MILLIONAIRE A HARWARD SQUARE:
LES RAPPORTS ENTRE
DAISAKU IKEDA ET HARWARD

Le Magazine CyberSangha,
Edition du Printemps 96
Par Laurence O. McKinney
Redacteur en Chef

Alors que notre planete se dirige peniblement vers le vingt-et-unieme siecle, nous constatons combien l'omnipresence des media parmi des hommes et des femmes cree une hierarchie de valeur automatique fondee sur le pouvoir de l'argent. Les societes multinationales paient des milions de dollars pour le support de personnalites de taille qui possedent une audience mondiale. Le plus difficile a obtenir est celui en forme d'approbation de l'Universite de Harvard, vraissemblablement la plus connue, la plus respectee et par voie de consequence l'institution la plus valorisante s'agissant de l'education. Et pourtant Harward n'est pas hors de portee des ambitions et strategies de ceux qui desirent s'associer a l'autorite mondiale la plus legitimante. Comme l'ancien eleve d'Harvard Tweed Roosevelt me fit remarquer jadis: "La meilleure metaphore que j'ai jamais entendue est que ceux qui courent apres Harvard sont comme des types en meute!"

Il n'est pas difficile de creer, pour chaque college, departement d'universite ou grande ecole fonctionnant avec des degres d'autonomie divers, l'idee de reconnaissance ou d'affiliation qui en fait pourrait ne pas exister. Harvard est bien trop honnete et desorganisee pour disposer d'un bureau de "d'appropriation illegale" pour quelques uns. Cela necessiterait une strategie de cinq annees, l'aide de quelques universitaires bien intentionnes et des millions de dollars Japonais, pour tenter de convaincre le monde que Daisaku Ikeda, dirigeant laic, recemment excommunie', de l'imposante Soka Gakkai Japonaise, soit en fait un porte parole legitime du Bouddhisme mondial, et respecte' dans les plus importants poles academiques mondiaux, plus particulierement a l'Universite Harvard.

D'emblee, qu'il soit clair que je n'ai de dessein cache'. J'ai toujours ete' traite' avec liberalite' et honetete' par chacun des membres de la communaute' de la SGI (Soka Gakkai Internationale) de Boston, que j'ai rencontre'. Ils ont tous de bons souvenirs de leur sensei et beaucoup prient joyeusement depuis trente annees. Je n'ai que du respect pour toute methode quelqu'elle soit, qui permet a qui que ce soit de faire des progres. Ainsi, comme le President Ikeda a fait decouvrir a des millions une methode qui en a tant aide', il est clairement mon superieur spirituel. Pourtant, essayer de requisitionner Harvard a son age, est d'une arrogance dangereuse. L'histoire complete du Centre de Boston semble si compliquee, qu'un professeur de Harvard s'est demande' a haute voix si quelqu'un d'autre n'etait pas derriere la strategie de Harvard. Et cet Ikeda etait innocent. Un autre, critique' d'avoir parle' a un "Dialogue du Centre, fut trouble' que je lui pose des questions.

Aucun membre de la SGI de Boston, a l'exception de Rob Epstein, ne semble avoir visite' ou avoir eu affaire avec le Centre de Recherche pour le 21 ieme Siecle de Boston base' a Cambridge. Cela reste un mystere, autant pour eux que pour qui que ce soit d'autre. La SGI de Boston contacta meme les dirigeants de la SGI sur la Cote West pour leur demander de l'aide, mais il n'y eut pas de reponse de Los Angeles jusqu'au jour de redaction de cet article, et toujours pas de reponses.

Qu'y avait-il derriere le "centre furtif" de la Paix Mondiale Bouddhiste de plusieurs million de dollars qui etait deja operationnel dans Harvard Square? Personne n'en savait rien, et les Bouddhistes encore moins. En redigeant cet article, j'ai parle' avec une demi-douzaine de professeurs de Bouddhisme et les patrons du departement, a la fois de Harvard et de l'Ecole de Theologie d'Harvard, et promis a chaque fois de respecter leur desir de rester anonyme. Ce n'est pas a propos du Sutra du Lotus; Ce n'est pas au sujet de la Paix Mondiale, ce n'est meme pas en rapport avec le Bouddhisme. C'est principalement a propos de l'auto-legitimisation strategique et de l'inadvertance universitaire qui lui permettent de se produire a une epoque ou une liaison avec Harvard peut batir ou detruire toute une ambition.

