(*) Articles ou documents qui, compte tenu de leur taille, ne sont pas ci-dessous, mais sur une page particulière ou sur le Web.
La Dépêche, 1 février 2001, par Jean-Louis GALAMEL
[Texte intégral]
Lucien Engelmajer, âgé aujourd'hui de 80 ans, est toujours en cavale. Recherché par la justice française, le gourou à la barbe blanche, qui a longtemps hanté le château de la Boère à Saint-Paul-sur- Save, où il accueillait des toxicomanes en quête de sevrage, se serait mis au vert en Amérique Latine.
A Toulouse, la juge d'instruction Nicole Bergougnan instruit deux dossiers depuis deux ans.
L'un concerne des délits financiers: abus de bien sociaux et emploi de travailleurs clandestins.
L'autre, criminel, découle de plusieurs plaintes pour viols ou tentatives de viol déposées par des anciennes pensionnaires du Patriarche. Dans le cadre de la procédure financière, ce magistrat instructeur a délivré en novembre dernier un premier mandat d'arrêt international contre Lucien Engelmajer. Là, elle vient de délivrer un second mandat d'arrêt international, cette fois dans le cadre du dossier criminel concernant les viols.
Lucien Engelmajer a régné sans partage de 1974 à 1998 sur son association qui a accueilli, durant cette période, environ 100.000 toxicomanes dans tous les pays où elle s'est implantée. Car l'association du Patriarche s'est bien vite sentie à l'étroit au château de la Boère. Elle n'a pas tardé a essaimer, au- delà des frontières françaises, en Europe comme en Amérique du Nord et du Sud sous la houlette de l'Organisation Internationale Lucien Engelmajer dont le siège était à Grenade-sur-Garonne.
Coup de théâtre en 1998. Les cadres de l'association venus de dix-sept pays déchargent Lucien Engelmajer de toutes ses responsabilités, lors d'une réunion dans sa luxueuse villa de Miami (Floride). Le divorce est consommé. L'association renaît sur de nouvelles bases sous le nom de Diavona. Dans le même temps, les langues se délient et six anciennes pensionnaires déposent des plaintes pour des viols que leur aurait imposé Lucien Engelmajer.
PLUS DE 20 MF DETOURNES Parallèlement, les policiers du SRPJ de Toulouse enquêtent sur les comptes du Patriarche qui a longtemps bénéficié de subventions publiques pour sa prise en charge des toxicomanes. Au-delà des méthodes musclées pour sevrer ses pensionnaires, Lucien Engelmajer semble les avoir utilisés comme une main d'oeuvre bénévole et corvéable. Dans tous les pays où l'organisation était présente, ces pensionnaires ont été envoyés vendre dans les rues " Antitox ", la revue du Patriarche. Des sommes considérables ont ainsi été collectées dont une partie, estimée à plus de 20 millions de francs, aurait été détournée. Des valises de billets auraient pris la direction de la Suisse et d'autres paradis fiscaux pour être versés sur des comptes. Cet argent aurait été en partie été réinvesti, pour être blanchi, dans l'achat de commerces (pizzerias, alimentations, ...) ou de centres de vacances.
Lucien Engelmajer en aurait également bénéficié pour financer son grand train de vie. Aujourd'hui, les policiers du SRPJ de Toulouse continuent de démêler les fils d'un réseau sur lequel se serait appuyé Lucien Engelmayer pour commettre ces détournements. A ce jour, seule une comptable gersoise a été mise en examen par la juge Nicole Bergougnian dans le cadre de ce dossier financier.
En attendant, les deux mandats d'arrêts délivrés permettront de resserrer un peu plus l'étau autour de Lucien Engelmajer
Lu sur les News, 1er février 2001
Position de la Ligue des droits de l'homme sur la proposition de loi : Prévention et répression à l'encontre des groupements à caractère sectaire, transmise au Sénat en 2ème lecture.
La LDH a pris connaissance de l'avis de la commission des lois du Sénat relatif à la proposition de loi relative aux agissements des groupes à caractère sectaire soumise à cette assemblée.
Quelle que soit la nécessité de mieux appréhender dans son ensemble les conséquences pénales d'agissements sectaires, la LDH reste persuadée qu'une lutte efficace contre ceux-ci passe d'abord par un engagement résolu de tous les acteurs publics comme privés auxquels cette proposition de loi ne saurait se substituer. La LDH manifeste sa satisfaction du retrait du projet d'un délit de " manipulation mentale " et de l'intégration d'un délit d'abus de faiblesse au sein même des dispositions du Code pénal relatives aux crimes et délits contre les personnes.
De la même manière, elle se félicite de la suppression de certains pouvoirs d'interdiction reconnus initialement aux maires.
En revanche, la LDH demande au législateur : de supprimer le recours à la procédure de jour fixe pour dissoudre une association. Sachant que cette procédure de dissolution ne peut avoir lieu qu'après plusieurs condamnations pénales, l'argument de l'urgence qui est invoqué pour justifier la procédure à jour fixe ne résiste pas à l'examen, compte tenu des délais qui se seront déjà écoulés. A cela s'ajoute qu'il n'existe aucune raison de faire de l'urgence, qui doit être toujours une exception, la règle. Si le Procureur de la République estime qu'une urgence justifie une procédure à jour fixe, il lui appartient, comme pour tout plaideur, d'en solliciter l'autorisation auprès du juge du siège.
Enfin, la pratique judiciaire et les dispositions du Nouveau Code de procédure civile risquent de conduire à un affaiblissement des droits de la défense (communication des pièces, etc.) ; d'intégrer dans les condamnations pénales susceptibles d'entraîner la procédure de dissolution les faits de marchandage et de travail clandestin prévus par les articles L 152-361 et L 324-9 et L 324-10 du Code du travail.
Ce sont là, en effet, des pratiques auxquelles ont souvent recours des groupements à caractère sectaire. Le fait que les dispositions de l'article 1 de la proposition de loi exigent, de manière cumulative, l'existence de condamnations pénales mais aussi l'existence d'activités ayant pour but ou pour effet d'exploiter une dépendance psychologique élimine le risque de poursuivre, sur le fondement de la proposition de loi, les pratiques habituelles en matière de travail clandestin ; ./. de respecter pleinement le principe d'une individualisation des responsabilités et des peines en distinguant, en cas de reconstitution d'un groupement dissout, le sort des dirigeants des simples participants ; de supprimer la possibilité pour des associations, mêmes reconnues d'utilité publique, d'agir d'elles-mêmes en dissolution : la procédure de dissolution d'une association, comme de toute personne morale, est une chose suffisamment grave pour que l'appréciation n'en dépende pas de personnes morales de droit privé.
Les libertés publiques, tant en raison des griefs justifiant de la procédure de dissolution qu'en raison des conséquences de cette procédure, sont ici directement en jeu. Il ne paraît donc pas souhaitable de laisser cette responsabilité à une autre instance que le Parquet.
Enfin, il risque de se produire une difficulté en ce que ce sont les dispositions du Code de procédure pénale qui sont modifiées alors que c'est devant le juge civil que cette procédure a lieu. Dans la mesure où la proposition de loi envisage expressément la possibilité pour le Parquet d'entamer une procédure de dissolution à la requête de tout intéressé, il semble que cette disposition suffise. Il peut être envisagé d'imposer au Procureur de la République de motiver sa décision de rejet et de prévoir un recours devant le Procureur général. ldh@wanadoo.fr. http://www.ldh-france.asso.fr
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France : Le Patriarche
A Toulouse, les secrets du Patriarche sentent encore le soufre
La Dépêche, 2 février 2001 par G.-R. SOUILLES.
[Texte intégral]
Lucien Engelmajer, 80 ans, a bâti en trente ans une fortune colossale grâce à ses centres de sevrage pour toxicomanes, essaimant dans toute l'Europe, à partir de la région toulousaine.Beaucoup de questions se posent sur la façon dont il a a profité, pendant de longues années, de subventions publiques, alors que l'argent de ses centres était aspiré dans des holdings et des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Et comment il est toujours passé entre les gouttes. Les investigations judiciaires en cours pourraient déboucher sur la mise en cause des politiques.
In-sai-si-ssa-ble.
A la manière d'un Alfred Sirven surfant sur ses anciens relais des réseaux pétroliers, Lucien Enjelmajer, n'en finit pas de brouiller les pistes et de jongler avec les lieux de résidence.
Le vieillard à la barbe fleurie a fait carrière dans les cures musclées pour toxicomanes et les coulisses des ministères français de la Santé, de l'Intérieur ou de la Justice. En amassant, peut-être, tout autant de secrets.
On l'annonce un jour aux Etats- Unis, un autre au Brésil ou à Barcelone, certains prétendent même l'avoir croisé récemment dans la région toulousaine. Mais la trace de cet homme de 80 ans, qui a fondé un véritable empire financier grâce à la lutte contre la toxicomanie s'est bel et bien perdue depuis le 23 février 1998.
Ce jour-là, dans une villa luxueuse de Miami Beach, en Floride, la révolution de palais fomentée par une trentaine de cadres du mouvement du Patriarche, venus de 17 pays, a mis fin au règne du gourou charismatique mais autoritaire devenu trop encombrant. Le marché est clair. Ou il démissionne, ou les plaintes pour les abus sexuels dont il est soupçonné fleuriront.
Les putschistes coupent les ponts et rebaptisent alors l'organisation du nom de Dianova dont le siège toulousain de Saint-Cézert près de Grenade-sur-Garonne est installé dans la propriété de la Mothe. Non loin du domaine historique de La Boère à Saint-Paul-sur-Save, où l'aventure du Patriarche et des cures de sevrage a commencé au début des années 70.
Ejecté par les siens, Lucien Enjelmajer cède, mais ne s'envole pas les mains vides pour le Brésil. Pour solde de tout compte, il a obtenu une compensation financière estimée à 31 millions de francs comme le révélera l'Express à l'époque
PARADIS FISCAUX ET DERIVES SEXUELLES
Les soucis vont pourtant continuer à s'accumuler pour le Patriarche qui est rattrapé par trente ans d'affairisme. Les techniques de soins aux toxicomanes exportées dans le monde entier recouvrent en fait une énorme pyramide financière déclinée en holdings et en fondations essaimant dans les paradis fiscaux comme le Liechtenstein ou le Luxembourg. Sans parler des comptes bancaires en Suisse ou aux îles Caïmans.Quelques mois après son éviction, fin 1998, Lucien Enjelmajer se retrouve sous le coup de deux informations judiciaires ouvertes par Nicole Bergougnan, juge d'instruction à Toulouse. L'une financière pour « abus de biens sociaux, abus de confiance, travail illégal », l'autre pour « viols et tentatives de viols sur mineures de moins de 15 ans ».
Ce sont six pensionnaires, ou enfants de toxicomanes qui ont dénoncé - certaines à leur majorité - les conditions dans lesquelles elles vivaient et travaillaient dans les centres de soins et les abus dont elles ont été victimes dans les mains du Patriarche.
