Actualités sur les sectes en mars 2001
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Chine : Corruption et Sectes
La corruption et la secte interdite Falungong
AFP, 2 mars 2001 par Elisabeth Zingg.[Texte intégral]
La corruption et la secte interdite Falungong devraient figurer en bonne place des discussions des députés chinois qui ouvrent lundi leur grand-messe annuelle, sur fond de grandes manoeuvres politiques intervenant à 18 mois de la retraite théorique des dirigeants actuels.
Près de 3.000 députés ont commencé à arriver à Pékin pour une session plénière de l'Assemblée Nationale Populaire (ANP-parlement) dont le rôle essentiel consiste à avaliser des décisions prises au préalable par le parti communiste.Mais au delà de cette fonction purement ratificative, les députés ont, au fil des années, pris l'habitude de faire entendre quelques récriminations sur des sujets populaires comme l'incapacité des autorités à juguler la corruption. Ils devraient en revanche s'abstenir de toute critique majeure sur la répression menée par le régime contre la secte Falungong, interdite en 1999, même si des dissensions ont commencé à apparaître sur ce sujet parmi les dirigeants, estiment plusieurs diplomates en poste à Pékin. "Des sensibilités différentes pourraient s'exprimer, notamment en ce qui concerne les délégués de Hong Kong, mais dans l'ensemble l'unité devrait prédominer" a averti un diplomate occidental.
Selon des indications concordantes, la nécessité de présenter une direction unie d'ici au 16ème Congrès du parti, prévu pour l'automne 2002, aurait été réaffirmée lors d'une réunion élargie du bureau politique le mois dernier, à laquelle assistaient notamment les principaux responsables provinciaux. La hiérarchie du régime doit en principe faire l'objet d'un renouvellement de fond lors de ce congrès, à l'issue duquel les trois premiers personnages du régime sont censés prendre leur retraite.
Atteints par la limite d'âge, le président Jiang Zemin, le président du parlement Li Peng et le premier ministre Zhu Rongji doivent, selon le scénario mis en place en 1997, passer la main à la "quatrième génération" de dirigeants communistes centrée autour de l'actuel vice-président Hu Jintao, 57 ans. Mais si M. Hu est quasiment assuré de remplacer M. Jiang, l'incertitude subsiste sur les prétendants aux deux autres postes-clés. Juste avant l'ouverture de la session parlementaire, le comité permanent de l'ANP a approuvé un mini-remaniement ministériel, qui s'est traduit par la nomination de Li Rongrong, 57 ans, un proche du premier ministre Zhu Rongji à la tête de la commission chargée de la délicate restructuration des entreprises publiques[.....].
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Chine : Falungong
Le Falungong, "instrument" des ennemis de la Chine
AFP, 5 mars 2001 par Elisabeth Zingg.
[Texte intégral]
PEKIN Le premier ministre chinois Zhu Rongji a annoncé lundi la poursuite de la répression contre la secte interdite Falungong, qu'il a accusée d'être un instrument au service des forces "ennemies" de la Chine. "Elle est l'instrument dont se servent les forces ennemies pour s'opposer, à l'intérieur comme à l'extérieur du pays, à notre Etat socialiste", a déclaré M. Zhu dans un discours prononcé à l'ouverture de la session annuelle plénière de l'Assemblée nationale populaire (ANP - le parlement chinois).Prenant la parole devant 2.870 députés, M. Zhu a réclamé des sanctions sévères contre les responsables du Falungong, tout en préconisant une attitude plus clémente face aux membres ordinaires de la secte d'inspiration bouddhiste. "Nous devons punir sévèrement la petite poignée de criminels tout en faisant des efforts pour rallier, éduquer et sauver la grande majorité des autres qui sont désorientés" a dit M. Zhu.
Interdite en juillet 1999 après avoir défié le régime en organisant une manifestation monstre à Pékin trois mois plus tôt, la secte fait l'objet d'une répression féroce, qui s'est déjà traduite par des dizaines de milliers d'interpellations.
Plusieurs centaines de responsables ont été condamnés à de longues peines de prison, les dernières en date remontant à jeudi dernier, lorsque 37 responsables se sont vus infliger des peines allant de 3 à 10 ans de prison par des tribunaux de Pékin.
M. Zhu a également a insisté sur la nécessité de combattre légalement "les activités séparatistes nationales, les forces religieuses extrémistes, les actes de violence et de terrorisme et les sectes hérétiques et toutes les activités illégales menées sous le couvert de la religion".
D'importantes forces de police étaient présentes lundi dans le centre de Pékin pour éviter toute manifestation du Falungong, qui profite généralement des grandes fêtes du calendrier chinois, mais également de réunions comme celles du parlement pour protester contre la répression dont elle fait l'objet.L'immolation par le feu de cinq adeptes en janvier dernier a relancé une vive campagne de dénonciation dans la presse officielle, qui reproche la secte d'être responsable du décès de 1.660 personnes, dont plus de 200 se seraient donné la mort pour atteindre "le nirvana".
Le gouvernement chinois considère le Falungong, qui revendique 70 millions d'adhérents, comme la plus grande menace contre le parti communiste depuis le mouvement pro-démocratique de 1989.
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France : Ordre du Temple Solaire
Une expertise privée très contestée, présentée par la défense
AFP, 7 mars 2001 par Jacques Guillon [Texte intégral]
GRENOBLE - A 40 jours de l'ouverture à Grenoble du procès de Michel Tabachnick dans le cadre du présumé suicide collectif de membres l'Ordre du Temple Solaire (OTS), l'annonce jeudi sur France Inter des résultats d'une expertise non officielle accréditant la piste de tueurs qui auraient échappé au massacre, a provoqué la stupéfaction à Grenoble.Un expert de Dijon, Gilbert Lavoué, a réalisé des expertises à la demande d'Alain Leclerc, avocat de la famille Vuarnet, dont un membre a été retrouvé mort le 23 décembre 1995 avec quinze adeptes dans une forêt du Vercors.
Selon M. Lavoué, de la terre prélevée à l'endroit du bûcher contiendrait "deux fois plus de phosphore" que de la terre prélevée à 300 m du drame. Comme ce phosphore, produit difficile à manier, "n'a pas pu être manipulé par les membres de l'OTS eux même, cela laisserait penser qu'ils ont tous été assassinés par des personnes extérieures au groupe", a expliqué France Inter.
S'appuyant sur cette expertise, Me Leclerc, demande le report du procès, "la réouverture de l'instruction avec un juge différent du juge Luc Fontaine" car l'instruction du procès "a été mal faite, sans expertise sérieuse et orientée", a-t-il déclaré à l'AFP.Cette affirmation a fait bondir le commandant de gendarmerie Patrick Touron, chimiste analyste, qui a réalisé l'expertise officielle, contestée par Me Leclerc.
"Nous sommes chargés de phosphore"
"Notre ADN contient des éléments phosphatés. Nous sommes chargés de phosphore. Il y a eu une reconstitution sur les lieux du bûcher avec 16 cochons brûlés pour étudier les problèmes de combustion. Cela constitue un apport de phosphore qui peut expliquer le doublement trouvé par M. Lavoué", a-t-il expliqué à l'AFP. "Une proportion de deux fois plus ne veut rien dire en chimie, si on avait utilisé du phosphore, on en aurait trouvé 50 ou 100 fois plus 5 ans après", déclare M. Touron, ajoutant que M. Lavoué avait déjà évoqué l'utilisation de phosphore pour expliquer une série de 22 incendies volontaires à Moirans la Montagne (Jura). "L'incendiaire arrêté avait avoué utiliser un briquet et du papier", a ajouté M. Touron.
Le Procureur de la république de Grenoble, Xavier Richaud, reconnaît que Me Leclerc avait fait "des demandes d'actes complémentaires à des fins d'expertises qui ont toutes été refusées par le juge d'instruction, décision confirmée par la chambre d'instruction, considérant que les expertises effectuées dans le cadre de l'information judiciaire étaient suffisantes"
Le procureur s'étonne que les "parties civiles n'aient pas interjeté appel de l'ordonnance de non-lieu concernant les crimes, rendue en juillet 2000", s'ils n'étaient pas d'accord.
Me Joëlle Vernay, représentant l'Union nationale des associations de défense de la famille et de l'individu (UNADFI), une association de lutte contre les sectes estime qu'elle "ne connait d'expertises valables que celles ordonnées par le juge d'instruction, dont le rapport est débattu contradictoirement pendant la procédure". "La procédure engagée semble avoir pour but de retarder à tout prix le moment ou la vérité apparaîtra publiquement", estime t-elle citant "des lettres adressées aux rédactions des journaux contenant de pseudo-informations par des personnes qui cherchent autre chose que la vérité dans ce dossier".
Le procès du chef d'orchestre franco-suisse Michel Tabachnick, accusé de "participation à une association de malfaiteurs" se déroulera devant le tribunal correctionnel de Grenoble du 17 au 30 avril. Agé de 57 ans, Michel Tabachnick, soupçonné d'avoir été l'un des dirigeants de la secte, ce qu'il nie depuis le début de l'enquête, est la seule personne poursuivie dans cette affaire.
