvement une simple affaire d'argent. Les dirigeants ont trouvé dans le clonage une occasion publicitaire en or d'attirer de nouveaux membres, mais la secte n'a pas renoncé pour autant à ses croyances.
On y parle moins d'un gouvernement du monde par les génies, certes, et cette religion, qui ne voulait pas en être une, est devenue officiellement une Église. Mais sa direction prépare toujours l'accueil d'êtres supérieurs venus d'ailleurs. Une cohorte de jeunes femmes seraient même recrutées, depuis 1997, pour être les futures hôtesses des «élohim». Le prophète a-t-il précisé avoir reçu à cet égard une directive d'en haut? Un chercheur, Jacques Cherblanc, n'a pu en trouver de preuve formelle.
Entre-temps, des membres n'en continuent pas moins de communiquer avec des chefs extraterrestres. Récemment encore, du 4e étage d'un institut, rue Bloor à Toronto, certains s'envolaient par télépathie vers la planète des élohim, distante d'une année-lumière (un astre fort mystérieux, car l'étoile la plus proche observée par les astronomes est à quatre années-lumière, note la journaliste Wong, qui fut du voyage...).
Rêve ou réalité?
Or, curieusement, la presse, souvent dédaigneuse de la religion, a fait de ce projet de clonage une réalité, sans vérifier l'état du laboratoire (secret), la préparation physiologique des porteuses (apparemment nulle), ou la compétence des «scientifiques» associés au clonage (inconnue). On aura même donné aux prétentions d'une secte éthérée plus de visibilité qu'aux mises en garde, sévères, de chercheurs ayant procédé à de vrais clonages.
Les médias ne pouvaient tomber dans pire panneau. Comme d'autres sectes, celle-là vit de publicité. Aucun sujet ne lui répugne qui peut la faire connaître, notamment des jeunes en mal d'un milieu chaleureux et d'une conception rassurante de la vie. Artistes, littéraires, plus d'un ont plongé dans la méditation «sensuelle», ce qui n'a rien de très neuf, mais surtout dans une mystique pseudo-scientifique.
Ils viennent de partout, mais d'abord du Québec, où ils sont tenus pour des originaux, mais pas nécessairement des détraqués. Dans ces Clubs Med pour hippies célestes, on ne voit pas grand-chose de nocif, encore moins de dangereux. La publicité obtenue par le mouvement aurait-elle vacciné le public contre trop de circonspection?
Pourtant, plusieurs traits de cette secte donnent à réfléchir. Si ses croyances ne sont guère plus étonnantes que d'autres, quelques-unes de ses méthodes rappellent trop certains embrigadements néfastes pour qu'on ne tente pas de faire la lumière sur elles. Hiérarchie sans responsabilité, culte du chef, intolérance aux dissidents, cession de biens personnels, réduction des femmes en «caste de service» sinon en servage sexuel. Sans oublier les tactiques d'intimidation des journalistes, moins fortes aujourd'hui mais néanmoins présentes.
Plus troublant encore, certains raéliens sont pris du désir d'aller sur une autre planète. D'aucuns semblent même disposés à entreprendre le voyage sans attendre la soucoupe des élohim. On se contenterait d'en sourire si plusieurs de nos contemporains, européens et québécois, n'avaient cru trouver, voici peu d'années, une vie meilleure sur Sirius. Ils ne sont jamais revenus du voyage, organisé par l'Ordre du Temple solaire. Si certains d'entre eux ont été contraints à pareil départ, d'autres s'y étaient inscrits consciemment.
On s'explique mal les raisons qui ont poussé ces gens, non seulement à se préparer pour une autre «planète», mais à entrer dans une secte telle que l'OTS. Bien sûr, certains groupes, si bizarres soient-ils, offrent un havre et un idéal valables autant que la plupart de nos milieux de travail et de loisir! Mais chez plusieurs, force est de se demander si on ne confond pas libre choix et aliénation maladive.