La division financière du SRPJ de Toulouse entrouve alors les portes d'un lacis financier où se mélangent subventions et fonds publics, opérations immobilières et blanchiment d'argent à l'échelle internationale, notamment en Espagne.
Les deux mandats d'arrêt internationaux lancés ces derniers jours par la juge Nicole Bergougnan contre Lucien Enjelmajer scellent désormais le sort du fugitif (notre édition d'hier). Avec beaucoup de questions à la clef.
DES APPUIS POLITIQUES
Comment une association dévolue au sevrage des toxicomanes a-t-elle pu amasser en trente ans un magot évalué à près de 37 millions de francs en 1995? Et surtout comment le Patriarche a-t-il pu continuer à toucher des subventions publiques alors que de nombreuses voix s'élevaient depuis plusieurs années pour dénoncer les dérives de l'association?De fait, dès 1985, une commission d'enquête de l'inspection des finances déclenchée par Laurent Fabius avait tiré la sonnette d'alarme en préconisant le retrait de l'agrément et du soutien financier au Patriarche, « une institution qui s'est largement placée en dehors du droit ». Le document faisait référence aux méthodes brutales de sevrage des toxicomanes, envoyés en masse dans les rues pour vendre le journal « Antitox ». Les pensionnaires travaillent beaucoup mais la quasi- totalité d'entre eux ne touche aucun salaire.
A l'époque pourtant, Lucien Enjelmajer et son mode de « réhabilitation par le travail et la discipline » trouve un supporter de choix en la personne d'Albin Chalandon, le nouveau garde des Sceaux du gouvernement Chirac. A la chancellerie, on considère le Patriarche comme « un élément essentiel de la prise en charge des drogués ». Aux 1.200 lits existants déjà, Lucien Enjelmajer propose d'en ajouter 2.000 avec un rabais sur les prix: 100 F par jour et par patient.
Et la vie va continuer avec les subventions publiques. Malgré l'embarras des autorités, le Patriarche est incontournable. Et les années Sida vont faire décoller son chiffre d'affaires.
LE DEBUT DE LA FIN
On l'accuse de créer de véritables sidatorium? Qu'importe, il est le seul à répondre à la demande et à l'accueil des malades.
C'est en 1996 qu'un premier coup d'arrêt est enfin donné au financement public du Patriarche. Un rapport parlementaire a épinglé l'association et ses « dérives sectaires ». Françoise de Veyrinas, l'adjointe au maire de Toulouse qui vient d'être nommée à la mission interministérielle de lutte contre la drogue et la toxicomanie (MILDT) saisit l'occasion, malgré les pressions, pour couper les vivres à Lucien Enjelmajer.
La subvention de 5 millions prévue est suspendue pour « manque de transparence ». Mais les années précédentes ont été fécondes. Même si pour le Patriarche, l'argent public est considéré comme « une broutille » dans le budget déjà tentaculaire de l'association, il a su trouver les relais nécessaires dans les ministères.
En 1993, date de la nomination du professeur toulousain Jean-Paul Séguéla, alors conseiller général et maire RPR de Bessières, comme conseiller technique chargé des problèmes de drogue auprès du ministre de l'Intérieur Charles Pasqua, la subvention versée a été de 8 millions, 7 en 1994, et 6 en 1995.
Jean-Paul Séguéla, doyen de la faculté de médecine a donc été généreux avec Lucien Enjelmajer.
Les rapports entre les deux hommes font d'ailleurs l'objet de toute l'attention des policiers.
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Après sa chute, Lucien Enjelmajer s'est de toute façon fâché avec beaucoup de ses anciens proches. A Miami, il a d'ailleurs déposé plainte contre ceux qui l'ont trahi, dont son propre fils François, dit Bibi. Pour récupérer ses biens et demander au passage plus de 300 millions de francs de dommages et intérêts. Mais il faudra d'abord que le gourou vieillissant réponde à la justice toulousaine. Et Lucien, à l'abri du besoin, sait encore beaucoup de choses.
Martine Lacoste: « La méthode Lucien, ça ne marche pas »
« Ce qui me dérange, dans la méthode qu'utilisait Lucien Engelmajer avec les toxicomanes, c'est qu'il abusait de la faiblesse de ces personnes. Tout homme a droit au respect et à la dignité. »
Pour Martine Lacoste, directrice de l'association d'aide aux toxicomanes Clémence Isaure, la violence ou l'enfermement pratiqués par le Patriarche ne règlent rien.
« La contrainte n'est pas durable. Elle est une illusion de soin. Les personnes qui ont subi les méthodes d'Engelmajer ressortaient certes sevrées, mais encore plus fragiles qu'avant. D'abord à cause de cette contrainte. Ensuite parce que la vie en communauté, façon secte, coupe totalement de la réalité. Lorsqu'on en revient, on a encore plus de difficultés à se réinsérer. »
Depuis près de 25 ans, de nombreux témoignages ont fait état de ces méthodes musclées qui avaient cours de l'autre côté des murs de la Boère ou de La Mothe, avec bien sûr, la bénédiction du Patriarche. Des endroits d'où il n'était pas question de sortir...
VULNERABLE
Enfermer les gens pour les soigner, cela peut exister, notamment en matière psychiatrique, dans des situations d'extrême urgence. Mais la loi balise ces pratiques de manière très précise.
Rien ne justifiait a priori d'utiliser ces méthodes avec les drogués.
« Pour nous, poursuit Martine Lacoste, tant qu'on n'a rien reconstruit, la personne reste vulnérable. Il faut donner au toxicomane la possibilité de se réinsérer. Et à chaque personnalité correspond une réponse. »
Aujourd'hui, on propose aux anciens toxicomanes des parcours d'insertion personnalisés. Utilisation de produits de substitution pour certains, accueil en appartements thérapeutiques pour d'autres, placement dans des familles d'accueil, post-cure, etc.
« Ils cherchent un sens à leur vie. C'est à eux de le trouver. Lucien Engelmajer, lui, proposait un « monde meilleur ». Les personnes qui sortaient de la Boère étaient totalement déboussolées, venant d'un milieu totalement artificiel. »
Sans la drogue, mais avec un vide immense...
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Etats-Unis : Raël
Clonage
Yahoo, 4 février 2001[Texte intégral]
Un consortium privé regroupant des médecins de plusieurs pays a lancé un vaste effort pour tenter dans les un ou deux ans qui viennent de cloner un être humain à des "fins thérapeutiques", une méthode qu'ils entendent réserver aux couples stériles. "L'effort va consister à aider des couples qui n'ont pas d'autre alternative pour se reproduire et qui veulent avoir leur propre enfant biologique sans avoir à utiliser les ovules ou le sperme de quelqu'un d'autre", a expliqué le Dr Panos Zavos, andrologue et professeur de physiologie reproductive à l'Université du Kentucky, joint par téléphone depuis Lexington (Kentucky).
L'enfant qui naîtrait serait une reproduction à l'identique du père ou de la mère, en fonction de qui est sélectionné pour faire office de donneur.
Plusieurs scientifiques se sont associés à cette fin au sein d'un consortium international privé dirigé par un médecin italien de Rome, le Dr Severino Antinori, qui jouit d'une réputation sulfureuse en raison notamment de ses efforts consistant à aider les femmes ménopausées à avoir des enfants.
La technique de clonage sera proche de celle utilisée actuellement pour les animaux. Elle consistera à injecter dans l'ovocyte de la femme le matériel génétique prélevé sur l'un des deux parents. Selon lui, la technologie n'est pas encore complètement au point. "Il faut que l'on y travaille mais je pense qu'on peut y parvenir avec un peu d'effort et avec les technologies disponibles dans le domaine de la fertilisation in vitro".
Grec chypriote naturalisé américain, le Dr Zavos est un spécialiste de la stérilité masculine. Avec son épouse, le Dr Pette Zarmakoupis-Zavos, une gynécologue-obstétricienne, il dirige un centre de traitement de la stérilité, le Kentucky Center for Reproductive Medicine. Le Dr Zavos s'est dit "pleinement conscient" des conséquences d'une telle innovation. "Mais le monde doit prendre conscience que la technologie est pratiquement au point, et qu'est-ce qui vous dit qu'il n'y a pas déjà un être humain qui a été cloné ?" "La technologie sera mise à la disposition du monde. Notre groupe de scientifiques mettra au point des principes directeurs et d'autres garde-fous pour qu'elle reste sous contrôle et ne soit pas appliquée sans distinction aucune à tous ceux qui voudraient se cloner", a assuré le médecin. "Le génie est déjà sorti de la lampe", a-t-il prévenu, dans une référence au conte d'Aladin.
Selon lui, le coût d'une telle procédure pourrait atteindre jusqu'à 50.000 ou 60.000 dollars. "Mais nous espérons pouvoir le rabaisser proche du coût d'une fertilisation in vitro, entre 10.000 et 20.000 dollars".
Ce n'est pas la première fois que des scientifiques annoncent leur intention de cloner un être humain. Un médecin de Chicago, Richard Seed, avait déjà fait sensation en 1998 en affirmant s'être lancé dans la course au clonage et, l'été dernier, une scientifique française, membre de la secte des Raëliens, avait également annoncé sa volonté de cloner un bébé mort récemment aux Etats-Unis.
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Commentaire : Rude concurrence pour le mouvement raelien : les candidats au clonage peuvent réduire les frais à 60.000 dollars, en s'adressant ailleurs que chez Clonaid. M.Tussier
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Chine : Falungong
Arrestations, suicides, divorces, licenciements, expulsions
Yahoo, 4 février 2001[Texte intégral]
La vie quotidienne des adeptes du Falungong a été bouleversée par 18 mois de répression, mais nombre d'entre eux cultivent toujours contre vents et marées la gymnastique censée les maintenir en bonne santé.
Comme elle le fait depuis quatre ans, Tan Guoqing, 30 ans, se lève tôt chaque matin pour s'adonner pendant deux heures à la gymnastique physique et spirituelle préconisée par Li Hongzhi, le gourou de la secte d'inspiration bouddhiste qui vit aux Etats-Unis. "Avant, je faisais mes exercices dans un square avec 80 autres pratiquants. Aujourd'hui, je les fais chez moi", explique la Pékinoise plutôt coquette, qui a préféré ne pas révéler son vrai nom.
Elle a déjà purgé deux mois de prison pour avoir manifesté sur la place Tiananmen contre l'interdiction du mouvement, prononcée en juillet 1999.
