UN TRIBUNAL AMERICAIN DECIDE QUE
L'ACTION EN JUSTICE DU PRESIDENT
DE LA SGI DAISAKU IKEDA ETAIT LE
RESULTAT D'UNE CONSPIRATION

Le Bunshun Hebdomadaire
18 January 1996

La Soka Gakkai alla jusqu'a mobiliser un procureur, qui est bien evidemment un juriste, dans le declanchement de son attaque sur la Nichiren Shoshu. Gakkai choisit d'utiliser des allegations diffamatoires de nature sexuelle comme arme la plus lourde. En utilisant ses organes de publication, elle relata le scandale sur une grande echelle, et transforma ces reportages en une affaire judiciaire...Nous revelerons l'histoire complete de la conspiration juste en ce qui concerne l'extreme meticulosite des preparatifs engages pour prendre au piege la Nichiren Shoshu.

En Decembre 1990, Daisaku Ikeda fut remercie de son poste de Sokoto (Representant General des Fideles) et, la Soka Gakkai et la Nichiren Shoshu s'engagerent dans une guerre totale pendant laquelle, un harcelement tenace et recurent avait pour cibles ceux qui quitterent ou critiquaient Gakkai. Pour la Soka Gakkai cependant, groupe de fideles de la Nichiren Shoshu a l'origine, cette guerre avec la Nichiren Shoshu signifie, "Si nous ratons notre objectif de mettre les membres de Gakkai dans un etat de tourment, cela pourrait signifier soit la vie soit la mort de l'organisation. C'etait une guerre qui devait etre gagnee par tout moyen possible." (Une personne liee a Gakkai)

On peut supposer sans crainte que la Soka Gakkai engagea veritablement toute son energie dans son attaque contre la Nichiren Shoshu, son plus grand ennemi. Le coup le plus grand qui fut frappe par Gakkai dans son attaque contre la Nichiren hoshu fut celui de l'incident de Seattle (L'Affaire Clow-voir plus bas). Nous analyserons soigneusement les causes pour determiner ce qui s'est reellement passe a Seattle il y a trente ans, mais la question reside dans l'extreme meticulosite avec laquelle des strategies de haut niveau, tels les reportages sur l'affaire de Seattle, furent mises au point et mises en valeur. C'est precisement sur ce point que la veritable nature du plus grand groupe religieux du Japon peut etre mise a jour.

Une conspiration de specialistes judiciaires, relatee dans notre numero precedent, fut veritablement a l'origine des reportages sur l'Affaire de Seattle.

AVRIL 1991

Quatre mois apres que la Soka Gakkai et la Nichiren aient plonge dans cette guerre totale, huit membres de Gakkai, groupant des avocats et un procureur, furent convoques ensemble dans le batiment des quartiers generaux de la SGI a Los Angeles ou une reunion secrete eut lieu. Ils tinrent des discussions completes pour rechercher les mesures propres a ecraser la Nichiren Shoshu, fondees sur les lois Americaines et la jurisprudence.

Pourrait-il etre possible de faire appel a un procureur general pour forcer la Nichiren Shoshu a se demettre? Pourrait-il etre possible d'evincer les temples et les pretres? Serait-il possible d'enqueter sur le comportement des pretres, en utilisant des agences d'investigation et autres?

En lisant les documents internes top secret qui contiennent les transcriptions des discussions tenues lors de la reunion secrete et les resultats des enquetes qui suivirent la reunion, deux points tires des conclusions des specialistes en droit de Gakkai valent d'etre mentionnes.

-Se servant de l'autorite des membres de Gakkai qui sont directeurs des temples Americains, des informations internes aux temples doivent etre recherchees.

-En Amerique, une affaire de sexe est mortelle pour quiconque est liee a la religion, et il serait benefique si des reportages de ce type pouvaient etre obtenus.

De telles propositions emanant de specialistes en droit furent mises en action une annee plus tard.

LE 10 APRIL 1992

Des membres de la SGI, comprenant avocats et expert-comptables firent une descente simultanee dans les six temples Americains.