Le Professeur d'Harvard Christopher Queen, specialiste en Bouddhisme et Doyen de l'Ecole d'Elargissement a Harvard, mentionna que la Soka Gakkai faisait des choses interessantes a Cambridge et ne tarissait pas d'eloges pour le Directeur Executif, Virginia Strauss. Suivant cet indice, je l'appelais pour lui parler d'un entretien pour le compte de CyberSangha. Le Centre de Recherches pour le 21 ieme Siecle de Boston n'appartenait pas a la SGI de Boston m'expliqua-t'elle, mais etait un centre de recherches internationales traitant de questions sociales au sens large. Elle etait tres occupee et fatiguee de son voyage en Afrique du Sud. Rob Epstein, le coordinateur regional de la Soka Gakkai de la Nouvelle Angleterre, etait au Japon. Elle promit de m'envoyer de la litterature et me mit en contact avec l'attache' de presse de la SGI a Los Angeles, Maven Al Albergate. C'etait la deuxieme semaine de Janvier.

Lorsque je recus les documents, je fis l'experience des quatre nobles traumatismes. D'abord, ce Centre n'etait ni un bureau ni quelque communaute' Bouddhiste necessiteuse. C'etait les memes personnes qui avaient debourse' des millions pour acheter et moderniser la plus grande structure Georgienne restante, juste contigue a Harvard, le batiment du Club des Wapitis situe' Rue Harvard, tout contre l'incontournable Ancienne Eglise Baptiste de Cambridge et en face de l'Association des Etudiants d'Harvard. Je fus surpris car j'avais observe' la construction pendant des mois, me demandant qui avait bien pu financierement se permettre un lieu si couteux. J'appelais un ami de l'Eglise Baptiste, une fourmiliere d'activites sociales, ou le theologien Harvey Cox preche souvent. Il resuma brievement la situation. " Je l'appelle [Ikeda] le Steve Forbes du Bouddhisme. Il a un message elementaire, un fondement conservateur et il peut paver le Square avec de l'or. C'etait bien pour le batiment des Wapitis, et vraiment, j'aurais souhaite' qu'il fisse partie du comite' de construction municipal pour nous aider aussi". C'etait vrai. Quelqu'un venait de verser des millions de dollars dans un centre de communications Bouddhiste des plus modernes en briques rouges, et personne n'en avait entendu parler.

La deuxieme surprise fut encore plus detonnante. Le groupe Bouddhiste le plus anciennement recense' a Cambridge est le Centre Zen de Cambridge, des etudiants du moine Koreen Seung Sahn. Ils ont recemment cree' la premiere Association Bouddhiste intra-secte locale, et le logo figurant sur leur maison en alignement de style Victorien est bien connu, a la fois des Bouddhistes de Boston, et de l'audience mondiale du magazine Bouddhiste Tricycle. Le nouveau logo du Centre de Recherche de Boston base a Cambridge etait presque identique. C'etait la facade du Club des Wapitis et il aurait pu passer a quelques centimetres pres pour le logo des gens du Zen qui avaient ete la depuis toujours ou presque. Soit Ikeda essayait de s'associer avec un symbole tres connu rattache' a un point de repere Bouddhiste venerable de Cambridge, soit ils n'avaient pas imagine' qu'il puisse y avoir d'autres Bouddhistes a Cambridge. Je pris contact avec le Centre Zen, et ils n'avaient jamais entendu parler du Centre Soka Gakkai. Des millions de dollars avaient ete depenses a Harvard Square au nom du Bouddha, et aucun groupe Bouddhiste de Boston n'en savait quelque chose.