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France : Sectes
Des familles dénoncent des "dérives sectaires" au sein de l'église catholique
AFP, 7 mars 2001 par Martine Noailles
[Texte intégral]
Abus de pouvoir, exploitation de la vulnérabilité des adeptes, rupture des liens familiaux voire mauvais traitements: ces traits propres aux mouvements sectaires existent aussi dans certaines communautés religieuses de l'Eglise catholique, accusent des proches de victimes.
Regroupés dans l'association vie religieuse et familles (AVREF), ils ont déjà alerté à plusieurs reprises les évêques sur ces "dérives" et doivent une nouvelle fois rencontrer vendredi, à leur demande, le président de la conférence épiscopale Mgr Louis-Marie Billé.
Parmi les exemples cités par l'AVREF, le cas d'une jeune fille psychologiquement fragile "maintenue sous emprise spirituelle par le biais de prétendues apparitions". La supérieure de la communauté "des petites soeurs de Béthleem" "a fini par avouer que ces prétendues révélations avaient été inventées par elle", raconte l'association. Autre histoire, celle d'une jeune fille partie pour une retraite spirituelle et dont les parents apprennent, deux semaines plus tard, qu'elle a "pris l'habit". Avant de la "récupérer" après huit mois d'efforts, ils ne la verront plus qu'encadrée par trois religieuses et apprendront que durant son séjour, elle n'avait bénéficié d'aucune couverture sociale.Même s'ils sont minoritaires, ces cas rencontrés surtout dans des "communautés nouvelles" inspirées du mouvement charismatique témoignent d'un manque de discernement de l'institution ecclésiastique dans la reconnaissance et le contrôle de ces communautés, estime l'AVREF.
Au ban des accusés figurent notamment la communauté des "petites soeurs de la compassion, d'Israël et de Saint-Jean", fondée en 1975 par une religieuse d'origine hongroise, Mère Myriam, et reconnue par l'ancien archevêque de Lyon Mgr Albert Decourtray. La communauté, rattachée à la famille de Saint-Jean (les "petits gris", une communauté d'hommes rassemblant 514 religieux) compte une quarantaine de soeurs.
Des témoins ont dénoncé les actes de violence verbale et physique dont se serait rendue coupable mère Myriam.
L'hebdomadaire catholique La Vie a consacré récemment un dossier aux "gourous dans les couvents" évoquant largement cette communauté et quelques autres. Cette enquête lui a valu un abondant courrier, soit pour apporter d'autres témoignages, soit pour s'indigner qu'un journal catholique "tire à boulets rouges" sur l'Eglise.
Dans son "forum des lecteurs" cette semaine, La Vie publie une lettre de l'Abbé Pierre qui salue le "courage" de l'hebdomadaire.
Félicitations également de l'ancien évêque d'Autun, Mgr Armand Le Bourgeois, qui avait refusé de reconnaître la communauté de Mère Myriam.
Pour l'instant, l'épiscopat n'a pas souhaité réagir à ces révélations et on indiquait mercredi à l'archevêché de Lyon (celui de Mgr Billé) que la rencontre de vendredi est de caractère "privé". Cependant pour la première fois en janvier dernier, une voix autorisée dans l'Eglise, celle de Mgr Jean Vernette, le prêtre en charge du service national "pastorale, sectes et nouvelles croyances" a reconnu que des "dérives sectaires" pouvaient exister dans certains mouvements. Mgr Vernette appelait à la mise en place de "médiations" par l'autorité écclésiale tout en reconnaissant qu'en cas de délit, la justice devait être saisie.
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France : Sectes
Dérives sectaires dans l'Eglise: des familles reçues par Mgr Billé vendredi
AFP, 7 mars 2001 par Martine Noailles
[Texte intégral]
L'association "vie religieuse et familles" (AVREF) qui regroupe des familles dénonçant des "dérives sectaires dans l'Eglise" sera reçue vendredi à Lyon par le cardinal Louis-Marie Billé, archevêque de Lyon président de la conférence des évêques de France, a-t-on appris auprès d'elle.
L'AVREF a écrit à plusieurs reprises aux évêques pour attirer leur attention sur "les dérives sectaires qui, parfois, peuvent apparaître dans certaines communautés religieuses reconnues par l'Eglise". L'existence de telles "dérives" a été reconnue pour la première fois publiquement à la mi-janvier par le prêtre chargé par l'épiscopat de suivre le dossier des sectes, Mgr Jean Vernette.
Mgr Billé, que l'AFP a tenté de joindre mercredi, n'a pas souhaité réagir pour l'instant.
La rencontre de vendredi est "de caractère privé", a précisé son secrétariat.
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France : Ordre du Temple Solaire (O.T.S)
Faut-il rouvrir l'instruction de l'affaire dite de "l'Ordre du Temple solaire"?
Libération , 8 mars 2001
C'est en tout cas le désir qu'exprimait hier Alain Leclerc, avocat de l'ancien champion de ski Alain Vuarnet, père et mari de deux des victimes.
Les deux hommes sont en effet à l'origine d'une expertise qui, affirme l'avocat, "apporte des éléments nouveaux très importants".
Depuis juillet dernier, l'instruction est close et la date du procès est connue. Il doit s'ouvrir le 17 avril prochain à Grenoble (Isère), dans l'ancien musée de Peinture transformé pour l'occasion en salle d'audience.
Une centaine de témoins devraient être entendus.
Transit vers Sirius.
Le 16 décembre 1995, un promeneur découvre les corps carbonisés de seize personnes, dont trois enfants, au cœur du massif du Vercors. Une clairière enfouie dans un vallon connu sous le nom de "trou de l'Enfer". Treize d'entre elles sont membres de l'Ordre du Temple solaire, une secte dont 58 personnes ont déjà péri au cours de suicides collectifs en Suisse et au Canada en 1994. Dont les deux maîtres de l'OTS, Joseph Di Mambro et le docteur Luc Jouret, qui avaient alors effectué "leur transit vers Sirius", selon la terminologie de la secte.
Ils laissent une consigne aux survivants: "Rejoignez-nous dans le monde supérieur."
Les premiers éléments de l'enquête vont confirmer cette thèse: les seize morts du Vercors ont volontairement rejoints leurs maîtres. Sous l'effet de sédatifs combinés, Rohypnol notamment, quatorze des victimes se seraient laissé exécuter au revolver par Jean-Luc Lardanchet, un policier, et André Friedli, un architecte suisse. Les deux hommes auraient ensuite placé les corps en étoile, les auraient recouverts de branchages, arrosés d'essence. Ils auraient allumé le brasier avant de se suicider à leur tour, en se laissant tomber dans le feu.
Cette thèse mécontente aussitôt certaines parties civiles, qui n'admettent pas l'idée que leurs proches aient pu se suicider. La théorie d'un "complot" et d'intervenants extérieurs est distillée par certains protagonistes du dossier. Elle est confortée par le fatras ésotérique qui nimbe cette affaire.
Au fil des pages de l'instruction, on rencontre des personnages qui œuvrent, de façon souvent occultes, dans des groupes comme le puissant Amorc (Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix), la GLTS-Opéra (Grande Loge traditionnelle et symbolique Opéra) et même la loge P2 italienne.
La plupart des initiateurs de l'Ordre du Temple solaire ont longuement fréquenté ces groupes. D'où l'impression tenace de beaucoup d'enquêteurs que l'OTS était une excroissance de ces groupes.
De là à imaginer que les derniers membres de la secte ont été "éliminés" par des barbouzes d'Etat, il y a un pas que certains ont visiblement franchi. C'est le cas de l'avocat Alain Leclerc qui, affirme-t-il, "y a toujours cru".
Expertises.
Depuis le début de l'enquête, cet avocat, qui serait lui-même membre de la loge Opera, a multiplié les demandes d'actes, les recours, allant jusqu'à demander le dessaisissement du juge Fontaine, qui a conduit l'instruction. En vain. Depuis hier, Alain Leclerc brandit le prérapport d'expertise du professeur Gilbert Lavoué, expert en incendie auprès de la cour d'appel de Dijon, qu'il a lui-même commandité. Sa mission, retrouver des traces de napalm ou de phosphore dans le sol sous le brasier. "Aucune trace d'acide laurique n'a été décelée, indique-t-il. On doit donc en conclure que le napalm n'a pas été utilisé."
Il en va tout autrement du phosphore: "Il faudrait des kilogrammes d'os, voire des dizaines de kilogrammes de squelettes, pour expliquer la teneur en phosphore des six échantillons prélevés [...]. Il reste donc l'hypothèse d'un produit à base de phosphore, hautement pyrophorique (inflammable, ndlr)."
Pour l'avocat, c'est la preuve que des "spécialistes en explosifs" sont intervenus.
C'est tirer très loin les conclusions de l'expert. Contacté par Libération, celui-ci indique qu'"il a pu y avoir un napalm dopé au phosphore fabriqué à partir de corps gras non usuels, mais aussi un phosphate mélangé à de l'essence". Du phosphate, autrement dit du désherbant.
Une seule personne fait l'objet d'une accusation dans le procès tel qu'il est alors prévu. Michel Tabachnick, compositeur et chef d'orchestre, mais aussi "idéologue" de la secte, est renvoyé pour "participation à une association de malfaiteurs".