Ce jour la, apres dix heures du matin, cinq "invites non-invites" firent irruption dans le temple Myoshinji, dans la banlieu de San Francisco. Ils s'extrairent l'un apres l'autre de leur voiture, et sous la supervision de Takashi Iwamoto, avocat et membre de Gakkai, transporterent une photocopieuse qu'ils avaient amenee avec eux, dans le hall principal du temple. Puis ils rassemblerent tous les documents du temple et commencerent a les photocopier.

Leurs requetes n'avaient pas de limites. Ils demanderent que le temple leur presente les rapports financiers, bien entendu, mais aussi toutes les factures, carnets de banques, agendas des occupations du pretre principal, les rapports en destination des quartiers generaux de la Nichiren Shoshu au Japon, des informations concernant les activites, et meme les lettres et les facsimiles.

Ils menerent leur "recherche" jusqu'au bout. Casiers, tiroirs, bureaux, le garage... Toute l'operation fut saisie sur video.

De plus, l'avocat Iwamoto declara, "Je veux verifier le mobilier du temple. Montrez moi les appartements des pretres." Lorsque le pretre principal refusa, disant que c'etait un espace prive, il fut menace. "Doit-on interpreter votre refus de nous les montrer comme signifiant que quelqu'un s'est approprie les biens du temple?" "Si vous ne nous les montrez pas, nous vous poursuivrons. Vous osez jouer avec un avocat?"

"A d'autres temples on leur demanda, 'Ou sont les poubelles?' Lorsqu'elles le leurs furent amenees, les contenus des poubelles furent examinees, et des photos des poubelles furent prises." (Particulier lie a la Nichiren Shoshu)

Un court repos pour dejeuner, puis ils reprirent leur entreprise de photocopies qui aura dure plus de huit heures, et terminerent leur operation apres six heurs du soir.

Neuf avocats et cinq expert-comptables furent mobilises pour cette fouille dans les six temples des Etats-Unis. En incluant les autres complices, ce fut une "grande manoeuvre" conduite par un total de vingt-deux membres de Gakkai. Ce fut exactement comme si les temples de la Nichiren Shoshu aux Etats-Unis avaient ete mis a nu par leur adversaire, la SGI.

Ce qui rendu possible de tels evenements fut le fait que les responsables de la SGI, en tant que delegues des fideles, appartenaient bien entendu aussi au Bureau des Directeurs des temples. Les Directeurs ont aussi l'autorite de se procurer des informations concernant les finances des temples, etc... Si d'aventure les temples refusaient de presenter ces pieces, ils favoriseraient simplement par voie de consequence l'occurence d'un proces justifie. Les temples n'avaient aucune base sur laquelle se fonder pour s'opposer aux fouilles. La strategie qui avait ete etablie pendant la reunion secrete des specialistes juridiques un an avant avait finalement ete mise en action.

En realite, de nombreux avocats qui prirent part a la reunion secrete un an auparavant participerent aussi a ces "fouilles".

A San Francisco, Takashi Iwamot deja mentionne et C. Teixeira, tous les deux avocats, y participerent. L'avocat J.Matsmaru prit l'entreprise en charge a Hawaii. Tous ceux cites plus haut avaient participe a la reunion secrete.

Les deux avocats S. Bucklin et D. Kadin, qui "fouillerent" le temple de Los Angeles, avaient assiste a la reunion secrete et etaient apparus au proces de Clow. (Note du traducteur: Ce qui suit est un extrait de la Premiere Page du World Tribune [publication de la SGI-USA] date du 15/12/95 "Mr Zaitsu designa cinq particuliers pour servir comme conseillers du Bureau des Directeurs pour une duree d'un an. Tous sont volontaires et membres actifs de l'organisation, et partageront leurs visions sur les moyens les plus efficaces destines a gerer les biens de la SGI-USA. Ce sont: Linda Johnson, avocat; David Kadin, avocat; Larry Nathanson, comptable et avocat specialiste en droit fiduciaire et financier; Jean Rosenburg, directeur associe specialiste de gestion et de plannification strategique pour associations a but non lucratif; et Chuck Teixeira, avocat specialiste des relations du travail et de distribution d'avantages aux employes.")