Le troisieme noble traumatisme se produisit lorsque je decouvris que l'eminent universitaire Bouddhiste Robert Thurman et le theologien respecte' internationalement, Harvey Cox, etaient des collaborateurs de la nouvelle serie de livres du Centre du Club des Wapitis. Ces livres aux titres impressionnants comme 'Les Nations Unies et les Religions du Monde', etaient en fait pour la plupart, des transcriptions de conversations vendues comme "Dialogues", tout specialement l'une d'entre elles qui eut lieu il y a un an a peu pres a l'Universite' de Colombia. Les propres lettres d'information du Centre remplirent des pages entieres de ces evenements, accompagnes meme en plus, d'entretiens et de citations de Messieurs Thurman et Cox. Je commencai a lire plus soigneusement. Invite' a faire l'introduction et la conclusion, le Professeur de Theologie de Harvard, Harvey Cox, declara qu'il avait eu "la chance d'avoir pu reflechir au Centre sur cette conference, depuis le debut de l'annee." A ceux qui n'avaient pas eu connaissance de ce qui se passait a Cambridge, cela semble comme si Harvey Cox exprime sa reconnaissance au Centre qui aurait ete suffisamment gentil pour l'y inclure.

Ayant a l'esprit que le Centre etait en train de verser des tonnes de beton et elevait un ascenseur massif de douze metres juste contigu au fameux mur du clocher de l'Eglise Baptiste de Cambridge a cette epoque, se lit differemment bien entendu. Naturellement, il pourrait etre de la partie depuis le tout debut, mais il n'a jamais fait un pas en avant pour avaliser Ikeda. Je connais Harvey Cox depuis 1976, et Bob Thurman depuis 1981, et tous les deux sont des hommes justes, ouverts intellectuellement et tous deux doues d'un talent rare pour faire d'une parole quelconque, un discours d'erudition de poids.

Pourtant, il semblait improbable que l'un d'entre eux ait ete' tout a fait conscient de la maniere avec laquelle leurs citations et leurs images etaient reproduites expediees par les lutins affaires uu Club Wapiti. Mieux encore, les memes noms apparaissaient regulierement dans les dialogues, et ils semblaient completement heterogenes. Le Centre s'appelait continuellement Bouddhiste, mais visiblement, il n'y avait pas un seul bouddhiste. Il paraissait entortille' dans une panoplie complete de discours et de manifestations charitables. Ici, John Kenneth Galbraith etait assis en train de dejeuner, la, une annonce que Ronald Themann, Doyen de l'Ecole de Theologie d'Harvard, faisait une causerie sur la religion publique au Centre, et a nouveau le Professeur Bryan Wilson. Ce n'est pas la Californie qui ecrivit 'Good Vibrations', mais l'eminent professeur d'Oxford [emerite] qui co-produisit en 1994 un livre intitule' 'A Time to Chant' favorisant le bord d'Ikeda dans la controverse de premier plan qui a ebranle' sa secte, c'est-a-dire, l'excommunication massive du President Ikeda et de son etat-major complet en 1991.

Jusqu'ici, les differentes pieces du puzzle n'ont pas de sens. Pourquoi Ikeda depenserait-il tant d'argent a Harvard Square et ne dirait rien a personne? Pourquoi requisitionner le logo d'un centre venerable de Cambridge tout en ne disant rien de son existence aux Bouddhistes de Cambridge? Pourquoi produire des "Dialogues" a propos de toute sorte de sujets, suivis par des auditoires restreints, puis mis en forme dans des livres que personne n'acheterait? La reponse fut le quatrieme noble traumatisme, dans un article publie' l'annee derniere par Mme Straus en personne dans le savant journal d'Etudes Bouddhistes Chretiens. A la fin de l'article, qui celebre tout au long l'oeuvre du President Ikeda, une ou deux phrases attirerent immediatement mon attention. "en septembre 1993, Ikeda fonda le Centre de Recherche pour le 21 ieme Siecle de Boston. Sa conference, 'Bouddhisme Mahayana et Civilisation du 21 ieme Siecle', dispense' a l'Universite' d'Harvard juste avant l'ouverture du Centre, en devint l'esprit fondateur."