La tension a franchi un nouveau degré le 23 janvier, veille du Nouvel An chinois, lorsque cinq adeptes, dont une fillette de 12 ans, se sont immolés par le feu à Tiananmen. Une femme a succombé à ses blessures. Depuis New York, le Falungong a démenti que les cinq fassent partie du mouvement qui condamne la violence, et donc le suicide. Mme Tan pense cependant que les auteurs du geste de Tiananmen sont des membres de la secte, qui ont pensé gagner le paradis en "se méprenant" sur les préceptes de Li Hongzhi, et rapporte que d'autres adeptes ont mis fin à leurs jours pour échapper à la répression. "Un de mes amis s'est suicidé l'année dernière en refusant de s'alimenter pendant deux mois quand il était en prison. Après sa libération, il a poursuivi sa grève de la faim jusqu'à la mort", raconte-t-elle.
Le gouvernement affirme que l'immense majorité des 2 millions de membres que comptait selon lui la secte avant son interdiction (80 millions selon le Falungong) ont quitté l'organisation. Mais selon Mme Tan, la majorité des membres de son ancien groupe restent attachés à la secte. "Une trentaine ont cessé leurs exercices par peur de la répression, mais une cinquantaine continuent à la maison", estime-t-elle. Après sa première arrestation, Mme Tan a perdu son emploi de secrétaire et l'appartement où la logeait son entreprise d'Etat. Elle vit désormais grâce à son mari, patron d'un petit commerce. "Il n'a jamais cru au Falungong. Il souhaite que j'arrête parce qu'il craint que les autorités ne ferment son magasin. Il me menace de divorcer", raconte-t-elle.
Mme Lei, une autre adepte dont le mari a été condamné à cinq ans de prison pour distribution de tracts, élève seule un bébé d'un mois, avec le soutien financier de ses parents. Elle a été licenciée deux fois, d'une société d'informatique puis d'une crèche, quand ses employeurs ont appris qu'elle appartenait à la secte. "Je ne me cache pas. Je suis fière de croire au Falungong. Mes voisins comme mes collègues le savent", explique la jeune femme de 26 ans. "Sans argent c'est dur, mais je ne renoncerai jamais au Falungong. Ce qui compte, c'est l'autre monde, lointain". Mme Lei souffre de la surveillance policière. "Le comité de quartier stationne en bas de mon immeuble et observe toutes mes allées et venues", dit-elle.
Selon elle, la police pékinoise a évité des manifestations durant le Nouvel An chinois en forçant les adeptes à rester chez eux. "Ils voulaient nous faire signer un texte dans lequel nous nous engagions à rester à la maison. Ceux qui ont refusé ont été détenus pendant une dizaine de jours", affirme-t-elle.
La tentative de suicide collectif à Tiananmen, qui s'accompagne d'une nouvelle offensive de la propagande gouvernementale contre le Falungong, risque d'accentuer la répression contre le mouvement, craignent les disciples de Li Hongzhi, qui préfèrent pratiquement tous garder l'anonymat. M. Feng, 32 ans, continue à pratiquer chez lui avec sa femme, mais il a fait disparaître les portraits du gourou de son appartement. "C'est trop dangereux", explique-t-il.
Cet informaticien bien bâti admet que les pressions de son entourage le dissuadent de manifester. "Mes parents sont de plus en plus inquiets", rapporte-t-il.
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Chine : Falungong
Tout le monde ...en Chine... est contre....
Web, 4 février 2001 , transmis par M.Tussier[Texte intégral]
Quand un régime totalitaire fustige la "secte insane" Falungong, à travers les points de vue d'un "spécialiste des droits de l'homme" "Les syndicats", "des habitants chinois", "des étudiants" ou "des scientifiques chinois"...
Des scientifiques chinois critiquent le Falungong Selon des scientifiques chinois, le fait que certains fanatiques du Falungong se mettent le feu pour se brûler sur la place Tiananmen démontre la nature de cette secte hérétique contre l'humanité, contre la société et contre la science. Lu Yongxiang, président de l'Académie des Sciences de Chine, a affirmé qu'il était ahuri en apprenant à la télévision que des franatiques du Falungong se donnaient le feu pour se brûler. Il a dit que la lutte contre la secte de Falungong restera longue et que c'est une "lutte entre le bien et le mal". Ai Guoxiang, académicien, a qualifié d' "atroce et d'abominable" l'événement de suicide de ces fanatiques. Jiang Huanqing , responsable de l'Institut de Physique de haute énergie, a indiqué qu'il était évident que l'affaire de suicide au feu de 7 personnes au même jour sur la place Tiananmen avait été organisée. "Or, Li Hongzhi, chef de fil du Falungong affirme toujours que sa secte n'organise rien". De nombreux autres scientifiques ont également fait part de leurs points de vue et de leurs indignations contre ces suicides au feu des fanatiques du Falungong.
Un spécialiste des droits de l'homme condamne le Falungong Yu Pinhua, spécialiste des droits de l'homme, a dit que des adeptes du Falungong sont en fait privés des droits fondamentaux de vivre, de se développer et de penser librement par le Falungong et sa doctrine hétérodoxe.
Les syndicats condamnent le Falungong La Fédération nationale des Syndicats de Chine (FNSC) ont récemment tenu une réunion pour dénoncer la nature perverse de la secte du Falungong.
Des habitants chinois soutiennent les mesures prises par le gouvernement à l'encontre de la secte du Falungong Après avoir vu à la télé un reportage sur les tentatives suicidaires au feu de quelques fanatiques du Falungong à la place Tian'anmen le 23 janvier, beaucoup d'habitants dans les différentes villes du pays ont exprimé leur ferme soutien aux mesures énergiques prises par le gouvernement contre la secte du Falungong pour maintenir la stabilité sociale.
Des étudiants dénoncent le Falungong Des étudiants de plusieurs universités de la ville de Beijing ont exprimé leur indignation face aux activités des adeptes du Falungong et ont appelé à prendre des mesures énergiques à leur égard.
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Chine : Falungong
Campagne de propagande du gouvernement chinois
Yahoo, 4 février 2001 , par Christopher Bodeen[Texte intégral]
Suite à la récente tentative de suicide par le feu d'adeptes supposés du mouvement spirituel Falungong, le gouvernement chinois a lancé une campagne de propagande pour tenter de mobiliser l'opinion contre la secte interdite.
Les médias, contrôlés par l'Etat, ont intensifié leurs attaques. A la télévision, des personnes présentées comme de simples citoyens disent leur haine et leur écoeurement contre la secte et son fondateur, Li Hongzhin, qui vit aux Etats-Unis.
Des érudits dénoncent le Falungong dans un forum itinérant à Pékin, et les écoles ont reçu l'ordre de critiquer la secte d'inspiration bouddhiste dans le cadre de cours spéciaux. Cette offensive de grande ampleur a été déclenchée par la tentative d'immolation par le feu de sept personnes place Tiananmen le 23 janvier, à la veille du nouvel an chinois, la plus grande fête du pays. L'événement, qui s'est soldé par un mort et quatre blessés, a d'abord été passé sous silence par les médias pendant une semaine. Il a été rapporté mardi dernier pour la première fois avec des reportages destinés à provoquer un choc dans l'opinion.
Les Chinois ont ainsi pu découvrir les images terribles de personnes devenues la proie des flammes, qui auraient ainsi cherché à ''gagner le paradis''. La télévision s'est particulièrement intéressée à une blessée, Liu Siying, 12 ans, hospitalisée avec des brûlures sur 40% du corps. Sa mère a succombé au feu. Pékin affirme que les candidats au suicide étaient des membres illuminés de la secte et qu'ils ont commis ce geste à l'instigation de Li Honghzin.
Mais à New York, les porte-parole du gourou démentent que les sept protagonistes soient des adeptes et laissent entendre que le drame a été orchestré par le gouvernement. Les démentis de M. Li ont été ignorés par les médias chinois. ''Je suis révoltée par l'immolation et je me rends mieux compte de la nature sectaire du Falungong'', a déclaré à la télévision une femme présentée comme une habitante de Pékin. ''Je hais le Falungong. Je veux que le gouvernement soit plus dur'' contre la secte. Dans un séminaire anti-Falungong, He Zuoxiu, scientifique et adversaire de longue date de la secte, a accusé ''des forces étrangères anti-chinoises'' de soutenir le mouvement.
Le gouvernement chinois s'en prend régulièrement au Falungong depuis qu'il a interdit l'organisation en juillet 1999. La répression s'est notamment traduite par l'arrestation de milliers de personnes. Selon un groupe de défense des droits de l'homme basé à Hong Kong, une centaine sont mortes en détention en raison de mauvais traitements infligés par la police.
Le Falungong a attiré des millions de membres dans les années 90 avec une pratique de la gymnastique et une philosophie éclectique qui, selon les adeptes, sont bons pour la santé et la moralité et peuvent conférer aux plus chevronnés des pouvoirs surnaturels, comme le fait de voler.
Le débat sur la secte se déplace à Hong Kong, où le mouvement spirituel est légal mais est accusé par des militants pro-Pékin de mener des activités subversives contre le pouvoir central. Des associations de défense des droits de l'homme de Hong Kong se disent préoccupés par ces allégations. L'une d'elles, l'organisation ''Hong Kong Human Rights Monitor'', a annoncé qu'il évoquerait la question mardi avec deux responsables des Nations unies, P.N. Bhagwati et Christine Chanet, en visite pour cinq jours dans le territoire.
C'est la première fois que des membres de la Commission des droits de l'homme de l'ONU se rendent dans l'ancienne colonie britannique depuis la rétrocession à la Chine en 1997.
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Russie : Témoins de Jéhovah
Reprise d'un procès contre les Témoins de Jéhovah à Moscou
AFP, 6 février 2001[Texte intégral]
Un procès contre la section russe des Témoins de Jéhovah, entamé il y a deux ans sur plainte de parents de membres de ce mouvement religieux d'origine américaine, a repris mardi à Moscou, a-t-on appris auprès de la direction des Témoins de Jéhovah à Saint-Pétersbourg.
Le comité de défense formé par des parents "nous accuse d'être une organisation totalitaire, de briser les familles, d'inciter au non-respect des autorités et de porter atteinte à la vie et à la santé de nos membres, en interdisant la transfusion sanguine", a expliqué à l'AFP un responsable des Témoins de Jéhovah, sous couvert d'anonymat.
"Nous ne sommes pas des gens agressifs. En ce qui concerne les transfusions sanguines, elles sont devenues dangereuses avec l'apparition du sida", a commenté le responsable. "Tous ceux qui veulent vivre selon la loi de Dieu sont persécutés, comme l'a été Jésus."
Les Témoins de Jéhovah sont apparus en Russie après la première Guerre mondiale. Ce groupe religieux fondé au siècle dernier aux Etats-Unis a subi les persécutions du régime soviétique athéiste, qui le considérait en outre comme une secte au service des Américains.
Depuis 1991 et le rétablissement de la liberté religieuse sur le territoire de l'ex-URSS, l'Eglise orthodoxe condamne le "prosélytisme agressif" des Témoins de Jéhovah en Russie.
L'année dernière, les Etats-Unis ont fait état d'une vague de persécutions religieuses en Russie. Ils ont pris à plusieurs reprise la défense des Témoins de Jéhovah et des Mormons vivant en Russie.