Que cela pu en etre ainsi, quelle fut la raison, une annee apres la reunion secrete, d'utiliser du personnel et de l'argent sur une si grande echelle pour dilligenter une fouille complete des temples? A ce moment la, beaucoup de personnes en relation avec les temples eurent la vague idee que. "Avec des informations internes et des livres comptables, ils cherchent a trouver la preuve d'un scandal."

En realite, le temple Myoshinji de San Francisco continue de suspecter que les fouilles furent dilligentees dans le but d'obtenir des informations internes confidentielles.

"Du point de vue de la protection de la vie privee des membres du Hokkeko (groupe de fideles du temple), nous n'avons pas approuve une telle inspection ainsi que le fait de copier notre registre de noms des membres du Hokkeko. Par ailleurs, apres la fouille, des croyants peu soupconneux du Hokkeko recurent du courrier en provenance directe de la SGI. De plus, les libelles contenaient les memes incorrections que celles qui se trouvaient sur les listes que nous gerions." (Myoshinji)

Toutefois, ce n'etait pas la seule raison des "fouilles". Les temples decouvrirent le veritable objectif des que les organes de presse de Gakkai commencerent a publier massivement des reportages sur "l'affaire de Seattle".

Soudain, Un Scoop A Propos d'Une "Affaire Impliquant Des Prostituees"

17 JUIN 1992

Ce jour la, les premiere et deuxieme pages de l'organe de presse de la Soka Gakkai "le Soka Shinpo" furent entierement remplies d'articles a propos d'un scandale concernant le Grand Patriarche Nikken Abe. (Titres du Soka Shinpo)

"Ennuis lies a l'Argent et aux Prostituees"

Les articles decrivaient en detail les circonstances entourant "l'achat d'une prostituee" qui eut lieu une trentaine d'annees auparavant. Cependant, quand les articles sont lues soigneusement, tout leurs contenus sont fondes sur le temoignage d'un simple "membre local de la Division des Femmes". Et le nom de cette femme n'est pas revele.

En recevant ce "scoop", le "Seiko Shinbun", qui circule en troisieme position au Japon, publia une conversation avec le President de la Soka Gakkai sou le titre: "Il faut Rechercher la Demission Immediate d'un Individu Ehonte". Ce fut le depart d'une "campagne de presse sur un scandale sexuel" qui se manifesta dans les differentes editions du "Soka Shinpo" et qui fut librement relate dans tous les media de Gakkai sans exception. Ces organes de presse, qui affichaient avec ostentation "l'incident de Seattle", furent distribues a grande echelle dans les foyers des membres ordinaires de Gakkai, des foyers de ceux qui avaient quitte Gakkai, et les foyers des membres du Hokkeko, tous ayant ete jete dans un tourbillon de malaise lie a l'affrontement entre Gakkai et la Nichiren Shoshu.

Ne Jamais Cesser d'Attaquer les Pretres Demoniaques

La Nichiren Shoshu ne fit sa premiere refutation aux premiers articles traitant du presume "scandale", qu'un mois apres leur parution. La publication de la Nichiren Shoshu, le |Daibyakuho" (edition du 16/7/92) insista sur le fait que "les articles de Gakkai sont sans fondement" et cita les mots du Grand Patriarche Nikken Abe: "Ceci est completement faux".

Gakkai redouble d'attaque

Avant qu'une semaine se soit ecoulee depuis la parution de cette refutation, et en echo a elle, l'identite, jusqu'a ce moment non revelee, de la personne attestant le temoignage, c'est-a-dire "un membre local de la Division des Femmes", fut soudain revelee.

Une Japonaise denommee Hiroe Clow, membre de la Soka Gakkai residant en Californie, compila sous forme de deposition "l'histoire complete" de l'incident de Seattle, qu'elle pretendit elle-meme avoir observe, puis faxa la deposition des Etats-Unis au Japon a la Nichiren Shoshu. Cette deposition fut publiee instantanement dans l'edition du lendemain du Seiko Shinbun, et de la, fut distribuee dans tout le pays.