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Belgique : Scientologie
L'Eglise de Scientologie se pose en victime
La Meuse, 9 mars 2001 par E.Mathieu
[Texte intégral]
L'Eglise de Scientologie a déposé plainte contre la Belgique auprès du Haut Commissaire de l'ONU aux Droits de l'Homme et du Rapporteur spécial pour la liberté de religion et de croyance.
Dans cette plainte de 16 pages, l'Eglise de Scientologie affirme être victime d'une campagne d'intimidation et de harcèlement de la part des autorités belges.
En cause, l'instruction menée par le juge d'instruction bruxellois Jean-Claude Van Espen suite à une plainte pour escroquerie déposée en 1997 par une ancienne adepte de l'Eglise de scientologie de Belgique. Dans le cadre de cette enquête, 25 perquisitions avaient été menées un peu partout dans le pays, au siège central de l'Eglise, rue du Prince Royal à Ixelles et dans une série de sociétés commerciales gravitant autour de la secte. "Lors de ces perquisitions, 2.000 à 2.500 dossiers ont été saisis par la justice. Il s'agit de dossiers détenus par les ministres de l'Eglise qui retraçent la progression spirituelle de chaque paroissien. Ces dossiers sont constitués par les ministres avec le consentement du paroissien. Nous réclamons la restitution de ces dossiers. Le fait que ces dossiers soient détenus par la justice empêche matériellement les paroissiens de pratiquer leur religion. C'est une violation de la liberté de culte", affirme M. Bromberg du Bureau Européen des droits de l'Homme et des Affaires publiques de l'Eglise de scientologie.
Il faut dire que les adeptes de Ron Hubbard ont reçu dernièrement le soutien du Département d'Etat des Etats-Unis, qui a épinglé la Belgique pour "entraves à la liberté religieuse" dans son dernier rapport sur les Droits de l'Homme. Ce rapport critiquait les perquisitions effectuées dans les sièges de l'Eglise de Scientologie ainsi que le refus des autorités belges d'accorder des visas aux missionaires de l'Eglise de Jésus Christ des Saints du Dernier Jour.
Manifestement, les Américains n'ont pas du tout la même conception de la liberté de culte que nous. Ils ne souffrent aucune entrave à la liberté de culte, même lorsqu'il s'agit d'une secte.
Dans le rapport sur la liberté religieuse dans le monde du département d'Etat des USA, on peut lire: "D'autres gouvernements encore- souvent démocratiques ou qui aspirent à la démocratie- ont adopté des lois ou des politiques discriminatoires qui accordent des préférences aux religions favorisées mais qui désavantagent les autres, ce qui contrevient aux instruments internationaux. Certains Etats démocratiques ont mis en place des politiques qui ont pour effet de mettre à l'index les religions minoritaires, celles-ci étant assimilées de manière non sélectives et à tort à des "sectes" ou à des "cultes" dangereux".
Cette interprétation extrêmement large de la liberté de culte laisse libre cours à toutes les dérives comme la mort de 80 Davidiens adeptes du gourou David Koresh à Waco.
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France : Le Mandarom
Requête du Mandarom rejetée par le Conseil d'Etat
LE CONSEIL D'ETAT Statuant au contentieux N° 211419
ASSOCIATION DU VAJRA TRIOMPHANT
M. Herondart, Rapporteur Mme Maugüé, Commissaire du Gouvernement
Séance du 9 mars 2001 Lecture du 30 mars 2001
REPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Le Conseil d'Etat statuant au contentieux (Section du contentieux, 10e et 9e sous-sections réunies)
Sur le rapport de la 10e sous-section de la Section du contentieux Vu la requête, enregistrée le 10 août 1999 au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, présentée pour l'ASSOCIATION DU VAJRA TRIOMPHANT, dont le siège est à Castellane (04120) ; l'ASSOCIATION DU VAJRA TRIOMPHANT demande au Conseil d'Etat :
1°) d'annuler le rapport de la commission
d'enquête sur la situation financière, patrimoniale et fiscale des
sectes, ainsi que sur leurs activités économiques et leurs relations
avec les milieux économiques et financier enregistré le 10 juin 1999
à la Présidence de l'Assemblée nationale en tant qu'il classe l'ASSOCIATION
DU VAJRA TRIOMPHANT parmi les sectes ;
2°) d'enjoindre à l'Assemblée nationale, sous astreinte de 10 000
F, de faire cesser la diffusion de ce rapport ;
3°) de condamner l'Assemblée nationale à lui verser une somme de 30
000 F au titre de l'article 75-I de la loi du 10 juillet 1991 ;
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu l'ordonnance n° 58-1100 modifiée du 17 novembre 1958 relative au
fonctionnement des assemblées parlementaires ;
Vu le code de justice administrative ;
Après avoir entendu en audience publique :
- le rapport de M. Herondart, Auditeur,
- les observations de Me Roue-Villeneuve, avocat de l'ASSOCIATION
DU VAJRA TRIOMPHANT et de Me Guinard, avocat du président de l'Assemblée
nationale,
- les conclusions de Mme Maugüé, Commissaire du gouvernement ;
Considérant que la requête de l'ASSOCIATION DU VAJRA TRIOMPHANT
est dirigée contre le rapport de la commission d'enquête parlementaire
sur la situation financière, patrimoniale et fiscale des sectes ainsi
que sur leurs activités économiques et leurs relations avec les milieux
économiques et financiers en tant que ce rapport la classe parmi les
mouvements sectaires ;
Considérant qu'un rapport d'enquête parlementaire n'a pas le caractère
d'un acte administratif susceptible d'être déféré au juge de l'excès
de pouvoir ; que la requête de l'ASSOCIATION DU VAJRA TRIOMPHANT ne
peut, dès lors, qu'être rejetée ;
Sur les conclusions relatives aux frais exposés et non compris dans
les dépens :
Considérant que les dispositions de l'article L. 761-1 du code de
justice administrative font obstacle à ce que l'association requérante
reçoive une somme au titre des frais non compris dans les dépens qu'elle
a exposés ; qu'il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de
la condamner à verser la somme de 23 520 F que le président de l'Assemblée
nationale demande en remboursement des frais de même nature qu'il
a exposés ;
DÉCIDE :
Article ler : La requête de l'ASSOCIATION DU VAJRA TRIOMPHANT
est rejetée.
Article 2 : L'ASSOCIATION DU VAJRA TRIOMPHANT est condamnée à verser
à l'État (Assemblée nationale) la somme de 23 520 F au titre de l'article
L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente décision sera notifiée à L'ASSOCIATION DU
VAJRA TRIOMPHANT au président de l'Assemblée nationale, au Premier
ministre et au ministre de l'intérieur.
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France : Sectes
Huit mois fermes pour avoir privé sa fille de traitement anti paludéen
La Provence 10 mars 2001
[Texte intégral]
Le tribunal correctionnel de Valence a condamné un père qui avait refusé de donner à sa fille de 13 ans un traitement antipaludéen avant un séjour à Madagascar à l'automne 1999, où elle a contracté le paludisme.
Cet ancien maçon de 47 ans avait empêché l'adolescente de prendre ce traitement en vertu des préceptes de l'institut de santé globale , une communauté installée à Taulignan dans la Drôme dont il est membre et qui refuse tout médicament.
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France : Sectes
Un père part en guerre contre les publications sataniques
Midi Libre, 11 mars 2001
[Texte intégral]
Gard. Il y a quelques semaines, dans la région parisienne un jeune Nîmois adepte de musique "death metal" et âgé d'à peine vingt ans mettait fin à ses jours.Les parents ont découvert dans sa chambre la macabre mise en scène de leur fils, mort en tenue noire d'apparat, une cagoule lui couvrant le visage et le casque stéréo enfoncé dans les oreilles.
Fonctionnaire au ministère des Finances, son père part en guerre contre cette funeste mythologie qui peut faucher des ados influençables dans la fleur de l'âge. " Il faut les arrêter. Les empêcher de faire ce genre de dégâts qui touchent beaucoup plus de familles qu'on ne le croit ".
D'autant qu'il continue de recevoir à son adresse et au nom de son fils, des catalogues de publications qu'il qualifie de " merdiques ", et qui au milieu de la promotion de groupes gothiques propose à la vente par correspondance " les chants de la Waffen SS et autres marches militaires nazis et tout un fatras de pseudo littérature satanique d'auto-mutilation voire de tee-shirts glorifiant le cannibalisme ".
Parmi elles, deux sociétés de diffusion gardoises, l'une à Vézénobres et l'autre à Caveirac, qui vient de rouvrir une boîte postale à Avignon . Le père a alerté officiellement toutes les autorités du Gard et du Vaucluse pour attirer leur attention sur les deux sociétés de production.
Il est également en contact étroit avec le Mrap et la Mission interministérielle secte dirigée par un ancien responsable des Renseignements généraux (*) qui a recensé la présence de 36 sectes sataniques dans le Gard.