Washington a notamment critiqué une loi russe de 1997 qui proclame la liberté de culte pour les religions dites "traditionnelles" que sont l'orthodoxie, l'islam, le bouddhisme et le judaïsme, et qui interdit le prosélytisme pour les religions considérées comme nouvellement implantées en Russie.
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Espagne : Scientologie
Quinze adeptes de la scientologie jugés à Madrid
AFP, 7 février 2001[Texte intégral]
Quinze adeptes de l'église de la scientologie comparaissent depuis mardi devant un tribunal de Madrid, accusés d'une douzaine de délits pour lesquels le parquet requiert des peines allant jusqu'à huit ans de prison, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
L'Audience provinciale de Madrid avait également convoqué pour le juger le leader mondial de l'église de la scientologie, l'Américain Heber Jentzsch, contre lequel le procureur Carlos Ladron réclame 56 ans de prison. M. Jentzsch ne s'est pas présenté et son procès a été reporté sine die, les procédures par défaut n'existant pas en droit espagnol. Le procureur a par ailleurs retiré mardi les accusations qu'il portait contre un seizième adepte. Mais le tribunal a rejeté sa demande visant à ajourner l'ensemble du procès --qui a déjà été reporté cinq fois depuis le début de la procédure en 1988-- en raison de l'absence d'Heber Jentzsch.
Le ministère public réclame des peines allant de trois mois à huit ans de prison contre quinze responsables scientologues espagnols accusés, entre autres, de détention illégale, coups et blessures, menaces et fraude fiscale dans le cadre des activités de l'église de la scientologie, qui revendique 10.000 adeptes en Espagne. Quelque 150 témoins sont appelés à défiler au cours de ce procès qui, selon des sources de la défense, devrait durer environ trois mois.
Dans son acte d'accusation, le procureur qualifie l'église de la scientologie de "secte" animée par "un appât du gain et de l'enrichissement obsessif et désordonné". Le parquet accuse notamment la scientologie d'avoir causé des dommages psychiques à certains de ses adeptes, soumis à des "lavages de cerveau" consistant à passer plusieurs jours enfermés sans manger et sans boire tout en subissant de durs interrogatoires.
Mais les deux ex-adeptes dont les plaintes ont été à l'origine du procès ont pour leur part renoncé à se constituer parties civiles. Les poursuites contre la scientologie en Espagne avaient été engagées en 1988. La police avait effectué une descente dans un hôtel madrilène où se tenait un congrès de l'organisation et arrêté 37 personnes dont son leader mondial.
Les représentants de la scientologie en Espagne ont pour leur part rappelé que leur mouvement est reconnu légalement dans 25 pays. Le procureur "a gaspillé à tour de bras l'argent des contribuables pour réaliser une persécution religieuse en règle (...) sans obtenir la moindre preuve de ses hallucinations accusatrices maladives", a affirmé mardi l'église de la scientologie dans un communiqué.
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Etats-Unis : Scientologie
Tom Cruise et Nicole Kidman se séparent
Yahoo, 7 février 2001[Extraits]
Tom Cruise et Nicole Kidman, l'un des plus attachants couples d'Hollywood, ont annoncé lundi leur séparation.
Pat Kingsley, l'agent du couple, a déclaré: "Evoquant les difficultés inhérentes à leurs carrières divergentes qui les tiennent constamment éloignés l'un de l'autre, ils en ont conclu qu'une séparation à l'amiable semblait la meilleure chose à faire pour chacun d'entre eux, à l'heure actuelle." Tom Cruise, 38 ans et Nicole Kidman, 33 ans, se sont mariés le 24 décembre 1990. Tom Cruise a été marié auparavant à l'actrice Mimi Rogers.
Si les emplois du temps respectifs des deux acteurs ne leur permettent plus de mener une vie de couple équilibrée, d'autres facteurs pourraient entrer en ligne de compte. Nicole Kidman et Tom Cruise, appartenant tous deux à l'église de Scientologie, ne semblaient pas d'accord sur l'implication de leurs deux enfants adoptifs, Connor et Isabella, dans cette secte. [......]
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France : Sectes
Très chaude ambiance, avant-hier soir, à " Ciel, mon mardi ! "
Le Parisien, 8 février 2001 et Ciel mon mardi
[Texte intégral]
Chaude, très chaude ambiance, avant-hier soir, à " Ciel, mon mardi ! " (TF 1, 22 h 40), pour l'émission consacrée aux sectes.
D'entrée de jeu, un homme se présentant comme " psychosociologue et psychothérapeute ", Christian Cotten, visiblement très énervé, prenait la défense des sectes " diffamées et victimes de persécutions ".
Un peu plus tard, alors que Christophe Dechavanne l'appelait à plus de mesure, cet intervenant s'en prit à la " secte des journalistes cocaïnomanes ". " Je ne suis pas journaliste ", lui répondit tout de go l'animateur, qui avait bien compris que l'attaque, hors sujet, le visait.
Le débat se poursuivit sur le même ton. Dechavanne perdit son calme pour de bon après que le témoignage émouvant d'un homme, dont le petit garçon de 6 ans est retenu par une secte, eut provoqué les sarcasmes de Cotten et d'un de ses acolytes présents dans le public. " Vous m'emmerdez, monsieur (...). J'en ai marre... ", lança l'animateur avant d'envoyer la pub plus tôt que prévu le temps " de faire le ménage ".
Conclusion, plus tard, d'un magistrat invité de l'émission : " La violence verbale laisse imaginer quelle peut être la violence subie par des mineurs et des personnes vulnérables qui ne sont pas sur un plateau de télé, mais dans une structure fermée. "
Quant à Christophe Dechavanne, il se satisfaisait, hier, d'avoir " démasqué " de dangereux sectaires et d'avoir retrouvé le ton et la patte de " Ciel ", ancienne formule.
Commentaire : Merci amis des sectes, vous nous avez montré votre vrai visage ! Mathieu Cossu.
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Chine : Falungong
La Chine s'en prend à la presse étrangère
AFP, 9 février 2001[Texte intégral]
Plusieurs journaux officiels chinois ont lancé ces derniers jours une campagne d'intimidation et de discrédit de la presse étrangère, en prenant directement à partie trois grands médias occidentaux à propos de la tentative d'immolation par le feu à Pékin le mois dernier.
Les médias, la chaîne de télévision américaine CNN, l'agence de presse américaine Associated Press et l'Agence France-Presse, ont été accusés d'avoir été informés à l'avance de la tentative d'immolation par le feu d'adeptes, semble-t-il, de la secte interdite Falungong et de n'avoir rien fait pour les en empêcher.
Selon le grand journal de Canton Yancheng Wanbao, les six à sept journalistes interpellés sur la place pourraient même, si les faits s'avèrent exacts, être poursuivis sous le chef d'inculpation d'homicide pour avoir "encouragé" la tentative de suicide. L'article du Yangcheng Wanbao reprenait pour l'essentiel les informations diffusées dès dimanche dernier par le journal Singtao de Hong Kong, repris sur plusieurs sites web chinois contrôlés par le gouvernement, ainsi que par le bulletin de références, un journal très populaire, publié par l'agence officielle Chine nouvelle.
Les médias occidentaux ont tous trois démenti avoir été informés à l'avance de l'immolation par le feu sur la place Tiananmen à Pékin qui a fait un mort et quatre blessés dont une fillette de 12 ans, dont les images bouleversantes ont été diffusées en boucle par la télévision chinoise.
Les médias chinois ont affirmé qu'il s'agissait d'adeptes de la secte, ce qui a toutefois été formellement démenti par la secte à New York. L'AFP avait pour sa part, dès lundi, formellement démenti dans un communiqué, l'article du Singtao, affirmant qu'aucun journaliste de l'agence ne se trouvait sur la place le 23 janvier avant et pendant les faits, ni n'avait été arrêté ce jour là. Un producteur et un cameramen de CNN avaient en revanche été brièvement interpellés sur la place juste après la tentative d'immolation par le feu, tandis que leurs films avaient été confisqués par la police. Il s'agissait selon CNN "d'une mission de routine sur la place", à la veille du nouvel an chinois.
Aucun des trois médias n'a jusqu'à présent été informés de l'ouverture d'une enquête policière. "Je ne suis pas au courant", a déclaré jeudi le porte-parole du ministère chinois des affaires étrangères Zhu Bangzao, qui a pour sa part fait état de deux interpellations de journalistes étrangers sur la place Tiananmen le 23 janvier. "C'est vrai qu'ils ont violé les réglementations, qu'ils ont été emmenés par les départements concernés et que leur cas est traité" a-t-il ajouté.
Les accusations lancées contre les journalistes étrangers interviennent alors que le régime chinois est engagé dans une lutte sans merci pour venir à bout du Falungong, une secte d'inspiration bouddhiste qui revendique 70 millions d'adhérents (2 millions selon les autorités). Mais malgré 18 mois de répression, plus de 200 condamnations de responsables de la secte et des dizaines de milliers d'interpellations, le Falungong continue à défier les autorités sur la place Tiananmen, profitant de tous les anniversaires pour manifester son désaccord.
Les correspondants étrangers, et plus particulièrement les photographes, sont régulièrement interpellés et leurs films confisqués lorsqu'ils tentent de couvrir les manifestations de la secte sur la place phare du régime.
Les autorités de Pékin sont d'autant plus nerveuses face à la couverture des médias occidentaux qu'elles considèrent le Falungong comme étant le plus grave défi à la tutelle communiste depuis le mouvement de 1989 en faveur de la démocratie.
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France : Anthroposophie
Le Figaro condamné pour un amalgame entre "Scientologie" et "Anthroposophie"
AFP, 9 février 2001[Texte intégral]
Le tribunal correctionnel de Paris a condamné Le Figaro pour diffamation après avoir assimilé les pratiques et objectifs de l'anthroposophie à ceux de la secte de l'Eglise de Scientologie, selon une fédération médicale anthroposophique.
Le directeur de la publication du Figaro, Christian Grimaldi, actuel vice-PDG, et une journaliste ont été condamnés le 8 février à verser chacun une amende de 15.000 F (2.290 EUR), 7.500 F au titre des frais, 1 F de dommages et intérêts, et à la publication du jugement dans les colonnes du quotidien, a confirmé vendredi à l'AFP le greffe de la 17ème chambre du tribunal correctionnel de Paris.
Le Mercure fédéral, fédération des associations médicales anthroposophiques de France, dont le siège est à Strasbourg, avait introduit une citation directe contre le Figaro après un article paru le 13 juin 1999 sous le titre "La France seule contre tous" qui affirmait que "l'anthroposophie ... aurait gagné son procès contre Jacques Guyard, président de la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes et l'argent, grâce à l'appui de la scientologie".