J'etais la lorsque cet expose' eut lieu en 1993, et me le rappelle bien. Faisant face a une controverse allant croissant au Japon, Ikeda n'etait bienvenu pour personne, et surtout pas pour Harvard. L'expose fut donne' dans une petite salle de conference du sous-sol du Departement d'Etudes Asiatiques (Ndt: Charles Eicher peut nous eclairer la dessus) qui avait fait l'objet d'une reservation personnelle d'un membre du corps enseignant bien dispose' a ses enseignements. Aucun officiel d'Harvard ne l'invita ou le salua, il n'y eut aucune communication digne d'erudition, peu de membres de la SGI de Boston s'il en est, purent rentrer pour voir leur sensei bien aime', et encore moins parmi les etudiants d'Harvard.

Lorsque le professeur d'Harvard Charles Hallisey apprit que quelques uns de ses etudiants de fin d'etude en Bouddhisme n'allaient pas etre admis, il menaca de boycotter la seance. Il n'y avait pas d'invitation au niveau du departement, le Bureau de Presse de Harvard n'etait pas au courant, et on en parla nulle part. Un membre du corps enseignant confirme' et Bouddhiste grinchonna pendant des annees apres, parce qu'il n'avait meme pas ete au courant qu'Ikeda lui avait serre' la main, jusqu'a ce qu'il le voit imprime' dans diverses publications internationales de la SGI decrivant toute cette annee la le triumphe d'Ikeda a Harvard. Personne d'autre n'en savait quelque chose, a l'exception d'un journal savant ou on decrivait l'evenement comme l'invitation d'Ikeda a Harvard et le respect de Harvard pour son erudition.

Daisaku Ikeda invite' a Harvard? Ikeda a enseigne' a Harvard? Il s'en serait fallu de beaucoup. Je me souviens marchant peniblement dans la neige a la fin de l'hiver il y a quatre ans pour aller ecouter Rob Epstein discuter de la SGI au Forum d'Etudes Bouddhistes de Harvard. Il etait coherent, clair, transparent et ouvert.

Masatoshi Nagatomi, eminent Bouddhiste d'Harvard, qui aida a lancer le forum, etait dans l'assistance, et la conversation etait animee. C'etait triste aussi, parce que dix personnes seulement etaient venues. Ce n'etait pas la neige. C'etait exactement la maniere avec laquelle l'institution Bouddhiste d'Harvard exprimait comment elle ressentait Ikeda et la SGI. Epstein fit un bon travail en exposant la situation a laquelle il etait confronte'.Bien qu'Ikeda ait ete jete' par le mauvais clerge', ses problemes lies aux scandales politiques et economiques Japonais n'ont pas reellement affecte' la SGI des Etats-Unis. Apres tout, le President Ikeda n'avait fait quoique ce soit ayant le moindre rapport politique ou social dans ce pays et la methode de Nichiren Daishonin marche encore pour eux. En fait, il analysa les problemes au Japon comme conduisant a une SGI moins dominee par les Japonais et peut-etre une nouvelle opportunite' pour un future meilleur.

Cependant, il y avait un probleme beaucoup plus profond que seul la direction au Japon pourrait avoir realise'. Peu importe ce sur quoi etait fonde' le desaccord avec le clerge', l'excommunication de la direction de la Soka Gakkai pourrait etre devastatrice a l'exterieur de leur base financiere Japonaise. Lorsque la Soka Gakkai avait la responsabilite' et qu'Ikeda avait la responsabilite' de la Soka Gakkai, ils avaient leur propre clerge' prive' et la Soka Gakkai ne creait pas de liens avec d'autres groupes Bouddhistes.

Ikeda n'est jamais apparu avec le Daila lama, le Pape, ou quelqu'autres dirigeants religieux. Sa secte etait riche, il etait tout puissant, et mis a part des apparitions insignifiantes lors de diverses fonctions a l'ONU et de dons de sommes d'argent importantes, il ne s'inquietait pas que d'autres Bouddhistes pensent qu'il n'etait pas un roshi vertueux. Il n'en avait rien a faire.