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France : Raël
Prison ferme ou avec sursis pour quatre Raéliens
AFP, 12 mars 2001
[Texte intégral]
Des peines de un à deux ans de prison, pour partie ou en totalité avec sursis, ont été prononcées lundi par le tribunal correctionnel de Saint-Etienne à l'encontre de quatre membres du mouvement raélien, reconnus coupables d'avoir imposé des relations sexuelles à cinq adolescentes de 15 ans.
Un cinquième adepte de ce mouvement créé et dirigé par Claude Vorilhon, 54 ans, un Auvergnat exilé au Canada, a pour sa part été relaxé.
A l'audience, le 29 janvier, le procureur de la République avait requis des peines allant de trois à quatre ans de prison ferme à l'encontre des cinq prévenus, aujourd'hui âgés de 30 à 36 ans.
Les poursuites pour viols, requalifiées en corruption de mineures, avaient été engagées après des déclarations de l'une des victimes, scolarisée à Saint-Etienne, à l'association Allo Enfance Maltraitée en mai 1997.
Les prévenus --agents commerciaux, informaticien et professeurs d'éducation physique-- avaient argué pour leur défense qu'il s'agissait de relations sexuelles non contraintes, jamais en public ou à plusieurs.
Les faits se sont déroulés en 1996 et 1997 lors de stages payants "d'éveil à la méditation sensuelle", en France et à l'étranger, destinés aux adolescents et aux adultes, pour "développer les cinq sens", au cours desquels était pratiquée une "exacerbation de la sexualité".
A la surprise générale, les jeunes victimes s'étaient rétractées à l'audience, affirmant avoir été consentantes. L'une d'elles avait affirmé à la barre avoir dit aux services de police "ce qu'ils avaient envie d'entendre pour avoir la paix et pouvoir rentrer chez moi".
Affirmant à leur tour que les jeunes filles étaient consentantes, les avocats des victimes et ceux de la défense avaient réclamé la relaxe des cinq prévenus, au nom de la liberté sexuelle.
Pour Me Louis Cornillon, partie civile pour l'Unadfi (Union nationale des associations de défense de la famille et de l'individu), à qui le tribunal a accordé 10.000 francs de dommages et intérêts, les victimes "sont encore sous l'emprise du mouvement raëlien".
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France : Sectes
Les protestants veulent faire évoluer la loi sur les associations cultuelles
AFP, 12 mars 2001
[Texte intégral]
Le pasteur Jean-Arnold de Clermont, président de la fédération protestante de France (FPF), a estimé lundi lors d'une conférence de presse qu'il y a "des choses à changer" dans la loi de 1905 régissant les associations cultuelles.
Le pasteur de Clermont a notamment déclaré qu'il convenait de "clarifier" les relations entre les associations cultuelles et l'Etat, "dont la loi dit qu'il ne reconnait aucun culte alors que les préfets ont pouvoir d'accorder ou non des exonérations fiscales aux associations". "Arrêtons de penser qu'on va refaire la guerre entre laïcards et calotins en touchant à cette loi", a-t-il lancé.
Le président de la FPF rendait compte de l'assemblée générale annuelle de la fédération, consacrée par ailleurs aux aumôneries (prison, armée, hôpitaux), qui s'est tenue les 10 et 11 mars à Mulhouse.
Le pasteur de Clermont y avait rappelé l'opposition des protestants au renforcement "des lois dites "antisectes". Il avait souligné "l'enjeu décisif" qui est "de faire connaître et comprendre les profondes transformations du paysage religieux dans notre pays, et d'y situer la fédération protestante et son rôle".
Lundi, il a évoqué le cas des Témoins de Jéhovah, "qui progressivement, de région en région, sont reconnus comme associations cultuelles, mais après combien de procès?"
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Commentaire : Une curieuse déclaration concernant les Témoins de Jéhovah ! Veut-on dire qu'ils devraient être reconnus comme association cultuelle sans être contraint d'ester en justice ? Mais j'ai probablement mal compris le sens de la phrase .Mathieu Ph. Cossu
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Japon : Aum
Le procès du gourou de la secte Aoum pourrait être remis en question
AFP, 14 mars 2001
[Texte intégral]
Les avocats du fondateur de la secte japonaise Aoum, qui risque la peine de mort pour l'attentat au gaz sarin commis dans le métro de Tokyo en 1995, envisagent de demander une expertise psychatrique de leur client, ce qui pourrait remettre en cause son procès.
"Nous envisageons de demander au tribunal de Tokyo des tests psychatriques sur Shoko Asahara. Il est possible qu'il ait développé des troubles psychologiques et ne soit donc en mesure d'être jugé", a expliqué mercredi Yasuhiro Osaki, l'un des avocats.
Asahara, dont le vrai nom est Chizuo Matsumoto, est incarcéré depuis le 16 mai 1995 pour sa participation présumée à l'attentat qui avait fait douze morts et intoxiqué des milliers de personnes le 20 mars. Fondateur d'Aum Shinrikyo (Aoum Vérité Suprême), il est soupçonné d'avoir ordonné à des adeptes de lâcher dans le métro du gaz sarin, inventé par les nazis, afin de venger les opérations policières menées contre son organisation.
A moitié aveugle, Asahara est jugé depuis avril 1996 et son procès devrait encore durer environ trois ans, selon la défense. Il risque la peine de mort, qui a déjà été prononcée pour quatre ex-adeptes d'Aoum. Dans le cas où la santé psychique d'Asahara serait jugée anormale, "nous demanderons au tribunal de surseoir au procès", a indiqué Me Osaki. La secte a reconnu sa responsabilité dans l'attentat en décembre 1999 et a présenté ses excuses aux victimes. Elle s'est ensuite rebaptisée "Aleph" et compterait aujourd'hui 1.200 adeptes.
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France : Scientologie
Onze scientologues perdent leur procès contre Me Morice et Janine Tavernier
AFP, 14 mars 2001
[Texte intégral]
La 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris a jugé irrecevable mercredi l'action en diffamation de onze membres de l'Eglise de scientologie qui poursuivaient Jeanine Tavernier, présidente de l'Union nationale de la défense de la famille et de l'individu (UNADFI) et son avocat, Me Olivier Morice.
Ces scientologues reprochaient à Mme Tavernier et à Me Morice d'avoir dit, dans des reportages diffusés en octobre 1998 par France 2, France 3 ou LCI, que la disparition du dossier de l'Eglise de scientologie, découverte quelques semaines plus tôt au palais de justice de Paris, pouvait être le fait de "la Scientologie".
Mme Tavernier expliquait notamment que ces disparitions "montraient que l'Eglise de scientologie était prête à utiliser tous les moyens pour éviter que certains de ses membres ne comparaissent devant un tribunal correctionnel".
Le Tribunal présidé par M. Jean-Yves Monfort a jugé que les onze plaignants n'étaient pas nommés ni identifiables dans les propos reprochés, et qu'ils n'étaient d'ailleurs pas nécessairement visés.
Il a rappelé que, selon la secte elle-même, l'Eglise de scientologie rassemblerait plusieurs millions d'adeptes dans le monde, et qu'il n'était pas possible à certains d'entre eux seulement de se déclarer personnellement visés par ces imputations d'infiltration dans les milieux judiciaires ni par l'imputation de vol ou de détournement de pièces de la procédure qu'instruisait depuis 1983 le juge Marie-Paule Moracchini.
Me Morice, Mme Tavernier et le président de France-Télévision, Xavier Gouyou-Beauchamps, ont été mis hors de cause.
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France : Raël
Les Raéliens ne feront pas de conférence
La Dépêche du Midi, 14 mars 2001
[Texte intégral]
L'affiche faisait miroiter une soirée digne du meilleur épisode de la série X-files : petits hommes gris, soucoupe volante, une pyramide, le tout sur fond de voie lactée...
Comme à Castres le 30 novembre 2000, les Raéliens ont tenté d'organiser une conférence à Albi
Ce mouvement, répertorié comme une secte par le rapport de l'assemblée nationale, proposait de délivrer au public " le message donné par les extra-terrestres ".
Cette réunion devait se tenir jeudi 15 mars dans un salon de l'hôtel Chiffre à Albi. Les gérants de l'établissement ont préféré annuler cette soirée en fin de semaine dernière.
Il y a quelques jours, lorsque Denis Brouillard, gérant de la société Albicom, a vu les affiches bleu-nuit, son sang n'a fait qu'un tour. " Je suis allé de suite voir le maire pour lui demander ce qu'il comptait faire et ensuite j'ai informé l'hôtel Chiffre sur la nature des gens qu'il allait accueillir ", raconte Denis Brouillard. Ne faisant pas partie d'une association anti- secte, il estime simplement avoir eu un comportement citoyen. " J'aurais fait la même chose avec la Scientologie ou toute autre organisation de ce type ", assure-t-il. Lorsque Denis Brouillard a informé les responsables de l'hôtel Chiffre qu'ils allaient accueillir les représentants d'un groupe considéré comme une secte, ils sont tombés des nues. " On a tout simplement été trompé ", assure Alain Jolimoy, l'un des responsables de l'hôtel.
Quelques jours auparavant, une personne s'était présentée à la réception afin de réserver une salle. " Elle ne nous a pas informé de l'objet de cette réunion ", remarque Alain Jolimoy.
Contactés par téléphone, les Raéliens n'ont pas souhaités réagir.