M. Guyard avait été condamné le 21 mars 2000 pour avoir qualifié de secte l'anthroposophie lors d'un journal télévisé de France 2, "sans être en mesure de justifier une enquête sérieuse", selon le tribunal. Selon un communiqué du Mercure fédéral, les juges parisiens ont considéré que le Figaro laissait entendre que le mouvement anthroposophique "aurait bénéficié du soutien et de l'intervention active de la scientologie, notamment auprès du tribunal", dans le cadre de la procédure contre Jacques Guyard. Ces propos "conduisaient à assimiler, par un procédé d'amalgame, les objectifs et la pratique de l'anthroposophie avec ceux de la scientologie".
De ce fait, l'article portait atteinte à l'honneur et à la considération de la médecine anthroposophique, selon le communiqué de la fédération. Le président du Mercure fédéral, le Dr Robert Kempenich, a espéré que "ce jugement permette enfin de clarifier le climat de suspicion sectaire injustifiée" pesant sur les activités professionnelles d'inspiration anthroposophiques. La médecine anthroposophique, a-t-il indiqué, est une activité professionnelle exercée par près d'un millier de médecins en France, tous docteurs en médecine et inscrits à l'Ordre des médecins. C'est une médecine "complémentaire", et non pas "alternative", qui "prend pleinement en compte les données de la médecine universitaire et les intègre à sa pratique", a assuré le Dr Kempenich, homéopathe réputé.
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France : Témoins de Jéhovah
"être exclu ou mourir"
Message personnel : 9 février 2001[Texte intégral]
COORDINATION NATIONALE DES VICTIMES DE L'ORGANISATION DES TEMOINS DE JEHOVAH Animatrice pour la Région Nord : Charline Delporte C/O ADFI Nord - Pas de Calais - Picardie 19, place Sébastopol 59000 LILLE tél. : 03 20 57 26 77 et fax : 03 20 30 86 04
Lettre ouverte à Monsieur Lionel JOSPIN le Premier Ministre, remise à Monsieur Alain VIVIEN, Président de la Mission Interministérielle de Lutte contre les Sectes, pour la lui transmettre.
Jonathan n'avait que deux solutions : être exclu ou mourir Monsieur le Premier Ministre,
Le 16 janvier 2001, à la suite d'un accident de moto, Jonathan, 22 ans, est mort à l'Hôpital Général de Bolton en Angleterre.
Les médecins pouvaient tenter de le sauver en le transfusant, mais il a refusé, en accord avec sa famille, en faisant état - comme elle pour justifier son refus - de son appartenance aux Témoins de Jéhovah ; une organisation sectaire totalitaire d'origine américaine bien connue en France.
En fait, Jonathan n'avait que deux solutions : soit accepter d'être transfusé et être automatiquement exclu de sa communauté avec les conséquences que l'on imagine, soit refuser d'être transfusé et mourir. Car on ne plaisante pas dans cette sinistre communauté - qui aspire notamment à survivre à la destruction de toutes les autres - avec le dogme imbécile et suicidaire du refus de transfusion sanguine.
Imbécile car loin d'être stable, il varie au gré des années et des dirigeants en place. Suicidaire car on ne compte plus le nombre de victimes consentantes et anonymes de ce précepte à géométrie variable (le site Internet aux U.S.A. essaye de recenser ces victimes : http ://www.abaweb.com/WATCHTOWERvictimsMEMORIAL)
Jonathan n'avait que deux solutions : être exclu ou mourir. Il a " choisi " de mourir "; par " conviction " croyait-il. Il s'est en fait sacrifié pour l'unité et la pureté d'un pseudo-dogme auquel seuls les dirigeants actuels de l'organisation semblent tenir. Ce drame ne peut pas ne pas nous interpeller sur le risque mortel auquel sont exposés 120.000 de nos concitoyens membres des Témoins de Jéhovah. Et même si des milliers d'entre eux réussissent à fuir chaque année cette organisation, ceux qui en sont encore membres peuvent, à tous moment, avoir à choisir, comme Jonathan, entre l'exclusion et la mort.
Cela est intolérable, aussi nous espérons vivement que les pouvoirs publics prendront enfin toutes leurs responsabilités contre ceux qui, par leurs paroles et leurs écrits, quotidiennement et impunément, mettent en danger la vie d'autrui, la vie de 120.000 de nos concitoyens, et plus généralement contre une organisation sectaire totalitaire qui trouble gravement l'ordre public. Veuillez agréer, Monsieur le Premier Ministre, l'expression de nos respectueuses salutations.
Pour la C.N.V.O.T.J. Charline Delporte, animatrice pour le Nord
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Canada : Scientologie
Les vendeurs du temple
Web : 9 février 2001 signalé par Mike Kropveld,[Texte intégral]
Michèle Ouimet LA PRESSE
Depuis quatre ans, Narconon, un organisme de lutte contre la drogue, a visité une trentaine d'écoles de la grande région de Montréal et donné des conférences à près de 12000 élèves. Premier hic, Narconon est lié à l'Église de Scientologie, une secte controversée.
Le président de Narconon, Serge Sarrazin, affirme que son organisme est indépendant et ne reçoit aucune subvention de l'Église de Scientologie. Il admet toutefois qu'il est un scientologue et que son centre utilise les méthodes et la recherche mises au point par Ron Hubbard, le fondateur de l'Église.
Deuxième hic, les responsables de Narconon, qui rencontrent les directions d'école pour vanter les bienfaits de leurs conférences, taisent leurs liens avec l'Église de Scientologie. Le nom de Ron Hubbard surgit parfois au détour de la conversation, mais Narconon se garde bien d'indiquer qu'il est le fondateur d'une secte. Il le présente plutôt comme un humaniste.
Les écoles ne sont pas les seules à être tombées dans le panneau. La Ville de Montréal a déjà acheté de la publicité dans la revue de Narconon, croyant qu'elle faisait affaire avec un petit organisme qui avait des problèmes d'argent. Le rédacteur en chef de Voir, Richard Martineau, a accepté qu'un de ses articles soit publié dans la revue, mais il ignorait tout de ses affiliations avec l'Église de Scientologie.
Selon Radio-Canada, qui a lancé cette histoire au début de la semaine, les écoles étaient satisfaites des conférences données par Narconon qui s'est abstenu de faire du recrutement. Mais les "oublis" de l'organisme sont inacceptables, car ils frisent la fausse représentation.
Selon les spécialistes, l'Église de Scientologie, qui se définit comme une religion, est une secte pure et dure. Fondée en 1957 par Ron Hubbard, elle est présente dans 74 pays. Quant à Narconon, il possède 40 centres implantés dans 13 pays. On n'a donc pas affaire à un petit organisme de broche à foin. La présence de Narconon dans les établissements primaires et secondaires soulève plusieurs questions. Comment expliquer que les écoles n'aient pas découvert les liens entre Narconon et l'Église de Scientologie? Ne vérifient-elles pas la crédibilité des organismes à qui elles ouvrent leurs portes et qui ont un contact direct avec les élèves? N'existe-t-il aucun système de filtrage? Ce n'est pas la première fois qu'une secte essaie de mettre un pied dans les écoles.
Les Raéliens ont déjà distribué des milliers de condoms dans les polyvalentes et donné une conférence sur les bienfaits de la masturbation au cégep du Vieux-Montréal.
Plus de 600 écoles primaires à travers le Québec ont déjà accueilli à bras ouverts un groupe douteux, l'Association du programme de diminution des tensions (APDT), qui donnait des cours de respiration en laissant croire qu'ils permettaient de combattre non seulement le stress, l'insomnie et la colère, mais aussi la guerre, la pollution et la drogue.
Autre problème soulevé par l'affaire Narconon: le manque d'argent et l'absence de ressources dans les écoles. Narconon offre ses conférences gratuitement. Dans un contexte de compressions budgétaires, un établissement peut être tenté de baisser sa garde et sauter sur l'occasion. Les écoles ne sont pas équipées pour enquêter sérieusement sur tous les organismes qui viennent frapper à leur porte pour vendre leur salade. La direction doit faire preuve de vigilance et de sens critique pour éviter d'accueillir n'importe quel vendeur du temple.
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France : Raël
Réalisez vos désirs les plus fous
Web : 9 février 2001[Texte intégral]
Vous avez gagné le jackpot et ne savez pas où placer votre pognon? Votre maison est déjà pleine d'hologrammes, vous avez un grille-pain atomique, une piscine auto-nettoyante et vous ne savez que faire pour épater vos amis? Vous en avez marre de faire les courses au supermarché le samedi?
Raël a la solution a votre problème! Raël (qu'on ne présente plus: ses affiches couvrent les murs du plus paumé des gourbis depuis au moins vingt ans), à l'état-civil Claune Vorilhon, a en effet lu les journaux et s'est dit que les humains étant décidément des moutons, on pourrait les clauner aussi aisément que la pauvre Dolly (vous savez, la brebis écossaise) pour, disons, allez, ouarf, il vous laisse le tout - claune de votre auguste personne, avec un pyjama neuf et une mémoire de 72 méga - pour 200.000 de ces bons vieux gros dollars US, ce qui est un cadeau (imaginez: un double de votre géniale individualité - qui désormais ne pourra plus être appelée ainsi - pour le prix de la Rolls) en plus vous pouvez choisir l'âge! Comment? Ah non mais hé, il va pas tout vous dire, sinon vous allez encore lui souffler l'affaire sous le nez!
En effet, après avoir tâté du journalisme sportif, puis fait une brillante carrière dans l'élohisme, Raël se lance résolument dans les affaires: inspiré sans doute par Johnny, c'est à Las Vegas qu'il a choisi d'annoncer officiellement la création de sa société de claunage humain, la Valiant Venture Ltd.
Comme d'habitude, Raël n'en est pas à une contradiction près: en attendant d'avoir trouvé un pays où la multiplication des riches est autorisée, sa société va confier l'opération "à des laboratoires existants". Ah bon, et ils sont situés où, ces laboratoires? Peu importe, faites un rapide calcul: le nombre de gogos fortunés tentés par le mirage (rien qu'à Vegas, il a dû en trouver un paquet, en tout cas plus qu'à Saint-Symphorien-sur-Cher, pas fou le Raël) multiplié par 200.000, ça fait tout d'un coup suffisamment de centaines de millions desdits dollars pour, comme le dit le communiqué de l'Eglise raëlienne y relatif, "subventionner certains laboratoires américains faisant de la recherche", tout en laissant de quoi vivre au moins aussi bien que Crozes-Marie... Le tout était de se placer rapidement, ce que notre habile méditatif sensuel n'a pas manqué de faire.
Imaginez la clientèle: plutôt que de moisir en taule, quel trafiquant de coke ne souhaiterait pas y envoyer son claune purger pour lui? Ces conseils d'administration mortels où on pourrait se faire remplacer pour aller faire une partie de golf!
Le cinéma, la politique, le sport, bref, tout ce qui gagne de quoi se payer un ou deux claunes ne manquera pas de se précipiter! A plus long terme, comme ce fut le cas avec les bagnoles, le claunage va se démocratiser, les démographistes vont s'arracher les cheveux pendant que Valiant Venture Ltd touchera les raëlties!