Maintenant, c'etait le branle-bas de combat car sans une reelle lignee, il etait juste un citoyen prive' avec sa secte personnelle qui utilisait des methodes misent en vigueur et modernisees par l'Eglise Nichiren. Son entiere reputation internationale reposait sur sa reconnaissance et son respect en tant que dirigeant Bouddhiste, et maintenant, il n'etait plus que Maitre des Ceremonies de la Societe' Ikeda. Il devait tout laisser tomber et faire ce qu'il pouvait pour se re-inventer comme une Sorte de Dirigeant Bouddhiste Laic nouveau, respecte' par d'importants universitaires et les plus grandes universites a travers le monde. Ce que les autres Bouddhistes pensaient etait egal, ils etaient pauvres et desorganises. Mais il etait d'une importance capitale que des groupes et des societes internationaux aient pu encore penser qu'il representait une voix Bouddhiste et non plus juste un Ikeda-Dharma auto-finance', auto-promu et auto-indulgent, depuis ses ecrits jusqu'a ses fameuses photographies en mode Zen, prises a la volee.

Vers 1992, il devenait clair, qu'obtenir un aval d'Harvard etait devenu ichiban priorite numero un. Il aurait pu prier pour cela, mais c'etait plus rapide d'eriger un immense centre de communications et une tribune savante pour creer et distribuer mondialement tant de produits Ikeda et Harvard que, le temps qu'un rabatteur de types avides d'Harvard ne realise ce qui ce qui se passe, et lui demande poliment de ne pas utiliser le nom de Harvard si librement, ou au moins qu'il paye les frais d'utilisation de la marque, la SGI et chaque ONG a laquelle ils etaient lies dans chaque pays, auraient deja ete saturees de tant de Coxes, Galbraight, Carnesdales, Thurmans et Thiemanns d'Harvard que le seul auditoire qu'il aurait besoin d'impressionner croirait que son nom etait Daisaku Harvard Ikeda, le dirigeant et porte-parole mondial Bouddhiste respecte' d'Harvard.

C'etait une simple strategie, un 'Champ de Reves' savant. Juste trouver un endroit pratique a moins de deux blocs du club des enseignants d'Harvard, obtenir un batiment Georgien de style Harvard, depenser de gros dollars pour reparer et meubler, pour qu'il ressemble a la Bibliotheque des Censeurs d'Harvard, et les inviter. Ils viendront. Les laisser parler de n'importe quel sujet choisi par eux, leur payer de bons honoraires, les enregistrer, editer, imprimer, et faire une promotion mondiale. A l'automne dernier, le Centre fit cadeaux de 20.000 dollars (100.000Fr environ) a un professeur de Harvard de l'Ecole Kenedy. Ils ont beaucoup plus d'argent la-bas au Japon, et ils veulent le depenser.

Pas etonnant qu'ils n'aient pris aucun contact aupres des groupes Bouddhistes ou les agences du service social de Cambridge, qui ne pouvaient pas faire leur promotion. Cela n'avait rien a voir avec la compassion Bouddhiste. C'etait simplement une campagne massive de relations publiques par un homme suffisemment ingenieux pour realiser, qu'une vitrine elegante pour rassembler des universitaires de Harvard sous son propre nom, valait plus que les quelque millions qu'il paya pour le Club des Wapitis.

Lisant plus avant dans l'article de Straus, me fit clairement comprendre que c'etait, vraiment, la raison de la campagne de promotion en cours. " Convaincu que l'universalisme du monde academique permet des echanges au dela des frontieres nationales et des differences ethniques, Ikeda visite frequemment les universites autour du monde pour discuter avec les membres du corps enseignant et les etudiants, et pour donner des conferences qui degagent le sens de la philosophie Bouddhiste."

Certes, il delivre des conferences dans des petits amphitheatres, etroitement surveilles, et qui ne permettent pas d'echanges substantiels. Peu d'enseignants et encore moins d'etudiants sont autorises a participer et personne n'a jamais suggere' qu'il eclaire quoique ce soit excepte' sa propre presse. L'article continue: "Ikeda n'a pas seulement bati, a travers ces conferences, un reseau international d'universitaires humanistes, mais il a aussi ete a l'origine des communications sur la philosophie Bouddhiste appliquee a l'Ouest." Vraiment? Je suppose qu'il n'a jamais lu Jack Kerouac, le Dalai Lama, Thich Nhat Hahn ou qui que ce soit d'autre.