MANIFESTATION- Quand Denis Brouillard a tiré la sonnette d'alarme, il a prévenu les autorités et la direction: si cette réunion se tenait, une manifestation serait organisée devant l'hôtel Chiffre. Philippe Bonnecarrère, le maire, a écrit un préfet, Michel Jau, pour lui faire part de ses inquiétudes face à la venue des Raéliens. " Personne ne semblait vouloir prendre de décision comme cela avait été fait à Castres. Là-bas, par exemple, le maire avait carrément interdit la réunion ", note Alain Jolimoy. " En fait, on s'est retrouvé pris entre le marteau et l'enclume ", constate-t-il.
Voulant a tout pris éviter que la quiétude de leurs clients soit troublée par des manifestants, les gérants de l'hôtel Chiffre ont eux même pris l'initiative d'annuler cette réunion consacrée aux messages des extra- terrestres. Denis Brouillard explique: " Si c'était une soirée sur les Ovnis avec Jean-Claude Bourret, je comprends que ça puisse plaire. Mais, on ne peut pas laisser organiser des soirées par des groupes comme les Raéliens, c'est trop dangereux ".
Fabrice VIRONNEAU " Des soirées pour appâter " Les responsables de l'association de défense des familles et de l'individu (Adfi) ont eux aussi alerté la municipalité et l'hôtelier sur le caractère sectaire de l'organisateur de cette soirée. " C'est durant ce genre de réunion que ces organisations essayent d'appâter les gens ", explique un membre de cette association. " Lors de ces soirées, ils essayent d'interpeller les personnes qui se sentent faibles ", poursuit-il.
En fait, c'est un premier pas dans un engrenage.
Pour tous renseignements, aides et conseils on peut contacter l'Adfi au 05. 34. 41. 38. 08 ou encore Info sectes Midi-Pyrénées au 0. 800. 412. 183.
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France : Tabitha's Place
Un couple membre d'une secte devant les assises pour la mort de son bébé
AFP, 19 mars 2001
[Texte intégral]
Le procès d'un couple franco-allemand, membre d'une secte considérée comme "apocalyptique" par la police et poursuivi pour avoir laissé mourir en avril 1997 son bébé de 19 mois, Raphaël, par manque de soins, s'est ouvert lundi à Pau devant la Cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques.
Michel Ginhoux, 40 ans, et son épouse, Dagmar, née Zoller, une Allemande de 38 ans, qui avaient été mis en examen par le juge palois Thierry Pons pour "privation d'aliments et de soins sur mineur de 15 ans par ascendant légitime ayant entraîné la mort", résident aujourd'hui dans la région lyonnaise.
Le petit Raphaël, qui souffrait d'une malformation cardiaque que le couple avait refusé de faire opérer et de rachitisme, était décédé en avril 1997 à Angous (Pyrénées-Atlantiques), dans une ferme de l'Ordre apostolique Tabitha's place.
Cette communauté, fondée dans le Vermont (Etats-Unis), compterait quelques centaines de membres aux Etats-Unis et une centaine installés dans les Pyrénées-Atlantiques.
Huit jours après la naissance de l'enfant, à Stodlen (Allemagne) en août 1995, les médecins avaient préconisé une opération au coeur, la malformation étant considérée comme accessible par les chirurgiens. Mais sa mère, inconditionnelle de la naturopathie, avait refusé. Les parents de Raphaël, qui comparaissent libres, avaient été écroués à la maison d'arrêt de Pau, où ils avaient effectué 18 mois de détention préventive, avant d'être remis en liberté.
Dagmar Ginhoux est également mère de deux enfants plus âgés. Le procès devrait s'achever jeudi soir, après l'audition d'une trentaine de témoins, dont plusieurs experts. La défense a indiqué avoir l'intention de plaider l'acquittement.
Hasard du calendrier judiciaire, c'est également jeudi que comparaîtront à Pau, devant le tribunal de grande instance cette fois, dix-neuf membres de la secte, neuf couples et une mère célibataire, poursuivis pour soustraction aux obligations légales des parents, notamment refus de scolarisation et de vaccination.
La communauté de l'Ordre apostolique Tabitha's place est considérée comme une secte par l'Association de défense de la famille et de l'individu (ADFI) et le Centre Roger Ikor de recherche et d'action contre les manipulations mentales (CCMM) ainsi que par les Renseignements généraux.
Les membres de la communauté, qui vivent de la production d'objets d'artisanat, affirment respecter à la lettre les préceptes de la Bible et l'éducation des enfants, scolarisés au sein de la communauté, y est stricte.
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Ouganda : Secte : Rétablissement des dix commandements de Dieu
Un an après le massacre de Kanungu mystère sur les leaders de la secte
AFP, 16 mars 2001 par Anna Borzello[Texte intégral]
KAMPALA, - Un an après les massacres entamés à Kanungu, dans le sud-ouest de l'Ouganda, de plus de 700 adeptes de la secte de la Restauration des Dix Commandements de Dieu, nul ne sait encore si ses gourous ont péri avec les disciples tués ou s'ils se sont enfuis.
Le 17 mars 2000, une première vague d'environ 300 adeptes de cette secte apocalyptique, hommes, femmes et enfants, périssaient carbonisés dans leur église de Kanungu, dont les portes et fenêtres avaient été soigneusement barricadées de l'extérieur. Ils avaient été, auparavant, persudadés par leurs leaders, le "prophète" Joseph Kibwetere, entouré de douze "apôtres", et surtout son âme damnée et véritable cerveau de la secte, la "soeur" Credonia Mwerinde, que la fin du monde était proche et qu'ils allaient au Paradis, pour y rejoindre, à bord de l'"Arche", la Vierge Marie qui apparaissait régulièrement à Mwerinde.
Dans les semaines qui ont suivi le drame de Kanungu, les policiers ont exhumé au moins 395 corps entassés dans plusieurs tombes collectives dans les propriétés de responsables de la secte, dans le sud-ouest mais aussi dans la banlieue de Kampala.
Un grand nombre d'enfants, souvent en très bas âge et nus, peuplaient ces fosses communes, avait constaté un journaliste de l'AFP. Les victimes avaient été empoisonnées pour la plupart (par le biais de la nourriture, selon les légistes), mais certaines avaient été étranglées ou même poignardées, avait constaté l'AFP, sans doute les récalcitrants au poison. Depuis, la police ougandaise a lancé des mandats d'arrêt via Interpol contre Kibwetere, Mwerinde et quatre de leurs "apôtres", en vain. "On n'a pas appris grand chose sur les auteurs de ces actes, ni ce qu'ils sont devenus", avoue à l'AFP le chef de la Sécurité intérieure, le général Ivan Koreta.
En l'absence de preuves tangibles qu'ils se sont enfuis, "nos recherches semblent s'orienter vers l'hypothèse qu'ils ont également péri dans les flammes", explique l'officier, concédant toutefois:
"Nous essayons toujours d'en apprendre autant que nous pouvons" sur leur sort.
La police avait conclu, dans un premier temps, immédiatement après Kanungu, que les trois principaux gourous figuraient parmi les corps caronisés, avant de se rétracter et annoncer qu'ils avaient fui, puis concéder, in fine, qu'elle ne savait rien de leur sort. Les enquêteurs avaient dit que l'un des corps découverts dans l'église était celui du "père" Dominic Kataribaabo, un prêtre défroqué considéré comme l'exécuteur des basses oeuvres pour Kibwetere et Mwerinde.
Dans le jardin et le sous-sol de l'une de ses maison, on a retrouvé deux fosses contenant 155 cadavres. Il figure pourtant toujours parmi les six dirigeants recherchés par la police ougandaise et Interpol.
A mesure que les corps étaient exhumés, les témoignages se multipliaient d'Ougandais qui avaient vu les gourous fuir à bord d'une voiture en direction de la République Démocratique du Congo (RDC) ou du Rwanda, pays voisins. "On continue de collecter les informations mais n'avons rien trouvé" de tangible pour étayer la thèse de la fuite, assure le porte-parole de la police nationale, Assuman Mugenyi. "L'année dernière, nous avons eu un tuyau sur la présence de Kataribaabo à Nairobi. On a envoyé des enquêteurs et on ne l'a pas trouvé", cite-t-il en exemple. "Puis on a vu Kibwetere à Kisumu, au Kenya. On a dépêché des policiers qui n'ont chassé que des courants d'air", poursuit-il.
Les analyses des légistes ont prouvé que les victimes des fosses communes avaient été tuées de quatre à six semaines avant le drame de Kanungu, ruinant définitivement l'idée selon laquelle ils avaient entrepris leur "voyage" au Paradis au tournant du millénaire. Cette découverte redonnait de la vigueur à l'hypothèse selon laquelle les gourous, ayant collecté depuis des années les moindres richesses de leurs adeptes, avaient fini par les éliminer alors que, le 1er janvier 2000 passé sans l'apocalypse annoncée, des voix s'élevaient parmi ceux qui s'étaient sentis floués et réclamaient la restitution de leurs biens.
Divers témoignages recueillis alors par l'AFP dans la région, y compris parmi d'anciens adeptes dépouillés de tous leurs biens, assuraient que Kibwetere et Mwerinde s'étaient ainsi considérablement enrichis.