Et puis, précise l'Eglise raëlienne, la doctoresse Boisselier (qui est appelée à diriger Clonaid, une branche de Valiant Venture) ne voit pas de problème éthique avec ce procédé.
Au rebours, ajouterons-nous: cette pratique obligera enfin les riches à partager (on les voit mal, en effet, laisser leur claune vivre comme un clodo, leur image en serait irrémédiablement ternie!) Et puis, les pauvres apprécieront d'autant plus d'avoir du plaisir à se reproduire gratuitement par les moyens traditionnels (viens, mon doudou, on va faire la nique aux milliardaires en procréant un nouveau Mozart!)
Bref, les impuissants peuvent toujours contacter la compagnie raëlienne en cliquant sur www.rael.org .
Et pour les suisses (ou pour leurs hôtes fortunés) : Mouvement Raelien Suisse
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Russie : Témoins de Jéhovah
Convocation des experts au procès contre les Témoins de Jéhovah à Moscou
AFP, 12 février 2001[Texte intégral]
Un tribunal de Moscou qui a repris mardi dernier le procès contre la section moscovite des Témoins de Jéhovah a commencé lundi la convocation d'experts qui ont analysé pendant plusieurs mois la littérature de ce mouvement religieux.
Le procès contre la section moscovite des Témoins de Jéhovah avait commencé en septembre 1998 sur plainte de parents de membres de ce mouvement religieux. Il avait été suspendu le 12 mars 1999, le tribunal ayant chargé 5 spécialistes en religion, en psychologie et en linguistique d'effectuer une expertise de la littérature publiée par cette communauté.
"Quatre experts sont négatifs à l'égard des Témoins de Jéhovah", a indiqué à l'issue des audiences l'avocat des Témoins de Jéhovah, Me Galina Krylova. "Nous avons écouté aujourd'hui le premier expert qui ne cachait pas qu'elle est orthodoxe et a affirmé qu'une minorité religieuse n'a pas le droit de critiquer une religion dominante", a affirmé Me Krylova, estimant que de tels propos sont "inadmissibles pour un expert".
"L'expert convoqué aujourd'hui a confirmé que cette organisation est dangereuse. Le Parquet va chercher à obtenir la liquidation de l'organisation et l'interdiction de son activité à Moscou", a commenté de son côté un assistant du procureur, Tatiana Kondratieva.
Les Témoins de Jéhovah sont accusés de "briser les familles, inciter leurs adeptes au suicide et au refus d'une aide médicale pour des raisons religieuses", a précisé Mme Kondratieva.
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France : Raël
Première description détaillée de la carte du génome humain
Lu sur les news : 12 février 2001[Texte intégral]
Nouvelle intéressante qui soulève des questions tout aussi captivantes..... Voici un extrait d 'article paru aujourd'hui.
La présentation de la première description détaillée du génome humain, considéré comme le grand livre de la vie de notre espèce, a été solennellement faite lundi dans plusieurs capitales du monde, dont Washington, Londres, Paris, Berlin et Tokyo.
Après une décennie d'intenses recherches, deux consortiums, l'un international et l'autre privé (Celera Genomics), ont travaillé chacun de leur côté, mais ils sont arrivés aux même conclusions. Décryptage du génome humain terminé, les chercheurs ont découvert que l'être humain possède beaucoup moins de gènes que prévu, soit près de 30 000, à peine deux fois plus qu'une mouche.
Les deux séquences seront mises à la libre disposition de la communauté scientifique sur l'Internet et seront publiées dans les prestigieuses revues Science et Nature. La prochaine étape sera encore plus difficile: apprendre à lire et comprendre ce grand livre de la vie.
N''est-ce pas intéressants?...
Alors que la communauté scientifique estimait le nombre de gène à trois fois plus au minimum, voilà donc qu'on en arrive à 30,000... Ce qui est très loins des "plus de 100,000" prétendu par toute la communauté scientifique.... Rael y compris... Si quelqu'un s'était présenté à moi, débarquant d'un ovni, pour me révéler La Vérité sur l'origine de l'humanité... qu'il m'emmène faire un tour sur sa planète... Me" trafiquouille" le cervau pour m'investir de quelque chose de plus... etc etc etc... et que de retour sur terre avec ce savoir je ne révèle pas une donnée aussi simple et en pleine contradiction avec la science terrienne question de me donner raison dans un futur raproché... Y a un truc qui cloche vous ne trouvez pas?... Je n'aurais certainement pas manqué l'occasion et/ou cette opportunité de dire que les scientifiques se trompaient en disant qu'il n'y en avait plus que 30,000... Dès lors on ne m'aurait pas pris au sérieux et aujourd'hui je rigolerais un bon coup devant leur expressions sachant que je l'avais annoncé, pour ne pas dire prophétisé, 30 ans plus tôt..... Certe cela n'aurait pu être une preuve irréfutable de ma crédibilité et de la véracité de mes messages, mais cela aurait été une assez bonne preuve circonstancielle d'affirmer 30 ans plus tôt une information aussi spécifique... Je me demande par quelle gymnastique intellectuel Rael se sortira de celle-là, puisque lui aussi fut de ceux qui prétendaient aux plus de 100,000... De plus, ce n'est pas l'occasion qui manquait de "révéler" (puisqu'il se dit prophète) cette information alors que l'on fonde une entreprise de clonage... Cela aurait été un coup de Pub irréfutable dans ce contexte qui aurait cloué le bec à tout ses détracteurs.... Mais non, pas un mot... pas un soufle de soupsons sur cette nouvelle réalité.... Comment Rael n'aurait-il pas pu être au courant d'un tel fait qui est une pierre angulaire de tout son discours?... Le présumé prophète messager des extra-terrestres créateurs de l'humanité... n'en savait pas plus sur le sujet, que ce que la science tout à fait terrienne savait jusqu'à hier.... prophète pas fort fort le monsieur.
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France : Contre-Réforme Catholique
Retraite pour les enfants : question et réponse
Lu sur le Web : 12 février 2001[Texte intégral]
La Question
Michel MARJOLLET Sainte Sévère, le 7 février 2001
à M. Jean VERNETTE Secrétaire national de Pastorale, sectes et nouvelles croyances 36 bis rue du Lycée 82000
MONTAUBAN
Monsieur le Secrétaire national,
Je viens de prendre connaissance de certains extraits du document " L'Eglise et les sectes " rédigé par vos soins (Cf. le Monde du 27/01/2001). J'ai bien noté votre remarque pertinente : " L'Eglise catholique n'ignore d'ailleurs pas que les dérives sectaires peuvent exister dans ses propres communautés. "
Il est vrai que votre position de responsable désigné par l'Eglise pour étudier les phénomènes sectaires vous a forcément amené à recueillir de nombreux témoignages d'individus ou de familles très douloureux.
Des plaintes et de solides dossiers ne vous ont pas échappé. La " Contre-Réforme catholique " ou " La RESURRECTION " de Georges de Nantes fait de toute évidence partie de ces " dérives sectaires " au sein de l'Eglise depuis trop longtemps. " la protection du faible " aurait sans doute été effective si l'Eglise avait affirmé fermement et sans ambiguïté la condamnation d'un individu - G. de Nantes - , responsable de tant de drames personnels et familiaux. (Vous n'ignorez rien de toutes ces affaires.)
Aujourd'hui des enfants sont sous la coupe de l'abbé de Nantes et ses " lieutenants ". Des " retraites " sont annoncées dans différents lieux de France. (Lire l' " AGENDA DE LA RESURRECTION " en annexe.) L'engagement de l'Eglise dans " son opération vérité ", selon vos dires, prend ici tout son sens.
Une mise en garde des familles de ces enfants par l'Eglise ne pourra qu'être " bénéfique à tous ", toujours selon vos dires.
Combien de douleurs auraient été évitées si les familles victimes de l'abbé de Nantes avaient été prévenues par l'Eglise qui connaissait la personnalité dangereusement
" sectaire " de l'un des siens... Dans l'intérêt des familles, malheureusement déjà touchées et de celles qui pourraient l'être, j'ose espérer un geste significatif de votre part afin que l' " opération vérité " de l'Eglise prenne toute sa dimension dans ce cas particulier du devoir de protection des enfants.Veuillez agréer, Monsieur le Secrétaire national, l'expression de mes sentiments distingués.
Michel MARJOLLET
P.J. : " AGENDA DE LA RESURRECTION " mentionnant les dates et lieux de retraites des enfants.
Copies : C.C.M.M., U.N.A.D.F.I., Mils. Annexe lettre M.M./M. Vernette 07/02/2001 R É S U R R E C T I O NLa Contre-Réforme Catholique au XXI e siècleN o 1 - .
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La réponse
Jean VERNETTE 36 bis Rue du Lycée F 82000 MONTAUBAN (France)
Monsieur,
Oui, la CRC fait partie de ces " dérives sectaires ". J'ai sans cesse rappelé dans mes écrits (le seul lieu ou j'ai quelque pouvoir...) et dans de multiples courriers personnels de mise en garde :- que G d N a été " suspendu " le 25.08.66- qu'il a été " disqualifié " par Rome en 1969- que l'Evêque de Troyes a renouvelé "la mise en garde" en 1996- que cette mise en garde a été confirmée par Rome en 1998.
Je vous rejoins tout à fait dans vos remarques. Je continuerai, dans la limite malheureusement étroite de mon " pouvoir ", à alerter, mettre en garde, aider autant que faire se peut. L'association des familles victimes est aussi la voie d'un [...suite illisible...] Je pense que vous connaissez M. François DECARIS et son combat méritoire et opiniâtre ? Il est à encourager positivement.
Avec mes meilleurs sentiments. [signé] J. V.
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Etats-Unis : Scientologie
Le film "Battlefield Earth" de Travolta sélectionné navet de l'année
AFP , 13 février 2001[Texte intégral]
LOS ANGELES (Etats-Unis) Le film de science-fiction à grand budget "Battlefield Earth" de John Travolta a été sélectionné navet de l'année, dans le cadre des sélections pour le prix "Razzie Awards", qui est l'envers des Oscars.
Ce film fiasco a recueilli 93,5% des voix pour ce prix, a affirmé John Wilson de la "Golden Raspberry Award Foundation." En plus du prix "du plus exécrable des films", il a également été sélectionné pour le prix du "pire acteur" (John Travolta) et de la "pire actrice" (Kelly Preston).
Il a également obtenu le prix du "pire réaliseur" (Roger Christian), de la "pire mise en scène" et du "pire couple sur scène", en référence à Travolta et toute personne jouant avec lui dans ce film.