Des pays comme la France et l'Allemagne ont entrepris une action parfois jugée inutilement répressive. Si la police est mal outillée pour comprendre le phénomène dans ce qu'il a de pathologique ou d'antisocial, la recherche, elle, commence à peine à y jeter un peu de lumière. Une étude plus poussée des motifs des membres et de leur itinéraire antérieur ne serait-elle pas fort utile?
Au Québec, en tout cas, la dénonciation des sectes n'a guère freiné leur prolifération. Avec une facilité déconcertante, la plupart des milieux accueillent sans sourciller le premier guru venu. Dans le cas du groupe raélien, l'appartenance semble faible, et le roulement, important. Mais qu'il s'en trouve encore pour y adhérer ne devrait laisser personne indifférent.
Lectures complémentaires
«Stratégies sociales des groupes religieux» , dans Religiologiques, dir. M. Geoffroy et J.-G. Vaillancourt, coédition UQAM (Montréal) et GERFO (Strasbourg), automne 2000, 313 p.
Le Catholicisme québécois, R. Lemieux et J.-P. Montminy, IQRC, coll. Diagnostic, PUL, Sainte-Foy, 2000, 140 p.
(1) Jean-Claude Leclerc enseigne le journalisme à l'Université de Montréal.
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Chine : Falungong
Le Falungong dénonce les sévices à l'encontre de ses adeptes femmes
AFP, 9 avril 2001
[Texte intégral]
GENEVE, - Les femmes adeptes du mouvement interdit Falungong sont victimes dans les commissariats et camps de travail en Chine de tortures et mauvais traitements, qui restent impunis et sont parfois récompensés par les autorités, ont dénoncé lundi à Genève des membres de ce culte.
Dans une rencontre avec la presse, May Bakhtiar, représentante de l'association internationale pour les droits de l'Homme du Falungong et le professeur Shiyu Zhou, représentant du Falungong des Etats-Unis, ont cité de nombreux mauvais traitements qui sont infligés à ces femmes pour les contraindre à renoncer à pratiquer leurs exercices de méditation.
Des détenues chinoises, selon eux, sont torturées avec des matraques électriques, brûlées avec des cigarettes ou au fer rouge. Certaines seraient forcées de rester nues pendant des heures par des températures glaciales. Beaucoup de femmes membres du Falungong seraient violées.
Le Falungong cite ainsi le cas d'un camp de travail à Masanjia, dans la province du Liaoning (nord de la Chine) où, selon lui, des femmes ont été jetées dans des cellules où étaient détenus des prisonniers particulièrement violents qui les ont violées et maltraitées. "Les officiers de ce camp ont été loués par des responsables pour ces actes, et ont été envoyés dans d'autres camps pour former le personnel à ces pratiques vicieuses", a affirmé Mme Bakhtiar.
Selon le Falungong, en avril dernier, des informations en provenance de Chine faisaient état de la mort due à la torture de quelque 30 pratiquants du culte, hommes et femmes, alors qu'ils étaient sous garde policière. Aujourd'hui, affirme-t-il, leur nombre a dépassé 180, dont environ 50% de femmes.
Les représentants du mouvement interdit ont affirmé que des fonctionnaires et des policiers ont obtenu des primes et des promotions pour avoir traité durement ces prisonniers. "Pas un seul de ces sévices n'a été réprimandé par le gouvernement", a affirmé Mme Bakhtiar, qui estime au contraire que les plus hautes autorités empêchent les poursuites contre les policiers auteurs de brutalités.
Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'Homme sur les violences contre des femmes, Mme Radhika Coomaraswamy a reçu nombre de ces plaintes et a adressé le 19 janvier une lettre au gouvernement chinois exprimant "sa sérieuse préoccupation".
Elle n'a pas encore reçu de réponse. Dans son rapport à la Commission, elle détaille une quarantaine de cas, donnant leurs noms, décrivant leur détention et énumérant différents mauvais traitements. Le gouvernement chinois considère le Falungong, qui revendique 70 millions d'adeptes, comme la plus grande menace contre le Parti communiste et un instrument au service des forces "ennemies" de la Chine. Pékin se montre très sensible à toute critique à ce sujet.
Les pays occidentaux et en particulier les Etats-Unis, qui s'apprêtent à déposer une résolution en vue de condamner les violations des droits de l'Homme en Chine, ont dénoncé la persécution du Falungong.