Dernières nouvelles d'Alsace, 16 mars 2001 par Michèle Singer -
[Texte intégral]
. L'Education nationale leur demande de se mettre en règle quant aux vaccinations pour la fin du mois." Ce n'est pas la guerre. Nous ne souhaitons pas arriver à la disparition des écoles Steiner, mais s'il n'y a pas d'évolution positive, nous appliquerons la loi. " Daniel Groscolas, inspecteur général auprès du ministère, est très clair : l'Education nationale attend des écoles Steiner " un signal " indiquant qu'elles agissent pour encourager la vaccination de leurs élèves.
A la fin du mois, des médecins scolaires effectueront un contrôle auprès des écoles du réseau français (une quinzaine, dont trois en Alsace) qui devront fournir chacune un tableau des vaccinations. Les résultats remonteront ensuite chez le ministre : il décidera s'il y a lieu, ou non, de saisir la justice et de prononcer des sanctions pouvant aller jusqu'à la fermeture. Les mesures seront adoptées école par école.
L'Education nationale reproche aux écoles Steiner de ne pas satisfaire (totalement ou partiellement) à l'obligation vaccinale -B.C.G., diphtérie, tétanos, polio. Ce manquement à la loi concerne globalement un enfant sur deux : " Ce sont les seules écoles privées non sectaires à être dans ce cas ", dit Daniel Groscolas.
Le respect de la loi
En Alsace, la situation diffère selon les sites. Entre Strasbourg, Colmar et Mulhouse, " c'est le Haut-Rhin qui pose le plus de problèmes ". A Colmar, " moins d'un enfant sur deux " était à jour lors d'un précédent contrôle : " Nous serons en conséquence très attentif sur cette école ", dit l'inspecteur général. A Strasbourg, une bonne majorité d'élèves était déjà vaccinée dans les règles : " Si on enregistre une amélioration, à priori, l'école ne devrait pas être menacée. " " Nous nous devons de respecter la
loi ", acquiescent les représentants des trois sites alsaciens. D'ailleurs, expliquent-ils, les écoles ont adressé un courrier aux parents pour les " encourager " à se mettre en règle. " Nous ne sommes pas philosophiquement contre les vaccinations ", note Marcelle Erny, membre du conseil d'administration à Colmar, mais il est " difficile
d'obliger " les familles. " En tant que parents éveillés, on peut logiquement se poser des questions sur la vaccination ", argumentent Colette Staehlé et Arthur Brom, parents d'élèves à Colmar et Mulhouse, en montrant une enquête du mensuel " Que choisir " (mars 2001). L'article, intitulé " le B.C.G. controversé ", remet en cause le caractère obligatoire du vaccin, " tombé en désuétude dans les pays développés ". Parent d'élève à Strasbourg, Edmond Haelberg cite une proposition de loi (octobre 2000) de la députée Christine Boutin visant à introduire une clause de conscience pour les personnes refusant la vaccination obligatoire. A l'école publique, dit-il, moins de 70% des enfants satisfont à l'obligation vaccinale. Daniel Groscolas avance un autre chiffre : plus de 90%.Défaut de preuve
L'autre question qui pèse sur les écoles Rudolf-Steiner concerne leur évenuel caractère sectaire. En 1996, en 1999, en 2000, des commissions se sont penchées sur le mouvement anthroposophique, dont relèvent ces écoles. Le premier rapport a conclu à l'innocuité objective de l'anthroposophie. Les deux autres ont jeté le discrédit sur les établissements, épinglant le niveau des enseignants, les méthodes pédagogiques, le manque de transparence, les défauts de vaccination... Le dernier document, celui de la MILS (mission interministérielle de lutte contre les sectes), appelait à " une politique de veille soutenue " à l'égard des écoles Steiner.
Daniel Groscolas a tenu à s'en désolidariser : " Aucune preuve n'indique que ces écoles ont un caractère sectaire ", dit l'inspecteur général, responsable de la cellule pour la prévention du phénomène des sectes dans l'éducation(*). A Strasbourg, où l'école Steiner est implantée depuis 50 ans, la municipalité -qui n'a jamais été saisie de la moindre plainte- s'est étonnée de ces coups de boutoir. " Nous ne fonctionnons pas comme les autres, alors on a vite fait de dire que nous sommes une secte ", s'insurgent de leur côté les parents. Déplorant " l'amalgame ", ils dénoncent des jugements arrêtés " sans discernement ". Tous ressentent une certaine lassitude à devoir se défendre sans cesse, et proposent : " Que les gens viennent nous voir ! "
(*) Le rapport de la MILS entraînera cependant une nouvelle inspection pédagogique. La première, menée à la rentrée 1999-2000, n'a pas conclu au caractère sectaire des écoles.
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Etats-Unis : Scientologie
Tom Cruise quitte l'Église de scientologie
Tempo, 19 mars 2001
[Texte intégral]
Tom Cruise a versé des millions de dollars à l'Église de scientologie.
Après s'être séparé de sa femme, Nicole Kidman, l'acteur américain Tom Cruise a décidé de cesser toutes relations avec l'Église de scientologie. D'après les rumeurs, le dévouement de Tom Cruise envers cette secte serait la principale raison de son divorce. Nicole Kidman avait décidé de renouer avec l'Église catholique l'année dernière. L'un des porte-paroles de l'acteur confirme "Il a décidé d'arrêter son association avec l'Église de Scientologie pour des raisons personnelles. Il leur a donné des millions, et vient de faire sa dernière donation, très généreuse, pour en finir avec cette association."
Message de Roger Gonnet : 19 mars 2001
C'est malheureusement faux. On sait depuis hier que l'affaire serait dépourvue de base dans la réalité, cruise serait toujours sciento.
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Viet-Nam : Hoa Hao
Une responsable d'une secte bouddhiste s'immole par le feu
AFP, 20 mars 2001 par Philippe Perdriau
[Texte intégral]
HANOI, - Une responsable de la secte bouddhiste Hoa Hao s'est immolée par le feu dans le sud du Vietnam pour protester contre l'interpellation d'un responsable de la secte et réclamer la liberté religieuse au Vietnam. "Nguyen Thi Thu, 75 ans, responsable de la Ligue des femmes des bouddhistes Hoa Hao, s'est arrosée d'essence et s'est immolée lundi dans le village de Tan Hoi de la province de Dong Thap lors d'une manifestation de protestation contre l'arrestation de Le Quang Liem, secrétaire de l'église bouddhiste Hoa Hao du Vietnam", a indiqué un communiqué de l'Association d'outre-mer des bouddhistes Hoa Hao basée aux Etats-Unis.
"Tandis que Nguyen Thi Thu était en flammes, un témoin l'a entendu réclamer la liberté religieuse pour le Vietnam", selon le communiqué de la secte qui ne précise par ailleurs ni la date ni les motifs de l'arrestation de Le Quang Liem.
Les autorités vietnamiennes ont reconnu implicitement l'immolation de Nguyen Thi Thu tout en affirmant ne pas en connaître les circonstances exactes. Un responsable de la police de la province de Vinh Long, voisine de la province de Dong Thap, a confirmé à l'AFP qu'une "femme est morte de brûlures lundi matin" dans le village de Tan Hoi de cette province.
La police enquête sur la raison de ce décès et "cherche à savoir si cette personne s'est suicidée où si elle a été brûlée par d'autres personnes", a-t-on ajouté de même source. "Une centaine de policiers se sont rendus sur place et ont emporté le corps de Nguyen Thi Thu malgré les protestations des membres de la secte qui souhaitent le remettre à sa famille", selon le communiqué de la secte. "La police a utilisé des bâtons pour disperser les manifestants", affirme la secte.
De son côté, la police a précisé que "trois ou quatre personnes qui accompagnaient cette femme sont recherchées", en ajoutant qu'une "dizaine de bouddhistes de la secte Hoa Hao s'étaient rassemblés lundi dans le village de Tan Hoi avant de se disperser".
La police a encore indiqué que deux femmes qui ont déployé des banderoles pendant ce rassemblement étaient également recherchées. Elle n'a pas précisé si ces banderoles faisaient état de revendications des manifestants. Un responsable de la police de la ville de Can Tho, capitale de la province du même nom, voisine de la province de Vinh Long, a précisé à l'AFP que Nguyen Thi Thu était une habitante de cette ville. "Thu, membre de la secte Hoa Hao, a mené des activités illégales à Ho Chi Minh-Ville, dans les provinces de An Giang, Dong Thap et dans d'autres provinces du sud du Vietnam malgré les avertissements des autorités lui enjoignant de renoncer à ces activités", selon ce responsable.
La secte bouddhiste Hoa Hao, compte environ 200.000 membres, principalement dans le sud du pays. Elle est reconnue officiellement mais ses dirigeants historiques ont été évincés et remplacés par des dirigeants approuvés par les autorités. L'année dernière, six membres dissidents de la secte Hoa Hao avaient été condamnés à des peines de un à trois ans de prison après avoir dénoncé dans une lettre au gouvernement des abus de pouvoirs de responsables de la province de An Giang (sud). Il avaient été accusés d'"abus des libertés démocratiques, atteinte à l'ordre social et opposition aux autorités publiques".