Plus au fait, personne,que je connaisse, ne se considere integre' dans un reseau Ikeda. Certainement pas Mr Cox ou Mr Galbraight. Le Dr Bryan Wilson, peut-etre, mais il fait la promotion d'un livre qui vante Ikeda. Le paragraphe prend fin exactement la ou on pourrait s'y attendre: "Dans des discours, par exemple, a l'Universite' d'Etat de Moscou, a l'Universite' de Sophia, a l'Universite' de Buenos Aires, a l'Universite' des Philippines, a l'Universite' de Los Angeles en Californie et a l'Universite' d'Harvard, Ikeda explique dans un langage accessible des concepts tels que, l'origine dependante, l'orientation vers la spiritualite' interieure directe de l'Est, la veneration humaine pour la vie fondee sur la notion d'etat de Boudha et de boddhisattwa ou la demarche de compassion." Mis a part le fait que "boddhisattwa" ne signifie pas demarche de compassion, tout est dit. Les universitaires lisant l'article supposeront qu'Ikeda est un conferencier regulier bienvenu a Harvard, ou ses idees attirent beaucoup de respect et qu'il est entoure' d'enseignants et etudiants Bouddhistes admiratifs. Pourtant, le chapelet d'universites est un peu etrange. L'Etat de Moscou, Sophia, et Harvard? Il n'a pas commence' des Centres nouveaux a Sophia ou Moscou. Il est clair que l'investissement valait la peine dans la propriete' de Harvard Square. Ces conferences a Sophia ne lui rapportaient aucun respect.

Pour terminer, les attaches de presse de Los Angeles me mirent en contact avec un pilier de la SGI, mais ils reussirent a ne pas repondre a une quelconque de nos questions jusqu'a une date depassant mon delai de deux semaines. Entre temps, je rencontrais personnellement Virginia Straus au Forum d'Etudes Bouddhistes de Harvard.

Nous discutames cordialement comme elle venait de laisser une pile de fichiers pour le tout dernier parcours d'Ikeda a Harvard. Ce seront encore plus de "Dialogues", encore tenus dans les confins surveilles du Centre. "Ouvert au Public" mais limite' en sieges. Essayez de comprendre. Si les places assises sont limitees, on devine qu'elles sont "limitees" aux individus qualifies pour rediger une critique ou une revue de pairs. Si n'importe qui veut venir, pourquoi ne pas avoir une grande place et payer pour sa promotion? C'est la meme formule que pour la premiere "conference" d'Ikeda a Harvard et le dialogue Columbia, produisant l'equivalant academique d'une reunion d'information a caractere commercial composee de tetes parlantes dont quelques noms eminents d'Harvard, quelques enseignants emerites et d'autres plus jeunes, et quelques faire-valoir purs et simples, parlant devant un petit auditoire reunissant ceux qui arriverent a temps. Personne d'autre pour les ecouter, personne d'autre pour les voir, aucun apport substantiel pour quoi que ce soit sauf du nouveau grain a moudre pour quelques livres de plus et des annonces de presse pour le Centre et Ikeda.