De meme, les principaux dirigeants de Gakkai faisaient monter la pression en appelant cet "incident de Seattle" la "fleche mortelle" de Gakkai dans sa lutte contre le Grand Patriarche.

A la Reunion des Dirigeants des Quartiers Generaux, le President Einosuke Akiya declara: "N'allez-vous pas lutter avec vigueur jusqu'a la fin pour le 'Bannissement Eternel de Nikken' dans cette attaque d'automne?" (26/8/92, Seiko Shinbun)

Gakkai n'arreta pas son attaque, loin de la.

17 Septembre 1992

La personne fournissant le temoignage, Hiroe Clow, se lanca dans un proces en diffamation contre le Grand Patriarche Abe et l'organisation Americaine de la Nichiren Shoshu.

"Nikken et ses portes-parole m'ont attaque verbalement et a travers leurs publications, me traitant de menteuse et de colporteuse de faux temoignage."

Clow deposa plainte aupres du Tribunal de Grande Instance de Los Angeles, et le meme jour a midi vingt, tint une conference de presse a l'Hotel New Otani a Los Angeles, ou elle fit la declaration suivante.

Accusant d'un scandale la Nichiren Shoshu, puis sans mentionner les refutations de la Nichiren Shoshu, elle declara qu'elle portait plainte parce que: "Ils m'ont offense en m'appelant une menteuse." Clow reclamait une compensation sous la forme de 50.000.000 de dollars. Cette conference de presse fut, bien evidemment, rapportee au loin et largement dans une edition speciale du Soka Shinpo.

Malgre tout, ce proces lance par Clow apparut etrange a la fois au profane et aux specialistes du droit des Etats-Unis.

Tout d'abord, le temoignage original de Clow ainsi que la refutation de la Nichiren Shoshu, tels que declares ci-dessus, parurent dans les publications de chacune des organisations, toutes etant publiees au Japon.

Cependant, "Cinquante copies de chaque edition de l'organe de publication 'Daibyakuho' sont envoyes a chacun des deux temples Californiens. Clow pretend qu'a cause de cela, sa personnalite a ete diffamee en deca des limites de l'etat de Californie."

(Quelqu'un lie a la Nichiren Shoshu)

En outre, bien que Clow residat en Californie elle-meme, elle maintient sa citoyennete Japonaise, et elle entretient ses conversations journalieres principalement en Japonais. Elle redigea egalement sa courte deposition en Japonais, et elle fut traduite en Anglais.

"Depuis le debut, le fait qu'elle ait depose plainte en Amerique precisement etait un veritable mystere, meme si par hypothese il etait necessire qu'elle le fasse." Ainsi parle quelqu'un rattache a la Nichiren Shoshu, et la question n'est pas stupide. Et pourtant, Gakkai luttait en premiere ligne pour arracher une victoire dans ce "proces etrange". Par ailleurs, les avocats ayant assiste a la reunion secrete jouerent aussi un role actif dans le proces.

Des le debut, l'avocat Bucklin formula la deposition en tant qu'agent de Clow. L'agent de clow qui envoya le facsimile concluant au desavoeu et au retrait des refutations repetees de la Nichiren Shoshu, fut l'avocat Kadin. De plus, l'avocat Bucklin prit la responsabilite, lors de la reunion secrete, du rapport traitant de savoir "si oui ou non il serait possible de lancer un proces en diffamation (contre la Nichiren Shoshu).)

Un Avocat Jette Une Citation A Comparaitre Et s'Enfuit

27 Septembre 1992

Dix jours apres que Clow ait porte plainte, un incident se produisit sur l'aeroport de Haneda. Le Grand Patriarche monta a bord d'un avion de la Japan Airlines prevu pour Sapporo dans le but d'aller y remplir un office religieux. Cinq autres pretres l'accompagnaient.