Les autorités communistes de Hanoi contrôlent étroitement les activités religieuses au Vietnam et un prêtre catholique, le père Tadeus Nguyen Van Ly a été placé début mars en résidence surveillée dans la ville de Hué (centre) pour avoir témoigné sur les violations de la liberté religieuse devant une commission américaine.
La secte Hoa Hao, qui avait affiché des opinions anti-communistes pendant la guerre du Vietnam, est particulièrement surveillée par les autorités.
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Etats-Unis : Scientologie
Un site menacé par la Scientologie
Web : 20 mars 2001, par Guillaume Bonjean
[Texte intégral]
Menacé par les avocats des scientologues, le site Slashdot, alimenté par ses lecteurs et généralement fort en gueule, a accepté de retirer de ses pages un message gênant pour la puissante "église" de Scientologie.
Le texte citait des extraits d'un texte du gourou (et ex-écrivain de science-fiction) Ron Hubbard, décédé de longue date.
Paradis des hackers et chantre de la liberté d'expression, Slashdot explique sa décision le premier cas d'autocensure de son existence dans un long message qui ne se prive pas de critiquer l'attitude de la secte.
Harcèlement judiciaire
La scientologie, qui dispose aux États-Unis du statut de religion, s'est fait le champion toutes catégories du harcèlement judiciaire. La secte use et abuse du fait que ses documents internes sont protégés par le copyright pour faire taire la critique. Et notamment sur l'internet.
En 1997, l'un des adeptes repentis de la secte avait vu sa maison perquisitionnée à la suite d'aveux en ligne (le site d'Arnie Lerma est toujours vivant).
Mais la scientologie a surtout été à l'origine de la mort du serveur de courrier anonyme Anon : le fondateur finlandais a jeté l'éponge après avoir été contraint par la justice poussée par le FBI de révéler l'identité d'un de ses utilisateurs anti-scientologue.
Pour le moment, c'est le fameux DMCA, la nouvelle loi américaine de protection du copyright, qui sert de prétexte aux scientologues pour poursuivre les particuliers qui postent sur le web des extraits des "textes secrets" de l'organisation.
Les passages reproduits sur Slashdot sont issus de " OT III ", un texte considéré comme fondateur pour les disciples de Ron Hubbard et dont la lecture est réservée à ceux ayant atteint un niveau "d'illumination" suffisant.
Ce texte pose en effet les bases historiques des croyances de la secte et présente pour la première fois le personnage du démoniaque Xenu, " empereur de la confédération des planètes " et ennemi juré du mythe scientologue, dont les adeptes ne citent le nom qu'avec réticence.
En ligne, malgré tout
Les amateurs de mauvaise science-fiction pourront trouver le texte et une (nécessaire) explication d'OT III sur www.xs4all.nl.
Cet hébergeur, bien qu'ayant été racheté par le groupe KPN il y a deux ans, a conservé les idéaux libertaires de ses fondateurs : ils avaient déjà protégé bon nombre d'anciens adeptes interdits de publication aux États-Unis.
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Chine : Falungong
Les 5 religions en Chine condamnent sévèrement la secte Falungong
Web, 20 mars 2001
[Texte intégral]
Lors de la réunion, Dao Shuren, vice-président de l'Association des Bouddhistes de Chine (ABC), a appelé les personnalités du bouddhisme à prendre part à la lutte contre le Falungong.
Dans la ''Lettre ouverte dite de l'ABC aux bouddhistes en Chine'', dont il a donné la lecture à la réunion, il est dit que ''ce misérable (Li Hongzhi) a eu l'audace d'usurper le terme ''Falun'' qui appartient au bouddhisme pour se donner un chapeau, de prendre la date de naissance de Sakyamuni pour la sienne et d'emprenter des termes bouddhiques pour propager ses idées erronées.''
Selon cette lettre ouverte, la secte Falungong trompe souvent les habitants et cause des malheurs partout. Le ''ciel'' comme l'Homme en sont indignes. Les méfaits de Falungong méritent des condamnations.
Min Zhiting, président de l'Association des Taoïstes de Chine (ADC), a affirmé qu'une secte et une religion différent fondamentalement l'une de l'autre sur le plan de leur attitude face à la vie humaine. Le Taoïsme estime que le respect de la vie et de la vertu est la vraie voie. Or, la secte Falungong préconise, en trompant ses adeptes, que le suicide permet d'atteindre l'accomplissement total. ''C'est là une invité aux actions criminelles'', a souligné ce responsable.
Han Shenggui, vice-président de l'Association Islamique de Chine, estime que les agissements de Falungong sont complètement à l'oppose des principes de l'Islam. Cette religion considère l'homme comme le sujet fondamental, elle respecte les droits de l'homme et chérit la vie. Selon lui, Falungong est purement et simplement une secte insane.
Ma Yinglin, secrétaire général de la conférence épiscopale catholique de Chine, a dit que les Catholiques vivent en harmonie avec le monde et respectent la vie. L' ''apocalypse'' de Li Hongzhi est une incantation perturbatrice.
D'autres personnalités religieuses ont exprimé lors de cette réunion que beaucoup de valeurs comme la bienveillance, la beauté et l'mour, chez l'homme, se transmettent de génération en gérération. ''Or, la secte Falungong anéantit toutes ces valeurs. Li Hongzhi et son organisation travaillent à enlever la vie. Si la société continuait à se laisser duper par les idées de cette secte, le monde et le développement de l'Humanité seraient compromis'', ont affirmé ces personnalités.
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Le Vatican : Intégrisme
Le Vatican confirme une reprise de dialogue avec les intégristes
AFP, 20 mars 2001
[Texte intégral]
CITE DU VATICAN, - Le Vatican a confirmé officiellement jeudi qu'un dialogue a été renoué entre le Saint-Siège et la communauté intégriste fondée par l'évêque français Mgr Marcel Lefebvre, à la demande personnelle du pape Jean Paul II. "Je peux confirmer, a déclaré le porte-parole du Vatican, Joaquin Navarro-Valls, qu'il y a eu des contacts formels entre le Saint-Siège et la Fraternité Saint-Pie X. Ces contacts, voulus par le Saint-Père, sont toujours en cours".
Dans une interview accordée à la fin de l'année dernière au mensuel catholique italien 30 Giorni, Mgr Bernard Fellay, supérieur général de la Fraternité, dont le siège central se trouve à Econe, en Suisse, avait affirmé: "Si le pape m'appelle, je viens. Tout de suite. Ou plutôt, je cours. C'est certain. Par obéissance filiale à l'égard du chef de l'Eglise".
Cette déclaration a encouragé le souverain pontife à prendre l'initiative de renouer le dialogue avec la communauté intégriste de Mgr Lefebvre, condamnée comme "schismatique" par le pape en 1988, selon des sources informées au Vatican. Les "lefebvriens" ne réclameraient que le droit de pouvoir célébrer librement la messe selon le rite de saint Pie V, remontant au Concile de Trente (XVI siècle). Mgr Marcel Lefebvre, ancien archevêque de Dakar et ensuite évêque de Tulle, mort en 1991, avait fondé en Suisse en 1969 sa Fraternité avec l'accord de l'évêque de Lausanne à l'époque.
A la suite de ses attaques au Vatican, accusé par le prélat de "tendance néo-moderniste et néo-protestante", une enquête a été menée sur sa communauté.
En 1975 Mgr Lefebre annonce sa décision de désobéir à tout rappel à l'ordre du Vatican et il ordonne ensuite un premier groupe de prêtres intégristes. Suspendu par le pape Paul VI "a divinis", c'est-à-dire interdit d'exercer son sacerdoce, le prélat français persiste dans son attitude.
Une rencontre avec Jean Paul II au Vatican en 1978 n'offre aucun resultat et en 1983 le chef de file des traditionalistes adresse une lettre ouverte au pape indiquant une liste des "erreurs" du Concile Vatican II.
En juin 1988 Mgr Lefebvre franchi le pas du schisme en ordonnant quatre évêques. Le pape se voit obligé de confirmer que la Fraternité Saint-Pie X était à considérer désormais comme schismatique, ayant rompu sa communion avec l'Eglise de Rome.
La Fraternité revendique actuellement environ 200.000 fidèles répartis dans une soixantaine de pays.
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France : Tabitha's Place
La communauté a-t-elle fermé les yeux ?
Sud Ouest, 21 mars 2001 par Jean-Paul Chaintrier
[Texte intégral]
La communauté de Sus doit-elle partager avec les deux accusés, les parents, la responsabilité du décès de Raphaël, 19 mois ? C'est le fond du débat du procès de Pau .
Depuis lundi, au palais de justice de Pau, la cour d'assises des Pyrénées-Atlantiques consacre sa fin de session à un procès exemplaire : celui d'un père et d'une mère dont un enfant en bas âge est mort, en avril 1997, au sein de la communauté de Sus (64), où le couple vivait avec ses deux fils et sa fille.
Raphaël souffrait d'une anomalie cardiaque dont ni ses parents ni leur environnement n'ont apprécié la gravité. Par négligence ? Peut-être. Surtout parce que la communauté en question répugne à faire appel à la médecine traditionnelle. Dans ce climat, les parents ont tellement temporisé pour prendre la décision énergique qui s'imposait, que leur petit garçon est mort faute de soins suffisants et d'alimentation adaptée.