Le film "Battlefield Earth", simple film de science-fiction ou entreprise d'endoctrinement, a été au centre d'une sulfureuse controverse en raison de ses liens cachés avec l'Eglise de scientologie. Les critiques de cinéma ont éreinté le film, son esthétique boursouflée et ses invraisemblances de scénario, où l'on voit par exemple de pauvres humains passer en une demi-heure de l'âge de pierre au pilotage d'avions de chasse Harrier à décollage vertical.
Sur le papier, la production des studios Warner Bros semble une saga de science-fiction presque anodine. Le scénario n'aurait guère attiré l'attention s'il n'était tiré du roman-fleuve publié en 1982 par le fondateur de l'Eglise de scientologie, Ron Hubbard, et si son interprète principal, John Travolta, n'était pas lui-même un dévot scientologue de premier plan.
Les sélections pour le "Razzie Awars" sont annoncées à la veille des Academy Awards. Les gagnants du prix Razzie seront annoncés à Hollywood à la veille de la présentation des Oscars.
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Chine : Falungong
Falungong, la secte qui défie le Parti
Courrier international , 13 février 2001 par Alexandre Adler.[Texte intégral]
On a peine à le croire, mais le Falungong est devenu une affaire politique des plus sérieuse à Pékin.
Au départ, cette secte est un millénarisme classique : des hommes et des femmes plutôt âgés, marqués par une existence humble, adhèrent à une forme apparemment anodine de culture physique, accompagnée de dynamique de groupe. Certains ont des visions prophétiques, réinterprétées par le groupe, sous l'effet de certains exercices. Le gourou de la secte, Li Hongzhi, un ancien soldat de culture taoïste traditionnelle, se charge de fournir une doctrine au mouvement : ascétisme personnel, attente d une rédemption collective, exigence pour toute la société chinoise d un retour à la pureté, rejet de toute médecine occidentale et même de tout contact avec la pollution spirituelle que représente l Occident.
Tout d un coup, nous sommes cent ans en arrière au pays des Boxers, ces fanatiques taoïstes qui prétendaient affronter les puissances étrangères avec leurs poings nus et sauver la Chine traditionnelle. Deux évidences sont à formuler d'emblée : le Falungong a réussi à pénétrer assez haut dans la société, parmi les militaires retraités (quelques généraux) et, en province, parmi les cadres du Parti en activité.
C'est là un très dangereux précédent. Il y a pis encore : le Falungong, à sa manière, a déjà réussi la réunification du pays puisque la secte a essaimé avec succès à Taïwan, à Hongkong et dans la diaspora, du Japon aux Etats-Unis, où s'est réfugié Li Hongzhi, lequel, malgré sa virulente xénophobie, est parvenu à éveiller l' intérêt du Congrès américain, toujours prompt à fustiger les atteintes à la liberté de conscience en Chine.
Les derniers suicides par le feu sur la place Tian anmen ont donc immédiatement provoqué des manifestations de solidarité à Taipei, à Tokyo, à Washington et à Hongkong, où la secte sera bientôt interdite, en réaction.
L'enquête officielle sur la naissance de la secte lui attribue pour point de départ le grand port de Tianjin, où des complaisances ont été relevées au sein de la municipalité. L'autre constat a trait au président Jiang Zemin : ce dernier semble prendre au développement de la secte une irritation toute particulière, qui dépasse la simple horreur que peut ressentir un rationaliste marxiste modernisateur formé en Union soviétique à l'apogée du stalinisme.
Jiang considère en réalité le Falungong et Li Hongzhi comme ses ennemis personnels et les agissements de la secte comme un défi lancé à son pouvoir. Paranoïa d'un homme obsédé par la décadence du régime ou lucidité d'un vieux cadre rompu aux manoeuvres de l'appareil ?
Sans doute la vérité se situe-t-elle à mi-chemin, tant il est vrai, comme le disait Henry Kissinger, que même les paranoïaques ont parfois des ennemis. L'enquête officielle sur la naissance de la secte lui attribue pour point de départ le grand port de Tianjin, où des complaisances ont été relevées au sein de la municipalité. Or Tianjin demeure le fief politique de Li Ruihuan, membre du Comité permanent (la direction de sept personnes qui règne sur le PCC). Populiste bavard et orateur populaire, Li Ruihuan se vante volontiers de son savoir-faire et de ses origines prolétariennes. Mais il n'est ni ouvertement xénophobe ni ennemi du progrès : ses fonctions au département du Front uni qui est chargé, à l intérieur, des minorités nationales et religieuses, ainsi que des "capitalistes nationaux", et, à l extérieur, des dossiers de Taïwan, Hongkong et de la diaspora le mettent en contact permanent avec les Chines extérieures et libérales qui détermineront l'avenir du pays.
Mais il est vrai que Li Ruihuan, après avoir fait alliance contre Jiang Zemin avec l'ancien chef des services secrets, Qiao Shih, destitué en 1998, s'est ensuite presque officiellement porté candidat au poste de Premier ministre contre l'actuel titulaire, Zhu Rongji. Son discours, passablement pervers, est donc un mélange de démocratisme critique, mais aussi
d'opposition feutrée aux grandes réformes économiques liées à l'entrée dans l'OMC, qui menacent la vie quotidienne d'une partie des vieux soutiens du régime.Populisme replié sur l'identité chinoise contre libéralisme autoritaire aux relents mondialistes : si une telle opposition prenait corps, on aurait un clivage que l'on connaît bien au Moyen-Orient et dans le sous-continent indien, mais aussi au Japon, où tel conservateur populiste prendra appui sur la secte bouddhiste Soka Gakkai et son bras armé le parti Komeï, voire flirtera avec des sectes beaucoup plus dures, telles que la secte Aum Shinrikyo.
Il y aurait ainsi quelque troublante vraisemblance à la manipulation des nouveaux Boxers par Li Ruihuan. Mais, avec une montée en puissance de la secte et des suicides par le feu, le mouvement s'est sans doute affranchi de ses lointains protecteurs. Cela ne diminue pas pour autant les ennuis du Président : ce dernier ne s'est toujours pas dépêtré des nouvelles dispositions institutionnelles qui limitent son mandat à 2002. Le Parti rechigne à lui conférer en sacrant sa "pensée" en modèle théorique les pouvoirs informels qui furent ceux de Deng Xiaoping, une fois son mandat présidentiel terminé. Le successeur désigné, Hu Jintao, a pour responsabilité l'administration du Parti et il dirige la Commission centrale militaire. Tout indique qu'il bloque déjà les ambitions du Président, en alliance avec Li Ruihuan et quelques autres.
Certains observateurs attribuent même à Li Ruihuan la paternité de la diffusion des minutes du Bureau politique pendant la crise de 1989, où l'ancien maire de Tianjin ressort, il est vrai, sous un jour favorable, tandis que Jiang Zemin et l'ancien Premier ministre Li Peng y font mauvaise figure. Or, ces derniers temps, Li Peng a vu certains de ses proches collaborateurs convaincus de corruption aggravée. Mais Jiang Zemin, lui aussi, est éclaboussé par certaines enquêtes, notamment contre la municipalité de Xiamen, la grande ville qui fait face à Taïwan. Une certitude se dégage à l'examen de ce cocktail : la combinaison de l'activité millénariste d'une secte, d'un pouvoir central divisé et de réformes économiques libérales de plus en plus impopulaires, malgré l'image d'intégrité du Premier ministre, a tout pour provoquer une explosion spectaculaire de sortie du communisme en Chine. Faut-il la souhaiter ?
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Chine : Falungong
Ressortissants chinois et media étrangers condamnent la secte Falungong
Web, 14 février 2001[Texte intégral]
Selon M. Ho, les activités du Falungong ont une tendance de plus en plus politisée et internationalisée qui suscitent une vive préoccupation de la part des personnalités de divers milieux.
Pour sauvegarder le principe dit "Un pays deux systèmes" et la prospérité et la stabilité de Hongkong ainsi que les intérêts et la sûreté des Hongkongais, il faut prêter une attention suffisante et se prémunir contre les nocivités de cette secte hérétique.
A Sao Paulo, des ressortissants et des Brésiliens d'origine chinoise se sont réunis dans la soirée du 11 février pour condamner le Falungong. D'après les orateurs, cette secte hérétique porte des préjudices à la société et l'atteinte à la vie humaine.
Ils ont appelé les chinois d'outre-mer à se resserrer les rangs pour combattre le Falungong.
A Phnom Penh, le journal cambodgien "Commerçants chinois" a publié mardi un article condamnant les crimes monstrueux perpétrés par la secte Falungong. Il a invité les pratiquants du Falungong à revenir de leur égarement et à ne pas se servir comme instrument de cette secte insane.
A Rome, le journal en chinois "Les informations Chine-Europe" paru en Italie, a publié le 12 février un éditorial selon lequel, l'incident de l'immolation par le feu sur la Place Tian'anmen permet aux gens de mieux connaître la nature perverse de la secte Falungong qui s'oppose à l'humanité, à la société et à la science.
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France : Contre Réforme Catholique
Au nom des familles victimes de la Contre Réforme Catholique
Déclaration de François Decaris : 15 février 2001[Texte intégral]
François DECARIS, ex-président d'Espoir & Dialogue, membre de l'UNADFI et du CCMM, communique :
Bien que l'Eglise catholique romaine répugne, au nom d'une fausse charité confraternelle, à dénoncer le comportement amoral de ceux qui sont censés la représenter, le Tribunal suprême de la Signature Apostolique, présidé par Jean-Paul II, a disqualifié sans appel, par décret pontifical du 7 octobre dernier, un prêtre de 77 ans, ordonné à Grenoble en 1948 par usurpation de recommandation : Groupe de Nantes, installé illégitimement dans le diocèse de Troyes, à Saint-Parres-lès-Vaudes.
Au nom d'une vérité dont il faisait croire à des familles de sensibilité traditionaliste qu'il étatit le seul détenteur, il s'était auto-proclamé supérieur d'une communauté mixte avec antenne au Québec et avait fondé une ligue phalangiste, la Contre-Réforme Catholique, association loi 1901 considérée comme "l'exemple d'une organisation sectaire complète"..."reproduisant fidèlement le modèle sectaire type" (rapport parlementaire de 1999 " Les sectes et l'argent ").