Cout total? Quelques milliers en honoraires. En quelques semaines, chaque parole sera industrialisee en livres et pamphlets, bandes magnetiques et brochures commerciales, qui seront envoyes a travers le monde. La liste est impressionante. Il ya David Maybury-Lewis de Survie Culturelle, et le Doyen Ronald Thiemann de l'Ecole de Theologie, il y a Christopher Queen et youpie, il y a le Prof. Bryan Wilson qui semble disposer d'un "Moment de Priere" sur la croisade d'Ikeda lors de chaque dialogue d'Ikeda. Aucun des orateurs n'est un Bouddiste de haut niveau, bien sur, mais presque tous sont de Harvard. Il ya des douzaines de bonnes universites dans cette region, et des ressources Bouddhistes de premier plan, mais a la place, tous ceux-la sont des personnes d'Harvard diverses. Ils auraient pu inviter Cornet West de l'Ecole de Theologie, il est competent en matiere de religion et de race, ils auraient pu inviter Masatoshi Nagatomi, c'est un veritable expert Bouddhiste, ils auraient pu inviter Gordon Kaufman. Le feuilleton ss prolonge a travers tout le printemps. J'ai envoye' une autre lettre au Centre, demandant une rencontre. Quelques minutes auraient suffi. Erreur. Je ne suis pas une personne d'Harvard. J'ai une lettre en reponse. Mme Straus fut heureuse de me rencontrer au Forum, mais n'a pas le temps et refuse de rencontrer CyberSangha, l'Institut ou moi-meme. Elle est beaucoup trop occupee a produire les informations en forme commerciale de Sensei, c'est-a-dire les "Dialogues". Elle n'aura pas le temps de me rencontrer tout ce printemps en fait. Desolee pour ca. C'est maintenant la deuxieme semaine de mars, et je prend finalement conscience du fait que le manque de cooperation de la SGI a Los Angeles est tout a fait delibere'. L'idee que Ginny Straus ne peut pas trouver quinze minutes dans les deux prochains mois est risible, et nous connaissons tous les deux la veritable raison. je pose des questions et ils sont epouvantes.

Tres bien. Ce weekend, Harvard celebre le depart en retaite de Masatoshi Nagatomi, le plus ancien et tres respecte' membre de la Communaute' Bouddhiste de Harvard. Ce depart en retraite est celebre' pendant deux jours d'echanges et de conferences par ses etudiants de ces trentes dernieres annees, beaucoup d'entre eux ayant des charges d'enseignement a travers le monde entier.

Ils retournent a Harvard pour honorer leur sensei. Trois differents departements d'Harvard sont inscrits comme sponsors. De l'autre cote' de la rue au Club des Wapitis, il y a comme un enervement. Soit c'est ca, ou bien ils n'ont pas appris qu'il y a deja des Bouddhistes vraiment eminents a Harvard. Pour le moins, ils n'ont pas montre' un interet quelconque pour ceux qui ne daignent pas serrer la main d'Ikeda avec un sourire, pour recevoir les sacres honoraires en affichant suffisamment de respect pour le gars qui a paye' pour ce centre fantaisiste et ses dependances . As-t'il explique' cela aussi? Cela s'appelle l'origine dependante; l'argent a payer pour tout ce qui vient du Japon de sorte que vous n'avez pas a vous sentir coupable a ce sujet. Prenez le podium, prenez le cheque et prenez votre temps. tout est pour vous.

Le Forum d'Etudes Bouddhistes de Harvard demande de dix a vingt dollars de dons. Le Centre de Recherche pour le 21 ieme Siecle de Boston n'a pas envoye' un yen jusqu'a present et personne n'attend quoi que ce soit.

Pourtant, chaque personne du palais a millions d'Ikeda sur Harvard Square sait tres bien que c'est pour avoir ce que Nagatomi a, qu'Ikeda prierait toute la journee s'il pensait reellement que ca marcherait: Respect authentique d'Harvard, sans presse industrielle, sans les honoraires, les dejeuners somptueux, ou les dons. Le respect d'Harvard signifie plus que l'argent, meme plus tout l'argent a la disposition d'Ikeda. Cela lui prendra quelques incarnations supplementaires pour l'obtenir, mais Harvard existe depuis longtemps et ce ne sera pas la premiere ou la derniere fois. Si cela ne marche pas, il peut toujours ouvrir un club de spectacles dinatoires et esperer l'honorariat. Harvard a vu beaucoup de religieux poseurs, mais c'est dur de trouver du bon suchi dans le Square. Meme le President Ikeda serait d'accord avec cela, et si lui et Mme Straus decident jamais d'ouvrir leurs portes a d'autres que des personnes influentes ou importantes, je serais le premier a faire part de leur honetete', ouverture et generosite' d'esprit.

En attendant, je pense qu'ils ont fait du bon travail au Club Wapiti, et ls SGI de Boston a toujours mes suffrages comme meilleur spectacle que tous les professeurs bavards de Harvard. Sensei devrait se retourner et apprecier le bien qu'il a fait, et ne pas s'evertuer a etre le parfum du mois. Cela pourrait etre une longue attente.


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