Cela dit, les parents renvoyés en assises sont-ils seuls responsables de cette issue dramatique ? Le juge d'instruction s'était posé la question : il avait également mis en examen un responsable de la communauté et le père d'un de ses membres, médecin décédé en cours de procédure, deux personnes que la chambre d'accusation a fait bénéficier d'un non-lieu.
La cour d'assises a fait la même démarche intellectuelle que le juge en instruisant à l'audience, parallèlement au procès des parents, celui du groupe au sein duquel ils vivaient.
" NI APOCALYPTIQUE NI DANGEREUX "
Hier, c'est donc la communauté dans son ensemble qui a été sur la sellette au travers des témoins cités à la barre : ses gérants, une ancienne adepte, un psychiatre retraité spécialiste des groupes à caractère sectaire, une sociologue canadienne, professeur de religions à Montréal.
Se réclamant de l'Ordre apostolique Tabitha's place, né dans le Vermont (USA), la communauté de Sus ou de la Ferme du roi, du nom de sa structure secondaire d'Angous, est-elle une secte ? Répertoriée comme secte apocalyptique par une première commission parlementaire, elle ne figure plus dans le rapport d'une seconde.(1)
L'un des gérants de la SARL qui la gère, Olivier Lembert, ne récuse pourtant pas le terme de secte, sauf dans sa connotation péjorative : " Nous sommes considérés comme un groupe de cinquante à deux cents personnes ni apocalyptique, ni dangereux ", préfère-t-il constater.
Cela dit, le groupe de Sus n'est pas dans la norme, c'est clair. Ses membres ont tous refusé de prêter serment à la barre parce que certains passages de la Bible le leur interdisent. Ils refusent de scolariser leurs enfants, estimant que le monde extérieur est un danger pour leur éducation; leur assurent eux-mêmes un enseignement basé sur la Bible; refusent les vaccinations; pratiquent le châtiment corporel en corrigeant les enfants désobéissants à coups de baguettes souples sur les doigts. " Choisir un mode de vie pour soi, oui, l'imposer à des enfants, c'est une autre question ", a déclaré l'ancienne directrice de la Solidarité départementale, des Pyrénées-Atlantiques, citée comme témoin, en mettant l'accent sur les deux logiques qui s'affrontent à Sus : des principes autoritaires anachroniques dans une vie hors du temps et le niveau scolaire relativement bas des enfants.
LE CARNET DE SANTE MEPRISE
Sur le plan médical, ce sont les méthodes dites naturelles qui sont privilégiées. Le carnet de santé est un document méprisé et le médecin de famille inconnu : " Dans la réflexion de la communauté, tout est basé sur la foi, la prière et la confiance en Dieu ", a témoigné l'ancienne adepte citée à la barre. Dans ce contexte, ni Michel Ginhoux ni son épouse Dagmar, d'origine allemande, n'ont apprécié l'état de leur enfant pourtant réduit à l'état de cadavre ambulant : " Une image de camp de concentration ", a dit le médecin légiste, très ému. De leur côté, les responsables de la communauté, qui côtoyaient les Ginhoux, n'ont rien fait pour exhorter le couple à faire quelque chose, c'était contraire à leurs principes : " Chaque famille a la liberté totale de décision; les tiers peuvent les conseiller mais n'interfèrent pas. "
Le président Tignol a tiqué : " Je suis surpris que dans une communauté comme la vôtre ce soit chacun pour soi et Dieu pour tous; ainsi, personne n'a rien vu, personne ne s'est senti concerné par le sort de cet enfant, alors que tout le monde savait qu'il n'était pas en bonne santé ? "
Les jurés, particulièrement attentifs, posent des questions comme rarement en posent des jurés d'assises. Et des bonnes : " Dans votre communauté tout est organisé strictement, mais vous ne gérez pas le problème de la santé ", s'est étonné l'un d'eux. Il n'est sans doute pas le seul à s'interroger sur le comportement du groupe et sur celui des deux accusés qui ont eu une fille depuis la disparition de leur fils : Rachel, 18 mois, dont le suivi médical n'est pas plus assuré que celui de son défunt petit frère... Comme si la mort de ce dernier n'avait pas servi de leçon.
Le repentir de Michel Ginhoux (" Je ne me suis pas rendu compte que Raphaël allait mourir, j'ai manqué de sagesse, j'en suis désolé ") prend alors une tonalité de couac.
(1) Note : La seconde commission parlementaire a donné une liste de sectes auxquelles elle s'est interessée. le fait pour une secte de ne pas figurer sur cette liste ne veut pas dire qu'elle n'est plus considérée comme telle - Mathieu Ph Cossu.
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France : Tabitha's Place
Mort d'un enfant : 6 ans de réclusion contre les parents membres d'une secte
AFP, 21 mars 2001 par par Julie Fraysse
[Texte intégral]
La cour d'assises de Pau (Pyrénées-Atlantiques) a condamné, jeudi soir, à 6 ans d'emprisonnement un couple franco-allemand membre d'une secte, poursuivi pour avoir laissé mourir par manque de soins, en avril 1997, son bébé de 19 mois.
Des peines de douze à quinze ans de réclusion criminelle avaient été requises. L'avocat général François Basset a demandé aux jurés, dans son réquisitoire, de "donner un sens à la mort de Raphaël pour qu'il n'y en ait pas d'autres demain", lors de la quatrième journée d'audience.
"Vous avez nié l'intérêt de l'enfant", a-t-il lancé aux parents de Raphaël, mort à l'âge de 19 mois en avril 1997.
Il a également requis à leur encontre la privation des droits civiques et la déchéance de l'autorité parentale. "Ces privations (alimentaires et de soins, NDLR) sont à l'origine de sa détérioration physique et de sa mort alors que vous saviez qu'il pouvait être sauvé. Ce n'est pas une négligence, c'est un processus vers lequel vous avez marché consciemment, vous n'avez pas été aveuglés, vous n'avez pas manqué de discernement", a-t-il affirmé.
Raphaël, atteint d'une malformation cardiaque que le couple avait refusé de faire opérer, et de rachitisme, était décédé en 1997, à Angous (Pyrénées-Atlantiques), dans une ferme de la communauté de l'Ordre apostolique Tabitha's place, où ses parents s'étaient installés quelques mois auparavant.
"Négligences"
L'avocat des parents, Me Claude Garcia, qui a plaidé l'acquittement, avait tenté de démontrer dans sa plaidoirie que Michel Ginhoux, 40 ans, et son épouse, Dagmar, une Allemande de 38 ans, n'avaient "jamais eu l'intention de priver leur enfant de soins". Le père de Raphaël a reconnu à l'audience qu'ils avaient été "victimes de leurs propres erreurs et négligences". "Ils l'ont soigné comme ils ont pu, en fonction de ce qu'ils savaient et de ce qu'on leur disait. Ils ont appliqué les principes (de la secte, NDLR) à la lettre comme celui d'avoir recours le moins possible à la médecine traditionnelle", a plaidé Me Garcia. "Ils étaient sous la contrainte des autres membres de la communauté, ils ne sont donc pas pénalement responsables", a expliqué l'avocat.
Les responsables de la mort de l'enfant, sont, a-t-il affirmé, l'administration et les médecins en raison de leur négligence ainsi que la communauté dont il a rappelé qu'elle était une secte fondée sur une lecture fondamentaliste de la Bible, vivant en autarcie.
Le père de la victime a conclu les débats en affirmant : "J'ai toujours attendu quelque chose, de l'aide." De son côté, son épouse, quelques minutes avant les délibérations, ajoutait : "on aurait fait autrement si on avait su. Je crois quand même en Dieu, c'est lui qui tire au sort et je m'en remets à lui" pour le verdict.
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France : Scientologie
La scientologie s'expose au grand jour
Le Parisien, 23 mars 2001
[Texte intégral]
Le parisien 23 mars 2001-03-24 Le Port-Marly LA SCIENTOLOGIE, organisation souvent décriée par les associations de lutte contre les sectes, s'offre un coup de pub et fait un peu de provoc. Elle ouvre aujourd'hui, au Port-Marly, la deuxième édition de son exposition " Qu'est-ce que la Scientologie ", aux Pyramides, sur 1 000 m 2 . " Nous y avons trouvé l'espace idéal et c'est le département de Nicolas About et Janine Tavernier ! ", ironise Jean Dupuis, porte-parole de l'Eglise de scientologie francilienne. Allusion au sénateur-maire de Montigny-le-Bretonneux, connu pour ses propositions de loi antisectes, et à la présidente de l'Association de défense des familles et des individus contre les sectes (Adfi) qui habite non loin du Port-Marly... La " Sciento ", comme la surnomment ses détracteurs, présentera pendant trois jours ses programmes de lutte contre l'illettrisme, de " purification individuelle et de désaccoutumance aux drogues ". Les visiteurs pourront également tester " l'électromètre ", appareil censé " localiser les zones de détresse spirituelle ", selon Jean Dupuis. Deux stars américaines ont été mo