Lorsque le Grand Patriarche atteignit son siege, un homme de type caucasien-europeen assit diagonalement face au Grand Patriarche l'affronta en lui demandant dans un anglais rapide: "Es-tu Nikken Abe?" Les pretres accompagnateurs se dresserent soudain en se mettant en garde, pour parer toute eventualite.

Puis cet homme jeta bruyamment une citation a comparaitre, sur le siege voisin de celui du grand Patriarche et, sans se presenter, sortit en courant de l'avion. L'un des pretres qui avaient ete surpris, ne realisant pas ce que c'etait, saisit le document et partit a la poursuite de l'homme pour le lui remettre, mais ne reussit pas a le rattraper. Finalement, les pretres mirent le document en garde a la police de l'aeroport et s'envolerent pour Sapporo.

Peu apres, on apprit que l'homme en question etait l'avocat Kadin, ceci ayant ete confirme par le fait que les pieces de la citation etaient celles de l'action en justice de Clow.

Au Japon, une telle signification sauvage d'une citation n'est pas reconnue par les autorites. Puisqu'un avocat effectua lui-meme la signification, la facon avec laquelle il proceda est difficile a comprendre lorsqu'on la compare a la maniere utilisee habituellement pour agir en la matiere.

L'Objectif des Actions de L'Avocat Kadin Devint Bientot Claire.

26 Octobre 1992

Clow (entendez Gakkai) fit unilateralement l'annonce que le Grand Patriarche Abe se presenterait les 19 et 20 Novembre a l'Ambassade des Etats-Unis.

Ce devait etre pour faire une deposition, methode frequemment utilisee dans les tribunaux des Etats-Unis dans le but de faire etat de preuves et questionner des temoins. lorsque la presentation dans un tribunal est rendue difficile de par l'absence de l'interesse dans le pays, cette personne depose en un lieu exterieur au tribunal (et sous juridiction des Etats-Unis). La deposition est enregistree sur video puis est utilisee comme temoignage par la cour.

Cette deposition commence d'abord par une reservation faite a l'avance aupres de l'Ambassade des Etats-Unis. Ensuite, une citation a comparaitre est delivree a la personne en question, et l'approbation des tribunaux doit etre obtenue. Habituellement, l'assignation d'une citation a comparaitre lors d'un proces international, est dilligentee sous les hospices du Ministere des Affaires Etrangeres, et ordinairement, cela prend trois mois.

Gakkai ne Pouvait Pas Attendre Le Delai Habituel De Trois Mois

Les 19 et 20, jours choisis par Gakkai pour convoquer le Grand Patriarche Abe a l'Ambassade des Etats-Unis, etaient les jours pendant lesquels la Nichiren Shoshu effectue la ceremonie de Gotai-e, la ceremonie la plus importante de toute l'annee. Il est clair qu'il etait impossible pour gakkai de l'ignorer. Elle voulait rapporter dans ses publications, que pendant la duree d'une ceremonie si importante, le grand Patriarche avait ete convoque a l'Ambassade des Etats-Unis, et que "des pretres demoniaques furent trainees en justice pour scandale sexuel, et avaient neglige la ceremonie." (quelqu'un lie a la Nchiren Shoshu)

En bref, dans le but d'infliger la plus grande humiliation au Grand Patriarche Abe, l'assignation de la plainte ecrite ne pouvait pas prendre trois mois. On peut immaginer que ce fut la seule raison pour laquelle l'avocat Kadin jeta la plainte ecrite a l'interieur de l'avion.

"En soi, c'est la raison pour laquelle ils modifierent la finalite preconcue de la poursuite en justice. Ce n'est rien d'autre que du harcellement au moyen duquel ils decident librement que la loi execute leurs ordres." (un specialiste du droit Americain)

De plus, ce qui fit de nombreux juristes se prendre la tete, c'est la question relative au delai de reservation pour la deposition.

"Il est impossible que cela prenne un a deux mois pour une reservation. Les depositions sont faites dans une ambassade ou un consulat, et sont limitees a ces institutions. En outre, puisque le Consul Americain doit etre present, l'ordonnancement est strict. D'apres mon experience, cela prend plusieurs mois ou la moitie d'une annee une fois fixees la date et l'heure." (un specialiste de droit international)

Par consequent, afin de faire une reservation pour Novembre ou Decembre, la reservation doit arriver a l'Abassade des Etats-Unis vers Avril ou Mai.