Considérée aussi par les spécialistes du phénomène sectaire comme un modèle des techniques de manipulation mentale et du masque religieux. Nombre de familles souffrent toujours du comportement paranoïaque du prêtre. Prise en total accord avec l' "opération vérité " engagée par l'Eglise de France contre les dérives sectaires, selon les propos de Mgr. Jean Vernette (Le Monde du 27janvier 2001), la nouvelle et définitive sentence mettrait enfin un terme à des années d'hypocrisie, de mensonges, de ruses et de fausses promesses d'amendement donnant corps à des décisions romaines dont la précédente (ci-dessous), adressée à l'évêque de Troyes par la " Sacra congregatio pro doctrina fidéi ", est datée du 24 mars 1998 : " Cette congrégation s'est depuis longtemps déjà intéressée au cas de l'Abbé Georges de Nantes, prêtre de votre diocèse, lequel s'est fait connaître depuis plusieurs années pour son attitude hostile au Magistère ecclésiatique et à la Hiérarchie catholique. Par Décret Episcopal daté du 1 juillet 1997 vous déclariez toujours en vigueur la suspense " a divinis " déjà infligée à ce prêtre le 25 août 1966 et lui interdisiez l'accès aux sacrements de l'eucharistie et de la pénitence dans le diocèse de Troyes, lui intimant en même temps de s'éloigner de ce diocèse. Contre ce Décret l'intéressé a interjeté appel à la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, déclarant faussement que "l'évêque de Troyes a été désaissi du dossier par Rome ". Récemment il a été signalé à cette Congrégation que l'Abbé De Nantes - après être retourné dans le diocèse de Troyes désobéissant aux dispositions de son Ordinaire - continue à diffuser, à travers sa prédication, des doctrines erronées consistant en une conception sensualiste de l'eucharistie et en la notion d'un présumé "mariage mystique entre le Christ et Marie ". Il est en outre accusé d'avoir pris le risque de traduire de telles théories en comportements moraux inadmissibles de la part d'un prêtre.
Attendu ce qui vient d'être mentionné, ce Dicastère - après avoir attentivement réexaminé la complexe et délicate question - a décidé de ne pas accueillir l'appel susdit et de confirmer, pour un temps indéterminé, la mesure de suspense " a divinis " adoptée par vous vis-à-vis de ce prêtre. "
Si l'intéressé a bien eu connaissance de l'interdit définitif d'octobre dernier, les fidèles du diocèse de Troyes et d'ailleurs n'en ont pas encore été informés. Cela ne devrait tarder... au nom de l'"opération vérité " de l'Eglise de France.
Au nom des familles victimes de la Contre-Réforme Catholique (CRC), François DECARIS, ex-président d'Espoir & Dialogue, membre de l'UNADFI et du CCMM. Signé : François DECARIS 15 février 2001
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France : Sectes
Affaire UNADFI contre Erick Dietrich
Journal du mois de l'UNADFI: 15 février 2001[Texte intégral]
Le Tribunal Correctionnel de Toulon a rendu son jugement le 6 décembre dans l'affaire UNADFI / Erick Dietrich.
M. Erick Dietrich a été déclaré coupable du délit de diffamation publique envers Mme Janine Tavernier et condamné à une amende de 10 000 F. Il devra payer les sommes de 5 000 F à titre de dommages et intérêts et de 4 000 F sur le fondement de l'article 475?1 du Code de Procédure Pénale.
La Cour a ordonné la publication de cette décision dans le quotidien Nice Matin, édition du Var.
Rappel des faits: Mme Janine Tavernier, présidente de l'UNADFI, avait intenté un procès en diffamation publique, à l'encontre de M. Erick Dietrich, Président de l'Association " Front de Lutte Internationale contre la Pédoclastie " (FLIP). Cette action en justice visait des propos contenus dans un tract diffusé le 16 août 1999, lors d'une marche pacifique organisée par l'association FLIP qui, après être passée par Montpellier le 12 août 1999, s'était rendue à Toulon.
C'est à l'occasion d'une conférence ouverte au public, les 15 et 16 août à l'Hôtel Mercure Centre de Toulon, qu'un procès-verbal avait été dressé par un huissier de justice le 16 août, pour des propos tenus publiquement par M. Dietrich où il accusait les personnes qui " cautionnent en toute connaissance de cause les crimes et délits qui sont cités à la page 7 du tract ". Le passage visé imputait notamment à Mme Tavernier d'avoir, en sa qualité de Présidente de l'UNADFI, cautionné la commission des crimes et délits reprochés au Docteur Patrick Lambert (viol sur mineur de moins de quinze ans, tentative d'assassinat de M. Dietrich) ou, à tout le moins, d'en avoir eu connaissance sans les dénoncer.
Ces propos étaient, au surplus, soulignés par des mentions supplémentaires et intrinsèques : " L'antisecte qui vole au secours des pédophiles ".
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France : Sectes
A quel tribunal se vouer ?
La Vie, 15 février 2001 par Laurent Gribowski[Texte intégral]
L'Eglise catholique a-t-elle les moyens institutionnels de régler elle-même le problème de ses dérives sectaires ?
Pour Mgr Jean Vernette la réponse est oui.
Selon lui, ce problème relève d'abord de la "vigilance pastorale" de chaque évêque. Mais, dans ce domaine, notre enquête montre que l'épiscopat a encore des progrès à effectuer. Dans les affaires évoquées cette "vigilance" a été souvent défaillante faute de temps ou en raison des liens spirituels et affectifs qui peuvent unir l'évêque la communauté.
Le père Vernette met aussi en avant les nombreux moyens de "régulation" dont dispose I'Eglise : magistère, tradition, droit canonique, expérience des autres communautés. II propose que les ordres et autres congrégations religieuses " qui ont une histoire, une réflexion et une expérience éprouvées soient mis à contribution pour aider ces groupes ". Fort de son expérience au sein du service national Pastorale, sectes et nouvelles croyances, qui reçoit de plus en plus d'appels à l'aide des familles de victimes (une trentaine de dossiers sont en instance), le père Vernette préconise des actions de "médiation", comme cela s'est heureusement pratiqué pour une affaire concernant l'abbaye de Solesmes
Mais il va plus loin en invitant les victimes à recourir plus sauvent aux tribunaux ecclésiastiques (ou officialités), "pour instruire le dossier, à charge et à décharge". " Le jugement peut aller du non-lieu , à la condamnation à réparation, s'il y a eu dol, ou à l'obligation faite aux responsables de changer telle pratique déviante à ou délictueuse", écrit le père Vernette, qui rappelle que l'Eglise catholique possède son propre droit pour régir le fonctionnement de l'autorité.
II propose aussi d'instituer des "lieux de parole et d'écoute", où chacun pourrait venir exprimer "ses plaintes ou sa souffrance". Ces propositions sont contestées par le père Jacques Trouslard, prêtre du diocèse de Soisson. Spécialiste des sectes, il est l'inventeur du concept juridique de "manipulation mentale".
Pour lui, la question ne se situe pas sur le terrain théologique, pastoral ou doctrinal, mais bien sur celui de la défense des droits de l'homme. "Il en va du respect des personnes, et notamment des plus faibles", affirme le prêtre. Aussi récuse-t-il le rôle des tribunaux ecclésiastiques qui, lorsqu'ils ont été saisis dans ce genre d'affaires, "n'ont souvent pas été à la hauteur: soit les plaintes ont été jugées irrecevables parce qu'elles n'émanaient pas directement des victimes, soit elles ont abouti à des non-lieux".
Le père Trouslard, qui dénonce, depuis vingt ans, les dérives sectaires au sein de l'Eglise catholique, met en cause l'impartialité des officialités, "juges et parties", notamment quand l'évêque du lieu soutient tel ou tel groupe déviant. Les faits semblent lui donner raison. Un exemple parmi d'autres : aussi stupéfiant que cela puisse paraître, l'official de Paris est un membre éminent de l'Opus Dei, tout comme l'un de ses assesseurs. Comment ce tribunal réagirait-il si un ancien membre venait à porter plainte contre cette
oeuvre ?Pour le père Trouslard, la cause est entendue : "II n'y a pas d'exception à faire pour l'Eglise catholique." Les responsables d'abus sectaires qui vivent en son sein doivent, comme les autres, répondre de leurs actes devant la justice civile. LAURENT GRZYBOWSKI 15 février 700' ( 1' 2894 ? la vie
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Chine : Falungong
Des résidents de Shanghai signent une pétition pour s'opposer aux sectes insanes
Web, 16 février 2001[Texte intégral]
Ceci fait partie d'une importante activité de signature sponsorisée par l'Association chinoiss anti-sectes. 100 000 résidents de Shanghai apposeront leurs signatures sur le tissu dans les 10 prochains jours. "Les sectes insanes ont apporté un désastre à de nombreuses familles et porte atteinte aux droits de l'homme. C'est le temps pour les gens de divers milieux de se serrer les mains pour lutter contre les sectes insanes", a indiqué Yu Chen, responsable de l'Association des Sciences et des Techniques de Shanghai qui a participé à cette activité de signature.
Ensorcelés par le Falungong, une secte hérétique, quelque 1 700 Chinois sont morts vu qu'ils ont refusé de prendre des médicaments quand ils étaient malades ou qu'ils ont commis le suicide ou la mutilation volontaire, excitant la colère du public.
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France : Scientologie
Mobilisation contre les tracts de l'église de scientologie
Le Parisien, 15 février 2001 par Georges Blond[Texte intégral]
La Ferté-sous-Jouarre - Une distribution de tracts pas comme les autres, sans rapport avec les municipales, va faire du bruit ce matin dans le centre-ville de La Ferté-sous-Jouarre. L'association «Non à la drogue, oui à la vie» organise, «rue des Pelletiers à La Ferté-sous-Jouarre, entre 11 et 12 h 30, une distribution de livrets de prévention contre la drogue.»
Bien que l'initiative paraisse noble, elle fait frémir les autorités de la région car l'association se dit ouvertement «parrainée par l'église de scientologie». Sa chargée de communication, Alexandra Michel, est fichée par la police comme scientologue. Appartenance qu'elle reconnaît avant d'ajouter «je suis là pour lutter contre la drogue, fléau contre lequel il faut répéter souvent les messages. Nous serons à La Ferté parce que nous y sommes déjà passés. Un guitariste et une chanteuse nous accompagnent pour faire signer une pétition et donner des livrets de mise en garde».
Elle confirme que leur «impression est financée par l'église de scientologie». «Nous n'avons jamais rien vu de tel dans La Ferté, rétorque le maire. Il doit y avoir dans le secteur des personnes qui se sont fait enrôler et ils viennent tenter d'en enrôler d'autres. Je m'étonne surtout de ne pas avoir été contacté par l'association pour nous informer de cette présence. Par précaution, je ferai assurer une surveillance par la police municipale.»
Au Sajed (service d'aide aux jeunes en difficulté), (1) qui lutte contre la drogue dans le département, la réaction est plus vive. «Si nous ne sommes pas parvenus à soigner tous les drogués du secteur avec nos spécialistes, martèle le président Jean Calvet, il y a une raison. Ce ne sont pas ces gens là qui y arriveront. Ils sont dangereux, nous les avons déjà combattus et nous allons réagir s'ils viennent fouiner en Seine-et-Marne.» «Il est clair que cette association épend de la scientologie, affirme le Centre contre les manipulations mentales, association parisienne créée par Roger Ikor. Ses membres tentent de recruter des adhérents sur le terrain et les soumettent ensuite à des séminaires de formation dont l'efficacité anti-drogue reste à démontrer.»
Quant à la Mils (mission interministérielle de lutte contre les sectes), elle qualifie, dans son rapport de janvier 2000, la scientolog