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France : Sectes
Ces sectes qui nous menacent
TVMag, 9 avril 2001
[Texte intégral]
Comment se prémunir contre les sectes, comment protéger nos enfants? Comment devient-on gourou? Tels sont les questions abordées dans cette édition spéciale proposée par Leibovici et Laurent Delahousse, sept jours avant l'ouverture du procès de l'ordre du Temple Solaire, une secte meurtrière parmi les cent cinquante sectes répertoriées à ce jour, en France.
Dans le boxe, Michel Tabachnik sera jugé pour participation à une association de malfaiteurs alors qu'on dénombre soixante-quatorze assassinats au sein de l'ordre du Temple Solaire.
Une adepte du Peuple de Dieu assassinée à Guyana en 1978, avec 992 autres personnes par un gourou dément nous a laissé sous forme de testament ces quelques réflexions: "Quand vous rencontrez les gens les plus amicaux que vous ayez jamais connu qui vous amènent dans un groupe le plus chaleureux que vous ayez connu...et que tout semble trop beau pour être vrai, c'est probablement trop beau pour être vrai."
Difficile à définir, la secte est "un groupe visant par des manoeuvres de déstabilisation psychologique à obtenir de leurs adeptes une allégeance inconditionnelle, une diminution de l'esprit critique, une rupture avec les références communément admises (éthiques, scientifiques, civiques, éducatives) et, entraînant des dangers pour les libertés individuelles, la santé, l'éducation, les institutions démocratiques" selon la commission parlementaire française d'enquêtes sur les sectes.
La prévention reste essentielle car, lorsque le charme opère, il est déjà trop tard. Les enfants, les jeunes, les personnes isolées et fragiles sont des proies faciles. En France, près de cinquante mille enfants seraient actuellement embrigadés dans des sectes. Ils sont souvent les principales victimes de parents eux-mêmes sous influence sectaire.
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France : Sectes
Ces sectes qui nous menacent : l'OTS
TVMag, 9 avril 2001
[Texte intégral]
Le procès de l'Ordre du Temple Solaire (OTS), secte particulièrement néfaste, débute à Grenoble le 17 avril. M6 fait le lien avec l'actualité en proposant cette émission, présentée en direct par Laurent Delahousse et suivie d'un téléfilm. 150 organisations sectaires ont été répertoriées à ce jour. Des mouvements qui ont pignon sur rue et qui s'abritent derrière le principe de liberté d'expression.
Comment agissent-elles et s'organisent-elles ?
Les mystères du Temple Solaire.En décembre 1995, un promeneur découvre dans le massif du Vercors, en Isère, les corps carbonisés de 16 personnes. Treize d'entre elles appartenaient à l'Ordre du Temple Solaire, secte dont 58 membres étaient déjà décédés en 1994 lors de suicides collectifs en Suisse et au Canada...Ils m'ont volé mes enfants.En France, près de 50 000 enfants seraient, actuellement embrigadés dans des sectes...
Comment devient-on un gourou ? Claude Vorilhon, alias Raël, dirige l'Eglise raëlienne, qui regrouperait quelque 10 000 adeptes pratiquant la "méditation sensuelle" et l'"orgasme cosmique" sur l'ensemble de la planète. Selon Raël, le monde a été créé par des extra-terrestres, les Elohim, dont il prépare, avec ses disciples, le retour sur Terre. Une bonne idée de scénario pour un épisode de "X-Files" !
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France : Témoins de Jéhovah
Rémi, témoin de Jéhovah, refuse la transfusion qui pourrait le sauver
Le Monde , 10 avril 2001 par Xavier Ternisien
[Texte intégral]
Il a vingt et un ans et il va mourir.
Rémi, étudiant en institut universitaire professionnalisé (IUP) de gestion à Lille, a appris, le 22 mars, qu'il était atteint d'une leucémie aiguë. Son taux d'hémoglobine et de plaquettes est très bas et il risque à tout moment de faire une hémorragie fatale. Une transfusion sanguine pourrait le sau