"Il apparait que puisque la Nichiren Shoshu fit sa premiere refutation en Juillet et que Clow porta plaine en Septembre, la reservation pour la deposition fut anterieure a ces evenements. Je ne peux que conclure que les preparatifs concernant le proces eurent lieu avant que la Nichiren Shoshu n'exprimat sa refutation, et que des plans furent mis au point au tout debut, et par anticipation au fait que la Nichiren Shoshu refuterait le scandale sexuel." (quelqu'un en relation avec la Nichiren Shoshu)

Finalement, Gakkai echoua pour ce qui s'agit de la deposition du Grand Patriarche Abe, mais quelqu'un lie a cette affaire tira profit de cet echec en allant jusqu'a poursuivre le Grand Patriarche aux Etats-Unis.

1) Trainer le Grand Patriarche Abe, le responsable de la Nichiren Shoshu, en justice pour scandale sexuel.

Au Japon, il n'est pas necessaire pour l'accuse de paraitre dans un proces, mais aux Etats-Unis, si l'affaire se termine par le jugement d'un jury, dans ce cas l'accuse doit etre present en cour. Si l'accuse ne parait pas, un tel manquement laisserait aux jures une impression fortement injurieuse, et la perte du proces s'ensuivrait immediatement.

2) D'enormes dedomagements pourraient etre demandes.

Le systeme judiciaire unique des Etats-Unis autorise des compensations pour dommage en guise de sanction. La requete d'une somme extraordinaire de 50 million de dollars fut fondee sur le systeme Americain, et si par hypothese Gakkai gagnait, elle infligerait d'enormes dommages finaciers a la Nichiren Shoshu.

3) Devenir ami des jures.

En apparence, le sujet du proces etait Clow du debut a la fin. Si le proces avait eu lieu au Japon, il est notoire que l'immense organisation denommee Soka Gakkai aurait ete sans cesse presente en arriere-plan, mais il aurait ete impossible pour les jures americains de comprendre cela. Gakkai arreta un scenario pour lequel le proces serait celui de "un dirigeant d'une religion qui veut etouffer un scandale, oppose a une femme d'un certain age."

La Cour Evente Le Piege De La Soka Gakkai

Le proces aux Etats-Unis profita a la Soka Gakkai, mais Gakkai affronta un obstacle en soutenant le proces.Sauf a considerer que le Grand Patriarche puisse avoir une activite aux Etats-Unis et y exerce son autorite, il n'etait pas possible qu'il devienne un accuse dans un tribunal des Etats-Unis.

Gakkai Rechercha Desesperement Son Temoignage.

"Ici reside le veritable objectif des 'fouilles' simultanees des six temples en 1992 aux Etats-Unis." (particulier en relation avec la Nichiren Shoshu)

Alors qu'ils prennaient connaissance et copiaient les informations, les avocats de Gakkai recherchaient des lettres de societes de consultation juridique prestataires pour le temple.

"En regardant en arriere, les rapports du cabinet d'avocats contenaient des lettres relatives a l'obtention de visas pour les pretres. Dans ces lettres, il etait ecrit que le grand Patriarche Abe supervisait generalement les temples aux Etats-Unis." (particulier en relation avec la Nichiren Shoshu)

En resume, Gakkai affirmait que, ainsi qu'il etait atteste dans les lettres relatives a l'acquisition de visas pour les pretres, le Grand Pretre Abe supervisait les temples en general, et par voie de consequence, etait responsable pour la distribution en Amerique des publications "Daibyakuho" qui critiquaient Clow.

En d'autres termes, on pourrait dire que la collusion de specialistes du droit, les "fouilles simultanees des six temples, la diffusion a grande echelle de l'incident de Seattle, pour lesquelles des organes d'edition furent utilises tout a fait librement, et le proces diffamatoire aux Etats-Unis furent scrupuleusement prepares comme differentes parties d'un meme objectif.

Ayant atteint la conclusion lors de la reunion secrete de specialistes juridiques, que "un scandale sexuel serait avantageux", des informations furent recherchees en preparation d'un proces. Un scandal serait diffuse dans les organes d'edition, et des qu'il serait refute, un proces en diffamation serait engage. Le proces qui suivrait serait egalement relate dans les organes d'edition.

23 Novembre 1993

Plus d'un an apres que le proces fut engage, un juge americain fit une declaration sur les stratagemes utilises par la Soka Gakkai (SGI). La decision arretee par le juge du Tribunal de Grande Instance de Los Angeles stipulait: "Si le Rev. Abe commis un acte tortueux envers la plaignante Clow en Californie lorsque Abe agissait en tant que grand patriarche de la Nichiren Shoshu, dans ce cas il serait assujetti a l'exercice d'une autorite limitee en Californie. L'unique contact tortueux allegue en Californie fut la distribution ou la publication d'environ 100 journaux Daibyakuho aux temples Californiens de la Nichiren Shoshu. La plaignante affirme que l'action de publier les articles diffamatoires en Californie peut etre attribuee au Reverend Abe et au Hokkeko Renge Kai comme consequence, a la fois d'une participation directe et de la participation de leurs representants. Comme signale precedemment, la cour trouve insuffisante la demonstration que le Reverend Abe controle le Hokkeko Renge Kai ou sa diffusion limitee d'un journal en Californie. En consequence, il n'y a pas suffisamment de preuves pour etablir une juridiction speciale sur Abe en Californie pour les declarations diffamatoires alleguees."

(Note du traducteur: L'article original du Bunshun donne un resume precis,traduite, naturellement, de la portion ci-dessus de la decision du Juge de Grande Instance Bernard Kaufman. Grace a un reseau d'amis a l'echelle nationale, trop nombreux pour les nommer tous, je possede une copie de la decision du Juge Kaufman, de sorte que j'ai choisi de reproduire fidelement l'original plutot que la traduction du resume du Bunshun. Ceci s'applique egalement aux citations de la decision du Juge Kaufman ci-dessous.)

Ceci fut arrete par un tribunal des Etats-Unis. En un mot, la plainte recu une fin de non recevoir. De plus, le juge declara: "Dans ce cas, la plaintive Hiroe Clow est la victime supposee des declarations diffamatoires. Bien que cela soit un prejudice personnel, il apparait a la cour qu'elle est, et la cour le determina ainsi, un prete-nom," indicant par la que le veritable plaignant etait la Soka Gakkai.

"Les dirigeants de la Soka Gakkai se sont continuellement referes a ce proces, non pas comme impliquant la plaignante, mais impliquant veritablement la Soka Gakkai de laquelle la plaignante est simplement le prete-nom. Il est evident que c'est un combat entre parties d'une denomination religieuse particuliere qui siege principalement au Japon et ayant le motif declare par les membres de la Soka Gakkai de contraindre Abe a demissioner de sa position de grand patriarche.

La cour trouve que c'est un unique et exeptionnel concours de circonstances qui justifie la conclusion de la cour, qu'en l'absence de toute autre fondement, ce cas devrait faire l'objet d'une fin de non recevoir sur la base du forum non conveniens . Les faits indiquent clairement que la doctrine du forum non conveniens devrait etre utilisee dans ces cas exceptionnels ou, comme en l'espece, la plaignante est un prete-nom dans une lutte religieuse entre les membres de la Soka Gakkai et les membres de la Nichiren Shoshu sous la direction du Reverend Abe.

Il n'y a pas de raison legale empechant la plaignante de porter cette action et de l'entretenir au Japon, qui possede des lois similaires pour la diffamation, et il serait plus efficace et plus convenant pour toutes les parties et tous les temoins, pour les raisons de determiner les revendications de la plaignante Clow. C'est au Japon que seront obtenues les preuves et les temoins a la fois pour la plaignante et le defendant. Il est evident, a partir des documents qui ont ete transmis en support, et en opposition a la presente motion que des ressources gigantesques en traduction du Japonais en Anglais seraient un lourd fardeau pour la cour, raison supplementaire pour laquelle la cour accederait a la motion du defendant.

Les faits sont clairs, que la plaignante dispose d'une representation legale plus que satisfaisante a la fois, ici en Californie, ainsi qu'au Japon egalement pour continuer son action la-bas. Le cas de la plaignante est finance par l'organisation Soka Gakkai et il pourrait etre finance, aussi ou plus aisement au Japon qu'en Californie.

La depense dont serait redevable le Reverend Abe pour defendre ce cas en tant qu'individu de meme que le Hokkeko Renge Kai serait un fardeau excessivement lourd.

La Californie a tres peu d'interet dans la resolution de ce type de conflit religieux etranger. Quel que soit le tort qui pourrait etre cause a la plaignante pour raison de transfert de cette affaire au Japon, il est leger en comparaison du tort produit en autorisant ce cas a continuer en Californie, fonde sur un incident etant suppose arrive hors de Californie il y a plus de 30 ans."

En resume, la Soka Gakkai tenta d'utiliser un tribunal Americain comme outil dans une dispute religieuse, et fut fermement admoneste pour cela. Gakkai corrigea sa poursuite et refusa de faire repli, mais pour finir, toutes ses requetes furent rejetees. (Elle s'est pourvu en appel)

"Cependant, les publications de Gakkai (Note du traducteur: contrairement au moment ou la plainte fut deposee) ne rapporterent pas scrupuleusement les faits concernant l'echec de leur poursuite. Son but etait de faire circuler l'image d'un scandale sexuel, par la voie d'un proces, de nuire au prestige du grand patriarche Abe et renforcer l'unite interne de Gakkai, et elle a suffisamment realise ses objectifs. Depuis le tout debut, ce n'etait pas une question de savoir si le proces etait correct ou non." (Particulier anciennement lie a la Soka Gakkai) Daisaku Ikeda avait atteint son but.


Annexe: The Seattle Incident

En Juin 1992, au summum de la guerre totale entre la Nichiren Shoshu et la Soka Gakkai, la SG publicisa et allegua un scandale sexuel impliquamt le Grand Patriarche Nikken Abe, le dirigeant de la Nichiren Shoshu.

La Soka Gakkai allegua que pendant un voyage en Amerique en 1963, le grand patriarche Abe, alors responsable du Departement des Etudes, fit escale a Seattle et, au plus profond de la nuit, sorti discretement de son hotel tout seul et se mis a la recherche de locaux de prostitution. Ce faisant, un different eclata a propos d'argent, et la police arriva sur les lieux ou on le trouva se querellant avec deux prostituees. Le Grand Patriarche ne parle pas Anglais, mais en utilisant des informations contenues dans un bloc-notes qu'il avait sur lui, la police telephona a un membre de la Division des Femmes de la SGI, Hiroe Clow, qui agissait comme hotesse du grand patriarche a cette epoque. Clow, qui est Japonaise, se precipita sur les lieux, accepta la responsabilite pour le Grand patriarche, et se presenta elle meme a la police a sa place.

Les rapports de Gakkai furent fondes sur le temoignage de Clow seule, et elle affirme l'existence d'informations relatives a une enquete du FBI a propos de l'incident, mais le FBI nie toute existence de telles informations.

La Nichiren Shoshu refuta ces rapports dans ses publications, en disant qu'ils n'avaient aucun fondement reel.

Sur ce, en Septembre 1992, Clow (Gakkai en fait) poursuivit le Grand Patriarche Abe aupres d'un tribunal des Etats-Unis pour diffammation. En Novembre 1993 a Los Angeles, le Tribunal de grande Instance rejeta la poursuite de Clow, et alors que Gakkai souffre d'une defaite totale, le proces est actuellement en appel.

D'un autre cote, vers la fin de 1993, la Nichiren Shoshu deposa plainte contre Ikeda et autres a Tokyo. Clow temoigne actuellement et subi un interrogatoire contradictoire en tant que temoin dans le proces.

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